Kasia (00:00.236)
C'est une belle chose que de faire parfois même du bénévolat ou de l'échange de compétences. Ça peut nous aider aussi à retrouver confiance en nous, à retrouver confiance en notre créativité, à sortir d'une phase un petit peu compliquée, on va dire, de notre vie. Et nourrit de cette énergie, nourrit de ce nouvel élan, on va chercher d'autres projets, on va chercher d'autres clients et quelque part notre retour sur investissement, est aussi là, si on veut vraiment chercher le retour financier.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:19.383)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, je te propose d'explorer un sujet qui rentre à la fois dans le cadre de l'entreprenariat, des questions vraiment stratégiques qu'on peut se poser quand on est à son compte, mais qui rentre aussi dans le cadre de la nouvelle mini série de podcasts que je te propose en ce moment sur le thème de l'argent. J'ai déjà fait un épisode sur les angoisses financières, j'en ai plusieurs à venir, dont des interviews très intéressantes. Et aujourd'hui, on va évoquer la question du travail gratuit. Est-ce qu'il faut travailler gratuitement ?
par gratuit, j'entends vraiment gratuit, mais également du travail qui est tellement peu payé que tu ne pas appeler ça une rémunération. Et je trouve que c'est un sujet sur lequel les opinions sont assez polarisées entre d'un côté l'idée que tout travail mérite salaire et qu'à partir du moment où quelqu'un travaille, il doit y avoir une compensation. Et de l'autre côté, un autre point de vue qui dit que c'est aussi en travaillant gratuitement qu'on se développe un réseau, et que c'est parfois un mal nécessaire. Ma position que je vais détailler, elle sort un petit peu de cette polarité.
Mais avant de te dire ce que je pense, je voulais te rappeler que le problème principal des indépendants qui n'arrivent pas à vivre de leur activité ou qui n'arrivent pas à en vivre correctement, c'est d'une part des tarifs qui ne le permettent pas de dégager une marge suffisante, voire pas de marge du tout, et d'autre part un volume de clients insuffisant, soit pour dégager cette marge, soit pour tout simplement s'assurer un niveau relativement confortable. Et ces deux questions-là, ce ne sont pas celles qu'on va évoquer dans cet épisode puisque j'en ai déjà fait un sur ce sujet.
C'est l'épisode numéro 8 qui s'appelle « Structurez ton activité dès le départ pour qu'elle soit rentable ». On parle de ton business model, de ta gamme de tarification, de ta cible et de comment il faut que tu te positionnes pour bien gagner ta vie. Aujourd'hui, on va vraiment parler d'autre chose et de ce phénomène de travail gratuit. Je t'avais promis de te donner mon avis et mon avis, c'est que le travail gratuit existe dans pratiquement toutes les branches professionnelles que je connais et même au-delà. À commencer par le travail non rémunéré de femme au foyer.
S'occuper d'enfants et d'une maison, c'est du travail qui n'est pas rémunéré. Le travail gratuit existe, c'est un fait. Je ne pense pas pour autant que c'est une fatalité, qu'il soit nécessaire d'en passer par là. Mais je crois que ça peut être avantageux dans certaines situations, dans le sens où ça ne nous rapporte pas des espèces sonnantes et trébuchantes, mais ça nous apporte autre chose qui est quand même valable. Pour moi, question, c'est limite, même pas faut-il travailler gratuitement, mais dans quel cas c'est avantageux de travailler gratuitement
Kasia (03:43.857)
jusqu'au travail gratuitement et à quel moment s'arrêter. À quel moment tu sais que ce plan qu'on te propose en échange d'une certaine exposition est un mauvais plan et qu'il faut absolument que tu envoies un devis et que tu refuses de faire du travail gratuit. C'est un petit peu ce qu'on va explorer dans cet épisode. Commençons par rappeler une vérité inconfortable qui est que personne n'est payé pour 100 % de ce qu'il fait. Quand tu es salarié, tu n'es probablement pas payé à répondre à tes mails professionnels en dehors de tes heures de travail, n'est-ce pas ?
