Kasia (00:00.308)
Ce qui fait vraiment la différence, c'est la façon dont on nous a formaté. Si tu apprends à une femme à économiser, mettre de l'argent de côté pour réaliser des projets, alors que tu vas apprendre à un homme à se dire, en fait, ça, tu le mets de côté, par contre le reste, tu vas le faire fructifier, etc., du coup, tu n'auras pas le même résultat. Vous écoutez bien à mon compte.
Le podcast Business et Bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante. Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:14.767)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, on poursuit notre série thématique Autour de l'argent et on va parler spécifiquement de l'investissement. Pour en parler, j'ai demandé à Mélanie Lepie du cabinet Moni. Mélanie, est-ce que tu veux bien nous en dire plus ? Je suis conseillère en investissement financier et gestionnaire de patrimoine. Mon métier, c'est d'accompagner essentiellement des chefs d'entreprise à gérer votre argent, à le faire fructifier.
Et plus encore, après, sur la partie gestion de pâtes, on vient vous accompagner sur plusieurs problématiques d'optimisation. OK. Et avant qu'on rentre dans les aspects techniques du sujet, est-ce que tu peux nous dire globalement, qu'est-ce qui t'a menée dans ta vie vers ce sujet des investissements, de la gestion de patrimoine ? Alors du coup, j'ai d'abord une filière comptable dans laquelle j'ai passé plusieurs années, mais j'ai toujours su que ça suffisait pas.
et qu'il fallait vous accompagner, les chefs d'entreprise sur d'autres sujets. Et la gestion de patrimoine et plus particulièrement la gestion de l'argent. Ok. Donc, on va démarrer avec la situation la plus fréquente, je suppose, que tu dois gérer, c'est-à-dire, je suis chef d'entreprise, je suis à mon compte et j'ai un excédent de trésorerie. Cool, j'ai fait une bonne année, super. Alors, j'ai l'option de me verser cet excédent sous forme de salaire ou de rémunération de dividende. Mais quelles sont les autres options qui s'ouvrent à moi
L'option qui s'offre à toi, c'est de réfléchir à caler le montant le plus optimisé en prenant en considération l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu et les charges sociales qu'il faut que tu te verses en rémunération, dividendes ou autre en fonction de ton statut et celui qu'il vaut mieux le laisser dans la société. Une fois que l'exercice est fait, ça nous donne une poche en pro, une poche en perso. La poche que l'on laisse en pro,
On a plein de solutions pour la faire travailler. Et surtout, il va falloir qu'on fasse le point avec toi. Quels sont tes objectifs ? Est-ce que tu as des projets aussi en perso qui pourraient impacter cette somme ? Je vais te prendre l'exemple régulièrement. On me dit, moi, je veux acheter ma résidence principale. Donc là, effectivement, on va chercher à récupérer le max en perso. On va prendre un petit peu finalement tous vos projets, tous vos objectifs.
Kasia (03:40.18)
pour trouver l'enveloppe la plus optimisée pour la faire travailler. On a cette idée que l'investissement immobilier, c'est le meilleur investissement qu'on puisse faire quand on est particulier. Et c'est là où j'aimerais avoir ton avis d'experte. Est-ce que c'est le meilleur endroit où je puisse placer mon argent ? Je pense que l'investissement, c'est très personnel et en France, la pierre fait partie de notre histoire. Donc, je peux pas aller dire qu'il ne pas acheter sa résidence principale.
Après, c'est plus challenger le patrimoine immobilier dans l'ensemble, quand tu vas vouloir aller acheter du locatif, ce genre de choses, où là effectivement, en fonction de la période, on peut challenger le projet et se rendre compte qu'aujourd'hui, en faisant du placement plutôt financier, on arrive à des meilleures rentabilités que de l'investissement locatif.
Dans un pays où le droit du propriétaire est quand même plutôt mal mené aujourd'hui, c'est une réelle question. Et c'est une question auxquelles je réponds avec mes clients tous les jours. Mais on ne pas juste s'arrêter à mes convictions parce que d'une personne à une autre. Chacun a une histoire, un vécu qui font que tu peux avoir des gens qui ont une appétence pour l'immobilier, d'autres beaucoup moins. Et en fait, notre métier, c'est vraiment de faire un conseil sur mesure.
Oui, c'est ça qui est fascinant, c'est là où l'émotionnel rejoint le rationnel. Exactement. Parce qu'il a les chiffres qui disent ce qu'ils disent. OK, certes, mais mon émotionnel me dit autre chose. C'est ça, c'est tout à fait ça. J'ai envie de dire que c'est un peu là la magie de notre métier, c'est qu'il n'y a pas de réponse identique pour toutes les personnes. Notre métier, c'est de savoir ce qui te touche et on va essayer de t'aiguiller le mieux possible pour t'aider à réussir et à atteindre tes objectifs.
en respectant tes convictions. Tu veux dire qu'on peut faire des investissements éthiques ? Oui, tout à fait. Souvent, ce qu'on voit, c'est que quand tu rendes des critères éthiques, écologiques, etc., la rentabilité est légèrement touchée. Mais tu le fais justement pour l'éthique et l'écologie. Tu ne le fais pas forcément. fait, le sujet, quand on relie à la fois le fait de faire travailler son argent, à la fois le fait d'avoir une notion d'éthique ou une notion écologique,
Kasia (06:00.584)
Finalement, oui, y peut-être le critère de la rentabilité qui va être touché, mais on arrive quand même à avoir des choses qui nous permettent d'allier les trois. Est-ce que tu veux dire que par rapport à d'autres placements, c'est un peu moins intéressant ou est-ce que c'est carrément plus risqué ? Non, c'est pas forcément plus risqué. C'est plus le niveau de rentabilité. J'ai envie de dire que tu vas faire tes courses, tu vas acheter bio, tu vas payer plus cher que si tu ne prends pas en compte ce critère. Sur les marchés, ça se retrouve. C'est la même chose.
