Kasia (00:00.078)
Penses à ce que ça pourrait t'apporter dans la vie d'être capable d'aller parler à n'importe quel inconnu, de te sentir suffisamment à l'aise pour envoyer un mail au directeur d'une boîte ou une célébrité qui tu voudrais entrer en contact. Cette audace-là, c'est un vrai atout dans la vie. Mais elle ne se développe pas comme ça. Elle se développe justement parce qu'on s'est exposé régulièrement à du rejet. Et ça ne marche que si tu le fais régulièrement. Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants,
qui montre les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:13.519)
Hello hello les amis ! Cette semaine, termine notre série en 4 épisodes qui ont été un petit peu sms tout au long du podcast sur le thème de comment trouver des clients. Et on a vu ensemble les réseaux sociaux, on a vu ensemble le bouche à oreille et le networking, on a exploré la publicité et aujourd'hui, parce qu'on a laissé le meilleur pour la fin, on va parler de l'activité qui fait peur à 90 % des indépendants et je pense à 99 % de la population. J'ai nommé la prospection.
il a peu de choses qui nous activent le système nerveux autant que l'idée de contacter des inconnus pour leur proposer nos services. Seulement 2 % des ventes se font au premier contact. 80 % des ventes se font entre le 5ème et le 12ème contact, même si le taux moyen de réponse à un email de prospection, dit froid quand tu démarches quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de toi, est entre 3 à 5%. Sachant que 44 % des indépendants abandonnent après le premier refus ou absence de réponse.
De la même façon que nous, tant que personnes démarchées, parfois nous recevrons des emails non sollicités ou des messages dans notre Instagram. Et pour peu que pour nous ce ne soit pas une expérience agréable ou même neutre, va se dire forcément que ça doit être la même chose pour les autres. Chez les personnes empathiques qui se mettent facilement à la place d'autrui, elles vont avoir l'impression de déranger. Ça va aussi activer notre peur de ne pas être à la hauteur. Parce que si on n'a pas de réponse ou si on a un nom, on ne pas se dire que c'est parce que cette personne ne me connaît pas.
On n'a pas encore établi de relation et du coup elle ne m'envisage pas encore comme un ou une partenaire potentiel. Non, on va aller directement à la case, je ne suis pas assez bien, mon travail n'est pas à la hauteur, ou pour qui je me suis pris en contactant cette personne et en croyant qu'elle allait me répondre. Et puis il aussi la peur de envoyer quelque chose de maladroit, de se griller ou de griller ses cartouches. Et l'immense défi que je me donne dans ce podcast, c'est d'essayer de te convaincre que malgré ce fort autrogène, malgré ces émotions négatives qui remontent à la surface, bien ça vaut quand même le coup.
d'investir aussi cette activité-là pour développer ton business. Prospecter, n'est pas seulement envoyer des emails, c'est aussi faire des candidatures spontanées, c'est demander des mises en relation, c'est postuler aussi à des bourses ou des résidences, passer des concours ou te rendre aussi sur un salon en vue de rencontrer des prospects potentiels. Dans le terme prospection, ce qui est vraiment important, c'est ce préfixe de pro, c'est-à-dire de devancer la demande. Et voici pourquoi ça en vaut la peine. Déjà tout simplement parce que dans beaucoup de situations, tu n'as pas d'autres solutions.
Kasia (03:33.871)
tu es obligé d'en passer par là si tu veux rencontrer ta clientèle cible. Si tu as une offre B2B, il y a très peu de chances que tu puisses toucher ta clientèle cible via une publication Instagram ou même une publicité classique. Je te garantis que si tu restes à ton compte suffisamment longtemps, il y aura toujours un moment où tu diras « bon, j'ai un peu fait le tour de mon réseau, je connais ses contours et ses limites, et pour aller là où je veux, j'ai vraiment besoin de détendre mon réseau Alors tu vas me dire « c'est à ça que sert le networking, non ? » Oui, tout à fait, mais la prospection, c'est aussi un déclencheur de networking.