ou tu te retrouves à faire des choses qui ne sont pas sur ta fiche de poste. Je pense aussi aux professeurs qui, même si ça rentre dans le cadre de leurs fonctions et rémunérations forfaitaires, de corriger des copies et de préparer leurs cours, qu'ils y passent une heure ou qu'ils en passent 15, ils sont payés pareil. Donc à force de ré, quand tu es indépendant, tu te retrouves aussi à faire des choses pour lesquelles tu n'es pas payé. Tu n'es pas payé pour faire ta prospection, tu n'es pas payé à faire ta création de contenu, comme ce que je suis en train de faire. Je ne suis pas payé pour faire mon podcast. Et ce n'est pas non plus l'apanage des gens qui débutent.
puisque même les grandes entreprises travaillent gratuitement. Des agences qui ont leurs locaux sur les Champs-Elysées passent des dizaines d'heures à préparer des appels d'offres et des pitchs sans garantie de contrat. Dans certains cas, on peut avoir une rémunération pour le top 3 ou le top 10 des dossiers retenus, mais ce n'est pas systématique et ça ne compense pas le volume investi en amont. Payer des salariés, des chercheurs, des ingénieurs à plein temps,
à produire des prototypes qui ne vont pas forcément marcher du premier coup, qui vont mettre parfois des années avant d'être mis sur le marché. Ça aussi, c'est du travail gratuit. On l'entreprise, on appelle ça de la R &D, on appelle ça des investissements. Puis, je n'en parle même pas. Un auteur qui écrit un roman n'a pas la garantie d'être publié et même s'il a une avance de la part d'un éditeur, il n'a pas la garantie que l'ouvrage va être un succès commercial et qu'il va pouvoir vivre des dividendes. Il séparait chez les agriculteurs, il séparait dans à peu près tous les métiers.
Non, réalité, le fait que le travail gratuit existe en soi, ça ne me choque pas. Déjà parce que ce terme de gratuit est un petit peu trompeur. L'argent en réalité n'est pas la seule monnaie. Quand tu travailles, tu gagnes aussi de l'expérience, tu gagnes en compétences, tu construis un portfolio qui derrière te permet d'avoir plus de travail, tu développes un réseau, tu solidifies ta crédibilité et ta légitimité. Je ne te parle même pas forcément aux yeux des autres, mais vis-à-vis de toi-même. le travail aussi, on peut trouver du plaisir.
Kasia (06:02.179)
On peut y trouver du sens et de l'élan. Et ça compte. Alors suis d'accord, ce n'est pas le plaisir, le kiff ou même la satisfaction d'avoir fait partie d'un projet qui va payer ton loyer. Néanmoins, c'est des facteurs à prendre en compte. L'une des raisons pour lesquelles tant de personnes se lancent à leur compte, c'est aussi pour trouver ce sens-là, pour retrouver ce plaisir de travailler et la liberté qui va avec. On se lance à son compte pour être libre et on finit par recréer une espèce de prison mentale dans laquelle chaque minute doit être rentable, chaque minute doit être facturable.
Si la seule raison pour laquelle on fait les choses, c'est à cause de l'argent qu'on gagne, je trouve que ça va un peu à contre-sens du projet même de l'indépendance. Autant être salarié. Je suis pas pour le fait de pratiquer des tarifs et honte et momba qui font que derrière tu ne peux pas vivre de ton travail, mais je suis pour une certaine flexibilité quant à la rentabilité des projets qu'on prend. Je pense aussi aux entreprises qui font du travail pro bono, qui chaque année consacrent un certain budget, un certain volume de ressources.
