Kasia (00:00.29)
Pour moi, l'échec, L'échec, c'est comme un chèque à encaisser. Parfois tu l'encaisses tout de suite parce qu'un nom derrière, il a une opportunité, mais parfois c'est aussi un chèque que tu encaisses plus tard. Il y a deux conditions pour que ça se transforme en vraie espèce sonantétrébuchante. C'est un, de continuer à tester, de continuer à aller chercher le nom et le fail, de ne pas avoir peur de tester des nouvelles choses et de répéter l'offre. Et la deuxième condition, c'est de changer un tout petit aspect du processus.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:19.087)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Cette semaine je me donne un objectif pour le moins audacieux qui est celui de changer ta relation à l'échec. Pour ne plus voir l'échec comme quelque chose de absolument terrible, désastreux, insupportable et à éviter à tout prix, mais de faire un 180 complet pour voir l'échec comme un but. Un but en soi. Oui je sais ça paraît dingue. Voilà pourquoi il me faut tout un épisode pour te dévoiler mon argument. Mais laisse-moi te poser une question.
A quoi ressemblerait ta vie si tu n'avais plus peur d'échouer ? Quand je dis pas peur d'échouer, c'est pas au sens de je sais que je vais réussir ou je suis convaincue que ça va marcher, mais au sens de, en fait, même si ça ne marche pas, c'est pas grave. Ça va pas me détruire, ça va pas me tuer et des choses qui me font peur dans la vie, me planter n'en fait vraiment pas partie. Il y a quand des chances que ça modifie des choses très tangibles dans ton quotidien. Si tu n'avais pas peur d'échouer, déjà tu travaillerais avec moins de pression. Parce que s'il n'y plus l'enjeu de réussir à tout prix,
il y a du coup moins de stress. Donc au quotidien tu retrouves du bien-être, de la respiration, de la joie et avec le bénéfice d'avoir de meilleures idées. Et comme tu travailles dans la joie et que tu as des idées qui arrivent régulièrement, tu ferais aussi sans doute plus de choses parce que tu n'as pas peur de te planter. Tu lanceras des bouteilles à la mer sans te préoccuper de si elles seront reçues ou pas. Tu oserais davantage, tu prendrais plus de risques et par ces actions, très probablement, très sûrement même,
tu te créerais plus d'opportunités et au final tu gagnerais plus d'argent et tu serais mieux mentalement. Voilà pourquoi je me donne cette mission. que changer ton rapport à l'échec est fondamental pour réussir à ton compte. On n'a peut-être pas l'impression que c'est un sujet. Parce qu'on se dit pas tous les matins, oh là là tu risques de te planter. C'est pas forcément conscient. Mais c'est bien là. Et en fait t'as pas besoin de le dire, ça se voit dans tes actions. Quand je dites le business d'un indépendant ou d'une indépendante qui me contacte et qui me dit voilà ça ça va pas ça va pas je regarde dans les fesses ce qui se passe
et je me rends compte que c'est rarement un problème d'offre, c'est rarement un problème de compétences, et c'est quasi systématiquement un problème d'action. Les actions de développement business sont insuffisantes, elles sont insuffisantes en volume, il n'y en a pas assez, elles sont trop rares, elles sont aussi trop tièdes, elles sont trop safe. On se contente de faire des choses qui nous paraissent familières, qu'on sait déjà faire, et dès qu'il s'agit de sortir un peu de cette zone de confort, de faire la prospection, de communiquer avec plus de volume,
Kasia (03:44.305)
Là tout de suite, on sent que la peur de l'échec prend le dessus. Et c'est comme ça qu'on crée des business qui stagnent, qu'on se retrouve avec des périodes où il ne se passe rien, où le pipeline, le tuyau se vide un peu. Et toi tu as l'impression que ton problème c'est de faire rentrer de l'argent, que c'est de trouver des clients ou des prospects, mais en creusant un peu, je te promets que le vrai sujet c'est la peur de l'échec. Parce que la pression que tu ressens d'atteindre ton objectif financier, vient d'où ? Elle vient de la peur d'échouer à vivre de ton activité. Mais si tu n'as pas peur,
Si t'as pas peur de dire « au pire, je prends un taf alimentaire », tu vois ? Une proposition qui est insupportable pour beaucoup d'indépendants. Mais imagine qu'il n'y avait pas cet enjeu-là, qu'il avait pas cette épée de Damoclès et que au pire, je fais ça ». À quel point ton bien-être, ta santé mentale s'améliorerait dans le cadre de ton travail ? Et pourquoi l'échec nous fait aussi peur ? Je pense que ça vient du fait qu'on pense que l'échec est évitable et que si on a échoué, c'est parce que c'est une sorte de faute, que ça prouve quelque chose de négatif sur nous.