L'objectif d'un email de prospection, même si ça peut te surprendre, ce n'est pas de conclure une vente. Un email de prospection, c'est la première étape d'une nouvelle relation. C'est l'équivalent d'aller parler à quelqu'un en lui demandant est-ce que tu veux être mon ami, mais version business. Et certaines personnes vont dire non, j'ai déjà beaucoup d'amis et pas du tout le temps de créer de nouvelles relations. Mais il y aura aussi des personnes qui diront bah ouais, tiens, viens, on va se prendre un café, on va se découvrir et on va voir si on peut devenir ami. Et donc, c'est ma deuxième raison, c'est que si tu veux évoluer, si tu veux, par exemple, monter en gamme dans ton offre,
Si tu veux toucher un tout nouveau réseau, tu n'auras pas vraiment le choix que de passer par la case prospections ou networking prospectif si tu préfères, pour faire de nouvelles rencontres qui te permettront par la suite peut-être de positionner ton oeuvre. Et il a une troisième raison. Alors ça dépend vraiment des personnalités, mais moi c'est le genre de raison qui me motive. vois, j'ai un fond d'esprit de compétition qui fait que si tu me dis que quelque chose est dur, c'est trop dur pour toi, tu peux pas y arriver, ben paradoxalement ça me donne envie d'essayer. Il y a un truc assez galvanisant à se dire, je vais faire un truc dur où 44 % des gens s'arrêtent au premier nom.
et 92 % s'arrêtent au quatrième. Et c'est peut-être présomptueux, c'est peut-être fou, mais je vais essayer d'arriver jusqu'à l'échange numéro 5. Et cette troisième raison, du coup, c'est de pratiquer tes compétences en vente. La prospection est une excellente école pour surmonter tes peurs sur la vente. Ça te permet notamment de pratiquer l'art de vendre à une audience froide. Si tu arrives à gérer ça, crois-moi, tout le reste, paraîtra mais tellement facile. Aller sur des salons, aborder des gens lors d'un networking, partager ta vie et ton travail sur les réseaux.
intervenir dans un débat ou dans un podcast, honnêtement ça te semblera très très facile si tu passes cette espèce de mur du son psychologique qu'est la prospection. Et donc si tu as le genre à foncer, peut-être baisser vers le défi et que tu veux apprendre à vendre, en tout cas apprendre à être super à l'aise en situation de vente super vite, c'est un excellent baptême de feu que te lance la prospection. Mon objectif avec ce podcast, c'est de partager avec toi quelques conseils, certains à qui à la dure, c'est-à-dire en commettant énormément de fautes pour avoir plus de réponses et potentiellement que ça débouche sur quelque chose.
Kasia (05:55.021)
mais aussi je vais t'aider à recadrer l'expérience globale pour qu'elle soit moins pénible. D'ailleurs, je vais commencer par ça. C'est un conseil vraiment de life coaching qui peut s'appliquer à n'importe quelle activité que tu t'apprêtes à faire et qui n'est pas fonctionnement agréable. Surtout s'il a cette voix dans ta tête qui te dit mais t'es vraiment obligé de le faire, qu'il s'agisse de la prospection, qu'il s'agisse d'aller chez le médecin, ou qu'il s'agisse de enfin ranger ce placard qui déborde. À partir du moment où tu décides de le faire, considère que cette décision vaut loi, qu'on ne revient pas dessus, qu'on ne négocie pas avec.
On n'essayait pas de l'ouvoyer, de se dire « ah mais peut-être que je pourrais le faire demain, peut-être que c'est pas essentiel » Non, tu ne te laisses pas le choix. C'est un petit peu comme si tu étais sur un pont entre deux rives mais que t'es quand même beaucoup plus proche du départ que de l'arrivée. Si tu te laisses le choix, tu vas trouver beaucoup plus d'arguments pour ne pas le faire et pour reculer que pour avancer. Alors que si tu ne te laisses pas le choix, si tu dis il a qu'un seul chemin et c'est droit devant moi, on fait pas demi-tour, on recule pas », eh bien tu vas continuer d'avancer. Deuxième chose importante, si tu as décidé que quelque chose était essentiel, nécessaire pour ton bien-être,
pour la santé financière de ton entreprise, ne dénigre pas ton expérience. On ne fait pas caca, là on va manger, pour être poli. Même les animaux savent ça. Si t'as décidé que t'allais manger quelque chose, même si c'est la soupe à la grimace, ne fais pas caca à côté. Et faire caca, métaphoriquement parlant, c'est te dire « ah j'ai pas envie, ah ça va être nul, ça va être un moment horrible, je sais pas pourquoi je le fais ». On demande pas d'aimer ça. On demande pas d'être super content à l'idée de faire la prospection. C'est à minima que ce soit neutre.
