Kasia (00:00.257)
Quand tu te lances, et même tant que tu n'as pas atteint ta limite maximale de clients que tu peux prendre au-delà de laquelle en fait, il que tu changes de business model parce que sinon tu ne pas grossir, je te recommande de privilégier l'e-off au premium. Celle où tu vas faire peu de ventes mais avec une forte valeur. Ça va te simplifier la vie. Ça va te permettre d'avoir de la visibilité sur ta trésorerie puisque tu rentres de fortes cendres d'argent. Ça va te sécuriser et ça t'évite de courir partout. Vous écoutez bien à mon compte.
Le podcast Business et Bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante. Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:18.32)
Aujourd'hui, va parler d'un sujet hyper concret qui est celui des business model. Quel business model choisir ? Dois-je changer de business model ? Est-ce que j'ai le bon business model ? Et business model, si tu te poses encore la question, c'est tout simplement comment ton activité génère de l'argent. Et selon ton métier, ton réseau, ton énergie, tu peux en choisir un ou en combiner plusieurs. Beaucoup d'indépendants ont plusieurs offres. D'ailleurs, c'est peut-être ton cas. Le problème, c'est que derrière chacune de ces offres, il y a des modèles économiques très différents.
avec des avantages, des limites et des implications stratégiques qui ne sont pas les mêmes. Donc ce que je vais faire dans cet épisode, c'est te présenter ce qui est possible quand on est en solo. Par opposition, par exemple, si tu crées une boîte qui a vocation à recruter des personnes et à devenir une TPE, voire une PME, et tu vas voir 12 business models, c'est déjà pas mal. Alors ça va être un épisode dense, mais rassure-toi, je t'ai créé un document récap' que tu vas pouvoir télécharger, pouvoir voir tout ça sous les yeux et pouvoir le relire.
On va commencer par le business model qui est sans doute le plus fréquent et le plus connu. C'est celui de la vente de services. C'est quand tu vends littéralement une prestation de services, que ce soit du coaching individuel comme moi je le fais, du graphisme, du conseil, un accompagnement, de l'architecte d'intérieur. Les avantages de la vente de services et l'une des raisons sans doute pour laquelle beaucoup d'indépendants vont vers ce modèle, c'est que c'est relativement rapide à mettre en place et à faire décoller. Tu peux décider ce soir, je vais proposer un service et dès demain tu peux...
commencer à prendre des clients. C'est aussi un business model qui ne nécessite pas énormément d'investissement au préalable, si ce n'est peut-être dans ta formation, puisque idéalement derrière le service, il y a une compétence ou quelque chose que tu sais faire et que tu peux transmettre. Peut-être parfois un peu de matériel ou des logiciels, mais on va dire par rapport à d'autres business model, on est quand même sûr de l'investissement assez léger. Et je dirais que l'autre avantage, c'est que ça ne demande pas beaucoup d'actions commerciales. Un service, tu peux le pitcher lors d'une conversation, préparer un devis et c'est parti.
T'as pas vraiment besoin d'un site web, d'un e-shop, d'un magasin physique. T'as même pas besoin de carte de visite pour vendre. Si tu en as, c'est bien, mais ce n'est pas nécessaire pour avoir une vente. Mais il y a quand même des inconvénients à ce modèle. L'un d'entre eux, c'est que tu es limité par le temps qui disponible dans ta semaine. Et comme la vente de service se base beaucoup sur ton temps disponible, c'est assez difficile à scaler, comme on dit. Tu peux augmenter tes tarifs, mais tu vas pas pouvoir les augmenter indéfiniment.
