speaker-0 (00:00.206)
L'argument qui était contre Wikipédia et à 15 ans, c'est celui qu'on brandit aujourd'hui contre l'IA, à savoir, ils réfléchissent plus, copy-col. Les mauvais élèves, oui. Les mauvaises copies, oui. Mais les bonnes, non. Et la seule chose qui reste pour moi, c'est la réflexion.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes, trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients.
Des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
speaker-1 (01:07.886)
Bonjour et bienvenue dans Bien à mon compte. C'est notre toute première interview de l'année et j'ai l'honneur de recevoir Georges-Henri Bettebaze qui va parler de sujets fascinants tels que l'intelligence artificielle mais aussi les nouvelles technologies et la transmission parce qu'il est directeur pédagogique d'une école. faut nous expliquer tout ça à Georges-Henri.
Bonjour et enchanté, Kasha, très heureux d'être ici. Je suis très intéressé par cette discussion parce que je pense que l'angle qui est le tien est très intéressant.
tu es ce que je considère une de ces personnalités au parcours atypique qui n'a pas vraiment un parcours classique. es entrepreneur, tu as créé des sociétés, tu as lancé des projets, tu as un créatif, tu as un penseur et tu es également prof. Est-ce que tu pourrais, pour nos auditeurs qui ne te connaissent pas, récapituler ton parcours en deux, trois phrases ?
Avec plaisir. En gros, j'ai un parcours qui est faussement linéaire. Je suis un passionné de musique depuis mes 5 ou 6 ans. Ensuite, en grandissant, je suis parti dans d'autres directions, à savoir Prépa Littéraire, qui était un autre gros domaine d'intérêt pour moi, les littératures et philosophies. Donc j'ai fait ça. Au bout d'un an, j'ai passé un peu par hasard le concours de Sciences Po que j'ai eu. Je pensais pas l'avoir. Tout monde était surpris, mes parents inclus. Voilà. J'étais parti pour faire de la communication parce que...
la communication, l'expression avec la littérature, etc. Ça me parlait naturellement, entre guillemets. Et j'ai réalisé qu'au-dessus de ça, il a une sorte de couche un peu plus sophistiquée, un peu plus conceptuelle qui était le marketing qui m'attirait, qui était le point de jonction entre la partie stratégique, analytique et la partie créative, création de contenu, de communication. donc j'ai fini sur ce poste. J'avais avoir 21 ans, j'étais encore assez jeune. Donc j'ai passé le concours d'école de commerce et j'ai été pris à HEC. Et j'ai fini donc HEC avec une majeure marketing parce que je voulais travailler dans le marketing.
speaker-0 (02:50.31)
Mon secret désir à l'époque c'était justement de dans le marketing musical, j'ai fait mes stages à Universal Music, en radio, etc. C'était en 2005, au moment où l'industrie musicale était en difficulté profonde et j'ai eu un moment de désitation. J'ai commencé ma carrière dans une entreprise de cosmétiques connue mondialement à la place qui s'appelle L'Oréal. Aucun regret d'ailleurs parce que j'ai fait des choses passionnantes, notamment parce que j'ai fait ça en Russie, en VIE. J'ai vécu presque cinq ans en Russie.
j'ai fait des choses que j'aurais pas pu faire ailleurs parce que justement j'avais la possibilité, on avait plus de marge en étant jeune pour faire des choses que j'aurais probablement pu avoir entre guillemets dans les mains en France ou en Europe, de l'ouest. Et après quelques années, il y avait la crise économique et puis moi j'ai réalisé en faisant que ce qui m'intéressait le plus c'était pas le marketing juste mais le marketing digital. La partie innovation qui dans les années 2000 était en pleine explosion avec le web qui se développait, les applications, les débuts des applications, le mobile etc. Je travaillais dans la téléphonie mobile pendant trois ans.
au moment du premier iPhone, un moment assez fascinant. Donc je suis revenu en France et je suis revenu dans la tech. Alors je suis passé par une société de conseils qui s'appelle Capgemini, stratégie, communication stratégique avec l'angle d'innovation. Et après ça, j'ai commencé à monter mes premiers projets et je jamais arrêté. Ça fait 15 ans que je suis entrepreneur, j'ai monté de divers projets. Et actuellement, j'ai deux sociétés, une société de digital, du conseil à marketing digital, essentiellement, et un studio d'IA. Et en parallèle de ça, je me suis retrouvé à donner des cours petit à petit au fil des ans.
et au point de devenir l'année dernière responsable pédagogique d'un problème de master et d'un correspondant de bachelors. C'est-à-dire dans une école de luxe, marketing de luxe. Voilà donc un parcours qui est sur le papier pourrait être de loin cohérent et je passe les détails mais qui vraiment est un parcours qui à mon sens me représente, qui a été d'essayer de plein de choses parce que j'étais pas sûr de ce que je voulais.
C'est chouette d'avoir pu explorer tous ces centres d'intérêt dans tes différentes incarnations professionnelles. Et en plus, tu réussis à rendre le marketing sexy. Pour beaucoup de gens, le marketing, c'est un gros mot, c'est pas un domaine qui est très appétant. alors peut-être que tu vas réussir à rendre sexy aussi l'intelligence artificielle. Je constate en tout cas qu'elle inquiète autant qu'elle fascine. Dis-moi toi comment tu vois cette progression fulgurante de l'IA dans nos vies et quel est ton point de vue qui fait peut-être que tu l'abordes avec optimisme plutôt qu'appréhension ?
speaker-0 (05:03.896)
Alors j'ai commencé à travailler sur des projets IA avant l'IA générative. Ça a commencé en 2018 sur le lancement de la première offre mondiale de conseils en IA du groupe Capgemi. Et je travaillais du coup avec quelques-uns des experts honnêtement reconnus au niveau international du sujet dans la société et par de là ça. Et j'ai découvert beaucoup de choses parce que je connaissais que les grands principes presque azimoviens, si on remonte à la littérature d'ailleurs, de ce qui est logique de robotique et d'intelligence artificielle, mais j'étais honnêtement un néophyte.
et j'ai discuté avec des vrais experts, c'était l'époque du machine learning, des choses très industriels d'ailleurs, qui existent toujours, et c'était déjà assez intéressant, pas aussi sophistiqué qu'on a connu, mais déjà assez captivant. Et petit à petit, il a générative arrivant, on a commencé très rapidement à se rendre compte de l'intérêt que ça pouvait avoir. Je travaillais à l'époque avec un artiste contemporain brillant, qui s'appelle Jordan Sagey, et on travaillait sur des projets au croisement entre l'art et le digital.
