Speaker 1 (00:00.206)
En France, on a beaucoup de retard là-dessus parce qu'il y a d'autres pays anglo-saxons notamment, où ils sont beaucoup plus avancés que nous, où c'est beaucoup plus ancré aussi déjà dans les habitudes de manger végés ou véganes. Et en France, on est encore aujourd'hui, en 2025, à dire « Ah bon, t'es végane, mais tu vas avoir des carences, etc. On nous pose plein de questions comme ça, alors qu'il y a d'autres pays, on nous dit juste « Ah, t'es végane, ok, on t'a préparé ça pour toi, voilà quoi.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients.
Des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Speaker 2 (01:23.406)
Bonjour Clémentine !
Bonjour Kasha !
suis ravie de te recevoir aujourd'hui dans le podcast. On est dans ton resto en ce moment. Où cette petite réverbération sonore qu'on entend.
Merci de me recevoir.
Du coup, est-ce que tu peux te présenter, dire un petit peu ce que tu fais et surtout d'où tu viens ?
Speaker 1 (02:08.461)
Moi du coup je m'appelle Clémentine, j'ai 36 ans, j'ai fait une formation d'ingénieur à la base dans l'été communication et en fait j'ai eu une opportunité professionnelle au bout d'à peu près cinq ans dans ce domaine là où du coup j'ai été licenciée pour des raisons économiques et ça me trottait dans la tête de me reconvertir dans la cuisine, la cuisine végétarienne voire vegan.
Et du coup, je me suis lancée après pas mal de réflexions. J'ai fait une formation d'abord de cuisine végétale. Ça permettait un petit peu de poser les bases pour moi. Et après, j'ai souhaité quand même faire un CAP cuisine parce que ça apprend quand même pas mal ce qui est organisation du temps et de l'espace quand on travaille en cuisine et aussi toutes les notions d'hygiène qui sont très importantes, évidemment, en restauration.
Après mon CAP Cuisine, j'ai eu l'opportunité de travailler dans différents restaurants. Au début, plutôt cuisine traditionnelle, qui faisait quand même produits frais, cuisine maison, etc. Et après, mon envie principale, c'était de travailler dans la cuisine végétarienne, voire vegan. Et à ce moment-là, j'ai rejoint une entreprise qui a énormément grossi aujourd'hui et qui s'appelle Aujourd'hui Demain. C'est un concept store vegan sur Paris.
et j'ai participé à l'ouverture de ce restaurant, un concept store. Du coup, j'ai appris comment m'organiser moi-même, gérer la cuisine, gérer les recettes, etc. Et après, la vie a fait que, avec mon conjoint, on a décidé de partir de Paris. Mon conjoint étant originaire d'Angers, du coup, nous avons rejoint la ville d'Angers. À Angers, j'ai rencontré deux personnes qui avaient un projet d'ouvrir un restaurant traiteur vegan.
Après il y a eu l'année 2020 avec tous les confinements Covid etc. Et on a ouvert finalement en 2021 un restaurant traiteur vegan à Rangers. s'appelle Maison Watson.
Speaker 2 (04:14.444)
D'accord, j'ai plein de questions à te poser Clémentine. J'aime bien quand tu parles d'opportunité. Pour dire j'ai eu l'opportunité alors que derrière, sans doute tu as cherché cette opportunité. C'est pas comme si on était venu chercher « Bonjour Clémentine, est-ce que ça t'intéresserait de faire une reconversion et de venir bosser chez nous
Oui c'est vrai. J'étais en poste et j'ai été licenciée. Ça peut être compliqué à vivre sur le moment mais en fait comme j'avais ce projet déjà un petit peu de faire autre chose, bien voilà pour moi ça a été une opportunité de faire autre chose.
le monde n'aurait pas eu la même logique. Des gens qui auraient peut-être cherché dans le même milieu, vois, de se dire tiens c'est le moment de faire autre chose, de repartir dans des études, dans un CAP d'ailleurs. J'ai plein de questions sur comment on sait de refaire un CAP quand t'as 30 ans, presque 30 ans, et te retrouver avec des jeunes adultes.
Du coup, n'était pas un CAP traditionnel, c'était un CAP au Greta, c'est un organisme de formation pour adultes et il était avec des adultes de 18-19 ans jusqu'à 50 ans. C'était des petits groupes, donc c'était super intéressant de travailler ensemble parce qu'on était vraiment passionnés tous et en reconversion.