Kasia (03:44.848)
il y aura un moment où tu atteindras une sorte de plafond au delà duquel tu auras beaucoup de mal à trouver des clients. Donc si tu veux gagner plus d'argent, il va falloir que tu changes de business model. Deuxième business model possible, c'est celui de la vente de produits. Ça peut être des produits physiques comme des bijoux, des tirages photos ou des œuvres d'art. Oui, j'inclus les œuvres d'art dans la vente de produits. Un tableau, une sculpture, une faïence, c'est un produit que tu vends. Les avantages de vendre des produits, c'est que les produits peuvent se vendre alors que tu ne travailles pas.
tu fais une production et ensuite tu la vends. Tu vas avoir un potentiel de revenus qui ne sera pas limité par ton temps disponible, mais plutôt par la vitesse à laquelle tu peux produire. Si tu vends des produits digitaux, alors là tu peux les dupliquer à l'infini. Tu n'as même pas de logistique de production. Ou alors, via un e-shop, via un revendeur, tu envoies ton stock et puis quelqu'un d'autre s'occupe de le vendre à ta place. Même si en contrepartie, il y a une commission qui est assez levée en général. Les inconvénients. Les inconvénients, c'est d'abord la logistique pour créer le produit physique.
implique souvent d'avoir une formation pour acquérir la compétence de créer ce produit mais aussi des matières premières, des machines ou des logiciels pour les créer, une problématique de packaging et de stockage. Bref, la logistique devient plus lourde, en tout cas quand il s'agit du produit physique. Sauf si bien sûr c'est toi le revendeur en question et là tout ce que tu as à faire c'est de trouver un fournisseur, un produit que tu as envie de vendre et de t'occuper du reste de la logistique de vente, du marketing mais tu troques certaines fonctions pour d'autres.
Les produits digitaux, même si c'est facile à produire et à dupliquer, il a une telle concurrence à la limite de la saturation qu'il va falloir faire beaucoup d'efforts en commercial et en marketing pour se distinguer. comme dans le business model précédent, un moment tu ne pas être limité par ton temps disponible, mais par ta capacité à produire suffisamment rapidement pour honorer tes commandes. Je dirais que c'est plus facile de répondre à ce problème-là parce que tu ne peux pas créer des heures en plus.
En revanche, tu peux doubler la taille de tes espaces de travail, tu peux acquérir des nouvelles machines, tu peux embaucher des personnes. Bref, on peut quand même surmonter cet obstacle. Troisième business model, c'est celui de l'abonnement ou de la souscription. Pense à Netflix ou à ton forfait internet. Ce qu'on te vend, c'est un abonnement à un service et tu payes pour que ce service ne s'arrête pas. Les avantages de ce business model, c'est que ça te donne des revenus récurrents. Tu as une bonne visibilité sur ce que tu vas gagner de moins en moins.
Kasia (06:09.551)
et de l'effort commercial que tu dois mettre pour atteindre tes objectifs financiers si tu souhaites gagner plus. Les inconvénients de cette formule, c'est qu'il faut une logistique impeccable. Si à un moment, il a un retard, s'il a une absence de service, il faut aussi un SAV qui puisse traiter les problèmes. Deux, il faut trouver un service assez intéressant pour que les gens aient envie de continuer à payer pour. Parce que là, on arrive sur le vrai inconvénient de ce modèle, c'est ce qu'on appelle le taux de churn ou le taux de désabonnement et que tu vas voir chaque mois.
Donc oui, tu peux avoir un site qui est un membership pour ta communauté, mais attends-toi à avoir entre 10 à 30 % de désabonnements chaque mois. Tous les mois, il faut que fasses beaucoup de marketing pour ramener des nouvelles personnes dans ta communauté et pour qu'elles y restent. Quatrième business model, c'est celui de la location ou de la mise à disposition. Par exemple, si tu loues un studio photo, une salle pour des ateliers, si tu mets disposition ton four de céramique. Ce business model est assez confortable dans la mesure où
Tu investis une fois dans une ressource, du matériel ou quelque chose de valeur que d'autres personnes auraient envie d'avoir, tu définis un tarif et ensuite tu gères le planning de remplissage. Et du coup, ça te permet de gagner de l'argent même quand tu n'es pas là, même quand tu es malade, même quand tu fais d'autres choses. Les inconvénients, c'est qu'il faut quand même avoir quelque chose à louer et à mettre à disposition. Et pour cela, il faut un capital de départ ou quelque chose que tu as acheté. Et donc, ce n'est pas immédiatement opérationnel si ce n'est pas ton cas.