à prendre des clients gratuits ou quasi gratuits parce que la cause leur paraît juste et c'est une belle chose, je trouve. C'est une belle chose que de faire parfois même du bénévolat ou de l'échange de compétences. Ça peut nous aider aussi à retrouver confiance en nous, retrouver confiance en notre créativité, à sortir d'une phase un petit peu compliquée, on va dire, de notre vie. Et nourrie de cette énergie, nourrie de ce nouvel élan, on va chercher d'autres projets, on va chercher d'autres clients et quelque part, notre retour sur investissement, est aussi là.
si on veut vraiment chercher le retour financier. Mais au-delà de au-delà du plaisir qu'on peut prendre ou du sens qu'on peut trouver sur des missions où on travaille gratuitement ou quasi-gratuitement, il y certains moments dans son activité où ça peut même être carrément stratégique. On ne pas forcément questionner les choses d'un point de vue, est-ce qu'il faut le faire dans un sens de voir ? Ce n'est pas est-ce que je dois ou je ne pas, est-ce qu'il faut ou il ne pas, mais quand est-ce que ça me sert, quand est-ce que ça me dessert ? Donc voici quelques situations où ça peut te servir.
Ça peut te servir quand tu démarres. C'est pas obligatoire. Tu quand j'ai créé mon agence de communication, j'ai immédiatement adopté le point de vue prospectif d'aller chercher des clients, leur pitchant des projets avec une tarification qui n'était certes pas celle des grandes agences établies parce qu'on n'avait pas une structure aussi lourde, mais qui n'était pas non plus au ras des pâquerettes. J'ai pas non plus fait de projet gratuit quand j'ai fait de la production vidéo. En revanche, j'ai fait du travail gratuit quand j'étais photographe et quand je suis devenue coach. Mais la raison pour laquelle j'ai proposé du travail gratuit, ce n'est pas parce que je n'avais pas confiance en moi.
Kasia (08:23.865)
C'est parce que j'avais une telle soif de travailler dans sens de pratiquer mon art, de pratiquer la photographie ou de pratiquer le coaching que je suis prête à faire gratuitement. C'était plus dans ce sens-là. Ça m'a aidé aussi à me sentir légitime et compétente, tout simplement, beaucoup plus vite que si j'avais attendu de pitcher mes premiers clients. Je pense que ce sera peut-être arrivé un peu moins vite. Et ce travail-là gratuit que j'ai fait m'a aidé aussi mine de rien à développer mon réseau. Puisque j'avais des photos, j'avais des supports, j'avais des témoignages.
et du bouche oreille qui commençaient à se mettre en place, donc des personnes qui venaient vers moi sans que j'ai besoin de les prospecter grâce à ce travail-là. On a besoin d'un portfolio pour se lancer, mais on peut aussi avoir besoin d'un portfolio quand on se relance, quand on veut pivoter, quand on veut resserrer un petit peu son sujet, ou tout simplement quand on se rend compte que notre travail a beaucoup évolué, que nous-mêmes on a évolué dans notre approche et que ce qu'on voit sur notre site web, sur notre portfolio ne matche plus vraiment qui on est, et surtout là on a envie d'aller.
Et donc là aussi, on peut attendre de signer des clients qui correspondent justement aux missions qu'on va voir, mais ça va plus vite entre guillemets si on propose de travailler gratuitement sur un tarif modéré pour construire ce portfolio, même quand ça coûte de l'argent. Quand j'étais photographe, certains shootings personnelles slash artistiques me coûtaient de l'argent, me coûtaient en accessoires, en prestations de maquilleuses, parfois en stylisme. Donc oui, j'investissais, je ne vendais pas forcément ces images là, mais j'avais un beau portfolio que j'étais ensuite fière de montrer.
et ça me permettait de décrocher des jobs que je n'avais pas encore eu parce que je faisais la démonstration que je savais faire par exemple un shooting studio avec une lumière artificielle. Parce que pour la plupart des prospects, s'ils ne voient pas ce que tu sais faire, ils ne vont pas savoir ce dont tu es capable. Ce pas leur job d'être visionnaires et de savoir se projeter, c'est notre job à nous d'indépendants et de créatifs de savoir pitcher, mais aussi de proposer des prototypes, de montrer des images, de montrer des objets qui permettent de se projeter. Donc là aussi, un portfolio c'est un investissement.