Il se trouve qu'un ami à moi, Open Promo, avait développé un artiste digital qui générait des tableaux IA. On avait discuté et on a commencé à travailler ensemble sur son projet. En parallèle de ça, commençais à donner des conférences dans des écoles sur l'IA, sur... l'innovation générale, en particulier, notamment des écoles de tech, d'ailleurs. C'est là aussi que j'ai rencontré des gens qui ont monté une société de coaching on IA où je suis actuellement coach d'IA pour des entreprises. Ce qui était fascinant, c'est qu'on a commencé à faire des choses de génération de contenu...
d'abord images, et en 2023 c'était assez rustique, parce que tu t'en souviens c'était encore les moments où si tu avais une main avec six doigts c'était fréquent.
Oui, à l'époque on se disait, bon ben, Lya fait ça, ça va, on est tranquille. Voilà.
speaker-0 (06:40.01)
Exactement, on a de la marge. puis en fait, 6 mois sont passés et on faisait des vidéos en voice over. Bon, donc les choses sont allées très très rapidement. On a pivoté encore et on s'est maintenant orienté plus vers le côté agentique, c'est à dire créer des agents, donc des processus complexes avec de l'IA qui permettent de faire beaucoup mieux des tâches spécifiquement identifiées et qui nous permettent, si on les calibre bien, si on les exploite bien, de générer des contenus ou de gérer des tâches en réalité dans nos organisations, dans nos activités de façon beaucoup plus efficace.
optimiser, voire nous aider aussi même à réfléchir, à brainstormer etc. parce que je crois beaucoup à l'idée que l'IA bien conçue peut aider aussi même à réfléchir aussi. Petit à petit je commence à donner des conférences puis des cours et maintenant je suis prof d'IA.
Donc coach en IA, prof d'IA, qu'est-ce qui te fascine à ce point avec ce domaine ?
qui me fascine vraiment, c'est comment l'innovation peut venir au service de notre capacité naturelle à créer, à innover, à réfléchir. C'est vraiment ça qui est le point entre la philosophie, la musique, le marketing, le digital pour moi. Et l'Illiette est aujourd'hui pour moi le meilleur outil qu'on a à notre disposition pour faire ça. C'est une technologie qui agnostique par nature, c'est-à-dire qu'elle a créé des choses par rapport à ce qu'on lui demande. Donc la question c'est qu'est-ce qu'on fait avec ? Qu'est-ce qu'on lui pose comme question pour avoir le résultat qu'on espère intéressant ? Si on prompte bien,
Si on pose bien les questions, si on met en place des agents intelligents, c'est-à-dire pour des bons sujets, bien configurés, on peut vraiment avoir des solutions intéressantes, utiles à différents niveaux, que ce soit dans l'exécution, dans l'organisation d'un projet, l'organisation d'une activité, d'une tâche, d'une série de tâches, et pour moi encore plus intéressant peut-être dans même la réflexion pure. Si on utilise l'IA à bon escient, c'est aussi une sorte d'acolithe de réflexion.
speaker-0 (08:22.094)
Je dis bien acolyte, c'est-à-dire c'est pas réfléchir à la place d'eux parce que je n'y crois pas et je n'y croirai jamais. L'IA est un outil puissant mais c'est pas un remplacement. Plus on comprend ce qu'on veut, plus on est expert dans notre domaine ou en tout cas focalisé sur un sujet particulier, plus on a de chance d'exploiter intelligemment l'IA et de faire quelque chose d'intéressant et que l'IA nous aide à faire quelque chose de mieux, potentiellement quelque chose qu'on n'ait pas exactement imaginé comme ça. C'est l'exemple d'imaginer une chanson de Bruce Springsteen version reggae.
Il y a, tu fais ça en quelques ondes. Et c'est fascinant comme logique parce que c'est de se projeter dans des réalités que, en ce sens, on n'aurait même pas de temps.
J'ai quand même quelques problèmes avec Lya. C'est intéressant d'avoir ton point de vue là-dessus. Le premier, c'est quand tu parles de création. J'ai un problème avec le mot création dans la mesure où ces machines ont été nourries du travail d'artistes réels qui ont dédié leur vie à définir un style, définir que ce soit visuel ou musical. Et en quelques minutes secondes, Lya pisse tout ça sans copyright, sans même qu'on s'en rende compte finalement.
un vrai problème. C'est un sujet qui a été, je pense, problématique, qui l'est encore par certains égards, mais je sais aussi, parce que je te donne un vrai exemple musical, que les choses évoluent dans le bon sens. Exemple, Suno, l'IA principale de création musicale, qui a été d'abord attaqué par Warner, une des grandes majors de la musique, pour problème de copyright. Et ce qui est intéressant pour Warner, c'est rendu compte qu'il y avait plus intérêt à travailler avec une application d'IA ensemble que d'essayer de les attaquer.
parce que même s'ils avaient gagné contre Suno, qui est le leader du marché, ils n'auraient pas forcément eu gain de cause sur le fond, c'est-à-dire qu'il y aurait une autre société qui aurait été créée dans les trois mois, voire les trois semaines, voire les trois jours qui suivaient. Ils ont eu un moment de lucidité à mon sens, en se disant, au lieu d'essayer de bloquer l'innovation, on va travailler avec cette société pour que cette innovation aille dans le bon sens. C'est dans un sens où les droits des artistes sont intégrés. J'ai un ami, musicien.
speaker-0 (10:19.244)
C'est un pianiste basé à Berlin, 25 ans de piano classique, jazz, funk, etc. Donc pas le genre à se jeter sur des machines. Et il a quand même utilisé Sino et il me disait, un, j'ai été bluffé, deux, plus les questions sont intelligentes, plus les réponses le sont, comme toujours. Donc il réfléchissait, il disait, je veux une ligne de base qui fait cette structure-là, etc. Et le truc proposait des choses vraiment, vraiment intéressantes, voir des choses en plus et rajouter une ligne de guitare qu'il n'a même pas demandé, mais qui marchait. Et ce qui était intéressant, c'est que tu peux pas dire, je veux faire un truc à la façon de Steve Winder.
tu note l'interdit. Il te dit je peux pas te faire un truc à la façon de Stevie Wonder. Par contre tu peux dire soul, années 60, d'une époque, d'un style, etc. Ça c'est vrai. Donc tu peux plus je dis directement entre guillemets voler le style de Stevie Wonder en utilisant ce genre d'application. Et entre parenthèses même chose plus basique, si tu veux générer une image avec Dali OpenAI, si tu veux mettre un logo, il va te bloquer. Non, je n'ai pas autorisation de mettre un logo Coca-Cola dans une génération d'images.
ça a pu passer à une certaine époque, c'est de moins en moins le cas. oui, il reste un sujet. La législation n'est pas, à mon sens, suffisamment claire sur l'IA et les contenus de l'IA, mais ça va dans le bon sens, à mon sens.