Et puis demande malgré tout un peu de gestion parce que imagine que ton matériel s'abîme, s'il a une panne, aussi il faut que tu ailles saver avec des solutions de remplacement. Et le temps que ton espace se remplit, il faut quand faire un petit peu de pub. Bon, c'est juste histoire de débunker certaines idées qu'on pourrait avoir. n'y a rien qui se loue tout seul. Il faut quand même injecter un peu d'énergie dans le moteur pour qu'il tourne. Cinquième business model, c'est celui de l'agence ou du collectif. On trouve beaucoup d'exemples dans le domaine où je viens, qui est celui de la communication de la publicité.
où plusieurs personnes réunissent leurs compétences respectives pour former un collectif et vendre une prestation globale à un client. Par exemple, un graphiste qui réunit des rédacteurs et des développeurs web pour un projet de site web. Le grand avantage de ces business model, c'est que tu peux très vite monter en gamme en termes de budget client, parce que à plusieurs, on est plus fort et à plusieurs aussi, on rassure davantage. Tu montes aussi en compétences, parce que comme les projets sont plus gros, ça t'amène à faire plus de choses ou avec un scope beaucoup plus ambitieux.
Kasia (08:35.509)
Autre avantage et non des moindres, je trouve, c'est que tu travailles avec d'autres personnes. Tu travailles en équipe, ce qui est quand même super chouette quand on est indépendant et qu'on a tendance du coup à être au sol. Là, c'est vraiment l'occasion de travailler à plusieurs et on kiffe ça. Et j'ajoute aussi une autre forme de travail en agence. Si tu es toi-même prestataire pour une agence qui va trouver des missions pour toi et tu as juste à dire oui, on est plutôt sur la prestation de service, mais via un intermédiaire qui vend pour toi. Et ce modèle est assez confortable également. Il y a quand même des inconvénients à ce modèle. Le premier, c'est celui des marges.
En général, quand tu es prestataire, n'as pas beaucoup de marge de négociation sur les tarifs et ils sont souvent tirés vers le bas parce qu'il faut bien que l'agence prenne aussi une commission pour payer ses frais de fonctionnement, ses charges, etc. L'autre problématique, c'est que si tu montes une équipe, faut aussi que cette équipe ait un chef de projet ou une espèce de manager du moins. Ça peut être toi. Et dans ce cas-là, en plus de ta prestation initiale, tu auras aussi des fonctions entre planification et des budgétisations, de relations commerciales avec les clients.
et de management de l'équipe. Si ce n'est pas toi, il faut que quelqu'un assure ses fonctions. Autre business model qui ressemble un petit peu au précédent, c'est celui de l'intermédiation. Quand tu es apporteur d'affaires, quand tu travailles sur commission, par exemple quand tu es agent immobilier, chasseur de tête, ou éventuellement quand tu vends des produits pour quelqu'un d'autre, c'est le modèle de l'affiliation. Donc tu vas promouvoir dans ton espace les produits de quelqu'un d'autre. Je pense par exemple à la vente directe.
ou des conseillers particuliers vont vendre les produits d'une entreprise comme Tupperware ou Thermomix. C'est aussi le modèle du marketing de réseau où on vend un produit et en tant que vendeur tu as une commission à la fois sur les ventes qui sont faites mais aussi sur les recrutements de nouveaux conseillers. Les avantages de ce modèle là c'est que plus ton équipe est grande plus tu gagnes de l'argent. L'inconvénient de ce business model c'est l'effet de saturation et d'épuisement de ton réseau. Il toujours toujours être en train de recruter des gens
et les gens que tu recrutes, c'est un petit peu comme le problème de la souscription et des abonnements, ils ont quand même tendance à rester une période et ensuite à arrêter. Et en fonction du type d'affaires que tu apportes, va y avoir une dimension de récurrence plus ou moins fréquente. Par exemple, pour avoir un business model de apporteur d'affaires à l'année où tous les mois ça te rapporte entre 3 à 5 000 euros de revenus ou plus, il faut quand être branché sur un marché qui est conséquent et avec un produit qui est rentable et satisfaisant.
Kasia (10:59.796)
Le septième business model, c'est celui de la formation ou de toutes les formes de transmission. C'est l'exemple des formations en ligne, des cours, des ateliers pratiques, des masterclass. Les avantages de ce modèle, c'est c'est cette notion de scaling ou de mise à l'échelle. En une fois, tu peux toucher de nombreuses personnes et en fonction des statuts administratifs dans lesquels tu es, par exemple si tu as la certification Calopi qui est de plus en plus demandée quand tu feras des formations, tes clients peuvent bénéficier des dettes publiques et se faire rembourser ces produits et donc la barrière à l'achat est moindre.
