Kasia (00:00.238)
C'est pas grave si vous avez l'impression que ça va pas le faire. Je ne veux plus que « ah mais je pense que ça sert à rien », soit une espèce de sentence définitive sur vos projets, sur vos idées, sur vos actions, parce que flemme quoi, si ça sert à rien autour de ne pas les faire. Non, on le fait quand même et puis s'il se passe rien, c'est pas grave, mais ça peut quand même nous apporter des choses entre temps. Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants.
qui montre les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:10.575)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, on va continuer notre discussion sur l'audace. Et plus précisément, je vais t'emmener avec moi dans les coulisses du Challenge de l'audace, est un événement en ligne qui a démarré la semaine dernière et que j'ai animé avec un groupe de plusieurs dizaines de participantes. Le concept du challenge, comme son nom le donne à deviner, c'est que pendant une semaine entière, les participantes ont été invitées à faire des actions audacieuses pour développer leur activité, comme de poser des questions, de demander des choses, des services,
de proposer son profil, de faire des offres, de se positionner sur des collaborations ou des projets, quitte à entendre un nom. Cette année dans le challenge, le nom est devenu presque un objectif puisque la personne qui aura récolté de plus de noms va gagner un lot que j'ai présenté dans le challenge. Et pour cet épisode, je te propose d'écouter les introductions des trois sessions de coaching que j'ai animées la semaine dernière qui peut t'inspirer et te donner des idées si toi aussi tu veux faire ce challenge de l'audace à n'importe quel moment de l'année quand tu découvres ce podcast par exemple.
Donc juste pour te dire ce que tu vas entendre, premier jour j'ai présenté 5 promptes, 5 promptes d'action que tu peux utiliser toi aussi pendant l'ordre qui t'inspire pour te challenger à faire des actions audacieuses. Le deuxième jour, j'ai partagé 6 conseils pour maximiser tes chances d'avoir un oui, parce que bon, même si le concours de cette année c'était d'aller chercher le plus de temps possible, on veut quand même que ça débouche sur quelque chose. Et le troisième jour on a parlé des relances, parce que un des phénomènes que tu vas constater à poser des questions, c'est que tu n'as pas toujours une réponse claire tout de suite.
Parfois tu as un silence, parfois tu as une réponse un peu vague et pour avoir une réponse claire pour pouvoir avancer, pour savoir où est-ce que tu en es avec tel ou tel prospect ou sur tel ou tel projet, je te donne tous mes conseils pour obtenir une réponse claire et franche. Je n'ai pas inclus tous les exercices et les partages et le coaching pur qui s'est produit dans le cadre de cet événement-là, mais tu as, je pense, assez de matière pour t'inspirer et pour aller dans le monde et parler de ton entreprise, de ton projet ou de ton activité artistique.
ce sont des extraits de sessions de coaching qui ont eu lieu sur Zoom. La qualité de l'audio n'est pas toujours la même que celle que j'ai quand j'enregistre en studio, mais je pense que ça reste quand même écoutable. Voilà, c'est parti ! Décritons que cette semaine de l'Audace commence ici et maintenant. C'est pas grave si ce matin vous étiez encore dans le gaz, c'est pas grave si vous venez de rejoindre en cours de route, l'important c'est que vous êtes là. Cette semaine, c'est vraiment l'occasion de, entre guillemets, un break, faire une pause avec qui vous êtes habituellement, avec votre mode de fonctionnement d'habitude, on va dire.
Kasia (03:36.177)
Et puis de faire des choses qui ne vous ressemblent pas. C'est vraiment le but de cette semaine, c'est de tester des trucs que vous ferez jamais en temps normal. Parce qu'il a ce contexte là, parce que c'est dans un temps limité et que rien ne vous oblige à poursuivre derrière. si évidemment mon espoir secret c'est que vous ayez envie de continuer à être audacieuse derrière, grâce à tous les effets de cette semaine. Mais en gros, ce que cette semaine va vous apporter, c'est déjà de prendre confiance en vous. De réaliser tout ce que vous êtes capable de faire dès maintenant, même si vous ne vous en sentez pas capable.
C'est ça qui est génial, c'est que vous n'avez pas besoin de vous sentir capable d'avoir confiance en vous d'un point de vue émotionnel pour réaliser des actions qui sont culottées, audacieuses et qui vous rapportent les bénéfices de votre vie professionnelle. Comment est-ce que vous allez développer cette confiance en vous ? bien, en contactant des gens, en vous montrant plus souvent que d'habitude, en testant des idées qui ont, je disais avec souveraineté, qui ont une forte probabilité d'échouer. C'est l'objectif de l'audace. Dans la définition même de l'audace, il y a cette idée de risque en fait, d'entreprise qui a une vraie possibilité d'échouer.