Je me souviens quand j'ai dû me faire opérer du genou, j'étais pas du tout ravie à l'idée de me faire opérer. D'ailleurs j'ai hésité un petit moment parce que d'un côté mon chirurgien me disait il faut absolument vous opérer, vous êtes jeune, sinon vous allez avoir plein de problèmes, il plein de sports qu'on pourrait pas faire. Et ce que me disait mon kiné qui nous a vous savez moi je connais plein de gens qui vivent sans ligaments, pouvez quand même faire du sport, alors oui il faut une certaine rééducation mais c'est faisable. Mais à partir du moment où j'ai décidé de suivre le chirurgien et de me faire opérer, j'ai bloqué l'accès à toutes les options. Donc je ne suis pas allée regarder les stats de succès, je ne suis pas allée regarder des vidéos, des témoignages qui font peur.
Honnêtement, j'avais un peu d'appréhension avant l'opération, même si franchement, il y a pire comme intervention chirurgicale sur l'échelle de l'invasivité. Mais en fait, une des façons dont j'ai pu gérer mon appréhension, c'était de ne pas y penser. Mon mantra, c'était de toute façon, je vais le vivre à telle date, de telle heure telle heure, j'y serai à la clinique, je me faire opérer, donc j'ai pas besoin d'y penser à l'avance. Moins de temps, j'y pense, mieux je me porte. Et à minima, c'est ce qu'on peut faire avec toutes les activités qui nous font pas envie. On ne dénigre pas ce qu'on va faire. On ne se dit pas que c'est nul, qu'on ne le fait pas bien et que ça va pas marcher.
Kasia (08:19.841)
On essaie quand de trouver des phrases un peu plus positives à se dire. À minima, on peut se dire bon, je vais faire un truc qui difficile et je fière de moi de le faire. Mais j'apprécie d'être le genre de personne capable de faire des choses qui ne sont pas garanties et qui sont difficiles. C'est une qualité qui sert à plein moment dans la vie. Un troisième type de recadrage, ce serait au niveau des attentes. Et là, on va parler vraiment de façon tout à fait honnête toi moi. Il a cette espèce de paradoxe où à la fois, on se dit que ça ne sert à rien, qu'on n'aura pas de réponse. Mais en même temps, quand on se met à écrire, quand on se met à composer son email,
à rechercher des informations sur l'entreprise ou la personne qu'on contacte, on ne peut pas s'empêcher d'avoir un petit espoir quand même, de se dire « mais je mets tous les efforts dans mon message, ce ne serait que justice après tout si j'avais une réponse ». Et je pense qu'en faisant ça, on se conditionne vraiment pour l'échec. Parce que dans le monde du travail, travailler dur n'équivaut pas nécessairement récompense. Un facteur beaucoup plus important que l'effort qu'on fournit, c'est la précision de notre visée. Par exemple, il vaut mieux contacter trois personnes mais extrêmement pertinentes et ciblées.
que 300 personnes génériques dont on a acheté les adresses sur une base d'email. Mais ce n'est que mon opinion. Une façon de cadrer cette expérience est vraiment soit sous l'angle de l'apprentissage, je suis en train d'apprendre quelque chose qui est dur et je me félicite pour ça, soit carrément sur le mode du jeu. Comme si vraiment c'était un jeu vidéo et bon bah je vais me faire éclater parce que c'est des niveaux super durs mais si j'arrive à passer un niveau, ça me donne aussi de la satisfaction de faire partie des survivants et d'augmenter, de progresser dans le jeu. Je dis ça alors que je ne suis pas du tout une gameuse, mais bon.