ça démontre qu'on n'est pas assez intelligent, qu'on n'a pas assez de talent, que notre projet n'est pas assez viable. Mais c'est aussi parce qu'on voit l'échec comme une perte. Une perte sèche, une perte de temps, une perte d'argent, un moment on perd la face aussi parfois. Donc forcément, quand d'une part ça attaque notre identité et quand de l'autre en plus on a l'impression que ça nous fait perdre des choses, bien sûr que dans ce cas-là on va vouloir l'éviter à tout prix. Et c'est comme ça qu'on bascule vers un logiciel mental de préservation.
Le logiciel mental de préservation c'est celui où justement tu vas tout faire pour éviter l'échec. C'est quand par exemple, tu prends toujours beaucoup de temps avant de passer à l'action. Tu réfléchis longtemps, tu pèses le pour et le contre pendant des semaines, voire des mois. Tu veux être sûr de prendre la bonne décision ou de faire la bonne action et que tu pèses indéfiniment le pour et le contre. Ça se manifeste aussi via ton perfectionnisme. Quand tu passes des heures sur une vidéo ou sur un post ou sur un mail parce que tu as peur de mal dire les choses ou que ça n'est pas l'effet escompté ou que tu sois mal comprise, c'est aussi quand tu n'actives pas ton réseau.
C'est des gens que tu pourras appeler, que tu pourras contacter dès maintenant, mais que tu ne fais pas parce que tu as peur de te griller. Tu ne te lances pas dans un projet de création si tu ne sais pas comment le monétiser. Tu évites de te montrer si tu ne sais pas quoi dire. Tu évites de faire des offres si tu ne sais pas exactement ce que tu as à leur proposer. Et au lieu d'être excité à l'idée d'explorer des nouvelles pistes, chaque nouvelle idée te met en insécurité. S'il n'y avait pas cette peur d'échouer, ça pourrait ressembler à « tiens, j'ai jamais fait ça, j'irais bien l'essayer ».
Kasia (06:03.218)
Tu pourrais ressentir dans ton corps l'excitation que tu ressens quand tu vas visiter un village qui est à 20 minutes de chez toi que tu n'as encore jamais visité et que tu te promènes. « Ah mais c'est génial ici, c'est trop cool, c'est tout à côté. Ça fait des années que je suis là et que n'avais pas exploré ce coin-là ». Pour moi c'est ça en fait, le ressenti émotionnel que tu pourrais avoir à explorer des nouvelles pistes. Mais au lieu de ça, tu te mets dans une logique de préservation. Ma question c'est pourquoi tu es une logique de préservation à un moment où ton business appelle de l'expansion ?
Qu'est-ce que tu cherches à protéger, à préserver en fait ? Ton image, ton confort, ton temps. Pourquoi est-ce qu'ils sont plus importants que le revenu que tu pourrais générer ? Est-ce que ça crée justement parce que tu testes de choses, parce que tu prends ton temps, parce que tu ne pas faire tout et n'importe quoi et dilapider ton énergie et ton temps ? C'est comme ça que tu te retrouves dans une position où tu mets tous tes œufs dans le même panier, métaphoriquement, où tu mises tout sur un client, sur un lead, sur une bourse. Et non seulement tu te mets la pression, forcément, vu que c'est le seul plan que tu as, il que ça marche.
Mais en plus, du coup, si ça marche pas, t'es dévasté en fait. Et ça c'est pas du tout le bon plan. Et moi ce que je voudrais te faire entreapercevoir, c'est que déjà l'échec ce n'est pas une faute. C'est pas la preuve de ton incompétence et ce n'est pas non plus une perte. L'échec c'est ce qui te mène vers la réussite. Je ne te dis pas ça dans un sens philosophique mais très concret. Imagine un système de rémunération où tu es payé au résultat, tu es payé à 100 % au résultat, mais tu obtiens aussi
30 % du résultat pour chaque non qualifié que tu obtiens, c'est-à-dire au bout d'un processus de vente que tu as déroulé jusqu'au bout, et que tu obtiens même 10 % de la rémunération pour chaque personne que tu as allée démarcher. Admettons un système de prospection comme ça. Dans ce système-là déjà, tu te rendrais vite compte que c'est plus profitable de faire beaucoup d'offres que très peu. À nombre de oui égales, tu gagnes plus d'argent en obtenant des noms, tu gagnes même plus d'argent en faisant plus de demandes qu'en attendant que les oui arrivent.