Malheureusement, tu n'es pas tout seul à avoir eu cette idée et donc il y a une forte concurrence. Il faut que tu connaisses vraiment ton sujet sur le bout des doigts. C'est un business model d'expertise. Même si c'est sur un tout petit domaine, il faut que tu sois au niveau expert. Le huitième business model, c'est celui de l'événementiel avec l'organisation de séminaires, de conférences, de stages, de festivals ou de retraites. Là aussi, tu touches beaucoup de personnes en une seule fois et donc tu mets à l'échelle tes moyens de production et de livraison.
et une valeur perçue qui est assez élevée et un grand potentiel de fidélisation et de recommandation. Les inconvénients, c'est que la logistique est lourde et qu'il faut se battre pour dégager des marges. Parce que comme tu vas travailler avec beaucoup d'intermédiaires, entre la salle, le traiteur, si il en a un, entre la production de goodies, entre les intervenants, tout le va vouloir avoir une part du gâteau entre guillemets et donc tu risques d'avoir des marges qui sont assez faibles. Et pour que ce soit vraiment rentable, il faut que tu organises des événements à grande échelle.
Donc là, on parle d'un business model où tu fais peut-être entre trois et peut-être dix événements par an, mais qui sont assez gros pour faire ton chiffre annuel. Ou alors tu développes le modèle agence où tu fais plein de petits événements, mais là aussi la rentabilité, surtout aujourd'hui où vraiment les coûts de production en événementiel ont beaucoup augmenté. Neuvième business model que tu connais déjà aussi, c'est la création de contenus monétisés. En gros, tu crées du contenu, soit pour promouvoir les produits de tes clients et être rémunéré par des sponsors.
soit où tu vends du contenu exclusif à tes abonnés, à ton audience, ce qui fait que tu peux en vivre. Les avantages de ce business model, c'est que vraiment tu vis de ce que tu aimes le plus. Tu vis de ta créativité pure et c'est toi qui choisis tes sujets. Et plus ton audience est grande, plus tes revenus sont exponentiels. L'inconvénient, c'est que construire une audience prend quand même du temps. C'est la plateforme sur laquelle tu publies ton contenu qui possède l'audience. Sauf si tu développes un système, par exemple, de newsletter.
Kasia (13:25.204)
Et en gros, si ton compte disparaît, s'il se fait hacker et qu'il est supprimé du jour au lendemain, eh bien tu perds toute ton audience. Et dernier inconvénient, il faut quand produire du contenu en masse, en permanence. Oublie la semaine de 4 heures quand t'es créateur de contenu. On est plus sur des semaines de 40 à 80 heures quand on vide son contenu. Dixième business model, c'est celui du licensing des droits d'auteur et de la franchise. Exemple, tu réalises des photos que tu vends ensuite sur des banques d'images, tu composes des musiques,
tu crées une méthode dans laquelle tu formes d'autres personnes ou tu développes un concept de franchise puis que tu revends à des investisseurs intéressés. L'avantage c'est que tu crées une fois et ensuite tu peux le vendre virtuellement à l'infini. C'est comme si tu crées un investissement qui génère du profit année après année pour toi. L'inconvénient c'est que pour en vivre vraiment et pas juste avoir un complément de revenus, il faut soit créer énormément énormément de contenu parce que les revenus des banques d'images ne pas énormes individuellement.
