Speaker 1 (00:00.366)
Dans ces situations là, il faut savoir faire son autocritique, souffler un bon coup, repartir au combat et être toujours dans une dynamique mentale positive, toujours en train de s'encourager, toujours dans la recherche de sensations et de plaisir qui va ensuite emmener à la performance.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients.
Des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Speaker 2 (01:10.766)
Bonjour et bienvenue dans Bien à mon compte. Aujourd'hui, je reçois Alex aka Alex Wacky pour ceux qui connaissent un petit peu la scène électro. Alex est DJ, organisateur d'événements, créateur de contenu, et il fait tout ça tout en étant salarié d'une grosse boîte. Voilà pourquoi je l'ai invité, pour savoir comment il fait pour jambler entre ses multiples activités et pour développer son business tout en ayant un job à plein temps ou quasi. C'est parti pour l'interview. Bienvenue à
Alex ? Bah merci Kasha de me recevoir. Je suis...
content de te recevoir, j'ai plein de questions à te poser, mais avant, est-ce que tu peux te présenter pour nos auditeurs ?
Eh bien, je m'appelle Alexandre, j'ai 34 ans et j'ai plusieurs activités dans la musique, principalement. Donc j'ai mon projet musical Alex Wacky de DJ producteur dans le milieu trans-progressif. Et j'ai aussi une facette d'organisateur d'événements et une facette dans les médias. Je fais partie d'un média qui s'appelle Get a Plan, qui existe depuis je crois 12 ans cette année, que j'ai rejoint moi il 10 ans quasiment à la création.
Donc voilà, pas mal d'activités dans la musique, aussi bien côté producteur que côté médiatique, en parallèle de ma vie quotidienne dans le milieu de l'ingénierie, qui m'occupe pas mal.
Speaker 2 (02:21.396)
Sans parler de ta carrière au tennis.
c'est vrai, le corps et l'esprit comme on dit, il faut un peu s'entretenir et j'ai eu la chance de découvrir mes passions assez jeunes, la musique et le tennis depuis que je suis tout petit. Je suis modestement classé quinze ans et j'ai été champion du Val d'Oise en 2013, pardon en 2023, c'est trop loin pour moi.
Alex, une question que tout monde va se poser c'est combien d'heures dors-tu par nuit ?
et bien assez peu mais depuis deux mois j'ai augmenté ma cadence mais j'étais plutôt aux alentours de cinq heures là je suis passé plutôt à 6-7 parce que je... mon jeu j'essaie de me documenter et je vois quand même que l'âge avançant mes capacités deviennent amoindries quand je manque de sommeil donc là j'essaie d'être un peu plus raisonnable là dessus
J'aimerais bien savoir comment s'organiser une semaine-ci pour toi.
Speaker 1 (03:10.03)
Une semaine ci, bah écoute, c'est très variable et je suis assez peu organisé, je pense. J'ai tout le temps des trucs dans la tête et donc j'essaie de faire au plus urgent et au plus prenant. Je sais que le mercredi, c'est ma journée off au boulot. Donc j'essaie de la vivre vraiment comme une journée, comme si j'allais au boulot, de me réveiller, on va dire, sur une horaire raisonnable à 8-9 heures. Et après, c'est parti, on allume l'ordi, on se met sur les logiciels de musique et on...
on essaie de créer au maximum. mes activités plutôt dans les médias qui sont de créer des articles ou d'organiser des événements, je les gère vraiment le soir plus tôt. voilà, une semaine type, ouais, elle est animée.
Tu es au 4-5e, c'est ça?
4-5ème, je travaille lundi, mardi, jeudi, vendredi. Voilà, et c'est des horaires de bureau que j'essaie de faire entre... C'est des grosses journées, mais j'essaie de faire 8 heures, 19 heures. C'est aussi un rythme de travail dans mon métier de l'assistance à maîtrise d'ourages. Bon, en fait, on reçoit beaucoup de mails dans la journée et on a beaucoup de tâches à faire en soi. Donc, c'est des journées un peu difficiles où tu peux être sollicité en permanence, ce qui fait que le vrai moment où tu es un peu tranquille, c'est le matin tôt et le soir tard. C'est comme ça. J'accepte mon sort.