Et on le fait quand même. Au début on demande des choses un peu timidement et puis au fur et mesure on se rend compte, tiens ça passe, tiens je me sens à l'aise donc on monte un petit peu les niveaux. C'est aussi pour ça que l'expérience dure sept jours et pas juste une journée. C'est en développant une autre relation à l'échec. En ne le voyant plus comme quelque chose à éviter à tout prix mais au contraire comme une espèce de fast pass à Disneyland qui va vous permettre d'arriver là où vous voulez plus vite, il permet les récompenses que vous allez recevoir concrètement dans ce challenge. Il va déjà y avoir les « que vous allez obtenir.
Parce que même si le but c'est de collectionner les noms, en posant des questions, en vous montrant, en osant faire des choses, vous allez avoir des « ». Ça je vous le garantis. Il y a des gens qui vont vous dire « ok, pourquoi pas ? » Et ça, va être le premier niveau de récompense. Le deuxième niveau de récompense, c'est que vous allez voir que même les noms peuvent déboucher sur « bah c'est non pour maintenant, mais peut-être plus tard faisons quelque chose ensemble » ou « c'est non pour ce que tu me proposes là, mais j'ai peut-être autre chose qui serait intéressant ». Vous allez voir que le nom n'est pas une fin en soi.
et c'est certainement pas un drame insurmontable ni un échec. C'est tout simplement le début d'une nouvelle discussion. Et maintenant passons un petit peu en revue le déroulé. Donc on a en gros cinq jours avec cinq prompts différents. À chaque jour qu'on a un prompt, mais ça ne veut pas dire que parce que ce n'est plus le jour de tel prompt, vous n'avez pas le droit de poser la question. Voilà, c'est vraiment pour vous servir de structure d'inspiration. Le prompt d'aujourd'hui, c'est de demander un rendez-vous. C'est de proposer un café, une rencontre, un rendez-vous à quelqu'un.
Kasia (06:02.732)
soit sur à qui vous pensez depuis un petit moment dont vous pensez que ça pourrait être intéressant pour vous de rencontrer cette personne. Et évidemment plus cette personne est éloignée de vous dans votre réseau ou même d'un point de vue professionnel, par exemple c'est quelqu'un qui a trois niveaux de plus que vous, bien justement c'est là où le challenge va devenir intéressant parce que il s'agit de les contacter même si vous avez l'impression que cette personne finalement n'a aucun intérêt à vous rencontrer. C'est ça le principe, c'est d'aller chercher un nom clair et net.
et puis voir ce qui tombe dans le filet au passage. Donc ça c'est le prompt du jour 1. Le deuxième jour, le prompt c'est de demander une remise, renégocier des tarifs, résilier certains services dont on n'a plus besoin, voire parfois de demander des choses gratuitement. Oui parce que ça arrive, on peut contacter des marques et leur demander des produits gratuitement. Ça m'arrivait plusieurs fois quand j'étais photographe et c'est surprenant mais certaines disent oui. Et là aussi c'est ok si ça vous paraît scandaleux.
Il y a des gens qui vont vous dire non, non ça ne vous intéresse pas de vous offrir quelque chose gratuitement, c'est pas grave. Au mieux on vous dit oui et au pire vous avez un joli nom à ajouter à votre liste de noms. Le point du jour 3 ça va être de proposer une collab. Une collab professionnelle vous allez réfléchir à votre réseau direct, à des gens avec qui vous pourrez faire un projet commun. Alors ça peut être effectivement des gens de votre réseau que vous connaissez déjà mais aussi des gens que vous aimeriez contacter parce que vous pensez que ce projet serait super cool avec eux spécifiquement.