Je connais quelques gamers, j'ai pu les observer de près, donc voilà, je sais un peu comment ça fonctionne. Une dernière chose avant qu'on rentre vraiment dans le comment prospecter, comment s'y prendre. La prospection, c'est le genre d'activité qui n'est dure que les 3, 4, 5 premières fois quand tu le fais régulièrement. Imagine que ce soit ton job, que ce ne soit pas toi que tu vendes, mais que, au hasard, ton job alimentaire ou ton job étudiant, ce soit justement d'aller démarcher des personnes pour le compte d'un tiers. La première journée, elle ne pas être forcément super sympa, mais déjà la fin de ta première semaine, tu t'en tiens beaucoup mieux.
Et à la fin du premier mois, appeler des gens qui te raccrochonnaient, ce sera juste à routine. Moi pendant toute une partie de ma vie, je me répétait que je n'aimais pas vendre, et pourtant ça ne m'a pas empêchée d'être hôtel sur des salons, d'être animatrice en supermarché, de distribuer des flyers dans la rue. Et c'est quelque chose que j'ai effectivement remarqué, c'est qu'au bout du troisième, quatrième, on va dire, rejet, il y a quelque chose qui se recalébrait en moi, qui faisait que je devenais moins sensible à ce rejet. Dans la vie de tous les jours, on est rarement exposé à ce niveau de rejet ou d'indifférence.
Kasia (10:42.763)
Et du coup, notre thermostat interne est très sensible au moindre non. Ça nous touche en plein cœur, on a du mal à s'en remettre. Mais quand notre expérience nous habite à entendre non plusieurs fois par jour, pendant des semaines voire des mois, il a un effet de désensibilisation face au phénomène qui fait qu'on ne le vit tout simplement plus pareil. Ça ne nous touche plus autant qu'avant. Limite on s'y attend. C'est là quand même où les neurosciences viennent apporter un éclairage intéressant.
c'est que la raison pour laquelle la prospection déclenche notre système nerveux, c'est tout simplement parce que ça disrupte un pattern de notre esprit et que tout ce qui crée de l'incohérence ou de l'imprévisibilité est une source d'angoisse pour les personnes hypersensibles. Mais à partir du moment où on recadre l'expérience comme, tu vas appeler quelqu'un qui ne pas forcément ravi de t'entendre, on crée une forme de prévisibilité, ce qui ne pas forcément l'expérience ecstatique ou super agréable, mais au moment où on peut s'y attendre. Et pour peu qu'on le fasse assez régulament, très vite, ça ne devient plus un problème.
Et là aussi, pense à ce que ça pourrait t'apporter dans la vie d'être capable d'aller parler à n'importe quel inconnu, de te sentir suffisamment à l'aise pour envoyer un mail au directeur d'une boîte ou une célébrité qui tu voudrais entrer en contact. Cette audace là, c'est un vrai atout dans la vie. Mais elle ne se développe pas comme ça. Elle se développe justement parce qu'on s'est exposé régulièrement à du rejet. Et ça ne marche que si tu le fais régulièrement. oui. Parce que si tu le fais une fois de temps en temps, tous les six mois, tu n'auras pas le bénéfice de cette désensibilisation. Il faut vraiment que tu le fasses régulièrement. Une fois par semaine, c'est bien. Au moins tous les mois.
Voilà l'état d'esprit dans lequel je voudrais que tu approches la prospection. Donc maintenant qu'on y est, voici comment augmenter tes chances de faire une touche. Je rappelle, l'objectif d'un mail de prospection, ce n'est pas de signer un contrat, c'est d'avoir une réponse. Même si elle est négative, même si elle est évasive, même si on n'a pas vraiment besoin de merci », partons de là. Ça va grandement simplifier ton travail de rédaction. Parce que tu n'as plus besoin de composer un roman à te lire et à te relire 4-5 fois pour être sûr de n'avoir pas omis le moindre détail sur ton offre.
T'as pas besoin de le faire dès le premier email. L'erreur que je trouve font beaucoup d'indépendants et je le sais parce que mes clientes me font relire leurs emails. Quand elles me disent, j'ai envoyé tel ou tel email de prospection, j'ai pas eu de réponse, je leur demande qu'est que tu as envoyé. Et très très souvent, à moins qu'on ait préparé le mail ensemble, ce que je pense à c'est que les mails est beaucoup trop longs. Ça part d'une bonne intention, c'est une façon de montrer pas de blanche. Mais en réalité c'est contre productif. À l'étape du premier contact, on ne sait pas encore si c'est pertinent pour nous de discuter. Si je te contacte, c'est parce que je pense que c'est pertinent mais j'en suis pas sûr à 100%.