Les cours, les questions, etc. c'était quand même assez intéressant. Et en effet, c'est pas évident parce qu'on se rend compte que quand on est ado et qu'on nous demande de rester concentré de 8 heures à 17 heures toute la journée, c'est quand même vraiment pas évident. En tant qu'adulte, on ne fait plus en fait. Et oui, c'était en six mois, très intense. On avait une alternance de cours et de périodes en entreprise.
Speaker 1 (05:51.214)
Et en plus, moi, à ce moment-là, j'avais choisi un restaurant qui faisait un peu plus du traiteur. Et les horaires de travail, c'était de 6 heures à 15 heures, du dimanche au jeudi. Et après, on avait des cours pendant pratiquement 6 jours, ouais. Et avec des journées plus ou moins importantes, où parfois on se levait aussi pour venir en cours à 8 heures, parfois on finissait à 19h30.
C'est un rythme assez intense et assez fatigant. Et après on a la fierté d'avoir le diplôme CAP Cuisine.
Toi tu étais déjà vegan à ce moment-là ou c'est venu en même temps ?
En effet, c'est une bonne question parce qu'en fait, j'ai été végétarienne peut-être en 2014, 2015 et le CAP Cuisine, j'ai fait en 2016, 2017. Le CAP Cuisine, c'est cuisine traditionnelle, hyper traditionnelle, genre ce que nos grands-parents cuisinaient, presque. Du coup, j'ai mis un peu entre parenthèses mes convictions végétariennes pendant cette formation en me disant, voilà, je suis là pour apprendre, je vais goûter ce que j'ai préparé.
C'est vrai qu'aujourd'hui, les techniques de cuisson de viande, etc. ça ne sert plus trop. Après, il a les bases quand même de sauce pour la pâtisserie qui sont intéressantes à utiliser en végétarien, en vegan. Donc voilà.
Speaker 2 (07:06.892)
T'as vraiment été aux premières loges du développement de la restauration vegan à Paris, puis à Angers. Qu'est-ce que tu te souviens de cette période ?
Je me souviens qu'à Paris, y avait une émulation autour du développement de la vegane parce que c'était nouveau. En France, on a beaucoup de retard là-dessus parce qu'il y a d'autres pays anglo-saxons notamment où ils sont beaucoup plus avancés que nous, où c'est beaucoup plus ancré aussi déjà dans les habitudes de manger végé ou vegan.
Et en France, on est encore aujourd'hui, en 2025, à dire « Ah bon, t'es vegan, mais tu peux pas... » Tu vas avoir des carences, etc. On nous pose plein de questions comme ça, alors qu'il a d'autres pays, on nous dit juste « Ah, t'es vegan ? Ok, on t'a préparé ça pour toi. » quoi. Et donc à Paris, y avait toute une émulation comme ça. La première formation, c'est Ona Mayoko, qui a écrit d'ailleurs un ou deux livres de cuisine vegan.
Elle proposait des ateliers de cuisine pour faire découvrir la cuisine vegan aux gens et notamment les équilibres nutritionnels, où trouver les protéines, etc. C'est comme ça un peu que j'ai mis le doigt dans l'engrenage d'ailleurs avant de me reconvertir.
Aujourd'hui t'as l'impression que c'est rentré dans la gastronomie, dans les mœurs ?
Speaker 1 (08:22.926)
Je dirais pas forcément ça. À Paris, pense qu'il a vraiment énormément de restaurants vegan maintenant. C'est très facile de trouver de quoi manger. y a même plein de différents types de restaurants, que ce soit fast food, cuisine plus élaborée, etc. Dans le reste de la France, c'est pas tout à fait pareil. Il y a toujours encore pas mal d'a priori sur cette cuisine.
À Angers, y avait un restaurant gastronomique vegan qui avait ouvert en 2018, quelque chose comme ça. Et en fait, c'était un chef qui avait une vraie formation de cuisinier. Il avait travaillé dans des grands restaurants, etc. Il a dû fermer le restaurant quelques années après l'ouverture pour des raisons liées notamment aux locales où ils étaient placés. Mais il m'a dit que les chefs traditionnels
Ils considèrent encore la cuisine vegan comme pas de la vraie gastronomie. Ça change mais c'est très lent. Il a des grands chefs aujourd'hui qui s'y mettent. Notamment je crois c'est Alain Passard à Paris qui a passé son restaurant 100 % végétal. Il y a aussi des chefs qui ouvert des restaurants vegans et qui ont même réussi à avoir une étoile.