Et à mon avis, tu n'attendrais pas à clef ou il arrive. Tu diras « bon ben j'y vais, au pire je me plante mais je t'outre quand même une partie de la somme ». Dans ce scénario-là, ton rapport à l'échec serait différent. Et là évidemment tu me dis « non mais Kasia, je veux bien, ok mais on n'est pas dans la vraie vie là, ça c'est juste un scénario imaginaire ». Est-ce vraiment le cas ? Déjà je tiens à dire que dans le salariat c'est un peu ce qui se passe. Tu n'es pas payé aux résultats en réalité quand tu es salarié, tu es payé pour l'action que tu fais. Qu'elle réussisse ou pas, qu'elle soit bien faite ou mal faite, tu es quand payé.
Kasia (08:27.86)
Tu es même payé s'il a pas de taf. Et je suis d'accord, dans l'entrepreneuriat ce n'est pas aussi direct. Tu n'as pas de salaire, tu n'as pas cette garantie que quoi qu'il arrive, tu seras payé. Mais je t'assure que ce modèle-là, est beaucoup plus concret, il est beaucoup plus réel que ce que tu me crois. Déjà, statistiquement, plus tu poses la question, plus tu vas chercher le nom, plus tu augmentes les chances d'avoir un oui. Par exemple, si tu es en situation d'acheter un bien, tu as le choix entre déposer ton dossier dans deux banques ou le déposer dans vingt banques, qu'est-ce que tu vas préférer ?
Je pense que tu vas préférer le déposer dans 20 banques, parce que la probabilité que tu obtiennes un oui en déposant 20 dossiers est plus grande que si tu ne le déposes que dans 2. Quand on enchaîne les échecs, quand ça fait plusieurs fois qu'on essaye quelque chose et que ça ne marche pas, notre mental en déduit qu'on n'est pas fait pour ça, qu'on devrait arrêter et que c'est pas une bonne idée. Mais tu peux aussi adopter le mindset suivant qui est que, parce que tu as beaucoup échoué par le passé, tu ne peux que réussir maintenant. Tu je te donner l'exemple des créateurs d'entreprise.
Il paraît que les créateurs d'entreprises qui sont devenus multimillionnaires voire milliardaires ne le sont pas devenus avec leur premier projet. Sauf Jeff Bezos et Amazon, mais c'est vraiment la licorne. L'erreur statistique ou l'exception statistique, la plupart des entrepreneurs qui réussissent à réaliser leur rêve de fortune colossale le réalisent au septième projet. Et c'est là où l'entrepreneur est assez magique. Parce que tu as raté six fois, t'as d'autant plus de chances de réussir à la septième tentative. Parce que tu n'as pas juste à rater, tu as aussi appris énormément.
Tu sais ce qui ne marche pas, tu ne vas pas le reproduire. Tu vas gagner du temps, tu vas aller directement à ce qui fonctionne. Et c'est ça qui te donne plus de chances de réussir. C'est scientifique en fait. Parce que tu t'es retrouvé à découvert et en cessation de paiement, que tu sais maintenant qu'il faut mettre systématiquement deux côtés pour les impôts. Parce que tu as eu des passages à vide, tu sais qu'il ne jamais lâcher sur la prospection et le développement business. Parce que tu t'es déjà associé à une amie, que ça s'est mal passé, tu sais maintenant que avant de t'engager avec quelqu'un, il faut vraiment baliser les choses et signer un contrat. Tout ça, t'a appris, ça t'a enrichi et c'est à rapprocher du succès.