Kasia (13:00.664)
Voilà pourquoi je préconise que les messages d'accueil soient courts, c'est-à-dire 3-4 phrases max. Pas 3-4 paragraphes, c'est pas une lettre de motivation, c'est vraiment un message d'accroche. Plus c'est court, quelque part mieux c'est. Deuxième chose qui peut augmenter de 80 % tes chances d'avoir un rendez-vous, c'est si tu écris de la part de quelqu'un. Alors là, c'est un peu le gras, je t'avoue. Quand tu dis « Joue contact » de la part de Monsieur-Madame ou suite à mon échange avec Monsieur-Madame, ou mieux si tu mets cette personne en copie, alors là, power move.
Franchement, ça vaut le coup, parfois, de faire une petite recherche. Alors, sur l'entreprise elle-même, oui, c'est mieux que tu enquêtes un peu sur à qui tu t'adresses pour savoir si c'est pertinent que tu aies contact. Recherche les entreprises que tu veux contacter sur LinkedIn et regarde les connexions. Écris aux gens pour demander une mise en relation. Tout le monde ne te donnera pas ses contacts, mais si tu as une recommandation, ça pourrait augmenter tes chances d'avoir un rendez-vous. Et un autre endroit où avoir ces recommandations et ces mises en relation, c'est en allant à des événements de networking où tu vas discuter avec d'autres professionnels, où tu vas te présenter.
Et souvent ce qui peut se passer c'est que la personne en face de toi n'est pas forcément ta cible mais elle connaît quelqu'un qui pourrait l'être. Et elle te dit bah contacte machin de ma part ou je connais quelqu'un qui recherche exactement ce type de prestations. Voilà si tu peux avoir une mise en relation c'est top. Maintenant si tu ne l'as pas. Si tu n'as pas de mise en relation et si tu vraiment tout en bas de la montagne et que tout reste à faire, voilà certaines choses qui vont t'aider. J'appelle ça les 3 P et j'en ai parlé dans l'épisode numéro 12 de ce podcast sur les relances. C'est d'ailleurs rigolo que j'ai fait un épisode sur les relances avant de parler de prospection mais c'est comme ça.
D'ailleurs, je te conseille de l'écouter après celui-ci parce que ça va te donner des rappels peut-être utiles. J'évoquais dans cet épisode mon process des 3 P que doit contenir ton message. Et ton message, comme je le disais, le plus court et le plus concis possible. Donc ce message doit contenir un élément de pertinence. Expliquez dès la première phrase pourquoi je te contacte. Je vous contacte de la part 2. Je vous contacte parce que j'ai vu que vous faisiez ceci ou cela. Je vous contacte parce que j'ai vu votre publicité ou je suis passée devant votre stand à sur tel ou tel salon.
C'est important de montrer que la démarche n'est pas à random si je vous contacte, parce qu'il a une bonne raison, en gros. C'est une façon de dire, vous ne perdez pas votre temps à entrer en relation avec moi et à changer avec moi. On a quand des choses en commun. Deuxième P, c'est la personnalisation. Je sais que c'est tentant de faire des copies et coller. Surtout vu le niveau de rejet, on dit à quoi bon passer des heures et des heures sur un message si c'est pour se faire jeter. Je comprends, mais pour autant, j'aimerais quand même que tu cherches un élément de personnalisation pour créer un lien. Parfois, c'est déjà fourni par le contexte.
Kasia (15:23.071)
Ce que j'appelle l'élément de personnalisation, c'est de montrer que le message que tu envoies est spécifique à cette personne-là. Par exemple, si tu contacts plein de boutiques de design pour leur proposer ton produit, il y a des raisons pour lesquelles tu as contacté cette boutique de design en particulier. Peut-être parce que le style, épuré, contemporain, moderne, correspond beaucoup au produit que vends. Ça, c'est un élément de personnalisation. Si tu dis je vous contacte de la part de quelqu'un parce que nous avons travaillé ensemble, tu coches de case un coup. Et le troisième P que ton message doit contenir, c'est une proposition.