C'est Claire Vallée dans le sud-ouest. Elle avait un restaurant qui a été étoilé. Mais voilà, c'est très très long je trouve.
Parlons de ton expérience de l'implantation d'un restaurant vegan à Angers. Comment t'as approché ça ? Est-ce c'était un challenge ? De toute façon, on y va puisque c'est ce que j'ai envie de faire. Comment tu l'as vécu ?
Speaker 1 (10:04.482)
Alors il faut savoir qu'à Angers, je n'étais pas la première. Il avait déjà le gastronomique dont j'ai parlé et puis un autre restaurant de burgers vegan qui s'appelait Mauvaise Graine. Et du coup, notre proposition avec mes associés de l'époque, c'était de faire plutôt façon traiteur. Ça allait être des plats un peu traditionnels mais revisitées, version vegan. Donc en fait, on proposait nos plats en vente au poids, au départ.
comme un charcutier traiteur. On faisait aussi des lasagnes, des burgers aussi, des sandwiches, des pizzas, vraiment tout ce qu'on peut manger mais en version vegan.
tu le sens peut-être, est-ce que tu avais confiance en toi ? Est-ce que tu étais un peu flippée ?
Non, fait, on se disait que les gens commencent quand même à réfléchir à la qualité de leur alimentation. Angers est situé dans une région maraîchère et c'est le berceau de l'agriculture bio aussi. Donc il y a déjà pas mal de personnes qui sont sensibilisées à cette qualité de nourriture, à manger justement plus de légumes, plus végétariens, etc.
À Angers, il a la plus ancienne Biocop de France. Du coup, c'est pareil, les habitants d'Angers et sa région avaient déjà l'habitude d'aller manger bio, d'aller acheter des produits bio. Et notamment, il y a pas mal de tofu, d'alternatives à la viande dans ces magasins-là, plus que par exemple dans les supermarchés traditionnels. Quand on a ouvert, déjà, on a travaillé en partenariat avec la Biocop au départ.
Speaker 1 (11:41.87)
et du coup ça nous a aidé à nous faire connaître parmi ces clients-là qui étaient déjà consommateurs un peu de produits végétariens ou véganes. Angers c'est une ville aussi qui est souvent utilisée pour faire des tests de produits, de nouveaux produits, parce que c'est un peu un échantillon de la population française en fait. Et donc du coup on savait qu'il y avait du potentiel en tout cas.
C'est marrant.
Speaker 2 (12:08.174)
la première année.
Alors la première année en fait on a ouvert juste après le dernier confinement et du coup c'était hyper calme au début. départ on faisait que de l'emporter. Un ou deux mois après on a pu ouvrir la terrasse et encore un mois après peut-être on a pu ouvrir l'intérieur du restaurant. Ça a mis je pense un an et demi en fait à ce que les gens commencent à nous connaître.
Le fait qu'on ait travaillé en traiteur avec la Biocop, ça nous a pas mal aidé aussi. On a fait un petit peu de communication, grâce à l'ouverture, fait, on a eu deux articles dans le journal et ça nous fait connaître aussi pas mal parce que comme c'est produit bio et végétarien, du coup, vegan, il y a pas mal d'entreprises ou de collectivités qui étaient intéressées pour travailler avec nous sur des événements.
Je le vois ces deux dernières années où il a beaucoup d'entreprises qui font des efforts là-dessus.
D'accord. Puis tu as aussi une situation particulière d'avoir commencé avec des associés et maintenant tu es seule maîtresse à bord. Alors est-ce que tu veux bien partager sur quelle base vous êtes lancé et comment tu t'es retrouvé à tout prendre en charge toute seule ?
Speaker 1 (13:23.278)
Quand je suis arrivée sur Angers, je cherchais du travail pour m'implanter à Angers, m'installer. donc j'avais rencontré deux personnes qui avaient ce projet de restauration traiteur vegan. La première personne, c'est Pauline, qui faisait déjà de la cuisine vegan. La deuxième personne, c'est Arnaud, qui avait une formation de comptabilité. Et deux d'ailleurs sont vegans par conviction. Et en fait, lui, comme on peut l'imaginer,
J'allais plutôt la gestion du restaurant, tout ce qui a été business plan, préparer tout ce qui était en amont de l'ouverture du restaurant. Pauline et moi, du coup, on a été plutôt sur tout ce qui est cuisine, recette de cuisine, faire les achats d'ingrédients pour l'ouverture. Moi, je me suis aussi occupée de toute l'organisation de la cuisine, l'achat du matériel, etc., qui était un gros sujet.