Donc il faut en vendre plusieurs. Et l'autre inconvénient, c'est la concurrence de l'IA, malheureusement. Pour un certain nombre de clients qui ont tendance à se tourner vers l'IA et à faire en interne des choses qu'ils auraient auparavant commissionné auprès de freelance, auprès de compositeurs, auprès de photographes. Onzième business model. Et tu vas rire, mais c'est vraiment un business model. C'est celui du crowdfunding ou du mécénat. Alors ça ressemble un petit peu à la création de contenus monétisés, mais c'est celui où d'autres gens vont te payer pour faire ce que tu fais sous forme de patronnage, de mécénat.
ou de crowdfunding. Ça peut être des particuliers via une plateforme comme Ulule. Ça peut être des mécènes sous la forme de grandes entreprises qui ont un budget alloué à la création ou à l'achat d'art chaque année. L'avantage, c'est d'avoir un métier qui te plaît. Tu ne dépends pas de la publicité. L'inconvénient, c'est que tu es dépendant à la générosité et l'engagement de ta communauté ou de tes sponsors. Et finalement, comme un annonceur, un sponsor peut du jour au lendemain décider, on n'a plus de budget pour ça ou on a décidé de soutenir un autre projet et là, il en chercher des nouveaux.
Et on arrive sur le 12ème business model, j'espère que tu toujours avec moi, c'est celui de l'investissement et de la capitalisation. Quand tu achètes un appart et que tu le loues en saisonnier, en Airbnb ou à l'année, quand tu investis dans une startup au début de son activité et qu'ensuite tu te paies en dividende ou en profit, quand tu achètes du matériel pour le louer ensuite à des professionnels, c'est l'investissement. Donc les avantages c'est que tu as des revenus qui sont complètement décorrélés du temps passé. Avec une action que tu vends, tu peux faire des profits colossaux.
Kasia (15:48.582)
C'est aussi un business model qui ne nécessite pas beaucoup de compétences techniques. n'as pas besoin de savoir faire plein de choses. Tu as juste besoin d'avoir un capital de départ. Et c'est ça aussi l'inconvénient. C'est que si tu n'as pas déjà un capital de départ ou la possibilité de l'acquérir via par exemple un prêt, ça risque d'être compliqué. Voilà pour mes 12 business models que je vais récapituler. Il y a donc la vente de service, la vente de produits, les abonnements, la location ou la mise à disposition.
le modèle de l'agence ou du collectif, l'intermédiation ou le marketing de réseau, la formation, l'événementiel, la création de contenu, le licensing, le crowdfunding, et les investissements et capitalisation. Rassure-toi, je t'ai préparé un PDF qui récapitule tout ça avec chaque business model, les avantages, les inconvénients, et je te donnerai le lien à la fin de l'épisode pour que tu puisses le télécharger.
Du coup, ça appelle plusieurs questions. La première qui est, quel business model choisir ? Combien de business model est-ce que je peux avoir ? Et je commencer par cette question là, parce que c'est une question pertinente. Beaucoup d'indépendants ont plusieurs offres. Or, chaque offre correspond souvent à un modèle économique différent. Je prends l'exemple de la photographie puisque j'ai exercé ce métier pendant sept ans. Quand tu photographes, tu peux déjà être dans la vente de services. Un shooting photo, c'est une prestation de service. Tu peux vendre des produits comme des tirages photos, des presets de retouches, des albums.
des tablettes de mise en page. Tu peux vendre de la formation en faisant par exemple des ateliers sur une certaine technique que tu as développé ou des stages photos. Tu peux vendre du licensing en cédant les droits d'utilisation d'une photo pour une campagne de pub ou pour une banque d'image. Tu peux fonctionner en mode agence en travaillant avec un vidéaste, un retoucheur, un animateur 3D et livrer un projet global. peux faire de la location en louant ton matériel ou ton studio. Tu peux faire de l'affiliation en recommandant par exemple une marque d'appareils photos
ou une application de montage et en touchant une commission sur chaque vente. Et tu peux même aussi proposer un abonnement, par exemple 10 images pour vos réseaux sociaux chaque mois en échange d'un forfait. Et tu vois, même si la profession est la même, en réalité, on a huit business model différents avec ces huit offres différentes. Et la tentation est grande de se dire, plus j'ai d'offres, plus je multiplie mes chances d'avoir des clients et d'atteindre mes objectifs de revenu. Ça donne une impression de sécurité.
Kasia (18:10.16)
En te disant, je me diversifie, je ne pas tous mes oeufs dans le même panier, comme ça c'est un truc qui marche pas trop, il en a un autre pour reprendre le relais. Mais il faut que tu saches aussi que chaque offre, c'est souvent une cible différente, avec un prix différent, un positionnement qui n'est pas toujours le même. Ce n'est vraiment pas la même chose de vendre des templates de retouches et de vendre des shootings en agence. Ce n'est pas du tout le même client. On n'est pas sur le même positionnement de prix ni sur les mêmes canaux de communication.