Moi je le vois à titre personnel. Depuis que je me suis remise à la chorale, j'éprouve beaucoup de frustrations je t'avoue, parce que je fais des exercices et je les trouve pas tout le long de réussit, mais force est de constater qu'à force d'échouer, je m'améliore. À force d'échouer à faire ce que je veux faire, je me rends compte que mes compétences s'améliorent, et que les choses sur lesquelles je butais au début maintenant, elles me viennent facilement parce que j'ai appris. Donc oui, un nom te rapporte à partir du moment où tu continues de poser la question. Si tu t'arrêtes, et c'est entre nous ce que font beaucoup d'indépendants, au premier nom,
Kasia (10:52.021)
Dès que personne ne répond à leur email ou à leur proposition, dès qu'il a pas la réponse espérée, ils se découragent et ils arrêtent. Ou ils changent d'idée, ou ils essaient autre chose. Alors que moi je suis en train de dire, fait d'abord, augmente le volume. Va chercher plus de noms pour confirmer que c'est bientôt l'idée qui n'est pas la bonne. Une fois, deux fois, c'est pas suffisamment. Si au bout de trois mois de prospection intensive, t'as zéro touche, et même là je te dirais, c'est pas forcément significatif parce qu'il suffit parfois d'un seul contrat pour débloquer une situation. Mais pour peu que à chaque fois tu obtiens un nom, tu modifies quelque chose.
ou chaque fois que c'est un fail, que tu changes même 1%, un tout petit pourcentage de ta proposition, ça te donne plus de chances d'aller vers la solution. Mais ce n'est pas tout. T'as l'impression que pour chaque nom que tu entends ou pour chaque client qui te ghost, ça ne t'apporte rien. Mais là aussi, je me permets de ne pas être d'accord avec toi. Parce que sur cinq noms que tu entends, il en aura peut-être un qui sera vraiment définitif en mode « je ne pas du tout la bonne personne et votre produit ou service ne m'intéresse pas ». Mais sur les autres noms, il y en aura un qui sera
C'est un nom pour aujourd'hui mais plus tard pourquoi pas. Là le contexte n'est pas bon, c'est pas le moment idéal mais ça m'intéresse quand même sur le long terme. Donc le nom aujourd'hui ça se transforme en oui dans six mois. Et c'est un oui que tu n'aurais pas eu si tu n'arrivais pas poser la question, si tu n'étais pas allé chercher ce nom. Ça peut être aussi un nom pour ce service là ou un nom pour ce tableau là, pour cette oeuvre là, mais est-ce que vous n'auriez pas par exemple un grand format ? J'aime quand même ce que vous faites, est-ce que vous ne pourriez pas me réaliser quelque chose sur mesure ? Là non plus c'est pas un nom sec.
Même quand le client te dit non pour ce budget là, pour ce prix là, pour ce budget là, qu'est que pouvez me faire ? Et un non peut se transformer en client quand même. Et enfin, il a aussi le cas de figure où c'est un non pour moi, mais je connais quelqu'un pour qui ça pourrait être un oui, donc je vous mettre en relation. Donc en réalité, tous les noms que tu reçois ont de la valeur, sans compter celui où c'est un non. Et je vais te dire pourquoi c'est un non et ça va te permettre de comprendre ce qu'il faut que tu changes dans ton approche, dans ton offre pour avoir des oui. Pour moi, l'échec, L' échec,
c'est comme un chèque à encaisser. Parfois tu l'encaisses tout de suite parce qu'un nom derrière il a une opportunité, mais parfois c'est aussi un chèque que tu encaisses plus tard. Il y a deux conditions pour que ça se transforme en vraie espèce sonnante et trébuchante. C'est un, de continuer à tester, de continuer à aller chercher le nom et le fail, de ne pas avoir peur de tester des nouvelles choses et de répéter l'offre. Et la deuxième condition, c'est de changer un tout petit aspect du processus. Par exemple, si un de tes postes n'a pas fait mouche, tu peux essayer de changer soit le visuel, soit le call to action, soit le texte.