Le problème du jour 4, va être de proposer votre candidature. Que ce soit de postuler un job, à une mission, de faire une candidature spontanée, contacter une entreprise pour avoir un rendez-vous pour pitcher vos services, ou de carrément proposer votre profil à une personne dont vous pensez vraiment qu'elle pourrait avoir besoin de vous. Et c'est ok si c'est un petit peu assertif, si vous avancez un peu à nouveau. Ça ne s'appelle pas le challenge de l'audace pour rien. Il s'agit de justement d'aller contacter des gens dont vous pensez
Il y quand même des chances que cette personne dise non, mais dans le doute, j'ai quand même demandé. J'ai envie que vous fassiez l'expérience dans cette challenge que c'est pas grave si vous avez l'impression que ça va pas le faire. Je ne veux plus que, ah mais je pense que ça sert à rien, soit une espèce de sentence définitive sur vos projets, sur vos idées, sur vos actions, parce que flemme quoi, si ça sert à rien autour de ne pas les faire. Non, on le fait quand même et puis s'il se passe rien, c'est pas grave, mais ça peut quand même nous apporter des choses entre temps. Et puis le problème du cinquième jour, c'est de demander un service.
Kasia (08:26.068)
une recommandation, un témoignage, parfois même du mentoring, quelque chose qui va vous faire avancer dans votre vie professionnelle. C'est moi, je l'ai mis le dernier jour parce que je pense que ça va être une des actions les plus difficiles pour beaucoup d'entre vous parce que vous êtes déjà des femmes et je ne pas vous généraliser, mais quand je regarde mes clientes, c'est l'une des choses les plus difficiles à demander, c'est de demander de l'aide, de demander un service, de demander que quelqu'un vous donne un peu de son temps et de son énergie alors que soi-même, nous-mêmes, nous, on est disposé à le faire pour les autres facilement.
Donc c'est pas mal aussi que cette roue elle tourne et que vous soyez pour une fois en posture de demander un service. Voilà pour le concept général des promptes. Aujourd'hui, on va se concentrer sur l'aspect de comment je pose la question. Parce que bon, même si on va chercher le nom entre nous, l'objectif, c'est quand même d'avoir un oui. C'est ce qu'on désire. Comment poser la question pour se donner une vraie chance d'avoir un oui et sans se griller, sans se faire blacklister parce qu'on a osé poser la question. L'objectif, même si on a un nom, en fait, c'est de nouer une relation.
c'est de démarrer un échange qu'on va pouvoir alimenter à partir de maintenant. Et pour cela, il y a une façon d'aborder les choses qui permet, malgré un nom, malgré une demande audacieuse, de nouer une relation qui peut être sympa avec le temps. Donc le premier conseil que je vous suggère dans vos formulations, c'est de anticiper l'effet de surprise en disant d'emblée, je sais que c'est une demande inhabituelle, je sais que je demande beaucoup, je sais que c'est un peu inattendu, mais comme ça la personne, est un petit peu préparée. Il faut savoir que
On déteste les surprises, surtout les personnes hyper sensible. On n'aime pas quand les choses ne se passent pas comme on les a prévues, non pas parce qu'on est rigide, mais parce que ça nous met en insécurité. Et donc, on peut aussi appliquer ce principe aux autres. Quand on les prévient de ce qui va se passer, en général, ça passe mieux. Et en plus, elles peuvent s'imaginer quelque chose de beaucoup plus outrancier que ce qu'on va demander en réalité. je vous recommence de commencer par ça. Deuxième conseil, c'est d'aller droit au but.
Quand on a une demande à faire, ne pas tourner autour du pot pendant mille ans, on ne pas faire en plus deviner la personne ce qu'on a demandé, on va lui dire clairement ce qu'on veut et on ne pas se justifier. On dirait que ça contredit un peu le point suivant, mais en fait non, parce que le point suivant c'est de donner du contexte et de donner une raison. Mais on peut donner juste la raison telle quelle, par exemple c'est trop cher ou parce que j'en ai envie ou parce que ça m'intéresse, sans raconter un paragraphe sur sa vie. Et c'est ça que je veux dire. Donc on va droit au but, on ne pas perdre de temps à la personne.
Kasia (10:48.437)
ça va de soi, mais on lui pose une question fermée, c'est-à-dire dont la réponse ne va être que oui ou non. On ne pose pas des questions ouvertes où la personne ne peut ne pas répondre parce qu'en fait on lui demande pas de se positionner sur quelque chose. Donne du contexte, c'est le conseil numéro 3. Dis pourquoi c'est important pour toi, donne une raison à ta demande, même si elle te paraît bullshit. Il a une étude qui a été menée, qui s'appelle expanse de la photocopieuse, où les chercheurs ou les cobayes, on va dire, ont demandé aux gens de passer devant eux, devant une file d'attente, devant la photocopieuse.
le fait de est-ce que je peux passer devant ou sans rien, sans donner de raison faisait que dans un cas sur deux, on va dire la réponse était oui. Mais le fait de rajouter une raison et dans les raisons, il n'y avait pas de distinction entre les raisons valables de type je n'ai qu'une photocopie à faire ou la raison de type parce que je suis pressé. Ça n'avait pas vraiment d'incidence sur le taux de réponse qui, dans tous les cas, était supérieur. On était à plus de 90 % en fait de oui à partir du moment où on donne une raison.