Ok. Merci pour ta réponse très nuancée. Suivons toujours le cas affectif d'une personne qui dit « je suis déjà propriétaire de ma résidence principale, je suis déjà en train de rembourser, etc. » Regardons quelles sont les options qui sont vraiment, justement, côté investissement. Côté investissement, on va te poser plusieurs questions. À savoir, est-ce que tu as besoin que ton placement soit liquide, disponible à tout moment ? Est-ce qu'au contraire, est-ce qu'on peut bloquer, on parle de 12 mois, on parle d'un an, deux ans, trois ans, plus ?
Ça, c'est déjà le premier critère. Ensuite, une fois qu'on a établi ça, on se pose la question du risque. Est-ce que tu es prêt à potentiellement voir évoluer ce placement de façon positive, négative, etc. Il y a des clients qui te diront non. Moi, en fait, je veux absolument que ça soit hyper sécuritaire. C'est d'autres qui nuanceront et d'autres qui seront carrément ultra dynamiques. Après,
Quand on travaille de la treize eaux de boîte, souvent on est quand même hyper prudent dans l'idée de se dire, fait, quelle est l'enveloppe qu'on va placer, vois, sécuriser le fait d'avoir toujours un certain montant sur son compte bancaire qui lui ne va pas être placé. Le reste, OK. Et ensuite, on va travailler là-dessus. Si ta question, c'est de savoir quelles sont les options que j'ai. En fait, on va avoir l'option de plusieurs enveloppes. Dans les enveloppes, tu vas avoir un compte-titre, un PEA, un contrat de capitalisation.
Après, as tout ce qui est livré, donc les comptes à termes, exemple. Donc ça, ça te permet d'avoir des enveloppes et à l'intérieur, on peut y mettre des produits. Si je te parle du compte-titres, ce genre de choses, on peut y travailler soit des obligations, soit des actions, soit des produits structurés, des produits plus complexes. tout ça. Mais notre métier, c'est aussi de vous les expliquer et de finalement rendre accessibles tous ces termes qui sont un petit peu des faux impressionnants pour certains clients.
Kasia (08:25.556)
je te confirme que ça peut déjà créer une barrière psychologique de dire je ne comprends pas ce que ça veut dire, donc il vaut mieux pas que j'investisse. Mais ça c'est, je pense que quand tu es en relation avec des clients et que tu as un domaine d'expertise, ce qui fera que ton client te suivra, c'est qu'il te comprend. Et je dirais même que c'est hyper important parce que pour l'AMF qui régit les marchés financiers, c'est un critère. Le fait que ton client comprenne quel est le produit,
comprennent quels sont les frais qui sont liés à ça, là où pendant des années c'était un peu freestyle. Est-ce que tu conseilles de laisser sur le compte de la trésorerie de l'entreprise en ratio ? Est-ce que c'est un pourcentage des charges ? Est-ce que c'est des mois de trésorerie ? C'est quoi ta recommandation ? Ça va dépendre est-ce que tu es seul ou est-ce que tu as des salariés. Mes clients qui ont des salariés généralement, on va plutôt être sur six mois.
Tu vois, ce n'est pas forcément ce que moi je préconise, mais c'est plutôt ce que j'ai comme expérience de leur vécu et le fait d'être sécurisé. se disent, ok, j'ai six mois de salaire, charge sociale et charge fixe devant moi. Quand les personnes sont seules, on baisse plutôt le critère sur trois mois, mais ça va surtout dépendre de quelle est ta typologie d'activité également. J'ai des clients qui ont des contrats sur deux, trois ans.
eux, ça m'arrive même d'avoir que deux mois devant eux, c'est surtout on pâlit au fait de dire je suis malade quelques semaines donc je vais un peu moins facturer donc du coup je peux avoir une petite variation. Maintenant la personne qui a peu de visibilité sur son activité, on va être plus prudent. Et ça, ça dépend vraiment de chacun. Donc au minimum, on se dit deux trois mois rémunération, charge sociale et on va quand même aller regarder est-ce qu'il une régule de charge sociale ? Est-ce qu'il a des accountes d'IS qui sont importants
on va aller regarder ça. Et c'est là où c'est hyper important d'être accompagné par des personnes qui ont aussi cette bride comptable finalement en tête parce qu'il faut être prudent. C'est bien pour ça qu'on a besoin de se faire conseiller. Je comprends que plus l'argent est liquide, moins il est rentable. Non, pas forcément ? Forcément. Tu peux avoir des belles rentabilités avec des produits qui sont dispos. Nous, arrive à travailler de la disponibilité sous une quinzaine de jours. Donc tu vois, c'est hyper dispo.
Kasia (10:46.205)
Normalement ton comptable ne t'appelle pas pour te dire demain tu dois payer telle somme, vois, sans l'avoir anticipé. Tu sais plus ou moins un petit peu tes grosses traites. Et pour autant, tu peux avoir des allocations qui vont aller chercher entre 8 et 10 de rendement. Ce qui va faire ton rendement, ça va être ton exposition en termes de risque et la typologie des produits. D'accord. Alors sans forcément rentrer, tu vois, toute la nomenclature des termes, est-ce que tu peux nous dire les grosses lignes de sur quoi on peut investir ?