Alex, moi je t'ai découvert sur scène et du coup j'ai plein de questions déjà sur le milieu de l'électro. J'aime beaucoup l'électro mais alors j'ai pas du cette céramification, cette connaissance sur les différents genres. Est-ce que tu classes toi la trans parmi les différents genres musicaux
Speaker 1 (04:40.398)
La musique électronique c'est vraiment une nébuleuse quand tu dis que tu aimes la musique électronique. peux avoir tout et son contraire dans la musique électronique, des choses très calmes, très douces et des choses très hard, très vénère, très rapide. on va dire que moi la trance elle se situe entre 128 et 145 bpm en termes de rapidité. ce qui est la caractéristique fondamentale de la trance c'est la mélodie. Ce qui fait que tu vas avoir beaucoup d'éléments mélodiques, grandes lignes d'accords.
et des grandes inspirations même de la musique classique parfois dans la trance. Voilà à peu près où je suis. Mais une fois que tu es là-dedans, dans ce milieu, tu amené à côtoyer plein d'autres genres. Donc il y a pas mal d'inspiration. Tu vas prendre de la techno qui a un style beaucoup plus percussif, beaucoup plus brut. Et la house qui a un style beaucoup plus dansant, beaucoup plus inspiré du fun, de la disco.
Au final, c'est pas parce que je te dis que suis dans la trans que je vais jouer 100 % trans dans un de mes sets et tu vas avoir plein de inspirations, des petits clins d'œil aussi, pas mal de sous-genres, comme je te dis, la techno, même parfois le art style qui est encore plus rapide et plus vénère, peut dire. Puis les goûts et les couleurs changent avec le temps, donc c'est un milieu qui est en perpétuelle mutation, qui s'alimente perpétuellement de nouvelles choses et d'anciennes choses, avec les nouvelles technologies, mais aussi avec la nostalgie.
Il y toujours ce conflit entre aller chercher des trucs d'avant et essayer de trouver le truc du futur.
Je m'attendais à un moyen âge beaucoup plus jeune. Je me disais, je vais aller en soirée électro, je vais me sentir vieille puisque j'ai 40 ans. Mais en réalité, j'ai l'impression que la moyenne d'âge, c'est quand même entre 35 et 40.
Speaker 1 (06:20.686)
Tout à fait. crois que tu es en plein dans la moyenne d'âge. crois que la dernière moyenne d'âge était à 39 ans d'après les stats de la billetterie que j'ai reçus après. Je l'explique parce que c'est le style de musique que je fais là dans la trance principalement a explosé son âge d'or dans le début des années 2000 qui n'était pas du tout populaire en France parce qu'on était en plein dans la French Touch.
Donc on était vraiment dans l'essor des Daft Punk, de toute la scène à ouf française qui a ensuite cartonné, qui a créé les stars qu'on connaît aujourd'hui, Guetta, Bob Sinclair, Martin Solveig, etc. Ce qui fait qu'il y a une frange de la population qui suivi plutôt le courant belge-hollandais. Donc avec des stars hollandaise et belge de ce milieu. Puis ensuite ça a cartonné en Angleterre. Donc effectivement, on a un public qui sortait déjà dans ces eaux-là, donc y avait la vingtaine.
et qui resté fidèle à ce courant parce qu'une fois qu'on tombe dedans on n'en sort plus. voilà, c'est pour ça. Non, non, fallait pas être étonné. Il ne pas croire que c'est un style de très jeune. On a vraiment de tout et ça c'est vraiment quelque chose je suis fier. Et du coup, on a des soirées qui se passent super bien, un public super cool, fans qui connaissent les chansons, qui connaissent les musiques. Donc ça fait vraiment plaisir de proposer des soirées pour ce public là.
J'ai fait quelques soirées We Are the 90s à la machine du Moulin Rouge. C'est peu la même ambiance des gens s'habillent de façon 80s, 90s et dansent sur leurs tubes d'adolescence.
Ouais, exactement. C'est des soirées qui cartonnent. On n'est pas dans le ultra commercial de ces époques-là. Tu ne pas voir vraiment les gros hits que tu pourrais connaître, type Alice DJ, Better off alone, peuvent être peu caractéristiques de l'Euro dance, l'Euro trance. Mais potentiellement, on utiliser une mélodie ou un acapella ultra connu de cette période-là parce que c'est la base de notre milieu.
Speaker 2 (08:14.11)
Et alors toi, tu es tombé quand dans la marmite électro ?
La marmite électronique, oh tout petit, tout petit, tout petit. Mon père écoutait pas mal de New Wave mais écoutait aussi les premiers albums de Jean-Michel Jarre. Donc là on était en plein dans le développement de la musique électronique dans les années 70. Puis quand j'étais petit, dans les années 90, il y avait toute la vibe de l'Eurodance qu'on a pris en pleine phase. ça là, tout, même encore avant t'avais... J'ai des compil' là que j'ai réussi à retrouver dans des brocantes.