Et une proposition, je te le dis tout suite, ce pas forcément travailler ensemble, mais c'est un échange. Je vous invite à un échange avec moi. Je vous invite à discuter de vos besoins. Je vous propose de découvrir notre gamme de services, mais j'attends d'abord que vous me disiez que ça vous intéresse pour vous l'envoyer. Dans un scénario idéal, ce qu'on voudrait, c'est que cet email débouche sur une réponse, qui débouche sur un rendez-vous, qui débouche sur un pitch en personne, qui débouche sur un devis, qui débouche sur un contrat. Ça fait déjà six étapes. La vente, elle va pas se conclure dès le premier échange. Donc, ça ne à rien de proposer un partenariat à ce moment-là.
Le secret c'est de poser une question à laquelle il est facile de dire oui. Bonjour madame, responsable de la galerie, machin et machin. Je suis artiste peintre sur telle ou telle région et je voulais savoir si vous acceptiez encore les portfolios par mail. C'est plus facile de répondre oui ou non à un mail comme ça plutôt que bonjour madame, je voici mon portfolio, n'hésitez pas à me contacter si mon travail vous intéresse et que vous voulez aller plus loin. C'est beaucoup plus difficile d'avoir un oui à cette question parce que si je te réponds c'est que je suis intéressé alors que je ne pas encore. Fondamentalement c'est ça le contact du premier chancel. Je ne sais pas encore si c'est pertinent pour nous travailler ensemble. On veut juste le valider en quelques questions.
Parce que deux choses en une. Si la personne me répond disant non, ne plus de candidature par mail, je vais pouvoir lui répondre disant d'accord dans ce cas là, comment faire pour travailler avec vous ? Et si la personne ne me répond pas, je vais l'appeler pour dire bonjour, je fais suite à mon email parce que j'avais une question à vous poser, comment ça se passe sur votre travail avec vous ? Et si elle me répond, il envoyer un portfolio à telle ou telle adresse, je vais lui dire très bien, est-ce que je peux leur écrire de votre part ? Et ça paraît tout bête, mais fais des compliments, surtout des compliments sincères. Dis ce que tu aimes chez la personne que tu contacts, dis ce qui t'attire, dis ce qui te plaît.
Ça paraît basique, mais ça marche tellement. C'est comme les gens beaux. On ne leur dit jamais qu'ils sont beaux parce qu'on se dit, il ou elle doit l'entendre tout temps, ça doit saouler à force. Et bien non. De ce que j'ai entendu en travaillant avec des mannequins, des actrices, on leur dit très rarement qu'elles sont belles. Au contraire, surtout quand elles travaillent dans un milieu professionnel autour de la beauté, c'est plus fréquent qu'on les critique et qu'on les bâche plutôt que l'inverse. Même si tu contacts la personne dont tu es le plus fan, n'hésite pas.
Kasia (17:47.351)
à dire à quel point tu aimes cette personne et à dire pourquoi tu aimes cette personne. Ce n'est pas le tout de dire que tu kiffes les gens si tu envoies le même message à tout le monde. Dire je suis absolument fan de votre travail », ce n'est pas même chose que dire « j'ai vu votre dernier expo, je l'ai trouvé ultra pertinent, notamment en telle œuvre, vous avez fait raisonner avec telle œuvre d'un neutre plasticien ». C'est vraiment formidable. Autre chose si tu veux augmenter tes chances de succès, c'est d'appeler les gens. L'email c'est bien, mais le téléphone c'est mieux. Je suis d'accord. Encore faut-il avoir les numéros des gens appelés ? Encore faut-il passer à travers le filtre du standard ?