Tu peux investir sur des obligations. Donc déjà, la différence entre obligations et actions, action, va être, que tu vas prendre des parts d'une société. En gros, ton placement va être lié à la santé de l'entreprise, sa réputation, enfin toutes ces valorisations qui sont sur les marchés. À la distinction, lorsque tu vas travailler sur des obligations, on est sur de la dette. Donc tu viens financer de la dette pour des États, pour des entreprises, etc.
Après, tu peux investir effectivement sous des sous-jacents immobiliers. Donc, y a tout ce qui est monde aussi de la SCPI. t'investis dans des sociétés dont le métier, c'est de gérer de l'immobilier. L'immobilier, peut être aussi dans le monde du Private equity, par exemple, où tu vas investir dans des projets pour l'achat d'un immeuble, l'achat d'un terrain, l'achat de locaux, ce genre de choses, mais pas que.
Si tu ouvres finalement le bocal du Private Equity, tu ne pas avoir plus varié que ça. On a financé l'achat d'une Porsche Carrera GT de 2005, un véhicule de collection, des chevaux de course, mais à la fois on a aussi fait des projets à Disneyland Paris, sur plutôt l'immobilier avec un terrain, au ski, un chalet. ça peut vraiment être très varié. Il y a à la fois le développement de société,
de petites boîtes TPE, PME qui se développent et à la fois des produits. Donc tu peux toucher plein de secteurs. Ce qui va vraiment régir, c'est ce que je te disais tout à l'heure, c'est est-ce que tu as besoin que ton argent soit liquide ? Est-ce que tu peux te permettre de prendre du risque sur une partie ? Ce genre de choses. D'accord. Et alors quelle est la différence entre me verser un dividende et investir cet argent-là en privé versus investir l'excédent de trésorerie
Kasia (13:10.776)
La différence, c'est la case fiscalité. Si tu te verses ton dividende, tu vas avoir une enveloppe forcément plus petite que si tu les places directement dans la boîte. Ils ne pas être touchés par ta fiscalité personnelle et donc une plus grosse enveloppe, plus d'intérêt. Finalement, tes intérêts que tu auras récupérés sur la boîte, quelque part, ils vont t'aider à payer tes futurs impôts.
Tu vois, parce que si ton argent, ton enveloppe, elle aggrossit par rapport aux intérêts, ça te permet finalement d'atténuer quand tu vas, toi, te les verser cette partie imposition. Et quoi qu'il arrive, je ne pas déduire mes investissements de mon impôt sur la société. Non, par contre, on a un outil qu'on utilise pour aller travailler comme ça un petit peu de l'optimisation fiscale finalement.
c'est un outil qui, lui, sur l'immobilier puisque c'est le monde de la SCPI, sur lequel on peut travailler avec un démembrement. Donc c'est-à-dire que quand tu vas remplir ton dossier d'achat de tes parts de SCPI, tu as une partie qui va être au nom personnel et une partie qui va être au nom de la société. Donc tu as bien là dans ce cas-là un virement qui va être fait depuis ton compte perso et un virement qui va être fait depuis ton compte pro. En fait, tu vas acheter avec ta société
la possibilité d'encaisser les loyers de ces parts-là pendant un certain nombre d'années, au minimum cinq ans. Vu qu'il a une durée d'utilisation, il rentre dans le cadre de l'amortissement, ce qui veut dire que par exemple, t'achètes pour 10 000 euros du Zufruit sur cinq ans. Tu divises tes 10 000 euros par cinq, ça te fait 2 000 euros de charges d'amortissement que tu vas passer chaque année. Donc tous les ans, tu vas en toucher tes loyers de tes parts de SCPI.
La moyenne, c'est on va tourner aux alentours des 6%. Donc tu vas avoir tes 6 % de rendement, tes loyers qui vont rentrer sur ta boîte. En face, tu tes 2000 qui sont liés à ton amortissement, ce qui veut dire que ta base imposable, si tu prends tes produits qui sont tes loyers, moins ta charge d'amortissement, ça veut dire que ta base, elle est plus basse en termes d'imposition chôme. Donc finalement, tu vas réduire ton imposition sur cette partie là.
Kasia (15:30.968)
pendant toute la durée du zufruit. Et si j'occupe le bien que j'achète de cette façon ? Là, fait, est dans... Vraiment, c'est pour ça que je te disais qu'on le fait sur de la partie S.C.P.I. Je le fais pas sur un bien que tu vas acheter. Les règles, sont plus complexes quand c'est pour acheter des locaux ou acheter un bien, etc. Et surtout, ta question aussi, c'était de se dire j'achète un appart, voilà, je vais y vivre. En gros,
Il n'y a pas d'interdiction de l'administration fiscale d'acheter un bien dans lequel tu vas y vivre. contre, fiscalement, ce n'est pas du tout intéressant puisque si le bien est au nom de ta société, en cas de revente, tu vas être imposé sur la plus-value. aujourd'hui, ta résidence principale, quand tu l'achètes, si tu fais un bon coût, tu la rénoves ou autre. Quand tu vas revendre, tu n'auras pas d'imposition puisque c'est ta résidence principale. Et en plus,
il va falloir passer en compte à des loyers à la valeur du marché. Donc finalement, quelque part, ce que tu vas payer et qui va certainement payer ton emprunt, il faudra s'assurer que le loyer que tu verses est cohérent avec la valeur du marché et ça va te générer de liaises. Donc c'est pas du tout intéressant de... Non, c'est pas du tout. D'accord. C'est quoi pour toi la somme minimum dont il faut disposer pour commencer à investir et faire travailler son argent ? La somme excédentaire. On ne pas de la somme que tu l'aies sur ton compte.