Une autre situation dans laquelle ça te bénéficie davantage que ça ne te coûte de proposer des heures ou de te proposer sur des missions qui sont pas payées ou pas rémunérées, c'est aussi quand tu t'ennuies en fait, quand tu n'as pas assez de travail. Sous couvert bien sûr que tu en cherches, que tu fais ce qu'il faut derrière en prospection, networking. J'ai toute une série de podcasts que je viens de terminer sur ce sujet, où trouver des clients sur les réseaux sociaux, par le bouche à oreille, par la publicité ou par la prospection. Si c'est ta problématique, explore ces épisodes dans la bibliothèque de podcasts.
Kasia (10:44.881)
Mais je pense aussi que parfois on est sur une mission qui est bien payée mais qui ne nous nourrit pas ou en tout cas qui ne nous donne pas suffisamment de travail. Ou alors on est entre deux missions. On n'a pas forcément besoin de travailler là maintenant tout de suite mais le fait de ne pas avoir de travail, ça nous prend trop la tête dans un sens qui n'est pas bon. Pour beaucoup de personnes, ne pas avoir assez de travail intéressant, c'est une source de souffrance. Je dis ça parce que je travaille avec des personnes qui sont souvent hyper actives, qui s'épanouissent dans le travail. Le travail leur fait du bien, occuper leur cerveau qui va à mille à l'heure est une bonne chose.
Et si c'est ton cas, si tu souffres de ne pas avoir de mission très intéressante en ce moment, ou de choses qui t'occupent et qui te nourrissent l'âme, propose tes services gratuitement. Ouvre-toi à l'idée de faire du bénévolat ou de l'échange de compétences, ou même de prendre une mission entre guillemets risquée parce qu'il a pas beaucoup de budget, mais qui va déjà t'occuper l'esprit, nourrir ton âme, mais également canaliser toute cette énergie, qui si tu ne l'utilises pas dans une tâche précise, va se retourner contre toi. Va se transformer en rumination, va se transformer en anxiété, va se transformer même parfois en dépression.
Au moins tu développes tes compétences davantage, tu développes ton réseau, tu pratiques ton art, tu vis une nouvelle expérience plutôt que de ruminer et de rester seul chez toi à déprimer. Et il y a aussi une autre situation. Alors celle-là, j'apprends avec plus de pincettes parce que c'est la fameuse situation où quelqu'un te fait bosser gratuitement en échange d'eux, par exemple d'une certaine exposition ou en échange d'une certaine récompense en nature de type défraimant ou cadeau d'hiver. Pour le principe, c'est ni tout noir ni tout blanc.
Il y a certaines situations où c'est réellement à ton avantage de dire oui à un projet où tu es très peu payé ou mal payé parce que derrière le bénéfice du portfolio, le bénéfice du réseau auquel ça te fait accéder, des rencontres que ça te permet de faire, des personnalités que ça te permet de côtoyer, peut justifier le fait de baisser ton tarif ou le fait d'accepter une mission qui est mal rémunérée. Je pense par exemple aux Nikon Film Festival où très souvent ce sont des équipes d'artistes bénévoles où quasi personne est payé, à part peut-être la nourriture le midi et le soir.
Mais la portée d'avoir un court métrage par exemple qui gagne un prix et qui va ensuite tourner dans les différents festivals, qui va être vu par des producteurs est colossale. Je pense que ça, peut s'envisager. Mais je pense aussi que dans plein de cas, ça ne vaut pas le coup. Et je vais te détailler lesquels. Je te propose de passer en revue les situations où il absolument pas que tu travailles gratuitement, où non seulement tu ne vas pas gagner d'argent, mais en plus tu risques de te créer de la frustration et du ressentiment, voire des vrais problèmes.
Kasia (13:09.078)
Et le premier red flag pour moi, c'est que tu n'en as pas envie. On te propose un truc où rationnellement ton mental te dit, si tu devrais le faire, tu as des choses à y gagner, ce sera peut-être l'occasion de rencontrer ces lindions, je sais rien. Mais ton corps te dit, je n'ai pas envie de le faire. Je dis pas que cet instinct-là doit absolument décider, mais je trouve que c'est quand même un red flag et qu'il faut le prendre en compte. Pour que le travail gratuit puisse être vraiment bénéfique, il faut déjà que tu sois contente de le faire. Justement,
Pour compenser l'absence de rémunération réelle, faut que ça t'apporte quelque chose d'autre. Et si déjà dans ton corps tu sens que t'en as pas envie, j'essaierai pas d'outrepasser cet instinct. Je serai de l'examiner, peut-être même en coaching. Est-ce que c'est pertinent ? Est-ce qu'il a des choses que tu ne vois pas ? Ou est-ce que en réalité c'est un faux bon plan ? Un autre red flag, c'est si on te le demande. C'est-à-dire si tu te fais démarcher pour collaborer gratuitement, c'est un red flag.