Kasia (13:15.631)
préférablement pas les trois à la fois parce que si tu changes les trois paramètres tu ne vas pas apprendre lequel était celui qui était vraiment crucial parce que le but c'est évidemment de ne faire quelque chose machinalement en boucle c'est de se servir d'un nom en essayant d'améliorer quelque chose j'ai pas eu de réponse à ce mail de prospection là peut-être que je peux changer une approche et d'ailleurs j'ai deux épisodes de podcast sur la prospection dans lesquels je te présente mon processus de prise de contact qui me permet d'avoir un taux de réponse autour de 80 % et puis je te disais un petit peu plus tôt l'échec te mène vers le succès tu pars d'une hypothèse
tu la testes sur le terrain. Le test peut être non concluant, mais dans tous les cas il t'apporte des nouvelles données qui te permettent de mettre une nouvelle hypothèse et de tester des nouvelles choses. C'est ça qu'on appelle le processus scientifique. Si tu voulais trouver un vaccin contre le cancer du sein, la façon la plus rapide de trouver la solution, ce serait de tester plusieurs hypothèses en simultané. Quand tu as ton compte, ton vaccin contre le cancer du sein, c'est réussir à trouver la formule qui te rapporte des clients régulièrement. Si c'est ton cas, si tu veux vivre de ton activité ou si tu veux vivre
paisiblement de ton activité. C'est-à-dire, tu es parti des indépendants pour qui trouver des missions, c'est pas franchement le problème, c'est plus de gérer la charge de travail, de gérer la pression qui va avec. Le processus, c'est le même. Teste plusieurs hypothèses, teste vite et teste beaucoup. Tu vois, quand tu fais le bilan de façon rationnelle, juste logique, tu te rends compte que tu as tellement plus à y gagner, à adopter cette posture d'échec, de je vais vers l'échec, c'est pas grave si je me plante parce que je vais quand même y gagner quelque chose dans tous les cas. Mais comme justement...
L'être humain n'est pas qu'une créature rationnelle et logique. Nous avons aussi une partie émotionnelle qui est très forte et qui peut parfois présider. J'ai envie de pousser l'argumentaire un chouïa plus loin. Si, rationnellement ça fait sens pour toi et que tu as envie d'aller dans cette direction, tu as envie de devenir la personne qui est imperméable à la peur de l'échec et qui va en mode mais j'en ai rien à foutre, au pire je me plante et j'ai peur de rien, mais que émotionnellement tu te sens encore un peu figé et paralysé, il a trois verrous qu'il faut faire sauter à un niveau émotionnel. Premier verrou.
c'est que ton désir doit être plus fort que la peur. Tu peux travailler sur ta peur. Tu peux travailler à sécuriser le chemin, à baliser les options, ne serait-ce que même nommer la peur et de dérouler mais qu'est-ce qui te fait peur à ce point ? Est-ce que c'est vraiment grave si ça arrive ? Et comment tu pourrais t'en prémunir ? Mais je trouve que ce qui est plus efficace et plus rapide, c'est tout simplement d'augmenter ton désir. Parce que quand tu veux vraiment quelque chose, quand c'est important pour toi, tu trouves les ressources pour dépasser ta peur. J'ai peur que ça ne marche pas.
Kasia (15:38.261)
J'ai peur de ne pas avoir de réponse à cette email-là, mais j'ai trop envie que ça fonctionne au global, que le projet fonctionne, que je vais quand même démarcher cette personne qui risque de me dire non. Et pour augmenter ton désir, il faut que tu demandes pourquoi c'est important pour toi. C'est quoi, qu'est-ce que tu as à y gagner ? Pourquoi tu veux être à ton compte ? Pourquoi est-ce que tu ne te contentes pas d'un salaire qui tombe tous les mois ? Pourquoi tu t'infliges toutes ces incertitudes financières ? Parce que quelque part, le jeu envoie la chandelle pour toi. Il faut que tu explicites cette partie de toi qui trouve que le jeu envoie la chandelle.
Montre-toi ce que tu as gagné. C'est la liberté de travailler à ton rythme. C'est la liberté de caler tes périodes de travail sur ton rythme biologique. C'est la liberté d'être décisionnaire et de ne pas avoir de limites sur les revenus que tu peux générer. Quand ton désir est explicite, la peur peut toujours être là, mais elle s'exprime moins fort et ne te bloque plus. Deuxième verrou à faire sauter, c'est de déplacer ou est-ce que tu vas puiser ton sentiment de fierté et d'identité. Quand tu es dans le logiciel de la peur de l'échec, tu tires ton sentiment de fierté des résultats que tu crées. Tout est conditionné en fait par le résultat.