C'est ça ? Le billet d'entrée, il va osciller entre 10 20 000 euros. OK. Donc ça, c'est le billet d'entrée, en tout cas, sur les solutions que nous commercialisons. J'ai des clients qui commencent avec des budgets comme ça parce que déjà, ça fait un peu peur de se dire je vais placer mon argent. Tu vois, il a un côté un peu écureuil que c'est sur mon compte bancaire, c'est à moi, etc. Alors qu'en fait, si c'est placé, c'est toujours à toi.
c'est juste que ce pas sur le même compte. Après, ça dépend de la typologie des produits. Est-ce que c'est liquide ou pas ? Admettons, on s'engage sur un produit sur trois ans et la boîte fait faillite ou je la ferme parce que j'étais avec un associé et j'ai envie de recréer ma propre boîte. Que devient cet investissement-là à ce moment-là ? En fait, on va demander la sortie du produit. ça dépend encore une fois de la typologie du produit.
Kasia (17:53.21)
Souvent, tu des valeurs liquidatives, ça peut... Des fois, ça va toucher un peu ton capital là, ou par exemple, ça n'aurait pas dû, parce que si tu avais attendu ton délai, on n'aurait jamais eu le cas. Mais de toute façon, on demande toujours la sortie quand on a des cas où finalement la personne veut fermer la structure, puisqu'on ne peut pas laisser de l'argent comme ça et fermer juste la boîte. donc quoi qu'il arrive, on récupère l'argent. C'est peut-être pas forcément la somme qu'on a mise. C'est ça.
Mais on récupère... Tu récupères rien parce que la société en face, elle ne peut pas du tout assumer la sortie. Mais là encore, ça fait partie aussi de tout ce qu'on check lors d'un rendez-vous. C'est pour ça que je te parlais de savoir quelle est ton activité, quelle est ta visibilité. Il vaut mieux être prudent et se dire on commence par un truc liquide et au fur et à mesure qu'on a une visibilité d'activité, on voit un peu où on voit venir, on va sur des produits un peu plus engageants.
Mais notre métier, n'est pas d'aller partir sur, par exemple, la SCPI sur cinq ans si on n'arrive pas à voir au trimestre quel va être le chiffre qui va être généré. Merci pour toutes ces précisions. Comment tu gères les clients quand il a une grosse baisse de marché ? Qu'est-ce que tu dis à tes clients qui sont un peu en panique ? Je pense que mon job, c'est de les rassurer quand la situation doit être rassurée. Ce qu'il faut comprendre, c'est que les marchés financiers, c'est des cycles.
Et ça, on l'explique aussi quand on prend rendez-vous. La perte, elle n'existe que si tu as besoin de récupérer ton argent au moment où les marchés financiers vont mal. C'est le dicton, quand ça va mal, tu réinvestis, tu sors pas. vois, c'est surtout, c'est plutôt cette logique. Qui est tellement contre-intuitive avec notre premier instinct. Exactement. Mais en fait, c'est pour ça que...
Avoir quelqu'un qui répond dans ces moments-là, c'est hyper important parce qu'il faut comprendre, OK, est-ce que ça baisse parce que c'est juste conjoncturel et ça va passer ? Ou est-ce que ça baisse parce que, te dirais, ça va jamais remonter ? En fait, tout est question de conviction. Et mon métier, dans ces cas-là, c'est de dire, OK, est-ce qu'il a une raison qui est juste temporaire ? donc...
Kasia (20:11.77)
Je ne vous préconise pas de sortir parce que c'est temporaire et que si vous n'en avez pas besoin, on va acter une perte qui ne sera plus là demain ou dans x temps. Ou est-ce que là, effectivement, c'est déjà arrivé dans le passé, de se dire là non, il faut sortir parce qu'en fait, ça ne repartira pas et au contraire, plus on va attendre, plus ça va dégringoler. Et c'est là où c'est très important d'avoir des analystes, des spécialistes marchés.
avec qui on travaille au quotidien pour savoir, OK, les convictions là, c'est quoi ? Je voudrais faire un parallèle entre ton métier et le mien, dans le sens où dans mon métier, je suis souvent amenée à questionner les croyances de mes clients parce que leurs croyances se reflètent complètement dans les actions qu'elles entreprennent, dans les résultats créés. Et ce que je trouve fascinant, c'est que dans la bourse, dans l'investissement, on retrouve ces mêmes mécanismes, c'est-à-dire ce que tu crois, tes convictions vont conduire jusqu'aux résultats que tu vas récupérer. Et finalement, on a l'impression que c'est un truc ultra rationnel.
C'est quoi de plus rationnel qu'un chiffre après tout ? Alors que non. Le fait qu'il ait des personnes qui se disent non, non, moi je vais retirer mon argent et du coup ça fait encore plus baisser le cours d'une action. Alors que d'autres se disent, bah non, justement, c'est le meilleur moment pour investir, l'action est basse. C'est fascinant à quel point juste ton mindset, en fait, influence aussi ta situation financière. Est-ce que toi tu l'as vu à l'œuvre avec tes clients ? C'est certain. Finalement, le marché va réagir en fonction des décisions de chacun et tes décisions, elles sont prises en fonction des convictions que tu as.