Après il y a eu des projets personnels à gauche et à droite, en fait Pauline souhaitait devenir maman et en fait elle tombée enceinte pratiquement au moment où on a ouvert. Après on en avait parlé, donc on était au courant, on se disait qu'on allait pouvoir gérer si on trouvait une organisation, ça aurait pu se faire. Après on a aussi commencé à travailler ensemble en cuisine et on s'est rendu compte qu'on n'avait pas la même façon de travailler vraiment.
Du coup, c'était un peu compliqué. Elle a décidé de partir et elle s'est consacrée sa grossesse à accueillir son enfant. Elle a continué à travailler de son côté en cuisine vegan aussi. C'était assez rapidement après l'ouverture du restaurant. On avait déterminé nos rôles, au départ. Arnaud, c'était plutôt la gestion. Sur place, faisait le service aussi. Il s'occupait toute la partie salle.
et Pauline et moi, était en cuisine, on faisait la production culinaire. Pauline, comme elle avait de l'expérience en traiteur, elle s'occupait un peu plus du traiteur. Et moi, j'avais en plus la casquette de communication. Avant d'ouvrir, fait, on avait fait une cagnotte sur Ulule. C'est moi qui m'étais occupée de J'avais aussi créé toute la communication autour des réseaux sociaux. Et donc, quand Pauline est partie, j'ai repris à 100 % la cuisine, donc j'ai eu un peu plus de mal à m'occuper de la communication, etc.
Speaker 1 (15:39.928)
Et c'est vrai qu'à ce moment-là, y a eu un peu un déséquilibre justement entre le rôle d'Arnaud et...mien. Parce que j'étais toute seule à gérer la cuisine et c'était quand beaucoup de travail. Et à ce moment-là, on n'avait pas énormément de monde qui venait sur place. Donc à ce moment-là, j'ai trouvé qu'il y avait un déséquilibre dans nos tâches et du coup, je lui demandais de faire un peu plus et ça n'a pas fonctionné quoi. Et du coup, il a décidé de partir.
Et donc j'ai récupéré toute la charge de toute l'entreprise.
Comment cette année-là
C'était pas évident du tout. On est partis, ça faisait à peine un an qu'on était ouverts. Donc on mettait encore des choses en place. On avait quand même recruté une personne à temps partiel pour m'aider en cuisine parce qu'il n'y avait pas beaucoup de monde sur place. Mais par contre, comme on travaillait en partenariat avec la Biocope et avec une autre épicerie zéro déchet, on avait quand même deux jours dans la semaine, on avait beaucoup de travail parce qu'on préparait pour ces magasins-là.
De faire tout toute seule en une journée, c'était pas possible. on avait recruté quelqu'un. Et donc heureusement parce que c'était une très bonne recrue. en fait, quand Arnaud a décidé de partir, j'ai pu prendre la salariée à temps plein et on a travaillé ensemble pendant quelques mois avant de recruter à nouveau quelqu'un pour le service parce qu'on commençait à avoir de plus en plus de monde et de gérer à deux, c'était assez compliqué.
Speaker 1 (17:08.75)
Donc ouais, c'était une année pleine de changements. On a aussi un peu changé les horaires parce qu'au départ, on ouvrait un peu comme un magasin. on ouvrait, on avait commencé au départ peut-être de 10h à 19h. Après on avait fait 11h30 parce que en fait, 10h, 11h30, il n'y avait pas grand monde, jusqu'à 19h. Et après quand Arnaud est parti, on est passé en mode un peu plus restaurant.
Donc le matin, préparait avec ma collègue en cuisine, on préparait tout pour le midi, on servait et après il y avait rangement de nettoyage. Heureusement, j'ai pu aussi compter, j'en parle pas souvent, mais sur mon conjoint qui m'a beaucoup accompagné dans cette période. La décision de reprendre l'entreprise seule, c'était aussi une décision qu'on a prise ensemble parce que ça avait quand même un impact sur ma vie personnelle.