Crazy Frog.
Speaker 1 (08:45.646)
des années 90, 92, 93, tout ce qui était l'essor de l'Eurodance qui était fabriqué principalement en Allemagne et en Italie et qui était joué à l'époque sur Skyrock. On dirait pas aujourd'hui mais Skyrock à l'époque jouait de la dance, c'est assez marrant.
me souviens le samedi soir, il y avait l'heure à l'extrême...
Et bah... Il est juste à côté, l'ALCD. Ça s'appelait la plus grande discothèque du monde. Et c'était des soirées ensuite qui étaient... Qui étaient jouées... J'ai découvert ça par la suite, mais c'est fascinant. C'était des énormes concerts d'Eurodance à Bercy, qui avaient lieu dans les années 90. Et tu regardes ça aujourd'hui en replay sur YouTube, tu prends une claque parce que vraiment, c'est ce que tu as envie de retrouver aujourd'hui. C'est-à-dire une effervescence complète, personne sur les téléphones, train de filmer tout monde, en train de vivre un moment...
à l'unisson franchement ça avait l'air d'être une période assez folle. L'électro a grandi comme ça en moi et ensuite j'étais dans la période French Touch, toute la période des Daft Punk que j'adorais au collège. Et ensuite j'ai écouté un autre courant qui s'appelle la máquina, est la sorte de techno espagnol qui va super vite.
qui est ultra zinzin, c'est vraiment la fête foraine le truc, c'est à l'antithèse de la French Touch qui est plus sérieuse, plus lisse et tout, on était vraiment dans un autre vibe. Et vers 2005-2006, c'est là où je suis tombé dans la Trance, il avait une émission de radio, qu'a animé Armin van Buren, qui s'appelle Estate of Trance, et je suis tombé de ça à l'époque où c'était le début du piratage informatique. Et donc tu avais des sets comme ça toutes les semaines de deux heures, je trouvais ça génial pour découvrir des nouveautés.
Speaker 1 (10:26.863)
Une fois que je suis tombé là-dedans, après, je suis plus reparti.
Qu'est-ce que tu disais quand on te demandait ce que tu veux faire plus tard, Alex ?
La musique était pas forcément dans mes... Je pensais pas que je pourrais faire de la musique en fait, surtout. Parce que j'ai découvert ça que vers le lycée. Quand j'étais vraiment petit, c'était des choses plus utérataires, de type pompier, de type architecte. J'ai eu un peu cette période aussi. Mais non, c'était assez flou. Et quand j'ai découvert qu'au collège, pouvait créer de la musique avec un ordinateur, un clavier.
et que tout passait dans la machine, j'ai trouvé ça formidable et je me suis dit quand même, je comprends que si je travaille un peu et que je me forme, ça peut être une activité effectivement.
Tu le vois comme un side project qui t'apporte du bien-être ou est-ce que tu le vois comme un projet que tu es en train d'incuber pour que ça prenne de l'ampleur
Speaker 1 (11:22.67)
Pour l'instant je suis content que ça soit une passion et un petit projet entreprenariale mais qui ne m'aimait pas non de pression en particulier. C'est quand même un milieu dans lequel je suis depuis 10-15 ans maintenant et je sais bien que c'est très très difficile d'en vivre à plein temps et que tu rentres dans une autre démarche complète en termes de création, termes de pression, en termes de travail à faire sur soi, sur les réseaux sociaux etc. Donc pour l'instant j'apprécie.
que ça ne soit pas ma contrainte du quotidien et que c'est pas ça qui paye le loyer et les courses. Mais c'est vrai que ça titille de se dire « j'aimerais encore step up, step up, step up, avoir plus de dates, plus de projets, plus de collaboration, plus de revenus via la musique ». C'est vrai que tu dis petit à petit, si j'arrive à passer de 80 % à 60%, à 40%, à 20 %… C'est un milieu qui est…
qui est très concurrentielle, est en perpétuelle la mutation, les courants évoluent tout le temps, c'est ça aussi qui freine.
Et tu fais combien d'events par mois ?
On va dire que je vais jouer à peu près une moyenne de deux fois par mois sur des événements. Ça va être variable dans l'année, il a des fois où ça va être peut-être 3-4 et d'autres 0. Il y a des mois vraiment très creux. Mais on va dire 6 sur une moyenne de deux fois par mois.