Tout le monde va croire finalement dans les projets de développement de telles structures dont ils vont investir sur telles structures. Demain, tu ne crois pas dans ces projets-là, dans cette boîte, dans son développement, tu vas retirer et le cours va aller dans le même sens. Et moi, ça m'arrive d'avoir des clients qui me disent « moi, cette boîte-là, non, ok, je ne pas là pour te convaincre. Si c'est non à celle-là, je vais aller chercher celle qui pourrait te convaincre
En gros, que tu dis, c'est que mon argent ne pas partir n'importe où. Il ne pas forcément partir là où la rentabilité est la meilleure. Il ne va pas partir vers des entreprises dont je ne cautionne pas l'activité ou le mode opératoire. Et en fait, on peut aussi voter entre guillemets avec son argent. Bien sûr. Il faut enlever l'idée que parce que c'est du financier, forcément, on va aller...
Kasia (22:28.916)
dans des domaines qui ne sont forcément pas écologiques, forcément pas respectueux des diverses convictions que tu pourrais avoir. Et dans les convictions, il va y avoir la religion, va y avoir l'écologie, va y avoir tous ces sujets-là. Et au quotidien, j'évoque ces sujets avec mes clients. C'est quoi vos convictions ? Il y a des convictions religieuses qui imposent certains critères avec l'argent. En fait, on est obligé de se poser la question et...
et d'aller trouver des solutions quand on peut. Des fois, on ne pas, on aimerait, mais on ne les trouve pas tout le temps. Mais par contre, on se pose la question. Puisqu'on parlait de MindTed, c'est quoi pour toi des croyances limitantes sur l'argent ? Première limitante pour les chefs d'entreprise, c'est de se dire que c'est l'argent de la boîte, donc je ne rien en faire. Ça, c'est la première qu'on retrouve régulièrement. La deuxième, c'est de se dire que je gagne pas des millions, donc je peux rien faire.
En fait, y a des solutions. On le disait sur la trésor de boîte avec 10, 20 000 euros, tu arrives à trouver des solutions. Celle qu'on évoquait, vois, le fait que forcément, parce qu'on va placer son argent, on va aider un financement d'une activité qui sera pas OK avec ses convictions perso. En fait, on est souvent comparé à des placements qu'ils ont déjà testé en banque, par exemple, qui pouvaient être décevants. Souvent, j'ai des clients qui me disent « ah l'assurance vit ».
ça me rapporte rien. En fait, quand tu grattes, quand tu demandes le contrat, quand tu regardes les performances passées, tu te rends compte que, en fait, c'est pas l'enveloppe de l'assurance vie, parce que c'est qu'une enveloppe finalement, mais c'est la façon dont c'est géré. Est-ce qu'il a des frais ? Comment sont calculées ces frais-là ? Et en fait, tu te rends compte que c'est souvent ces frais qui font qu'il a pas de rentabilité. Mais tu vois, il a un peu cette amalgame de se dire, l'assurance vie, non. Ou alors l'assurance vie, me fait penser à la mort.
j'ai eu une cliente qui m'a dit « non, mais moi ça me fait froid dans le dos de penser à assurance vie » alors qu'en fin de compte, quand tu grattes, tu travailles sur cette enveloppe, sur les avantages qu'il peut y avoir, que ce soit fiscalité, successorale, etc. C'est un bon outil. Mais en fait, ça dépend de comment il va être travaillé. Et ça, je pense que c'est une croyance limitante. Le fait de dire, en fait, d'analyser une rentabilité forcément par rapport à une enveloppe. fin de compte, c'est la personne qui gère derrière et ce que tu mets dedans.
Kasia (24:51.552)
qui fait que tu vas avoir de la rentabilité. Du coup, toi, c'est quoi des bonnes croyances ? C'est quoi un bon mindset par rapport à l'argent ? Le fait que tu fasses travailler ton argent, c'est pas négatif. Au contraire, c'est te donner des chances supplémentaires d'atteindre tes objectifs. Parce qu'on devrait tous le faire, en fait. Sauf que naturellement, surtout dans notre société aujourd'hui, on n'a pas de culture financière. Très peu. En fait, la culture financière...
soit tu as eu la chance d'évoluer dans des familles où elle était présente et donc tu l'as par alignement et ça commence très jeune finalement, soit il en a pas. donc si tu as pris des études qui te permettent d'y aller, tu y vas, mais dans le reste de toutes les études en général, tu n'en as pas. Je propose que nous, c'est tiroir là parce que c'est super important. Déjà, comme tu dis, l'éducation financière en général à l'échelle de la population, c'est très limité.
mais encore plus l'éducation financière des femmes. Seulement 28 % des personnes qui investissent en bourse sont des femmes. Comment tu expliques ce chiffre ? Je l'explique parce qu'on nous a aussi autorisé à exister entre guillemets assez tardivement. Le fait que tu puisses avoir un compte à ton nom en tant que femme sans demander l'autorisation de ton mari, c'est jeune finalement dans notre société. Nos mères ont connu le temps d'avant.
De ce fait-là, on a un train de retard et un TGV, j'ai envie de dire. Et je pense que c'est déjà ce premier sujet. Et le deuxième sujet, c'est un peu la femme. a ce sujet peut-être de se dire, il que je me mette à l'abri, vois, un peu ce côté écureuil. J'ai des enfants, j'ai tout ça. Dans une société où aujourd'hui, a de plus en plus de familles monoparentales, etc. Est-ce que ça aussi, ça devient un frein finalement aujourd'hui au fait de se dire...