Et en fait, avec son regard extérieur, il m'a donné plein de conseils et de choses à mettre en place pour justement gagner un peu de temps. Notamment l'offre traiteur. Jusqu'à ce moment-là, on faisait un peu du cas par cas. Donc les clients, nous contactaient et ils nous disaient, on veut ça. Et nous, on leur renvoyait les tarifs pour ça. Alors c'est intéressant parce que ça nous a développé aussi des recettes, différents types de choses à proposer en traiteur.
mais après c'était trop de temps passé pour répondre aux demandes et du coup à ce moment là on a travaillé avec mon conjoint sur une offre traiteur avec des formules en fait et des prix fixes pour tout le monde ça ça m'a fait gagner pas mal de temps et c'est quelque chose que j'utilise encore aujourd'hui.
C'est quoi le retour que tu fais sur cette expérience ?
Speaker 1 (18:45.006)
bien, hyper intéressant, hyper enrichissant. Moi, je suis toujours passionnée de cuisine. Je peux regarder en rentrant à la maison Top Chef, les émissions de cuisine, regarder des blogs, regarder des livres de recettes, etc. Donc, je suis toujours passionnée de cuisine. Après, j'ai appris que juste ouvrir un restaurant ou avoir un restaurant, suffit pas. Un restaurant, il le gérer comme une entreprise, alors qu'avant...
Le fait d'être ouvert, de faire de la bonne cuisine et de voir les clients venaient facilement. Ces dernières années, il y a eu quand même des choses un peu compliquées dans le monde. Il y eu l'inflation, le pouvoir d'achat des gens a diminué, etc. Donc en fait, pour pouvoir tirer son épingle du jeu, on est obligé d'aller au-delà que juste proposer de la bonne cuisine dans un lieu sympa.
et donc développer son entreprise avec du marketing, communication, même pour le recrutement. Et tout ça, c'est des choses que j'apprends sur l'OTA et je continue à apprendre tous les jours.
Déjà bravo à toi Clémentine. Qu'est-ce qui t'a aidé à garder ton mindset clair et ta confiance en toi dans les moments un peu de doute ?
Merci.
Speaker 1 (20:02.23)
Des fois, je ne garde pas ma confiance en moi. Mais c'est les retours des clients, je pense, majoritairement. J'ai un exemple tout simple, c'est que ça nous arrive parfois d'avoir un mauvais avis sur Google. On sait que parfois, on a des services où il a beaucoup de monde et du coup, il a des gens qui attendent, que parfois, je ne pas moi, le plat qu'on propose, il n'est pas assez chaud. Ça peut arriver. Et du coup, peut avoir un mauvais commentaire.
et ça me touche beaucoup parce que voilà, moi j'essaye vraiment donner mon maximum pour que les clients soient satisfaits de ce que je leur propose. Et le fait qu'il tous les autres commentaires très positifs, ça m'aide à relativiser un petit peu quand même. Et après, oui, sur un plan plus global, on a des périodes très calmes, on a des périodes beaucoup plus chargées, heureusement, qui compensent.
Et quand on a des périodes calmes, le fait qu'on ait des clients qui viennent régulièrement, qui disent que c'est très bon ce qu'on fait, c'est ça qui donne envie de continuer. Et puis après, y a aussi les valeurs que j'apporte. C'est de la cuisine vegan, donc c'est un engagement vers les animaux. J'utilise majoritairement des produits bio, donc pareil, engagement vers l'environnement.
Loko aussi, on travaille avec beaucoup d'entreprises locales artisanales pour les boissons aussi, notamment les vins, les boissons sans alcool. Et en fait, c'est des valeurs que j'ai envie de continuer à transmettre. J'ai envie de montrer aux gens que c'est possible de manger local, bio, fait maison. C'est des choses qui sont vraiment importantes pour moi personnellement aussi.
Et alors question perso, avec tout ce que ça représente de gérer seul à restaurant, comment t'as trouvé le temps de faire un bébé ?
Speaker 1 (21:50.862)
disons que ce n'était pas quelque chose de défini en disant bon bah maintenant on fait un bébé quoi. Mais on savait qu'on avait envie d'avoir des enfants. Quand je me suis lancée dans cette entreprise, je me dis bah là c'est pas le bon moment quand même. Après la nature a fait les choses et ça a fait un peu son chemin dans notre tête et puis on s'est dit que c'était le moment aussi parce que voilà la vie avance et j'ai eu énormément de chance, je le dis souvent.