Speaker 2 (12:38.766)
Tu sais combien d'évents il faudrait que tu animes ou organises pour pouvoir en vivre juste par curiosité ?
Il faudrait que je pense soit sur une base de 8 par mois, ça serait vraiment vendredi samedi, quasi toutes les semaines, pour ne vivre que de l'activité de DJ. Après tu as l'activité de producteur qui elle va vachement déprendre des royalties que tu vas avoir via le streaming etc. Mais ça c'est vraiment une donnée très très variable et qui tend à la baisse plus qu'à la hausse. Alors que les cachets à l'inverse, c'est quelque que tu peux re-négocier plus facilement à la hausse qu'à la baisse.
C'est quoi le business model de l'organisation de l'Event ?
Le business actuel sur les soirées que je fais via GetaPan, ou c'est GetaPan qui investit la totalité de la somme des soirées, c'est en gros on a des frais de location de la salle qui eux englobe tout, la sécurité, le bar, la technique. On a ensuite les cachets artistiques puisqu'on fait venir principalement une tête d'affiche de l'étranger, une figure majeure du milieu. Ensuite on a...
quelques défraiements des personnes qui nous aident en interne et des frais de publications, réseaux sociaux pour nous aider un peu sur des campagnes méta, etc. plus des frais annexes de photographes, vidéastes. J'ai voulu cette année qu'on ait les soirées filmées en mode captation pour que tu puisses ensuite les retrouver sur YouTube. De un, parce que ça me fait des beaux souvenirs et de deux, parce que ça m'aide aussi au développement de l'événementiel.
Speaker 1 (14:10.03)
Donc voilà, c'est un budget investissement, on va le dire, entre 7000 et 9000 euros. Et derrière, a les retours de la billetterie. Donc les billetteries, on a commencé à 25 euros, 25, 30, 35. Et là, on est plutôt descendu pour faire un test à 20, 23, 25 pour voir si ça avait un impact pour faire venir plus de gens extérieurs à la scène.
Parce que je sais que les fans, eux, viendraient quoi qu'il arrive, même si les billets étaient à 50€, il en qui viendraient. Mais c'est pas ma démarche. Moi, je veux que ça soit un événement populaire, d'autant qu'une fois que t'as payé ton billet, tu dois aussi payer le bar à l'intérieur. Et donc, faut, à peu près pour être à l'équilibre, faut qu'on soit 280 personnes par soirée. Donc on l'a bien réussi la première, on a moins réussi la deuxième. Les revenus de l'événementiel sont aussi très variables, tu peux aussi te planter. Tu peux gagner beaucoup,
On pourrait gagner encore plus sur d'autres modèles qui existent, de location, de... Tu as ce qui s'appelle la location sèche, où tu payes le lieu plus cher, mais par contre tu organises et récupères la totalité du bar. Donc ce qui peut être tout de suite beaucoup plus intéressant, mais avec des contraintes en plus. Et à l'échelle où on est, et vu ce qu'on fait, on reste quand un média, donc on veut pas non plus se lancer à 100 % dans l'événementiel.
Quand je fais ces soirées là, soit je vais gagner, soit je ne pas gagner. Alors que quand on m'appelle pour jouer quelque part, là je sais que je vais gagner quoi qu'il arrive. Donc c'est une situation qui plus profitable mais qui est moins personnelle. T'as moins la direction artistique de A à Z sur ton projet.
Je comprends. Et est-ce que tu as vu des choses changer depuis l'ère post-Covid
Speaker 1 (15:57.55)
on a vu des choses changer, écoute étonnamment le public est revenu, on n'a pas ce public de 25, 30 nerfs qui sortait et puis d'un coup qui sort plus post-covid parce que les projets changent et les missions changent. Les principales nouveautés c'est sur les styles de musique, on est sur des mouvements beaucoup plus durs en ce moment, beaucoup plus rapides et beaucoup plus agressifs dans un sens à mon oreille, mais beaucoup plus défouloirs.
On est vraiment sur une génération qui a envie de lâcher les codes, qui a tout cassé et on se retrouve vraiment dans cette génération des réseaux sociaux qui participent aussi à l'essor de tout ce mouvement qui n'est pas dans ma scène mais qui plutôt dans l'art techno et qui est vraiment un phénomène mondial et global où vraiment on a un public très jeune et qui est avide de sonorités beaucoup plus extrêmes.
intéressant parce que ce que tu dis sur le besoin de défouloir, trouve ça assez significatif avec aussi l'augmentation d'écoute de styles beaucoup plus, entre guillemets, bourrins sur d'autres spectres musicaux.