J'entends l'argument mais j'ai d'autres questions. Qu'est-ce qui se passe quand les personnes qui se servent de l'IA, soit ne le font pas dans un objectif d'approfondir leur propre réflexion, mais au contraire de court-circuiter le processus par lequel ils réfléchissent ? En plus, tout le ne pas se servir à ce point de l'IA. Est-ce qu'il ne pas y avoir un gap qui va se créer entre les personnes qui utilisent de façon très superficielle et basique et qui ont des réponses médiocres, et ceux qui ont une approche plus sophistiquée, plus savante et qui savent en tirer le plus de bénéfices ? Qu'est-ce que tu penses de ça ?
C'est une très bonne question. J'ai des étudiants qui sont entre première année post-bac jusqu'à dernière année de ma 2ème IA. Moi, je retends ça à imaginer que les plus jeunes de 17-18 ans seraient des semi-pro à l'IA. En pratique, pas forcément. Et là, je te rejoins. C'est-à-dire qu'il a encore beaucoup de gens qui, même s'ils sont... Ah, AI native, c'est pas encore le cas. S'ils sont encore un trop vieux, peut-être plus tard. Même ma fille qui va avoir 5 ans peut-être le sera. Mais qui ont grandi quand même depuis plusieurs années avec et donc qui ont passé même une partie de leur histoire.
speaker-0 (12:24.82)
En pratique, ils font par défaut des promptes et c'est genre fais-moi ci, fais-moi ça. Et ça, c'est le prompt par défaut, générique, étant générique, va amener une réponse générique. Donc là, tu as absolument raison, le résultat est médiocre parce que l'utilisation en est. Et c'est exactement comme taper sur un ordinateur. En fait, la plupart des gens ne savent pas taper correctement sur un ordinateur. Moi, j'ai coup de bol, ma mère était en formation steno. J'ai eu littéralement une méthode pour apprendre quand j'étais gamin et je pense que j'écris 30-40 % plus vite que la plupart des gens, juste grâce à ça.
Et c'est pareil avec l'IA. C'est-à-dire qu'il a des méthodes. À tous les cours, je répète, c'est quoi les éléments d'un prompt optimal ? Comment on fait une série de prompts de façon optimale, etc. Et ils finissent par intégrer. Et quand ils ont le déclic, je vois la différence. Moi, je vais avoir 45 ans. J'ai fait mon éducation, l'essentiel de mon éducation, avec juste Internet. Déjà, on considérait que les gens qui avaient Internet étaient des tricheurs, parce que de notre temps, on allait à la bibliothèque. J'ai vu arriver Wikipédia, et mes premiers étudiants qui utilisaient Wikipédia, qui se miplageaient Wikipédia, je leur disais, faites pas ça
Parce qu'en réalité, ce sera désarticulé, c'est pas un argument, c'est factuel, c'est descriptif, c'est pas intelligent. Donc si vous voulez vous en inspirer, bah on means, mais il faut citer et il faut le contextualiser dans un argumentaire. Sinon, ça ne sert à rien. Et l'IA, c'est la même chose. Tous mes cours, je dis à mes étudiants, faites ce que vous voulez, utilisez toute l'IA que vous voulez. Si c'est mal fait, je le verrai. Donc vous aurez une mauvaise note. Mais le fait en tant que tel d'utiliser l'IA n'est pas le problème. En revanche, d'utiliser mal. Et moi, j'en reviens toujours à l'idée, c'est qu'en fait,
L'argument qui était contre Wikipédia et à 15 ans, c'est celui qu'on brandit aujourd'hui contre l'IA, à savoir, ils réfléchissent plus, copy-col. Les mauvais élèves, oui. Les mauvaises copies, oui. Mais les bonnes, non. Et la seule chose qui reste pour moi, c'est la réflexion.
tu apprends à réfléchir dans un contexte où t'en as plus besoin. Quand d'un côté t'as tout ce divertissement qui fait que tu ne t'ennuies jamais, donc tu n'as jamais l'occasion de vraiment réfléchir aux choses quand tu ne t'ennuies pas. Personnellement, pense que l'ennui est une condition de la réflexion et de deux, quand en plus tu sais que tu peux contourner ce problème.
speaker-0 (14:22.926)
te réponds par un exemple, je suis honnêtement moi-même en train d'essayer de trouver les meilleurs méthodes pédagogiques dans le monde de l'IA, notamment des business case, quand je demande à des étudiants de travailler sur des cas avec enjeu. Et j'y arrive pas encore à chaque fois, c'est-à-dire que parfois, honnêtement par biais historique, je leur pose des questions trop ouvertes et les questions trop ouvertes, ils les chargent des PTIs immédiatement. Je le sais, ça se voit, ils auront une autre méthode. J'essaie de faire en sorte qu'ils ne puissent pas et j'étais assez content de donner mes cas que j'ai donnés cette année, honnêtement.
Je vais te préciser, on va parler de Luxe. Bottega Veneta, est une grande marque de luxe assez historique, qui a fait il a quelques années le choix de se retirer de tous les réseaux sociaux. C'est à ma connaissance la seule marque majeure de Luxe à plus d'un milliard de chiffre d'affaires annuels qui fait ça. Et ce qui s'est passé, c'est que non seulement ils n'ont pas reculé, mais ils ont excellé. Ils ont battu des records de chiffre d'affaires après ça. Et ils ont compris qu'en fait en faisant ça, ils avaient potentiellement plus de relais naturels, organiques.
de stars et Saprakis notamment, qui partageaient des contenus pour la marque parce qu'ils étaient vraiment fans et donc en été ils créaient un système vertueux, organique, de communauté autour de la marque. Il a un compte qui a des millions de followers qui suivent Bottega Veneta dont les gens pensent que c'est un compte officiel tellement il est puissant. Et j'ai posé la question à mes étudiants en cours d'IA, non c'était même pas en cours d'IA, en cours digital, mais j'ai posé une question à votre avis, on est en demi-vingt, c'était en 25, ça fait cinq ans que Bottega Veneta a quitté les réseaux sociaux, qu'est-ce que vous pensez qu'ils devraient faire ?
Et la question que j'appelle ouverte, ou l'IA peut répondre facilement, c'est fais-moi un plan marketing. Et ça, une IA, elle te fait un truc parfait, enfin en tout cas, techniquement parfait, pas très original mais parfait. Par contre, à votre avis, c'est quoi la meilleure option ? Tu peux demander à une IA, mais elle pourra juste te répondre quelque chose. Et j'ai eu les meilleures réponses à ce résultat, et les plus de différences entre les bons et les mauvais élèves. Parce que c'était une question de pure réflexion. Je pense qu'en réalité, l'IA bien exploité est un moyen de nous faire encore plus travailler ça.
qu'avant où il y avait toute la partie factuelle, données, data, connaissances, etc., qui était nécessaire à intégrer et qui l'est de moins en moins.
speaker-1 (16:23.88)
Donne-nous alors ces secrets pour avoir des réponses intelligentes ? Alors...