Enfin, que j'ai peut-être créé aussi, parce que du coup, l'année où j'ai eu mon bébé, 2023, j'avais une équipe super bien au restaurant qui a pu gérer pendant mon congé maternité. Ce n'est pas vraiment un congé, je le tiens à le signaler. Et du coup, ça s'est plutôt bien passé.
Après, c'est mon retour qui a été un petit peu plus compliqué parce que du coup, comme j'avais été en retrait pendant quelques mois, j'avais du mal à retrouver ma place au restaurant. Je ne savais plus trop où mettre, je ne savais plus ce que je devais dire ou pas dire. C'était pas évident. Mais sinon, après, l'enfant, on a eu de la chance, il est cool, on n'a pas eu de problème avec lui, donc ça s'est plutôt bien passé.
On a aussi eu une place en crèche pas très loin du restaurant. Donc ça aide énormément. Mon conjoint travaille en centre-ville, donc on n'est pas très loin tous les deux. Disons que la logistique était assez simple. Puis on habite pas très loin du centre-ville non plus. voilà, on a pu plutôt bien gérer tout ça, même si avoir un petit qui dort pas beaucoup la nuit. C'est pas si évident que ça, mais voilà, ça se fait. Et on trouve les ressources en fait.
dont on ne pensait pas forcément qu'on les avait.
Speaker 2 (23:41.23)
D'accord. Est-ce que tu aurais un conseil à donner à quelqu'un qui voudrait aussi ou pense à ouvrir son restaurant ?
Essayer de penser à ce que le quotidien sera, fait. Quand on a un projet, moi je me suis rendu compte qu'on ne se rend pas trop compte du quotidien que ça va être. On a plein d'idées dans la tête, on imagine plein de choses, mais le quotidien, c'est pas forcément ça. Je pense que faire des stages à gauche, à droite, dans différents établissements, ça donne une bonne vision aussi du concret de ce que ça va être après une ouverture. Et ouais, poser des questions...
à des personnes qui font la même chose ou qui des projets similaires parce que, pareil, ces personnes-là sont déjà passées par des étapes de création et d'ouverture, etc. Et je pense qu'on peut tous apprendre. La restauration, c'est quand même quelque chose de difficile, donc l'expérience est vraiment importante. Enfin, je dis difficile parce que c'est des horaires compliqués, on est de bout toute la journée.
En plus, nous on fait du frais, c'est quand même beaucoup de travail par rapport à d'autres restaurants qui vont acheter plein de produits tout fait et faire juste de l'assemblage.
Et si je te réinvite dans 5 ans dans ce podcast, qu'est-ce que tu voudrais pouvoir me dire sur Maison Watson, sur ton aventure en restauration ?
Speaker 1 (24:55.508)
Je sais que je pourrais développer plus l'entreprise et ouvrir plus, mais en fait j'ai besoin aussi d'avoir ma vie à côté. Dans cinq ans, je ne pas si j'aurai encore le restaurant, mais dans tous les cas, j'ai envie quand même, je suis dans cette dynamique là, de le développer au maximum parce que j'ai l'impression que j'ai encore de quoi faire. j'ai encore tout ce qui marketing, etc. Je n'ai jamais trop travaillé là-dessus, donc je sais que je peux continuer à développer là-dessus.
donc faire du traiteur aussi pour les entreprises, vraiment devenir un endroit connu sur rangée qualitatif, etc. Même si j'arrête dans quelques années, c'est quelque chose que j'avais vraiment envie de faire, d'ouvrir un restaurant. Je pense que des fois, les personnes ne comprennent pas quand on a une passion comme ça. Moi, ça fait longtemps que je retrouve des fois des commentaires que j'ai mis sur les réseaux quand j'étais encore ingénieure.
où il y avait des personnes qui me disaient peut-être qu'un jour tu ouvriras un restaurant et je disais bah oui peut-être alors que c'était pas du tout dans mes idées à ce moment là donc c'est quelque chose quand même que j'avais en moi depuis longtemps et voilà je l'ai fait c'est pas évident tous les jours mais je suis quand même très fière de ce que j'ai fait et de ce que je fais
Tu peux l'être Clémentine. Merci beaucoup en tout cas d'être venu partager un moment de vie. Ça m'a fait très plaisir.
Merci de m'avoir invitée.
Speaker 2 (26:21.24)
et je te souhaite une belle continuation et je souhaite une bonne semaine à tout le monde. Prenez bien soin vous et de vos business.
Speaker 2 (26:32.374)
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Découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel, où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncont.com Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.