Et donc en termes d'énergie et logistique, tu peux assez vite te retrouver dépassé. Et si tu ne fais pas le minimum d'efforts pour assurer la logistique, le SAV et la qualité du service ou du produit vendu, tu risques d'avoir des problèmes de réputation. Et donc cette expression qui trop embrasse mal-étrain n'a jamais eu autant de sens que dans cette situation. Alors tout n'est pas noir. C'est possible d'avoir plusieurs offres. D'ailleurs, il y a trois scénarios dans lesquels ça peut être carrément intéressant.
Mais sache que, en dehors de ces trois scénarios, c'est quand difficile et surtout énergivore. Moi, la condition pour que une situation multi-offres soit vraiment efficace et pertinente, c'est quand tu as plusieurs offres, mais à chaque fois la même cible. C'est beaucoup plus simple d'avoir plusieurs offres si tu sers le même type de client avec qui tu as déjà une relation. Simplement, tu adresses un autre besoin complémentaire à celui que tu as vendu. Par exemple, si tu es graphiste, tu peux proposer de l'identité visuelle, du web design, du print.
Tu peux vendre les prestations en classique, en abonnement, en collectif ou à d'autres freelances. Mais au fond, ta cible reste la même. Ce sont les entreprises ou les entrepreneurs qui veulent une communication visuelle, ce qui n'est pas forcément ultra ciblé. Bref, n'as pas besoin de chercher d'autres clients. Tu peux déjà vendre d'autres produits à tes clients existants. Autre exemple, c'est situé Architektes intérieurs. Tu peux vendre une consultation, peux vendre des plans détaillés ou des 3D, ou tu peux vendre un suivi de chantier. La cible est la même.
mais tu as un produit différent, une offre différente pour chaque moment de l'étape du projet et du besoin du client. Deuxième scénario où ça a peu marché, c'est quand tu as deux offres max, avec d'un côté une offre avec une cible historique, avec un réseau que tu connais déjà, ce qui est typiquement le cas quand tu te reconvertis et que tu continues de travailler en freelance dans ton ancien domaine. Tu gardes ton carnet d'adresse, tu gardes tes contacts et tes relations et tu n'as pas besoin de faire énormément de prospection. C'est plus du networking et du relationnel.
Kasia (20:27.924)
Et en parallèle, tu développes ta nouvelle activité auprès d'une autre cible. Typiquement sur LinkedIn, tu une communication et sur Instagram, tu en as une autre. Ça reste gérable comme ça si ton ancienne clientèle continue de venir vers toi naturellement. Donc si tu fais suffisamment d'action pour que ce réseau soit actif. En ce moment, je fais du pain maison, donc j'ai cette image du levain maison. Ton réseau, c'est un peu comme du levain. Pour qu'il grossisse, il faut que tu l'alimente. Donc régulièrement, il remettre de l'eau et de la farine pour qu'il continue de fermenter et de grossir. Troisième cas de figure où ça peut marcher.
c'est quand on vient te chercher. Quand on te proposer un truc que tu n'as pas demandé, mais quelqu'un d'autre a fait le job de penser à toi, de se dire c'est la personne parfaite pour moi, et on te propose un projet hors cadre. Ça peut falloir le coup de dire oui si ça ne te demande pas un investissement de mesurer en temps. Imaginons tu sois un photographe de mariage pour rester dans l'univers de la photo, et lors d'un mariage, tu as un super feeling avec un des invités qui te demande est-ce que tu ne ferais pas des photos corporetes aussi, parce que j'ai besoin de refaire les photos de mon équipe. Et là...
Même si ton site web est un site web de mariage et que tu n'as jamais pensé vraiment entrer avec des entreprises, tu as l'option de dire pourquoi pas. Tu peux évidemment dire non, mais dans ce cas précis, ça ne te coûterait pas énormément de dire ok, pourquoi pas. Et c'est là où ça peut être avantageux. C'est souvent des opportunités qu'on ne pas anticiper et certaines de ces opportunités peuvent être des cadeaux empoisonnés. Je m'explique. Admettons que ce photographe aille en entreprise faire des portraits corporate et que ça se passe tellement bien avec cette entreprise qu'il lui demande de faire un atelier photo au sein de la boîte.