C'est une double réponse. La première étape, c'est déjà comment écrire bien un prompt. y a plusieurs écoles, mais celle qui est la mienne et celle que je coache à mes clients. Ces quatre éléments clés, ça commence par le rôle de l'auteur du prompt. exemple, toi, Kasha, tu es entrepreneuse, tu es coach, tu es podcasteuse, donc tu as plusieurs rôles. Donc, par exemple, si tu cherches à générer un contenu pour préparer un podcast, imaginons, tu es en tant que podcasteuse, virgule, tu un podcast sur tel thème, etc. Donc, le rôle. Ensuite, la tâche. Qu'est que tu essaies d'accomplir?
générer un script avec des bullet points pour préparer, drafter une sorte de question pour un podcast. Le contexte, c'est un sujet technique, c'est un sujet machin, il y a tel enjeu, l'IA c'est un sujet de société. Donc rajouter des éléments pour contextualiser la demande. Et enfin le format. Je veux des bullet points, je veux 12, je veux 5, je veux 25, ce sera pour être dit, ce sera pour être écrit, etc. Voilà. Donc ça c'est déjà les bases d'un prompt. La question suivante, c'est comment je séquence ma question en plusieurs promptes de la façon la plus pertinente. Ce qu'on appelle le chaining, c'est
comment je vais fait subdiviser ma tâche de la façon la plus intelligente possible pour avoir un meilleur résultat. L'exemple typique, c'est par exemple, tu as un texte que tu veux retravailler et donc la première étape, va être du nettoyage, donc enlever les fautes de t'orthographe, de grammaire, etc. Deuxième étape, c'est affiner le style à la manière de ou par rapport à un format particulier, peut-être qui est le tien d'ailleurs, puis voilà un texte de référence, retravaille le texte à cette façon, tu peux même uploader le fichier. Et troisième étape, fais-le-moi en 10 boules de pente,
en X nombre de mots, en X nombre de caractères, avec des sous-titres, etc. La partie un peu plus format technique, située. C'est un exemple complètement indicatif. Le truc que moi j'aime le plus faire dans la partie brainstorming de mon utilisation de l'IA, c'est quand je commence un nouveau sujet, je demande littéralement à l'IA, donne-moi 5 idées, 10 idées, et je pioche. Soit je vais piocher une des idées, soit ça va me donner une autre idée derrière, je pars plus d'une plage blanche.
speaker-1 (18:19.694)
Ok, alors si tu je te partage mon processus. J'utilise LIA comme une espèce de dictaphone amélioré où je vais partager mon flow d'idées sur un sujet. Je vous demandais de réorganiser un petit peu. Ça va être super utile sur la recherche de données aussi, d'anecdotes historiques. Des choses qui me demanderaient peut-être plusieurs jours de lecture, de préparation. C'est vrai que LIA simplifie ce processus-là, mais j'ai toujours été insatisfaite sur la création. Peut-être je le prompte mal ou alors j'ai pas envie de déléguer ce processus-là. Je draft.
J'écris un truc et éventuellement l'IA va lisser si j'ai besoin que ça fasse moins de 2000 caractères. Moins je me sers de l'IA, plus je kiffe l'acte de créer.
Je te rejoins parce que comme toi, j'écriture, c'est un plaisir. J'aurais tendance à te dire que ça dépend des gens et ça dépend aussi des usages. J'ai écrit un livre avant l'IA, je l'ai publié en 2020 en 2021, donc c'était... Je peux te dire que c'était avant l'IA générative, mais si je réécris un nouveau livre, j'ai plusieurs projets actuellement, j'utiliserai d'une façon de le lire. Mais comme toi, pas pour la rédaction. Je connais plein de gens, j'ai des amis qui sont dyslexiques, dysorthographiques, des gens comme ça, pour qui l'IA est un game changer, fait, parce que c'est des gens qui sont très smarts.
mais pour qui l'écriture est quelque chose de jusqu'à maintenant qui était très compliqué et même pénalisant et démoralisant etc. et qui ont leur vie changée grâce à ça. Donc ça dépend un peu de l'utilisation, ça dépend de tes propres inclinaisons. J'écoutais encore une digression musicale. Phil Plaurins qui est le co-compositeur de Bruno Mars depuis début de sa carrière et qui disait nous c'est pas compliqué, on a toutes les machines au monde dans nos studios, on ne l'utilise pas parce que Bruno Mars c'est quelqu'un qui sait jouer tous les instruments. Et même s'il utilise un ordinateur
Il le fera parce qu'il a une idée très précise en tête, parce que c'est un génie musical. Ceux qui le font sans visio, ça se verra.
speaker-1 (20:02.262)
Du coup j'arrive à l'argument massu, c'est l'impact écologique de l'IA. Je te vois qui hauche la tête donc c'est plus difficile.
C'est intéressant parce qu'il y a deux arguments massifs pour moi, il a l'impact écologique, et tu as raison, et il a aussi le côté fin du monde potentiel de l'équation. Sur l'écologie, évidemment, l'IA vient avec une consommation énergétique en eau, en ressources pures, parce qu'il faut des data centers gigantesques, Significatif. Donc ça c'est exact. Absolument, on est d'accord. Je crois que la théorie derrière ça, c'est le paradoxe de Gevans. C'est ça le terme.
On peut dire même colossal.
speaker-0 (20:37.484)
c'est de la théorie, et c'est dans le cloud, on l'a vu aussi dans les années 2000, c'est que si maintenant j'ai plus besoin d'avoir un disque dur sur mon ordinateur physique pour stocker mes données, que je peux mettre dans le cloud où je veux et que je peux avoir deux terras pour une fraction de la somme d'un ordinateur, je vais avoir tendance à stocker plus de choses, des choses moins utiles, et donc du coup on suppose que, grosso modo, je ne plus quelles sont les statistiques, mais en gros la majeure partie des data contenues dans des data setters historiques non-inhabitables est inutile.