Non, vois, je rencontre beaucoup de femmes qui ont des livrets A, plein de livrets bien remplis parce qu'elles ont la peur de demain par rapport à tout ce qu'elles doivent gérer. Est-ce que ça, c'est un critère ? Je ne pas. Mais je pense que quelque part, ça en devient malgré tout. Même dans l'approche des finances, il y a une différence fondamentale où les femmes, on leur apprend à gérer une somme.
Kasia (27:12.047)
et à ne pas trop dépenser, à surtout faire des économies sur cette somme-là, alors qu'aux hommes, on leur apprend davantage à faire fructifier l'argent, à prendre des risques pour en créer davantage. Et ça, c'est vraiment un paradigme qui est complètement différent. Ce que tu décris, les situations de famille monoparentale, ça ne fait que renforcer ça. Exactement. Ce qui fait vraiment la différence, c'est la façon dont on nous a formaté. Si tu apprends à une femme à économiser, mettre de l'argent de côté pour réaliser des projets alors que...
tu vas apprendre à un homme à se dire, en fait, ça, tu le mets de côté par contre le reste, tu vas le faire fructifier, etc. Du coup, tu n'auras pas le même résultat. Et puisqu'on parle de ça, je pense qu'il un autre sujet qui super important aussi, c'est les inégalités financières au sein du couple. Une étude de l'OCDE montrait que les femmes avaient tendance, plus souvent tendance à dire je ne sais pas, alors qu'elles ont la réponse, mais elles vont quand même dire je ne sais pas et s'en déférer à une autorité supérieure, au mari, au patron, au banquier, et elles ne vont pas se faire confiance.
Je parle de ça parce que justement dans une situation de couple où quand ça va bien, tout va bien, on peut faire ça, on peut déléguer à son mari, la gestion des finances, moi je m'occupe pas de ça, c'est lui qui gère l'administratif. Mais pour peu qu'il ait un coac à moment où justement ça se passe moins bien, c'est là qu'on paie les pots cassés. En fait, pense que mettre la responsabilité de l'argent sur une seule personne, c'est risqué. C'est risqué sur le fait qu'effectivement tu ne pas ce qui est fait, etc.
Mais c'est risqué aussi sur le fait de pourquoi ça serait cette personne qui engagerait la responsabilité sur le fait d'avoir peut-être tenté de faire fructifier son argent et que finalement ça se passe pas si bien. Moi, je suis contre cette façon de penser, de dire je remets toute la responsabilité sur une seule personne. Il y a des choses sur lesquelles tu peux te scinder et te dire ça, tu t'occupes de ça, ça, je m'occupe de ça, etc. Mais en fait, quand il a des sujets qui sont si importants,
c'est difficile de le reposer sur une seule personne. Moi, typiquement, c'est plutôt moi qui ai ce côté très financier dans mon couple. Je dis ça en réponse à ce trend de la « tradwife que je vois partout sur les réseaux et qui m'énerve profondément, comme si le fait d'aller travailler, c'était une dégradation de la condition de la femme par rapport à un temps imaginaire qui n'a jamais vraiment existé où la femme était entretenue par son mari qui assumait la partie finance et que pendant que le mari travaille, la femme se détend.
Kasia (29:37.087)
alors que c'est pas ça la tradwifle. Bref, je m'éloigne du sujet, mais il y a une autre croyance limitante, un autre principe qui peut s'avérer limitant, c'est celui, je trouve, du 50-50, qui sur le papier, c'est juste, on partage nos revenus, on partage nos vies, donc on fait 50-50, sauf que quand monsieur gagne trois fois plus que madame, faire 50-50, ça n'a pas de sens. C'est une violence économique. Ouais, c'est un vrai sujet. là encore, tu vois, on va toucher les convictions de chacun et un peu le conditionnement aussi de ce qu'on peut donner comme...
comme culture et comme éducation à nos enfants. C'est toujours pareil, que si tu fais du 50-50, mais que tu souhaites, parce que c'est souvent le cas en fait, quand il a un déséquilibre, et là même sans rentrer sur le fait du sujet de se dire c'est l'homme qui gagne plus ou c'est la femme qui gagne plus, mais en fait quand t'es un couple avec un déséquilibre de salaire, soit c'est celui qui gagne plus qui va accepter de vivre avec les moyens de celui qui gagne moins, ce qui n'arrive jamais au final.
Soit tu décides de vivre avec les moyens de celui qui gagne le plus, mais donc tu vas créer un système de dépendance parce que tu vas faire 50-50 sur le commun. Mais par contre, tu vas te retrouver dans des endroits où financièrement tu ne pas toi-même peut-être payer un cocktail ou payer une chambre d'hôtel, tu vois. Et il y a des équilibres finalement qui est toujours présents et qui rendent dépendants.