Ouais, là t'es sur le défouloir complet.
On va quitter le monde de la création, de la nuit, de la musique pour entrer dans l'univers très rationnel de l'ingénierie de projet.
Speaker 1 (17:12.093)
Et bien je veux dire, j'ai toujours souhaité faire des études universitaires et j'ai toujours aimé ce côté dans le milieu du bâtiment, du urbanisme et de l'aménagement, des choses très concrètes et j'ai toujours aimé ça aussi le fait d'avoir un peu les pieds sur terre, de ne pas avoir que la musique, que la musique, que la musique dans la tête parce que...
Je vois des amis qui sont à fond là-dedans, ils ne parlent que de ça, ils n'ont que ça. donc ça les déconnecte un peu aussi de la réalité. Donc c'est cette volonté pour moi d'être un peu sur les deux tableaux, on a le monde réel, mais on a à côté la passion qui permet de rêver et de s'envoler un peu et de revenir le lundi à des choses très formelles, très concrètes. Et là le métier que fais de l'assistance à maîtrise ouvrage en conducteur d'opérations immobilières, on va dire qu'on est les managers de projet pour le compte.
de celui qui a besoin du projet fait qu'on est aussi dans une démarche très relationnelle avec le client et avec l'ensemble des prestataires, avec les architectes, avec les entreprises de construction et avec tous les intervenants du milieu de la construction. Et donc on s'enrichit via ce métier tous les jours de nouvelles compétences, nouvelles connaissances. Et c'est pareil, c'est des milieux qui sont en pleine mutation perpétuelle, des nouvelles normes, des nouvelles règles, des nouveaux usages. j'ai besoin de cette
de cette dualité.
Je me souviens encore, peut-être 10, 15 ans, la solution c'était en gros qui te tue à petit feu pour faire ce que tu aimes vraiment. là, on se rend compte que d'une part, être à son compte, c'est pas fait pour tout le monde. Tout le monde ne s'épanouit pas en étant à 100 % à son compte. De que ton day job, ton job alimentaire peut aussi t'épanouir et t'apporter des choses. Et que peut-être finalement, modèle de j'ai un taf à 4, 5e ou à mi-temps, et à côté je développe une passion entrepreneuriale qui me rapporte. Mais à la limite, c'est pas le sujet. Le sujet, plus d'avoir cette équipe.
Speaker 2 (19:06.326)
Et je pense que ce modèle-là va de plus en plus se développer.
Je te rejoins totalement.
Et tu es l'exemple parfait que l'on peut avoir un job alimentaire qui n'est pas chiant, qui ne nous enferme pas.
Non c'est après c'est vrai que là je le le perçois pas moi comme un job alimentaire. après je comprends que des gens qui sont bloqués dans un taf qu'ils détestent ou qui est vraiment pour le alimentaire mais dans le sens... Bon manque de sens, beaucoup de gens ont besoin de trouver du sens dans leur métier. Moi j'ai trouvé ce sens donc je le visualise pas comme le labeur tous les jours à me coltiner 8 heures de travail pour gagner ma vie. C'est vraiment un métier.
En plus, c'est...
Speaker 1 (19:47.15)
passion aussi et pour faire les horaires et être aussi impliqué il faut aussi avoir ce côté passion sinon au bout d'un moment effectivement je pense qu'on lâche mais par contre, l'ayant fait sept ans à temps plein il m'a fallu pas faire un peu ma crise de la trentaine mais déjà de retrouver un rythme un peu plus correct pour que ma passion puisse exister puisque pendant vraiment cinq six ans elle était là mais elle suffoquait
elle avait la peine à sortir la tête de l'eau et donc de rentrer dans un travail qui m'a autorisé tout de suite à être au 4-5ème. Et donc ma charge de travail qui a tout de suite été faite pour être au 4-5ème a fait que ma passion ressurgit. C'est encore un processus un peu en cours, ça fait deux ans que je suis chez l'entreprise dans laquelle je suis et ça fait vraiment un an et demi que suis à 4-5ème parce que j'ai mal démarré, j'ai eu un mauvais démarrage.