Et là on peut se dire tiens mais c'est intéressant, c'est dans mes cordes, je pourrais faire ça. Sauf que il a tout le contenu pédagogique à créer et que comme c'est un one shot, je ne suis même pas sûre de pouvoir réutiliser cette formation plus tard. Bon tu me diras, c'est toujours possible de revendre à une autre boîte le même type de prestations. Mais l'idée c'est que certains de ces side jobs qu'on nous propose requièrent aussi une logistique assez conséquente avec beaucoup de production. Donc attention à ne pas mettre le doigt dans l'engrenage et se retrouver avec une usine à gaz à gérer.
Ma recommandation globale, c'est, c'est ok d'avoir deux à trois offres si c'est tourné vers la même cible ou qu'on a vraiment un réseau solide sur l'autre offre. Mais attention à ne pas aller au-delà de trois parce que ça démultiplie exponentiellement la complexité de nos journées. Et donc on arrive à la vraie question qui est, si je devais choisir une seule offre et un seul business model, ce serait lequel ? La réponse n'est pas aussi simple que de dire fais ceci ou fais cela. Ça va dépendre de quatre critères que j'ai présentés.
Kasia (22:54.217)
Le premier, c'est l'échéance à laquelle tu as besoin de générer des revenus. En gros, que tu as besoin d'argent tout de suite ? Si dans le mois, il faut que tu commences à générer du cash, ça va t'orienter vers des modèles assez légers en termes de logistique, assez rapides à mettre en œuvre comme la prestation de service, l'agence dans le modèle où tu es prestataire, éventuellement le marketing de réseau si tu as déjà un réseau. Si tu n'as pas un besoin immédiat, évidemment que dans l'idéal, on a tous envie de gagner de l'argent. On va dire que ton besoin...
être déléé dans le temps parce que tu as des indemnités, parce que tu as des économies et que tu n'es pas forcément pressé pour des raisons personnelles. Donc tu peux te permettre de te laisser le temps. Et là c'est un petit peu plus confortable parce que tu peux choisir ton business model d'après des critères aspirationnels en termes de qu'est que j'ai vraiment envie de construire, qu'est ce qui me plaît le plus, qu'est qui me fait le plus kiffer, dans quoi j'ai envie de mettre mon énergie dans les peut-être les 10, 15 prochaines années de ma vie.
cette période qui peut varier d'entre 1 et 3 ans pour construire tout ça. Deuxième facteur, va être ton capital de départ. Est-ce que tu pars vraiment de zéro ou est-ce que tu as déjà un capital ? Un capital ça peut être du cash mais ça peut être aussi du matériel, ça peut être une compétence particulière, ça peut être aussi un lieu, du matériel, un réseau ou des produits que tu as à créer. Tu peux envisager le business model de la vente de produits, de l'allocation, pourquoi pas de l'événementiel ou de l'investissement. Mais si tu pars de zéro
Tu n'as que ton temps et ta matière grise à vendre. Oriente-toi davantage vers la vente de services, peut-être pourquoi pas de formation ou de mise en relation. Troisième critère, c'est celui de ton marché cible. Quelle est la taille de ton marché cible ? Je ne te parle pas de ton réseau personnel, de tes amis, mais concrètement autour de toi. Combien y est-il de clients potentiels pour l'offre que tu pourrais vendre ? Plus ton marché est réduit,
Ça ne pas dire que c'est un marché qui réduit dans l'absolu, mais juste dont ta proximité à l'heure actuelle avec ton marché, c'est réduit. Dans ce cas-là, tu as plutôt tendance à proposer une offre au premium à forte valeur ajoutée où quelques ventes suffisent sur une année pour générer du chiffre d'affaires. Ça peut être la prestation de service, ça peut être la vente de produits plus plus, ça peut être un modèle de type agence ou l'événementiel. Et à l'inverse, plus ton marché est grand, plus tu touches des centaines voire des milliers de personnes,
Kasia (25:11.645)
plus tu peux envisager les business model qui sont plutôt rentables avec le volume. Comme les abonnements, comme la création de contenus, comme la vente de produits. Et dernière question, quelles sont tes compétences et tes forces naturelles ? Et là, je vais te parler de ce qu'on appelle les hard skills. Qu'est-ce que tu sais déjà bien faire, que tu peux vendre dès maintenant ? Même si tu sors de formation, il y a déjà des sujets avec lesquels tu es plus à l'aise que d'autres. Commence par ça. C'est beaucoup plus facile de vendre quelque chose que tu sais que tu peux faire, plutôt que quelque chose que tu ne peux pas encore faire.