Si j'obtiens telle somme d'argent, si j'obtiens tel classement, si j'obtiens tel contrat, alors ça voudra dire que j'ai réussi, que j'ai eu raison de me lancer, que j'ai du talent, mais tant que je ne l'ai pas obtenu, ou si je ne l'obtiens pas, alors ça veut dire l'inverse. Ça veut dire que je suis nulle, que je n'ai pas de talent, que je ne réussirai jamais et que c'était une erreur. Et forcément cette façon de penser là, te bloque à plusieurs niveaux. Ça crée une pression énorme, ça te sape ton énergie, ça rend les échecs d'autant plus dévastateurs. Et le shift, c'est de déplacer ton sentiment de fierté depuis les résultats vers l'action.
T'as toujours le droit d'être fier de tout ce que tu crées et tout ce que tu accomplis. Mais sois également fier de l'action et de l'énergie que tu mets à les obtenir. Sois fier de toi d'avoir essayé. Sois fier de toi parce que t'as fait un truc qui te faisait peur. Les résultats ne sont pas toujours accessibles, en tout cas pas dans l'immédiat. Mais l'action, le fait de tenter quelque chose d'audacieux qui fait peur, ça c'est toujours accessible. Il vaut mieux être le dernier du premier groupe que le premier du dernier groupe. Pour donner un exemple plus concret...
Je me suis remise à la course là avec le printemps qui arrive et laisse-moi te dire que ma vitesse n'est pas exceptionnelle. est même assez gênante. Pour te dire l'an dernier j'ai fait le Dicat en 1h20, quelque chose comme ça. Si je me compare à quelqu'un qui fait un Dicat en moins de 30 minutes, je vais avoir l'impression que je suis nulle. Je pourrais facilement être déprimée. Bon parfois j'avoue je suis un peu piquée dans mon égo. Mais en fait ce qu'il faut se rendre compte c'est que...
Kasia (18:00.569)
En courant à la vitesse où je cours, j'ai quand même les bénéfices de la course. Et je suis pas sûre que la personne qui court à 4 minutes du kilomètre ait des bénéfices exponentiellement plus grands de la course. Je crois même qu'il a un moment où la balance bascule de l'autre côté, où elle a peut-être des désagréments articulaires, musculaires ou autres. Voilà, les bénéfices de la course sont peut-être même moindre chez elle que chez moi.
Parce que même si je cours à un rythme très lent, vais quand même avoir les bénéfices déjà des endorphines que je vais libérer. Je vais avoir le bénéfice du moral qui va être amélioré, l'humeur qui est stabilisée sur les jours qui suivent, de la dépense énergétique et aussi du fait de brûler des graisses. Parce que la bonne nouvelle quand on ne court pas vite, c'est qu'on brûle plus de graisses que quand on court vite. Parce que quand on court vite, on consomme des glucides. Alors que quand on court lentement, on brûle des graisses. Voilà. S'il fallait un argument pour achever de te convaincre, c'est peut-être celui-là.
Donc tu vois, c'est pas parce que quelqu'un court plus vite que moi, c'est pas parce que quelqu'un est meilleur que moi, ou gagne plus d'argent que moi, ou est plus visible que moi, que moi à mon niveau, j'ai pas déjà des bénéfices, que je peux pas gagner ma vie, qu'il a pas de la place pour moi. Et troisième verrou à faire sauter, c'est celui de l'opinion des autres. Pour être plus à l'aise avec l'échec, il faut que tu acceptes d'être incomprise tout simplement. Et je veux dire, tu l'es déjà. Chaque personne qui te connaît a une version différente de toi.
Déjà tu es différente quand tu es seul avec toi-même et tu es différente quand tu es avec les autres, mais en plus, en fonction des personnes à qui tu es, chacun va te percevoir différemment. Même la personne qui t'aime le plus au monde, qui te voit le plus souvent, elle a une vision tronquée de toi. Et ton job dans la vie ce n'est pas de chercher à rectifier cette image, c'est de montrer au monde qui tu es vraiment. Et si au passage ça veut dire que certaines personnes vont croire que t'es cringe, que certaines personnes vont croire que t'es la dèche financière pour faire autant d'offres, ou que certaines personnes pensent que tu es poussive et que tu en fais trop, laissons les faire, c'est pas grave.
ils n'ont pas toutes les informations. vois quand tu emmènes ton animal chez le veto et qu'il te regarde en mode mais tu m'as trahi, je ne t'aime plus, t'es pas gentil, alors je suis pas sûre que les animaux soient capables de détester ou de rationaliser ça, mais admettons, et bien je suis sûre qu'à ce moment là, même si ça te brise le cœur, tu le fais quand même, parce que tu sais que c'est pour son bien. Et bien là c'est pas pour le bien de l'autre personne, c'est pour ton bien à toi, c'est pour le bien de ton business. Et moi je pense que tout monde est prêt à perdre la face quand la cause est suffisamment importante.