Ça, ça m'étonne pas. Je vois pas comment on pourrait inverser la tendance à moins de dire aux gens « maintenant vous allez stocker vos propres données et ça va prendre la taille de votre appartement en fait ». Donc est-ce que vous êtes vraiment sûr de vouloir avoir ces conneries chez vous ?
imaginons une régulation qui dit que toute donnée qui n'a pas été exploité depuis 24 mois, 36 mois, etc. elle est surtaxée. Et ça dans un data center peut te donner les statistiques d'utilisation en temps réel sur toutes les données. Donc on pourrait imaginer un jour où si ça devient insupportable ou insurmontable, on régule pour dissuader les gens de stocker des données inutiles. C'est un peu comme l'utilisation de l'eau en Californie maintenue surtax. Ça ne suffit pas forcément à régler le problème et en tout cas au moins ça a un impact. Le pré-prolème
c'est qu'évidemment on est dans une phase actuellement de croissance exponentielle de l'IA, de la technologie LIA, de l'exploitation LIA, etc. Indépendamment de est-ce que c'est pour des bonnes ou des mauvaises raisons, d'ailleurs. Même si c'est pour des bonnes, c'est déjà colossal. Les modèles de CPU, GPU, d'NVIDIA qui sont exploités par des data centers dédiés, c'est 25 000 à 40 000 $. Et on en a des milliers, des dizaines de milliers. Mon sentiment, c'est qu'on est aussi, il pas oublier, ça fait un peu plus de trois ans que l'IA générative est publique.
On n'a jamais vu une adoption aussi rapide pour aucune technologie. Il ne pas oublier ça. C'est qu'en fait, on est encore dans une technologie qui est ultra jeune. On en est encore pour moi au début de la courbe de l'innovation vraiment de l'IA. Ça continue à s'accélérer. Donc il va y avoir à mon sens une correction de ça. C'est-à-dire qu'il va y avoir des amélioratifs significatifs sur la consommation d'énergie des puces. En temps parenthèse, Google est en train de venir concurrencer Nvidia sur la fabrication des puces, ce qui est louable.
speaker-0 (22:35.118)
parce qu'aujourd'hui, il a un quasi-ménopole des puces de Nvidia. Donc moi, j'aime bien le fait qu'il de la concurrence et j'espère qu'il y aura d'autres acteurs majeurs qui vont se développer là-dessus. Moi, je parie sur le fait que, certes, dans un second temps, parce que c'est toujours comme ça ça marche, on va avoir des nouvelles générations de technologies IA qui seront moins coûteuses, moins dépensières en énergie, que ce soit en énergie électrique, en refroidissement pour les data centers, etc. Et qu'au fond du fond, les puces Nvidia d'aujourd'hui, qui sont les meilleures du marché, ces fameuses qui coûtent 40 000 dollars,
elles seront complètement obsolètes d'ici quelques années, on aura des systèmes qui seront beaucoup plus performants, qui chauffent moins, etc. J'étais un ancien gamer quand j'étais plus jeune, et c'était ce qui se passait à l'époque. T'avais des cartes graphiques qui tous les 6, 12, 18 mois, t'avais des cycles entiers, et t'avais des nouveaux modèles qui arrivaient et qui étaient 10, 20, 30 fois plus puissants que les cartes graphiques de l'année dernière ou d'il deux ans, et qui tournaient à froid. On est encore dans une époque vraiment de début de cycle pour moi, en termes de technologie et en termes de pure innovation. Et puis je finis sur un dernier point.
Ce n'est pas anecdotique, que l'utilisation encore une fois de est agnostique. C'est-à-dire, on peut utiliser l'IA à des fins positives. J'ai passé plusieurs années à travailler avec Capgemini sur les sujets de sustainability, y compris IA et Sustainability. Et la réponse intéressante au sujet de la corrélation entre les deux, c'est que ce n'est pas du tout une évoque. Pour deux éléments. toutes les entreprises qui prennent en compte la sustainability sont en réalité plus profitables, parce qu'elles font mieux le travail d'organiser les process de façon intelligente, etc.
Donc leur utilisation de l'IA, elle est plus responsable parce qu'ils ont réfléchi à l'implémentation de ça d'une façon plus indépendante. Est-ce que ça suffit ? Non. Mais en tout cas, il a une corrélation qui a mot sens intéressant. Et un autre point qui est vrai aussi, c'est qu'il a des cas déjà sur lesquels d'ailleurs Capgemini avait travaillé, mais plein de cas existants où en utilisant de l'IA, tu peux littéralement améliorer des solutions environnementales. L'exemple qu'on avait soutenu nous à Capgemini, c'était une ONG au Canada et aux États-Unis.
qui se battait sur l'érosion des sols dans des zones désertiques. Ce qu'on avait aidé à développer, c'était des systèmes qui analysaient des dizaines de milliers de photosatellites pour fabriquer des modèles prédictifs pour savoir où le risque était le plus important de désertification, pour savoir où intervenir pour replanter des arbres, irriguer, etc. C'est juste un exemple anecdotique parce qu'il y en a des milliers, mais il peut littéralement aider, contribuer à apporter des solutions à des problématiques environnementales.
speaker-0 (24:58.07)
Donc c'est un autre élément de l'équation.
Ok, mais ça confirme quand l'idée que l'IA est plus efficace quand tu viens déjà avec une hypothèse de travail et pas quand tu demandes de sauver le monde. D'ailleurs, ça sera la transition vers la dernière partie qui est l'avenir de l'IA, où est-ce que ça va, la super intelligence générale et le spectre de Terminator.
Merci de dire Terminator parce que les jeunes étudiants et étudiantes, quand je parle de Terminator, reconnaissent de moins en moins l'exemple. Ma réponse objectif, c'est qu'on ne sait pas. Aujourd'hui, tout est concevable encore, tout est possible. L'avenir à mon terme de l'IA, il est complètement ouvert. Moi j'ai donné ma version, qui vaut ce qu'elle vaut, pour différentes raisons, conceptuelles, logiques et philosophiques même, je pense que le risque principal de l'IA, il existe, mais que c'est pas le risque de la super-intelligence, c'est plutôt de la super-bêtise de l'IA. Je m'explique.
Encore une fois, les modèles sur lesquels on travaille aujourd'hui, les LLM, les Large Language Models, qui sont donc les OpenAI, les GmEni, etc., sont des modèles qui sont basés sur le langage, qui essayent de répliquer la façon dont un cerveau humain fonctionne. Le modèle neuronal s'est inspiré de ce qu'on comprend en 2026 du cerveau humain. Les neurosciences sont elles-mêmes débutantes. Le cerveau est ce qu'on comprend le moins de l'homme.