Pourquoi ? que si quelqu'un te trouve, c'est bien parce que cette personne a vu ton travail quelque part. Elle l'a vu sur internet, elle l'a vu sur les réseaux sociaux, peut-être elle a entendu des bonnes choses de la part d'une amie ou d'un collègue. Donc cette personne d'un certain côté, elle reconnecte à des compétences, mais de l'autre, elle te dit qu'elle n'a pas de budget. Pour moi, c'est un peu du foutage de gueule. Si on t'approche en mode c'est génial ton travail et on aimerait que tu fasses ça gratuitement, ou dans des conditions très obscures où tu n'as pas vraiment ton intérêt, red flag.
Sauf si, c'est toi qui as l'initiative. Ce travail gratuit que tu fais devrait être à ton initiative. C'est-à-dire c'est toi qui vas le chercher. C'est toi qui dis à ton réseau, je prends des clients gratuits ou j'ai un certain volume d'heures ou de créneaux horaires que je suis prête à consacrer à des clients pro bono. Et si quelqu'un te contacte à la suite de cette annonce, alors ok, c'est un peu différent parce que tu en es à l'origine. Mais si quelqu'un vient dans tes messages Instagram ou t'envoie un mail en disant j'adore ce que vous faites, vous avez tellement de talent et j'ai un projet gratuit à vous proposer,
Non. Ce n'est pas le type de client à qui j'ai envie de travailler. Et souvent, va de pair avec le troisième red flag, c'est que vraiment, tu ne vas pas apprendre grand chose. Tu ne vas pas apprendre grand chose en termes de compétences. Ça te demande de mobiliser une compétence que tu maîtrises déjà dans un environnement que tu connais. Sans réel retour financier, c'est un red flag.
Kasia (15:21.768)
Ça peut te bénéficier si tu testes une nouvelle compétence, si t'es pas encore sûr de toi ou si le fait travailler sur ce projet, ça va te faire monter en compétence, en expérience et on va dire combler une case que tu n'avais pas encore coché sur ton CV. Pourquoi pas ? Mais très souvent, les gens qui te contactent pour du travail gratuit te mobilisent sur une compétence que tu as déjà développée et ils veulent juste s'approprier les fruits de ton travail. Et c'est là qu'on dit non. Quatrième red flag. La promesse d'exposition est super floue.
ça va te faire de la visibilité. Ok, mais comment ? Combien ? Quelle est votre audience totale ? Combien de posts vous allez faire ? Comment puis-je vous faire confiance sur le fait que vous allez réellement le faire ? Même si tu une super opportunité d'exposition, il faudra quand même que tu fasses le travail de communication derrière. Il faudra quand même que tu partages avec ton réseau, « Hey, je suis venue sur tel salon, sur tel festival. » Il que tu relances ton réseau, il faudra que tu sites ou que tu tags des personnes plein de fois. N'espère pas que la personne derrière va se transformer en agence presse et qu'elle va faire ta com à ta place. Non.