Voilà, ça ne pas dire que des fois on dit pas oui et qu'on n'en manque pas en compétences pendant le projet. Mais là, on parle de construire un business model, donc ce pas le même scénario. Et ensuite, quelles sont tes compétences et tes soft skills ? Là, c'est plutôt tes traits de personnalité, ta façon de travailler, les sujets qui t'intéressent spontanément. Les soft skills vont concerner par exemple ton niveau de relationnel, tes degrés de pédagogie, ton rapport à la minutie et à la précision, ou au contraire à la créativité et à la vision d'ensemble. Non pas que ces soft skills soient mutuellement exclusifs.
Mais par exemple, si toi ta force, c'est par exemple le relationnel et le côté visionnaire, tu trouveras sans doute ton épanouissement dans la prestation de service, dans le mode agence, mais celui où tu montes des équipes et des collectifs. Et à l'inverse, si tu es plus introverti, que tu as le sens du détail, peut-être que tu t'épanouiras davantage dans la vente de produits. Mais je te dis ça, il y toujours des contre-exemples. Il n'y a que toi qui peut connaître tes vraies forces et tes vraies faiblesses. Mais la conclusion, c'est base ton business model sur tes forces naturelles.
Le mot de la fin, c'est que quand tu te lances, et même tant que tu n'as pas atteint ta limite maximale de clients que tu peux prendre au-delà de laquelle, en fait, il que tu changes de business model parce que sinon tu ne pas grossir, je te recommande de privilégier une offre au premium. Celle où tu vas faire peu de ventes, mais avec une forte valeur. Ça va te simplifier la vie. Ça va te permettre d'avoir de la visibilité sur ta trésorerie puisque tu rentres de fortes sommes d'argent. Ça va te sécuriser et ça t'évite de courir partout. Marocco, c'est d'avoir une offre au premium de base.
à laquelle tu peux ajouter une à deux petites offres, mais sur lesquelles tu ne pas baser tous tes objectifs financiers. Tu vas les utiliser comme des tests ou même comme des chaînons dans ta stratégie de vente. Par exemple, quand tu vends un petit produit pour ensuite proposer un produit plus premium. On arrive à la fin de cet épisode. C'était dense aujourd'hui et parce que c'était dense, je t'ai créé un PDF récap où tu vas retrouver la sub scientifique moelle de tout ce que je t'ai dit aujourd'hui avec les 12 business models quand on est indépendant, les critères
Kasia (27:38.841)
pour s'en sortir avec plusieurs offres et les critères pour choisir ton business model. Si tu veux le récupérer, il suffit de te rendre sur mon site, bienamoncom.com, slash 39, comme le numéro de ce podcast, et de télécharger le document qui te sera proposé. Si tu as des questions, ma foi, écris-moi un mail ou contacte-moi sur Instagram et je serai ravi de te répondre, soit de façon individuelle ou sous la forme d'un contenu que je publierai sur Instagram ou sur ce podcast. Voilà, voilà. Merci de m'avoir écouté.
J'espère que ça t'a aidé et que ça a clarifié certaines choses pour toi. Je te souhaite une bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
Kasia (28:19.933)
Pour encore plus de coaching, business et bien-être, abonne-toi à ma newsletter sur www.bienamoncont.com slash podcast. C'est là que je partage des stratégies et des ressources exclusives pour t'aider à prospérer. Et si tu veux aller encore plus loin et mettre ces stratégies en application, découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel, où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncont.com
Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.