Donc c'est un sujet. après, comment tu l'équilibres ? Est-ce que la personne qui gagne moins doit accepter qu'il plus de prise en charge de l'autre ? Tu vois, c'est assez complexe finalement parce que je pense qu'il a pas de vraie solution. Il y a que des convictions. Une solution, c'est le prorata. Oui, c'est une solution. tu vois, le prorata, ça peut aussi mettre... En fait, ça va dépendre de comment la personne qui va mettre plus va se comporter avec l'autre. Parce que tu vois, il a aussi ce genre de couple.
où il a le prorata. Par contre, à la main de dispute, c'est « mais bon, on est ici parce que c'est moi qui paye quoi ». Est-ce que ça c'est du vrai prorata finalement ? J'ai aussi en tête la situation où monsieur est propriétaire de l'appartement et s'accompagne soit lui verser un loyer, soit paye pour tout ce qui est frais de vie. Et on peut avoir l'impression sur le papier que c'est faire, enfin c'est juste, lui il apporte le logement et moi j'apporte les courses et l'électricité.
Kasia (32:04.135)
Mais au moment de la séparation, monsieur lui, il fait fructifier son capital, il a remboursé son nom prêt alors que madame, elle n'a pas pu mettre de côté. Je crois que celle-là, c'est une situation qui est hyper régulière et qui est la plus déséquilibrante. Quand on parle de simplement des vacances, du fun ou ce genre de choses, ça n'a pas d'impact définitif à la distinction quant à effectivement un des deux qui est propriétaire.
et l'autre qui quelque part va participer au frais sans accéder à la propriété, là vraiment il a un déséquilibre parce que effectivement quand tu vas te séparer, l'un va être propriétaire et l'autre va devoir partir à zéro. Et ce déséquilibre-là c'est le pire. Qu'est-ce que tu recommanderais toi à ta meilleure amie ? À ma meilleure amie ? Soit celui qui est propriétaire décide de vendre une partie de l'appartement à l'autre.
et donc ils sont tous les deux propriétaires. Mais j'ai aussi eu le cas d'arriver à cette entente-là et que lorsque la séparation arrive, en fait, ça se passe tellement mal qu'ils en soient à vendre un bien qui était cher à l'un des deux, vois, à celui qui a accepté de vendre ses parts. Et pour le coup, on a eu un traumatisme. La solution, c'est aussi de se dire, OK, fait, on compte reparti, toi, tu achètes quelque chose pour toi qui est à ton nom.
Et donc du coup, il y a cette notion que si demain vous vous séparez, ok, il aura la part et toi tu auras quand même un bien, tu auras construit quand même un patrimoine. Et ça, veut dire accepter que finalement, tu vas peut-être moins avoir d'argent pour tes plaisirs persos parce que tu es aussi dans une logique d'aller faire fructifier ou en tout cas faire un placement immobilier.
Il y a aussi les cas où c'est le bien qui appartient à un des deux et tu fais des travaux et ces genres de choses. Et en fait, dans notre métier, c'est la gestion de patrimoine ou les notaires, ils s'arrachent les cheveux. Ce qui est dramatique, c'est quand il n'y a pas de situation matrimoniale actée. Parce que là, pour le coup, va faire comprendre à la séparation que j'ai payé ça.
Kasia (34:16.095)
C'est rare les couples où tu vas aller jusqu'au jugement pour aller rembourser ce que tu as payé dans l'appart à ton ex. C'est pour ça que la meilleure protection qu'on puisse quand même apporter à des personnes où il y a ce déséquilibre, c'est quand même un cadre matrimonial.
qui fait que du coup, si tu te sépares, tu vas te retrouver devant des professionnels qui vont quand même t'accompagner sur la valorisation, etc. Alors après, ça ne veut pas dire que tu vas pouvoir récupérer la valorisation de ce que ça en est aujourd'hui. Mais par contre, ça met quand même un cadre un petit peu de protection derrière tout ça. Et c'est un peu mon cheval de bataille parce que je pense qu'aujourd'hui, là encore, dans les pensées limitantes.
Le mariage, c'est un frein et si tu te maries, faut être sous la communauté que quand tu as du patrimoine. Bah non, en fait. Et encore plus quand vous êtes chef d'entreprise, etc. Je pense qu'avoir un bon conseil là-dessus, être bien accompagné, c'est important. Et c'est aussi pour ça qu'on développe ces sujets-là chez nous parce que c'est essentiel. Une nouvelle fois, les convictions rejoignent les chiffres puisque certaines personnes ont dit non, c'est de l'amour, il n'y aucune raison de faire un contrat de mariage.
Oui, l'amour c'est beau, mais il faut se protéger. Le véritable amour ne va pas te demander de te mettre en danger, de te jeter sans filet. Non, le véritable amour va créer justement ce filet de sécurité à la fois dans le couple et en dehors du couple. De toute façon, si c'est un sujet, c'est qu'il a des choses louche. Moi, je pars du principe que si c'est pas un sujet pour toi, du coup, ça l'est pas du tout et c'est ok d'ouvrir la conversation. En fait, c'est d'être juste mature.
de se dire ok je prends un chemin, ce chemin il peut bien se passer et je le fais parce que j'ai conviction dans le fait que ça va bien se passer, que ça soit dans l'amour, que ça soit dans le pro, que ça soit dans toute finalement décision que tu vas prendre dans ta vie. Par contre elle peut aussi mal se passer. Qu'est que je fais si elle se passe mal ? Alors qu'est qu'on peut faire pour améliorer le taux d'éducation financière des femmes ? Je pense que ce qu'on fait aujourd'hui c'est un premier pas.
Kasia (36:25.959)
Le fait de rendre accessible ce genre de conversation, c'est en en parlant, c'est en arrêtant de se cacher derrière des tabous, derrière des non-dits. Si tu fais le parallèle, c'est comme le nombre de femmes qui ont fait des fausses couches, qui n'en parlent pas. Parce que c'est tabou. En fait, c'est un peu pareil. Tu sais que plus tu vas parler du sujet, plus tu vas donner l'habitude d'en parler librement autour de toi et de toutes les femmes qui t'entourent, que tu vas réussir finalement à dupliquer ça.