Ce sera quand même à toi de transformer l'essai et de transformer l'exposition en vraie opportunité. Autre red flag, c'est quand le fait de travailler gratuitement met en danger ton propre business. Parce que non seulement tu bosses gratuitement, mais en plus tu dois investir du matériel, tu dois te déplacer, t'es pas défrayé, tu dois te libérer dans ton planning. C'est des clients que tu ne peux pas prendre à ce moment-là, que tu dois décaler, ou bien c'est des activités de développement commercial que tu ne pas faire. Faire du travail gratuit ne doit jamais mettre ton business en danger.
c'est toujours après les activités de développement commercial, c'est toujours après tes clients actuels. Si il te reste du temps pour faire du gratuit, ok. Ou si tu as la possibilité de pousser un peu l'immeuble pour faire entrer une mission gratuite, ok. Mais pas au détriment d'eux. Notre red flag aussi, c'est si tu n'apprécies pas la personne qui te le propose, ou si tu n'apprécies pas l'équipe avec laquelle tu serais censé travailler. Bien aimer les gens à qui tu travailles, n'est pas un avantage, c'est une condition de départ pour accepter de travailler gratuitement. Si en plus, tu ne peux pas blairer les gens de l'équipe,
C'est un no go ma chère. Et c'est un no go également, même si tu apprécies les gens de l'équipe, mais que le manager ou le chef de projet est complètement toxique. J'ai souvent coché sur ce genre de situation où j'ai dit oui à ce projet, j'avais l'intuition que ça allait être foireux, et bah ça n'a pas raté, ça a été un nid de guêpes, une usine à gaz du début jusqu'à la fin, mais j'ai dit oui parce que j'appréciais telle ou telle personne. Ne monte pas sur un bateau qui pique du nez. Personne ne te demande de te sacrifier. Et pour reboucler sur le premier argument, c'est à dire si tu n'en as pas envie,
Kasia (17:48.448)
ou que tu sens au fond de toi que ça génère du ressentiment ou un blocage intérieur, écoute cet instinct. Des opportunités de travail gratuitement, il y en a plein. Tu peux t'en créer dès aujourd'hui si tu veux. Donc non, tu ne passes pas à côté de quelque chose en disant oui, un super projet, ou il a plein d'expositions, mais où l'équipe est complètement toxique. Ce que la pire chose vraiment qui puisse t'arriver quand tu bosses gratuitement, c'est non seulement que t'es pas payé, mais en plus tu te fais traiter comme de la merde, et tout au long du projet, tu y vas avec la boule au ventre. Les gens ne valorisent pas ton travail.
Là où tu te dirais, bah puisque je travaille gratuitement donc je devrais être bien traitée parce que je fais une fleur, et bah tu serais surprise d'une nombre de situations où c'est l'inverse qui se passe justement parce que c'est gratuit. Je ris mais je ris en fait de l'audace des gens, des fois. Les conditions pour que ça se passe bien, c'est que le projet fasse sens pour toi, que ça te fasse plaisir de bosser dessus indépendamment de la rémunération. Si en plus tu peux le valoriser dans ton portfolio, dans ton expérience ou dans ton réseau, c'est encore mieux. Mais voilà.
pas s'il a ces règlages-là. Pour conclure, travailler gratuitement c'est normal, en tout cas c'est usuel. Peut-être que c'est pas ok, peut-être que ça ne pas exister, mais en tout cas ça existe, c'est parfois stratégique, et dans certains cas ça peut vraiment te donner un gros coup d'accélérateur. Quand tu dis oui à un projet gratuit c'est toujours par plaisir, parce que tu as de la disponibilité, c'est jamais par peur, c'est jamais pour faire plaisir à quelqu'un d'autre, et c'est jamais pour mettre ton business en danger. Donc les questions à te poser c'est, est-ce que je sais dans quoi je mets les pieds ?
Est-ce que c'est ok pour moi que ce soit gratuit ? Est-ce que, au-delà de l'argent, j'ai quelque chose à y gagner ? Est-ce que ça m'apporte ? Est-ce que c'est aligné avec là où j'ai envie d'aller ? Et voilà, est-ce que j'en ai envie ? Est-ce que les gens sont sympas ? Est-ce qu'ils respectent mon travail ? Et si la réponse est non, eh bien, tu quoi ? Si on vient te démarcher, tu fais ton devis et tu te donnes la fourchette la plus haute. Parce que la moindre des choses, quand tu n'as pas envie de faire quelque chose, c'est que tu sois payé pour. C'est tout pour aujourd'hui. Comme toujours, si tu as des questions, des choses que tu voudrais approfondir avec moi,
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Kasia (20:13.916)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.