J'avais fait une formation en neurosciences pour les coachs. Il y a plus de connexions neuronales dans le cerveau que d'étoiles dans l'univers entier. C'est impossible d'étudier l'effet de chaque synapse, comme tu dis, de chaque connexion. C'est incommensurable.
speaker-0 (26:23.95)
ça. Conceptuellement, l'idée de répliquer le cerveau humain est par construction limitée à cette connaissance initiale. Ensuite, la complexité de nos cerveaux est spectaculaire. Et je pense que la faute frappe, parce que si je dis pas de bêtises, ChaiPiki 5.0 c'est l'équivalent de 500 milliards de livres de contenu à la louche qui ont été utilisés pour bâtir cette intelligence, pour entraîner, pré-entraîner le LLM 5.0. Tu vas me dire c'est énorme.
Mais en réalité, il Neukün qui était jusqu'à il n'y a pas longtemps le patron scientifique IA de META qui est parti en considérant que l'innovation de META n'était pas assez avancée. te dit de toute façon, LLM c'est par construction limitée au langage, donc c'est par construction limitée. Parce que l'humain, il apprend du langage, mais pas que d'ailleurs on commence par faire autre chose que parler. Il apprend en observant, en sentant, en touchant, etc. Et donc lui travaille sur des modèles qui s'appellent des world models qui prennent en compte beaucoup plus de facteurs que juste le langage. A partir du moment où tu parles que du langage, c'est des généreux.
et même 500 milliards de livres en Rt, c'est qu'une fraction de la connaissance. Et en fait, nous humains, dans nos premières années de vie, on a l'équivalent de bien plus que ça en expérience totale. Et donc le sujet, c'est ça, c'est d'arriver à réaliser aussi que c'est des modèles qui sont conceptuellement limités par notre propre conception de ce que c'est qu'un serveur humain, ensuite de faits limités par l'implémentation de tout ceci, parce qu'encore une fois, faut avoir le bon algorithme, etc. Il faut avoir les bons modèles, les bons entraînements. Il y a plein d'éléments qui font que le système peut être plus ou moins efficace.
D'ailleurs on a connu plein d'exemples de régression, des modèles d'IA plus récents qui étaient moins bons sur certains sujets que d'autres, tu vas avoir la version 4 qui est moins bonne en maths que la version 3. Même si le potentiel théorique de l'algorithme est le supérieur, ce qu'on en fait dépend de la façon dont on a entraîné la machine, combien de temps on y a mis, si on veut faire un petit rush pour publiquement lancer le truc un peu trop tôt, ça va se voir.
Et qu'est-ce que t'appelais Superbêtises Général ?
speaker-0 (28:13.952)
Alors merci. Et donc pour moi le vrai risque, c'est pas que l'IA devienne aussi intelligente que l'humanité. Je suis pas certain que c'est concevable pour ces raisons qu'on vient d'évoquer, savoir 1, le savon humain est ultra complexe, 2, on ne comprend pas complètement, 3, quand on essaie de le répliquer on fait des erreurs et on ajoute plein de biais qui font que de toute façon ce sera jamais aussi fin pensé que le modèle original. En revanche, vrai risque qu'on a c'est que l'IA fasse une erreur et qu'elle la réplique en des fractions de secondes à une échelle folle et que ça, ça puisse nous affecter.
Et donc ça c'est une erreur réelle. Mais donc c'est pas par excès d'intelligence, c'est par excès de bêtises répliquées extrêmement rapidement, extrêmement efficacement, parce que ça elle sait le faire. Si on lui en donne les moyens, c'est traduction si quelqu'un met en place un système agentique mal foutu qui gère le grid électrique, les food supplies, des choses comme ça. C'est pour ça qu'il faut toujours toujours toujours continuer à être très vigilant sur les exploitations de l'IA et surtout sur les modèles autonomes d'IA, donc les agents autonomes. Il faut que ce soit très très structurel.
est très cadré et qu'il a des modèles, qu'il y a des systèmes de limite mis en place. Mais je pense que ce risque, est quand même limité. J'ai j'ose espérer que même l'administration de Trump ne va pas à jour se dire qu'on va mettre des autonomes sans aucune régulation sur les systèmes électriques américains, parce que même eux se disent quand même que c'est bien d'avoir de l'électricité et de savoir comment elle est gérée. Mais c'est vrai, c'est un risque. En revanche, une super intelligence vient un jour nous dépasser. Ça, je le crois moins.
et quitte des intelligences qui se rebellent. Qu'est-ce que tu penses de ça ? Parce que moi ça me fait flipper, honnêtement.
Il faudrait voir comment ça s'est passé. Ça dépend un peu du niveau de maturité du modèle, du niveau d'entraînement du modèle. Quels sont encore une fois les éléments sur lesquels il a été entraîné, combien de temps il a été entraîné, est-ce que le niveau de réponse est satisfaisant, est-ce que l'algorithme est suffisamment intelligent, a pris en compte suffisamment de variables, parce que c'est la complexité d'un modèle, c'est le nombre de variables qui le détermine aussi.
speaker-1 (30:06.002)
Je sais qu'il n'a pas été entraîné à mentir, il n'a pas été entraîné à dissimuler. C'était une décision quasi autonome.
Alors, il n'a pas été entraîné à mentir, mais il n'a pas été entraîné nécessairement à trouver des solutions autres que celles-là. C'est-à-dire qu'elle essaie de se dire, OK, quel est le meilleur moyen de régler le problème ? Et comme elle n'a pas entre guillemets de morale, elle va potentiellement chercher, elle va faire des ponts que nous, avec notre morale humaine ou nos principes, nous ne pourrions pas concevoir. Et donc, même si elle n'a pas été entraînée à être cynique ou amorale ou illégale ou je quoi, elle peut le faire parce qu'elle va faire un raccourci que nous, saurait réguler, que nous, saurait modérer.
dans notre conscience. Encore une fois, la lia est faillible et plus elle est rustique, moins elle a été affinée, moins elle a été entraînée, pré-entraînée, plus le risque existe.
génère la question sur les agents puisque tu travailles dessus. À quoi pourrait servir un agent IA pour quelqu'un qui est indépendant ?
plein de choses. C'est pas un agent, c'est plein. Le vrai, pour moi, rôle d'un agent, en tout cas le plus important, le plus immédiat, c'est d'automatiser ou de simplifier des processus récurrents. Donc par exemple si tu passes ton temps à faire des contrats, tu mets en place un agent qui va t'aider à la rédaction de contrats. Si je suis un peu plus aventureux, je vais commencer à monter un workflow. Et donc par exemple, je suis photographe indépendant, je peux avoir un agent pour les contrats, un agent pour les bookings, un agent pour le trait de photo, etc.
speaker-1 (31:24.618)
Si j'avais un truc à conciser, serait de créer un agent qui fait de la veille. Qui nous dise les nouveautés dans ton secteur, les trucs qui ont cartonné sur les réseaux, sur ces hashtags-là.