où j'ai tout de suite autorisé des clients de m'appeler le mercredi, d'aller à des réunions le mercredi, et donc on m'a un peu réprimandé à juste titre. Donc là, le mercredi, j'essaie vraiment, très très rarement, soit d'ouvrir un mail, soit d'envoyer un mail, parce que je sais qu'il y a une urgence, ou il a un truc à faire ce jour-là, mais j'invite vraiment les gens qui ont peut-être peur de tout de suite quitter leur job à 100 % de ce l'ancien occupation, au moins d'essayer sur des modèles de...
de temps partiel. D'avoir cette sécurité à côté, de dire ok j'ai un travail, au moins je sais que j'ai une rentrée d'argent tous les mois, je n'ai pas la possibilité d'être au statut intermittent qui pourrait m'assurer ça. Mais au moins j'ai cette soupable, j'ai cette sécurité. Et à côté d'avoir déjà deux jours ou un jour dans mon cas, plus les week-ends, plus les soirs, c'est quand même du temps qu'on peut réinvestir dans sa passion.
Et comment t'as fait pour négocier le 45ème
Speaker 1 (21:41.742)
J'ai la chance d'être débauché et donc de pouvoir dire mes conditions et mes souhaits qui ont été acceptés donc j'avais aucune raison de ne tenter cette aventure. C'est une vraie chance effectivement. Non ça c'est sûr, franchement si on arrive et qu'on dit « ouais j'aimerais peut-être un quête cinquième, qu'est-ce que vous en pensez ? et qu'on dit « bah nous on préfère que tu sois à 5 cinquième. » Ah bon bah d'accord, bon bah j'en puis.
si on ne demande pas, on n'a pas.
Speaker 1 (22:09.294)
Je ferai ça plus tard. Dans deux ans, peut-être, vous pourrez discuter. Là, pour moi, fallait vraiment que ça commence à 4e, 5e, sinon soit je restais, soit j'essayais de trouver une autre société.
Est-ce qu'il a des choses que tu as dû éliminer de ta vie pour pouvoir tenir ce rythme ?
Euh... une bonne question... Ouais, non, j'ai pas de... j'avais pas de... d'addiction autre que ça à l'époque qui m'aurait consommé du temps. C'est plus de... on va dire d'adapter son quotidien aussi pour... je vis aussi en couple donc il faut aussi que ça puisse se marier avec ça donc... Arriver à trouver une bonne balance entre horaire de travail, horaire à la maison et présence conjugale.
Parce qu'on serait vite tenté d'être... En fait, on se lève, on est sur l'ordinateur, on rentre, est sur l'ordinateur, et on ne plus l'être humain et l'être aimé. il a fallu au moins qu'il ait ça qui soit mis en oeuvre, mais ça s'est fait vraiment de manière normale, sans sacrifice ou sans perturbation parallèle.
ça va même pas créer de tension dans ton cou.
Speaker 1 (23:18.126)
Même pas. Ça provoquait quelques jalousies. Ah oui, mais toi, tu ne travailles pas le mercredi, tu as de la chance. Mais je t'invite, si tu peux, te mettre au 4e, 5e. Dès que tu le pourras, dès que tu en auras la possibilité et l'envie, et aussi un projet parallèle. Elle n'est pas là, mais elle développe aussi d'autres activités. je pense que ça lui suscite une inspiration.
On se sent ça de se dire c'est un modèle de vie qui aussi possible et qui ne nous met pas en difficulté particulière aussi bien dans le couple que financier. Le bon équilibre.
C'est nickel. alors, quand est-ce que tu trouves le temps de faire du tennis et de faire des compétitions ?
Ça c'est plus sporadique on va dire. J'essaie de tourner à au moins un ou deux tournois par mois. même. Il faut quand même jouer un peu. Si tu ne pas, tu perds des points, tu perds ton classement, tu perds en estime de soi. Il faut que j'arrive à maintenir un niveau de jeu. Pour le coup, ça c'est un truc qui pas dans mon agenda mais je m'entraîne pas.
Donc juste je fais des tournois et je reste à mon classement année après année parce que je fais des tournois et que ça me maintient à un niveau de jeu. non, et en plus le tennis c'est sport assez usant parce que quand tu gagnes tu rejoues le lendemain et quand c'est le week-end tu peux même faire deux matchs par jour le matin, l'après-midi, le soir. Donc c'est aussi une activité qui prend beaucoup de temps.
Speaker 2 (24:57.73)
Et après tu enchaînes sur un mix.