Kasia (20:15.771)
Et si pour toi, vivre de ton activité n'est pas un objectif suffisamment honorable, suffisamment motivant pour prendre des risques, je me demande bien pourquoi. Donc je te repose une dernière fois la question, à quoi ressemblerait ta vie si tu n'avais pas peur d'échouer ? Si non seulement tu étais « imperméable à la peur de l'échec ou du fail », mais qu'en plus, t'allais chercher le fail gaiement. Si tu n'arrives pas à te procher dans à quoi ça ressemble, je te propose de le tester en live pendant une semaine avec moi. Du 30 mars au 7 avril, j'organise le challenge de l'audace.
C'est un événement que j'organise tous les ans maintenant et c'est la cinquième édition. Et pendant une semaine, tu vas être amené à déjà sortir de ta routine d'action confortable, à tenter des choses qui te font peur et même, j'irai plus loin à aller chercher le nom. Comme c'est la cinquième édition, j'avais envie de épicé un peu le truc. Il y a un cadeau à gagner pour la personne qui aura récolté de plus de noms. Non seulement le challenge est gratuit, mais en plus, en allant chercher des noms dans ce challenge, tu vas avoir l'occasion de remporter le concours du challenge.
Et quand je te parle d'action audacieuse, d'aller chercher des noms, peut être dans ton boulot, mais ça peut être aussi dans ta vie perso. Par exemple de renégocier un contrat d'assurance ou de poser une limite dans ta vie personnelle. Le chaîne de Lodas est ouvert à tous les publics et on ne pas parler spécifiquement de business, même si bien sûr il peut être dirigé en ce sens. En fait c'est un win-win-win. Soit tu vas obtenir des réponses positives à tes demandes, soit tu auras un mélange de réponses positives, certaines négatives, mais ce n'est pas des noms secs.
Comme je disais, c'est des noms mais t'as quand quelque chose non pour ça mais oui pour ça. Soit tu n'as que des noms et dans ce cas-là tu gagnes un super cadeau. Et je vais te dire, le scénario le plus probable c'est que tu aies du mal à obtenir des noms. C'est ce qui s'est passé pour mes clientes parce que j'ai pré-testé ce challenge, mené dans ma communauté de clientes le mois dernier et c'est ce qui s'est produit. C'est-à-dire que mes clients me disent mais je ne sais plus quoi demander parce qu'à chaque fois que je pose une question j'ai un oui.
Donc je te dis pas la croissance personnelle que ça apporte d'arriver au stade où tu ne sais plus quoi demander. Déjà, ça change dans ta conception des choses. Genre en fait, j'ai qu'à demander. Si je veux un truc, je peux commencer par demander. Et pas demander à l'univers, mais demander concrètement réellement. Mais en plus, quand tu épuises les demandes un peu faciles à trouver, t'es obligé de creuser. T'es obligé de te projeter dans une vie plus audacieuse, plus ambitieuse. Tu rouvres des tiroirs qui étaient peut-être fermés depuis des années parce que tu disais non, c'est pas pour maintenant, c'est pour plus tard. Et donc tout ça...
Kasia (22:35.451)
Tu vas pouvoir le vivre en t'inscrivant au challenge de l'audace. Et c'est très simple pour t'inscrire. Va sur mon site, bienamoncontre.com slash audace. Tu rends tes coordonnées, ton mail et puis c'est parti, on démarre lundi 30. Voilà pour aujourd'hui. Je pense que c'est l'un de ces épisodes qui gagne à être écouté plusieurs fois parce qu'il est assez dense et parce que la peur de l'échec peut être parfois tellement ancrée qu'on n'entend pas tout du premier coup. Il y a des arguments auxquels on fait la sourde d'oreille, qu'on n'est pas capable d'entendre, mais à force de les réécouter parfois, ça...
finit par rentrer. Et donc je te souhaite une bonne journée et une bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton binesse. A très bientôt !
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.