C'est exactement ça, récurrent et chiant, je devrais rajouter comme critère. Les trucs que tu n'as pas envie de gérer. Et en général, quand tu dans la mine artistique, la partie un peu admin, typiquement. Les technologies, le fait de digitaliser a simplifié plein de choses. Il a, juste une surcouche qui vient encore potentiellement t'aider.
C'est à la fois flippant, mais il faut dire que quand tu commences à réfléchir à ça, surtout avec un angle à la fois sociologique, technologique, c'est fascinant. Je me suis à la réflexion que plus notre monde devient simplifié par la technologie, plus il se complexifie socialement. L'intelligence qui était réservée aux techniques et aux technologies, et qui est du coup remplacée par celle-ci, elle est entre guillemets consacrée à de nouvelles formes de créativité, mais aussi d'interaction sociale. Chaque développement technologique accélère la vitesse, les frontières et le temps.
Il n'y a plus ces structures aussi simples que parents, enfants, grands-parents, conjoints, onclés, tantes et peut-être amis et parents. Maintenant, c'est les amis, les mentors, les premiers conjoints, les deuxièmes conjoints, les conjoints des parents, les amis intellectuels que as à l'autre bout du monde. Notre monde social est de plus en plus complexe.
Je pense que moi, pourquoi je suis intéressé par l'innovation depuis toutes ces décennies, c'est parce que je vois fondamentalement un effet vertueux à l'idée de pouvoir utiliser la technologie pour améliorer ta vie. Je le pense sincèrement que c'est plutôt ce qui se passe. Et améliorer ta vie, veut dire passer plus de temps aux choses qui te tiennent à cœur. Que ce soit des choses créatives, faire de la musique, faire de la photographie, etc. Ou, et pour l'essentiel des humains, c'est les relations sociales.
speaker-0 (33:06.51)
j'ai vécu dans plusieurs pays, etc. Pour garder le contact avec des gens que tu peux physiquement pas voir facilement, ça c'est ma génération, moi c'est la génération Facebook. Donc pour moi c'était une première étape, les réseaux sociaux, etc. Et que aujourd'hui ça te permette des interactions plus riches ou plus complexes. J'en veux pour preuve le format podcast. C'est génial le podcast. Le concept qu'on avait jusqu'à maintenant c'était le mieux qu'on avait. C'était des interviews télévisées qui durent 8 à 10 minutes. Il être invité sur un plateau télé, c'était le cas pour 12 personnes et c'était un format...
extrêmement cadré. Il n'y avait quasiment aucune émission longue ou très rare, etc. Et c'était pour le président de la République ou des personnalités majeures. Donc l'idée de dire aujourd'hui tout le peut créer un podcast professionnel, ce que tu fais, rien d'ailleurs. C'est gentil. En plus, avec un thème et avec une approche, une approche unique, etc. Et pouvoir passer une heure à parler d'un sujet, voir certains potesses que je suis qui durent deux, trois heures, etc. C'est génial. Et donc moi, c'est pour ça que je suis très heureux de ces nouveaux moyens qu'on a.
de communiquer, d'interagir et de créer des contenus intéressants. Encore une fois, depuis le début, parle de choses. Merci de m'inviter, je suis dans le rôle de l'expert. Et moi, considère très sincèrement que je ne pas un scientifique. Je n'ai jamais écrit un algorithme de ma vie. Donc ce que je sais de l'IA, c'est que d'autre façon, une parcelle du sujet en étant objectif, même dans les sujets dont je considère être plus expert d'un point de vue technique, je sais que je suis de façon inhérente limitée.
Et donc c'est fabuleux, c'est d'avoir plein d'avis complémentaires, etc. Je suis certain que si tu fais venir un expert d'IA, un ingénieur qui va te parler d'algorithmie, tu auras d'autres informations fascinantes sur le sujet aussi qui seront, j'espère, complémentaires. Donc voilà, c'est ça qui m'intéresse dans l'innovation. Et l'IA, c'est un élément de plus. Ça permet de faciliter le contact, de créer des ponts aussi supplémentaires, de se faciliter la vie pour avoir plus de temps pour faire des choses qui nous tiennent plus à cœur, créatives, artistiques, sociales, humaines, etc.
Mais il a un coût économique quand même, avec une vague d'emplois qui a été supprimée en fait. A cause de l'IAF, faut dire les choses aussi. Une frange de la population qui a fait investir dans des études, dans des parcours qui sont devenus obsolètes.
speaker-0 (35:08.13)
Alors ça c'est vrai, c'est pas nouveau, c'est Schumpeter, la théorie de la destruction chaotique, de l'innovation, c'est quelque chose qu'on a théorisé depuis très longtemps. C'est vrai, c'est à que chez chaque vague d'innovation, elle arrive avec une vague de destruction. C'est systématique. Et encore une fois, on revient au fait que cette vague, ce qu'elle a de particulier, c'est qu'elle est ultra rapide.
Le concept même de early adopteur commence à perdre son sens, puisqu'on a atteint la masse critique hyper vite.
Et d'accord et toi ? Et c'est pour ça que, évidemment, je suis quelqu'un qui est favorable à des systèmes régaliens de soutien social, de soutien à l'emploi, de soutien à la formation. Et moi, j'irai plus loin jusqu'au revenu universal et des choses comme ça, d'ailleurs. Parce que je pense qu'il faut favoriser l'accès à ces informations-là ou l'accès à la reformation pour des gens qui sont potentiellement dans des situations de déemploi, parce que les déemplois ont disparu, etc. Ça, c'est une réalité.
Et là on parle d'emploi salarié mais moi dans mon coin de l'internet je travaille avec des indépendants eux ils n'ont pas toutes ces protections là. Du jour en demain ces contrats sont pas renouvelés, j'ai une cliente qui était traductrice, elle savait que ça allait se terminer mais ça s'est passé en un mois et pas en un an comme elle l'imaginait. Et là t'as pas vraiment de recours quoi. Si ce n'est de pivoter, de rebondir ce qu'elle fait très brillamment d'ailleurs mais bon.
Absolument, c'est... si je me permets à dire, et c'est un avis qui est un petit peu partiel, c'est que la plupart des fonctions, des activités qui sont automatisées, qui sont AI-isées, sont les fonctions les plus mécaniques, les plus répétitives.
speaker-1 (36:33.422)
C'est ce qu'on nous avait promis, c'est que l'IA allait nous enlever les tâches un peu manuelles et répétitives, mais on voit aussi beaucoup de jobs créatifs qui sont pris par l'IA. là où je suis d'accord avec toi, c'est que les clients qui vont faire une affiche par exemple par l'IA, ce des clients qui de toute façon n'auraient pas payé très cher une graphiste pour le faire. Néanmoins, c'est un marché qui est perdu. Je prends cet exemple de graphiste, mais je pourrais apprendre le photographe ou n'importe quel autre.