Ça peut arriver. L'inverse m'est arrivé, c'est-à-dire que je finissais une soirée et j'avais un match le dimanche à 9h. En plus, c'est un match par équipe. C'est tous les dimanches de mai. Là, la vie de couple est super. Le mois de mai, c'est tennis tous les dimanches. C'est super. Tous les ponts de mai n'existent pas, fait. Elle est ravie. Je la remercie de me soutenir là-dedans, mais c'est aussi quelque chose d'important pour moi.
Et tous les dimanches de mai, c'est match par équipe, donc c'est fort possible qu'à cette période il des dates le samedi soir. Et donc il faut arriver à jongler. J'arrive avec des petits yeux, mais étonnamment, des fois j'arrive à mieux jouer en étant fatigué qu'en étant en pleine fraîcheur. Voilà un peu l'agenda.
Qu'est-ce que ça t'apporte le tennis ?
Le tennis, c'est un sport exceptionnel. Tu es seul contre tes démons, contre un adversaire qui est différent à chaque fois, contre une forme physique personnelle qui peut être différente aussi à chaque fois. Le tennis, j'ai toujours vécu comme un combat aussi avec moi-même et surtout avec moi-même. J'adore cette opposition parce que c'est très varié.
Speaker 1 (26:18.902)
T'as plein de jeux différents, plein de coups différents, t'as une...
je crois que c'est le premier sport où en voyant une finale, je crois que c'était la finale de Quartaine en Roland-Garros en 2000, j'ai vu le pouvoir du mental. Je pense que j'avais 14-15 ans à l'époque et ça m'a impressionné à quel point en fait le sport, le physique, il y a une dimension mentale qui est très très importante.
non mais c'est complètement fou, le tennis tu n'as pas gagné tant que tu n'as pas mis le dernier point. C'est assez rare dans comme situation tu vois, que tu regardes des sports collectifs, s'il a 10 butes d'avance, il a 5 minutes tu sais que le résultat est plié donc... le tennis vraiment tu as des retournements de situation en permanence. D'un coup tu te sens bien pendant 2-3 jeux, tout va bien, tu joues comme jamais, tu voles sur le terrain et 10 minutes après...
énorme coup de mou, fatigue, deux trois coups que tu rates et puis ça entraîne une spirale dans ta tête. te je comprends pas, j'arrivais à faire ça il a cinq minutes, pourquoi ça marche plus ? C'est Gilles Simon qui a écrit un livre là-dessus, ce sport qui rend fou. Tant que c'est pas terminé, c'est pas terminé. Aussi bien en positif quand tu mènes que en négatif quand tu perds, tu peux te rattraper à tout moment. Pour l'anecdote, l'année où je gagne le trophée du Val d'Oise dans ma catégorie, au deuxième tour,
je sauve 5 balles de match, par un mec qui classé 2 classements en dessous de moi, que je suis censé gagner facilement. Je sauve 5 balles de match et sur la 5ème que je sauve, il se claque. Et donc derrière, il ne plus jouer. Je gagne le match et je me dis mais j'ai été sauvé des cieux, je ne pas ce qui s'est passé, mon étoile était là aujourd'hui. Et derrière, je ne perds plus un set de la compétition et je gagne le trophée.
Speaker 1 (28:03.854)
ça aurait pu s'arrêter il a quatre mois sur un deuxième tour et non j'arrive en finale et je gagne. C'est des petits coups du destin comme ça et dans le tennis ça se produit mais en permanence.
Et comment tu fais pour sortir d'une de ces spirales négatives ? Justement, tu es en train de perdre, tu comprends pas pourquoi, t'es énervé contre toi-même.
Déjà il faut souffler un grand coup, faire un peu le vide dans sa tête, essayer de se rassurer sur des choses qu'on maîtrise. Parce qu'on a trop souvent au tennis, et je pense qu'à mes classements là sur les niveaux que je suis, c'est pas forcément très positif de toujours être dans une position d'attaque, de tenter des choses, d'être agressif. Et donc savoir aussi se dire, attends je vois que là il a un truc qui va pas, je vais revenir sur mes fondamentaux,
Je vais essayer taper moins fort, je vais essayer de mettre plus de hauteur dans la balle pour regagner en fait de la confiance. Il faut se retrouver dans la position de réussite. Au tennis, c'est ce qui permet d'être dans un bon mood. C'est d'être en confiance, de savoir que tel coup je le maîtrise et si tel coup je ne le maîtrise pas, je vais trouver un autre moyen. Soit je ne pas le faire, soit je vais le faire différemment. d'être dans sa capacité d'auto analyse, d'auto critique.