Et je pense qu'en montrant des exemples de femmes qui investissent, qui réussissent, c'est important aussi le fait de parler librement de ces sujets de « ne pas propriétaire ou « mon conjoint est propriétaire », parce que c'est un peu caché aussi. Et un peu la honte de dire « je vis peut-être dans l'appart qui n'est pas à moi », etc. En fait non, c'est une décision de couple.
Ok, qu'est-ce que je fais pour me protéger ? Qu'est-ce que je fais pour régler ça ? Comment j'aborde le sujet ? Peut-être avec mon conjoint aussi. Il a un peu ce truc-là aussi de comment j'aborde les sujets. dans le reproche, mais comment j'en fais un non-sujet finalement. J'ai eu à coacher sur cette problématique de mon mari gagne plus que moi et moi je lance mon activité indépendante qui rapporte pas encore beaucoup d'argent et je me sens coupable de vivre à crochets alors que...
À côté, je m'occupe de nos trois enfants, je vais les chercher à l'école, je leur fais à manger, je m'occupe de la maison. Et là aussi, on sort un peu du sujet principal, mais tout le travail fait à la maison, c'est aussi du travail qui est non rémunéré et c'est une contribution au foyer. En fait, que ce soit madame ou monsieur, finalement celui qui va finir plus tôt, partir plus tôt pour aller chercher les enfants.
celui qui va s'organiser pour faire que la vie de famille se passe correctement, tu vois, tout le pilotage de la vie de famille au quotidien, des repas de... En fait, tout la logistique, peu importe qui la porte, souvent c'est la femme, mais il y a aussi des cas aujourd'hui quand même où on a de plus en plus d'hommes quand même qui prennent aussi ces sujets-là en main, qu'il faut le valoriser. Et je pense qu'arrêter de dire, ben elle travaille pas ou il travaille pas,
Kasia (38:34.463)
travaille pas pour un patron. Ce n'est pas pour autant qu'il ne les hausse pas ou qu'elles les hausse pas tous les jours. À nouveau, l'image de la tradwifel est extrêmement trompeuse. Oui, c'est un peu la limite des réseaux sociaux. Encore une fois, est-ce que tu t'arrêtes à ce que tu vois ou est-ce que tu réfléchis plus loin ? Et sur n'importe quel sujet sur lequel il y aura une médiatisation, c'est soit tu t'arrêtes à ce qu'on t'en dit ou ce qu'on te montre.
Soit tu essayes d'avoir un peu de recul et à te dire ok, il y a ça, mais donc du coup ça apporte quoi ? vois, quelle est la raison pour laquelle elle fait ça ou il fait ça ? Et au final quand tu grattes un peu, tu te rends compte qu'il y a d'autres sujets. Je pense qu'on ne fait pas déjà parce qu'on est à sommet de contenus. Ça va tellement vite qu'on ne pas le temps de faire cette analyse critique à chaque fois. Mais en plus, c'est des contenus qui vont taper à l'émotion. Soit de susciter une forme d'envie, soit d'occupabilité, soit de comparaison, souvent à notre défaveur.
Et à partir du moment où l'émotion est active, je dis souvent à mes clientes, quand l'émotion est élevée, la logique est faible. Donc pour cela, il faudrait surmonter un peu ce réflexe émotionnel pour aller plus loin avec sa logique et sa raison. Mais on n'a pas forcément le temps. Non, on n'a pas le temps. tu vois, quand tu me demandais par rapport aux femmes, j'ai vu quand même pas mal de postes passer sur le sujet financier et porté par des femmes, tu vois, avec différentes marques.
pense qu'ils ont compris qu'il fallait toucher aussi les communautés par l'influence et ça peut ouvrir des sujets de placement financier, de faire travailler un peu son argent et c'est porté par des influenceuses. Donc ça peut être pas mal. Mélanie, on arrive au bout de notre conversation. Merci beaucoup. C'était hyper intéressant et je t'invite dans cinq ans à nouveau. Qu'est-ce que tu voudrais pouvoir me dire ? Déjà, j'espère pouvoir te dire qu'on a des chiffres qui sont meilleurs.
sur la répartition des investisseurs et que les femmes sont revenues dans les stats avec peut-être 50-50. Ça serait génial. Sur le côté pro, j'aimerais te dire qu'aujourd'hui, Money, est la référence du placement financier chez les chefs d'entreprise et que c'est un peu un automatisme de se dire bon.
Kasia (40:53.055)
je vais prendre rendez-vous avec Moni pour avoir un conseil pour me faire accompagner, puisque je suis chef d'entreprise et je sais qu'il a un tas de sujets, que ce soit le placement, que ce soit le perso, etc. Et ça, sera une victoire pour moi. Et d'ailleurs, où est-ce qu'on peut vous trouver ? Il un formulaire de contact sur le site et puis on a aussi toute l'équipe qui est sur le LinkedIn, donc tu peux aussi prendre contact via ce biais-là pour nous rencontrer. OK, super. Je mettrai le site web dans les notes de l'épisode. Super, merci beaucoup.
Merci beaucoup, Melanie. Je te souhaite une bonne journée. Prends bien soin de toi et de ton business. Merci, bonne journée également.
Kasia (41:31.423)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.