mais tu as plus de chances d'avoir un échange réel avec la personne que si tu envoies un mail. Et à la peur de déranger, on va couper court très vite. À partir du moment où quelqu'un a un numéro professionnel, cette personne est payée pour être rejoignable entre telle heure et telle Alors tu dis pas de l'appeler le samedi matin ou le dimanche soir, mais dans une plage horaire raisonnable entre on va dire 10h et 17h en semaine, tu as tout à fait le droit d'appeler quelqu'un. Et même les gens qui sont sur-solicités, les agents d'artistes, les galeries,
Certains vont te dire non mais ça se fait pas de les démarcher parce qu'ils sont déjà tellement sursolicités. Oui c'est vrai. Et en même temps n'importe quel agent, n'importe quel éditeur, n'importe quel producteur d'artiste est constamment à la recherche de la prochaine pépite. Et qui sait ce sera peut-être toi. S'il a un match entre ce que la personne recherche et ce que tu proposes, ce sera pas un problème de l'avoir démarché. Au contraire elle trouvera que c'est des culottés de ta part et que tu as bien fait. Alors que si tu attends qu'elle vienne te découvrir, il y a des chances que ça n'arrive jamais. Voilà pour mes conseils.
d'ordre général sur la prospection. Je te laisse avec un exercice que je donne à mes clients qui font de la prospection et qui sont en PLS à l'idée de le faire. C'est d'évaluer chacun de leurs appels, surtout si tu fais des appels téléphoniques. Zéro étant, je n'ai pas réussi à avoir la personne, il faut que je la rappelle. Un étant, ça s'est pas super bien passé, mauvais échange, mauvais interlocuteur, j'ai bafouillé. En gros, si j'ai un un, c'est qu'il faut que je cherche une autre personne.
Je lâche pas forcément l'affaire sur l'entreprise, mais ce pas forcément ce point d'entrée-là. Deux étant, c'était une conversation normale, mais il a pas de besoin actuel et donc ça a débouché sur rien. Trois étant, ça s'est super bien passé. J'ai réussi à obtenir un mail ou un rendez-vous où la personne m'a demandé une plaquette. Ça, c'est ce qu'on veut. Trois, c'est la note maximale. Je leur disais, amuse-toi à noter tes calls. En gros, plus tu as de 1 et de 0, plus tu te donnes une récompense à la fin de la journée.
Kasia (20:09.417)
Évidemment dans le cadre des coachings, on travaille de façon plus spécifique à composer un message qui est pertinent, personnalisé et aussi à composer des réponses parce que parfois on obtient des réponses mais on ne pas comment les naviguer. Un dernier conseil qui est là aussi un changement de mindset que je trouve super fort et je voulais vraiment le laisser pour la fin, c'est que imagine si ton challenge c'était d'obtenir 100 noms en un mois. Vraiment tu t'amusais parce que c'est un jeu, à postuler à des trucs, à demander des choses éhontément et de façon improbable pour voir combien de noms tu reçois.
C'est genre d'expérience qui change ta vie. C'est d'aller au devant du nom et de voir combien de noms tu obtiens réellement. Tu vas voir que tu vas obtenir des trucs et tu vas halluciner. Tu vas halluciner devant toutes les portes qui s'ouvrent devant toi juste parce que tu eu le courage de frapper à la porte. Donc s'il avait un message de fin, ce serait celui-là. Ose. Ose frapper à la porte. Ose demander. Ose dire que tu rêverais de rejoindre ta loute à l'agence. Et ose demander ce que tu dois faire, que ce soit le cas un jour. Indépendamment du résultat que tu obtiens, simple fait d'oser, ça rajoute
plus mille à ton aura personnel, vois. Tu te sens mais réellement tellement plus forte, tellement plus fière. Et franchement, c'est presque addictif ce sentiment. Ce sentiment d'audace en fait. C'est vraiment grisant de transcender la peur. se dire, oui ça me fait peur, la peur ne peut pas m'arrêter, j'y viens quand même. C'est incroyablement libérateur cette sensation. Et la prospection, aussi prosaïque que ce soit comme activité, ça peut apporter ça. Voilà mes chères auditrices et mes chers auditeurs. C'est tout pour aujourd'hui.
Je vous donne rendez-vous très bientôt dans un nouveau podcast. Et si tu veux qu'on échange pour que je puisse t'accompagner sur ta stratégie commerciale ou sur ton mindset entrepreneurial ou ta posture de vente, viens contacter moi parce qu'il est encore temps de rejoindre mon programme annuel Glow Up qui démarre ce mois-ci en février. Je souhaite une très bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
Kasia (21:57.533)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.