Et si on reste dans le même schéma, qu'on rate, qu'on rate, qu'on rate et qu'on n'est pas capable de se dire « attends, pourquoi je suis en train de rater ? » Là c'est sûr que c'est foutu. Vraiment dans ces situations-là, il faut savoir faire son autocritique, faut savoir souffler un bon coup et repartir au combat et d'être toujours dans une dynamique mentale positive, d'être toujours en train de s'encourager, toujours dans la recherche de sensations et de plaisir qui va ensuite emmener à la performance.
Speaker 2 (29:52.105)
Merci coach.
Avec plaisir. Je vous retrouve sur le terrain demain à 8h.
Est-ce qu'on peut dire aussi que le tennis a inspiré ta tenue de scène ?
Exactement, Je trouvais ça sympa pour quelqu'un qui joue de la trans, était populaire début 2090, d'aller conjuguer ça avec ma passion pour les vieilles tenues d'André Agassi des années 90. Donc des choses très colorées, très avant-gardistes, très osées, mais qui finalement, 30 ans après, reviennent à la mode et donc voilà, j'ai fait ce choix d'aller...
Et puis grâce à Vinted, aujourd'hui on est capable de retrouver des vieilles choses de collection de très bonne qualité. Et pour la petite anecdote, j'ai cette même passion avec Bob Sinclar que j'ai rencontré il y a un mois, qui m'a montré toute sa collection. elle est même vêtement que moi, donc lui il en a évidemment 200 paires et moi j'en ai petites dizaines. Mais on a cette passion là des vieilles tenues d'Agassi des années 90 qui sont exceptionnelles.
Speaker 2 (30:57.806)
Ok Alex, où est-ce qu'on peut te trouver ? Que ce soit en ligne ou en site.
et ben en ligne, réseaux sociaux, donc je suis plus actif sur Instagram et Facebook pour tous les boomers 30-40-ères de mon âge. J'ai un compte TikTok mais je suis en apprentissage, j'essaye d'étudier un peu en fait quoi faire de différent ou quoi faire de pertinent sur ces réseaux. Donc voilà, et puis ma musique vous pouvez la retrouver sur Spotify et sur Soundcloud. Et sur YouTube je mets les sets en entier
de temps en temps de ce que je fais. là il y en a quelques-uns là qui vont arriver ou qui seront disponibles. Et sur scène je serai donc le 13 décembre, on refait une soirée à Petit Bain. Et voilà, voilà où je serai là sur le prochain... la prochaine grosse échéance c'est celle-là.
D'accord. Et si je te réinvite dans le podcast en cinq ans, qu'est-ce que tu voudrais pouvoir me dire ?
Je voudrais pouvoir te dire que j'ai sorti plein de nouveaux sons, peut-être un album, parce que c'est un projet que j'ai quand même en fond de ma tête, qui est sur mon ordi. a Alex, album project, y a toute une série de morceaux que j'ai envie de faire et préparer là-dessus. ouais, ça sera déjà bien. Et puis de se dire que j'ai rejoué sur des scènes assez chouettes, en festival, type... Alors pour moi, la mec, serait Estate of Trance.
Speaker 1 (32:25.77)
mais s'il a d'autres choses qui arrivent en parallèle, on prend tout. Toutes les opportunités sont bonnes à prendre. En coin de la tête, il tout mon Roland qui traîne. Tu dirais un jour quand même, si j'arrive à jouer là-bas, ce serait cool. Même sur une petite scène, même dans les toilettes, si à mon nom quelque part, je prends. Donc voilà, continuer de prendre du plaisir, continuer à être inspiré et te dire que dans cinq ans, je fais encore de la musique et du tennis et que je suis heureux.
Super programme. Merci Alex pour ton temps. beaucoup. C'était un plaisir de discuter avec toi. Je mettrai en note de cet épisode tout tes liens, musique, compte Insta et billets. Je te souhaite une très bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business et de ton job.
C'est cool !
Speaker 1 (33:15.566)
Je te souhaite aussi plein de réussite avec ce podcast que tu fais. J'ai écouté quelques épisodes et c'est vraiment chouette. Tu reçois pas mal de gens inspirants. J'avais peur de ne être très intéressant, tu vois, c'est un peu le syndrome de l'imposteur qui nous prend de temps en temps. Mais en tout cas, beaucoup de réussite et de plaisir aussi dans ce que tu fais. Merci beaucoup.
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et si tu veux aller encore plus loin et mettre ces stratégies en application, découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel, où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncom.com Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.