Quand il avait pas l'IA, tu pouvais plus facilement donner sa chance à quelqu'un qui démarre parce que tu as un petit budget et du coup la personne accepte de faire un job pour un petit budget. Aujourd'hui ça, va disparaître parce que si tu peux le faire avec l'IA, ça sera correct. Promène-toi en France sur les marchés, tu vas voir plein d'affiches faites par l'IA et ça va te sauter aux yeux et tu te encore un graphiste qui n'a pas été contacté ou un photographe qui pas été contacté.
beaucoup avec des graphistes parce que je fais beaucoup de digital aussi. as dû suivre là il y a eu les en ce moment là en Italie et il eu un mini scandale parce qu'un certain nombre des posters officiels des JO ont été manifestement générés à l'IA et il y avait des joueurs de hockey avec deux cannes enfin des trucs ridicules parce que ça a été mal fait et j'entends par là que en fait quand c'est mal fait ça se voit et donc quand tu veux bien faire même avec de l'IA il faut que tu un designer qui soit derrière.
Je suis d'accord, mais à nouveau, si le CIO, des JO se disent on peut utiliser de l'IA, la prochaine fois, ne vont pas se dire bon, on utilise un être humain, on va utiliser une IA plus smart, on va faire plus gaffe en utilisant l'IA.
Mais faire plus gaffe, veut dire qu'il a quelqu'un qui est derrière. Donc il faudra toujours des humains, des graphistères. J'ai un copain qui est photographe amateur meilleur que moi en argent et accessoirement créé en argent de pub et qui me racontait que petit à petit, au début, les clients qui faisaient des projets en IA, c'est les clients qui n'avaient pas de budget. Et puis petit à petit, des clients qui choisissent de faire de l'IA parce qu'ils peuvent faire des choses différentes, des choses qui sont inconcevable dans la réalité, Faire des choses à pure vie, personne qui danse sur la pointe de la tour Eiffel, des choses comme ça.
speaker-0 (38:20.086)
Donc c'est en train de devenir une sorte de nouvelle façon de créer quelque chose. Tu as raison, il a un risque, mais il y a comme une deuxième possibilité dans ça, c'est que 1, il faut toujours une vision créative derrière. Désolé, je pense que sans créatif, tu auras juste la version générique un peu très héaïsée. Et le deuxième point qui, à mon sens, est au moins aussi important, c'est qu'avec l'IA, on peut faire beaucoup plus de choses. Donc le volume total de choses créées, il explose. Ça veut dire qu'il y a aussi plus de place.
Et peut-être qu'un jour il y aura un renversement des valeurs, vois, ou avoir fait un truc avec l'IA ce serait un peu low status. Genre, c'est cheap, c'est fait avec de l'IA, versus, c'est bien, c'est un peu comme c'est fait industriellement versus c'est cuisine et main.
C'est l'équivalent de la musique pour revenir avec la musique, c'est le concert en live. Tu vas voir l'expérience ultime aujourd'hui en 2026 de la musique, c'est tu vas voir un artiste en live, chanter en live, jouer en live, etc. Le meilleur musicien de studio bourré de machines, etc. S'il n'est pas capable de créer quelque chose avec une émotion en live, il ne marchera pas. Et aujourd'hui, en ton parenthèse, il ne gagnera pas sa vie.
Merci beaucoup pour tes éclairages, pour ta pédagogie et aussi pour ton fair play tu vois, parce que je t'ai balancé des questions ardues et tu as répondu avec patience et brio.
Merci beaucoup. Je pense beaucoup à l'idée qu'il faut être honnête parce qu'il y a des limites à tout ce qu'on peut prétendre savoir. Et je suis clairement, je m'implique clairement dans cette équation.
speaker-1 (39:43.662)
Je t'inviterai une autre fois pour parler d'éducation, de pédagogie, de l'avenir du marketing. Ce sera pour une autre fois. un très grand plaisir. Merci beaucoup. Et où est-ce qu'on peut te trouver sur les réseaux, tes projets, tes news ?
J'ai eu la bonne idée de tout mettre au même nom, c'est GHBETBES.com pour mon site et tous mes usernames sont toujours les mêmes sur tous les réseaux. Donc ça c'est le point de départ. Et puis j'ai divers projets, j'ai donc une société de conseils qui s'appelle SOFO Labs, SOFOLBS.com, j'ai mon studio d'IAX qui s'appelle Virtual Studios, puis je suis en train de développer un nouveau projet dans le domaine musical, encore un qui est en train de mûrir.
Je pense que je te réinviterais pour que tu parles de ce côté multi-entrepreneur. Parce que vraiment, on n'a pas parlé de ton projet IA, le créatif, on n'a pas parlé de la musique, ni de ton livre de philosophie, ni de ton roman. Mais c'est ça que j'aime chez toi et que j'apprécie, c'est ce côté multi-passionné, multi-potentiel. Et tu as eu le courage aussi de suivre ces pistes. Et ça continue d'avancer et on ne sait pas quelle sera ta prochaine incarnation. On se donne rendez-vous, c'est une question que je pose à chaque fin d'interview, si se donne rendez-vous dans cinq ans, dans ce podcast, qu'est-ce que tu voudrais pouvoir me dire
Je voudrais pouvoir te dire que je allé plus loin dans mes propres idées, c'est-à-dire que j'ai plus encore appliqué mes préceptes, que je suis allé vraiment plus ou encore proche de mes passions, de mes vraies envies. Et là, je pense que tu comprendras. C'est fasciné par... Et c'est pour ça que, encore une fois, par rapport à l'IA, c'est un sujet intéressant. Je suis fasciné par le côté créé, innové, avancé, progressé de façon très générale. Et à titre personnel et à titre collectif, en tant qu'espèce, en tant que collectif, en tant que communauté.
C'est ça qui m'intéresse. Je reste optimiste pour cette raison-là. pense que malgré les sous-brosseaux sociétaux qu'on connaît aujourd'hui, je reste optimiste à long terme. Et à titre, moi, personnel, c'est pareil. Aujourd'hui, je te dirais que je suis en train de plus réfléchir à comment mettre un accent sur tout ce qui est créatif et notamment musical, parce que c'est ma passion depuis que je suis enfant, et trouver le meilleur moyen de le faire. Avec la technologie, avec les idées, les deux combinés.
speaker-1 (41:48.44)
Ok, écoute, on va suivre tout ça. Merci beaucoup, encore une fois. Je te souhaite une bonne journée et à tous nous, une bonne semaine. Et comme j'ai l'habitude de dire, prends bien soin de toi et de ton business.
Merci, merci beaucoup.
speaker-1 (42:07.212)
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