Quatrième conseil, c'est de souligner ce que l'autre a à y gagner. Et ce que l'autre a à y gagner, à nouveau, ça peut être votre reconnaissance éternelle. Je vous en serai infiniment reconnaissant. Ça peut être à charge de revanche la prochaine fois. Ça peut être un échange, ça peut être un troc. Cinquième conseil, c'est de enlever la pression que parfois la question fermée nous met en laissant une porte de sortie. là aussi, tout comme avec les faits de surprise où on avait petit peu anticipé, là aussi, on anticipe le fait que ça peut être un non et que, en gros, ça ne pas nous dévaster.
on saura l'entendre et qu'on ne va pas mal le prendre et mal réagir. J'ai eu ce retour-là de personnes qui m'ont dit, mais en fait dans la société française, on ne dit pas non. C'est impoli de dire non. je veux pas non plus me retrouver dans la situation où quelqu'un me dit oui pour me faire plaisir parce qu'en fait, il n'ose pas me dire non. Ce qui est au final juste. Et le fait de laisser une porte de sortie en disant par exemple, si ce pas le moment, il n'y a aucun souci, je vous recontacterai plus tard ou je comprends si ce pas possible pour le moment. Et moi-même, j'ai reçu un email de prospection
que je trouvais assez sympa où la ligne du bas c'était si vous n'êtes pas du tout intéressé, dites nous et puis on vous désinscrit de cette liste. c'est le principe de si tu n'as pas envie d'être sollicité, si tu n'as pas envie d'avoir l'offre, tu as juste à cliquer et il a pas de souci. D'où l'intérêt de relancer. gros, fait de laisser une porte de sortie et de montrer qu'on saura recevoir le nom avec grâce et compréhension, ça permet aussi d'avoir un oui sans pression. Et enfin, dernier conseil, c'est d'avoir toujours une contre-offre dans la manche.
Kasia (13:16.47)
c'est-à-dire que quand vous préparez vos messages, vous envisagez la possibilité que ce soit un non initial et du coup, quelle pourrait être votre contre-offre ? Prenons l'exemple des frais renégociés. Si le banquier nous dit « ah non, ça ne pas être possible de faire une remise », on peut s'arrêter là et va dire « ferme la discussion » ou on peut relancer en demandant « ok, qu'est-ce qui est possible ? Et là, on peut manier justement la question ouverte où on laisse à l'autre l'option de nous proposer quelque chose.
Ça peut même être une stratégie en deux temps. Quand vous avez quelque chose à annoncer à votre conjoint, j'ai un truc à t'annoncer, ne panique pas. Mais l'idée, c'est que la personne se figure un truc beaucoup plus grave que la réalité. Ou quand on est enfant et qu'on a une bêtise à confesser à nos parents, le fait de installer d'emblée un climat un peu de j'ai un truc vraiment grave à te dire et au final, la vraie demande, elle est beaucoup plus faible que ça. Donc ça peut être une stratégie de d'abord demander quelque chose d'un peu outrancier. Je voudrais, par exemple, que vous enleviez tous les agios que j'ai eus le mois dernier.
la banque va dire non. Ok, est-ce que vous pouvez au moins me faire une réduction quand la personne a accueilli la requête un peu outrancière ? Elle est plus encline à dire oui parce qu'elle vous a déjà dit non. Surtout si vous êtes sympathique, si vous êtes poli et que vous restez calme, elle peut dire oui à la deuxième requête parce qu'elle lui paraît plus raisonnable. Voilà, donc ça c'est un peu une astuce à garder dans votre manche. En fonction des situations, c'est pas toujours applicable, mais ça peut être intéressant de l'avoir en tête.
d'avoir toujours une contre-offre si on me dit non, qu'est-ce que je peux demander en retour ? Petit récap' de ce qu'on a vu jusqu'à présent, je vous ai partagé 5 idées de prompte et je vous ai aussi donné 6 conseils pour avoir plus de chance d'avoir un oui. Et aujourd'hui spécifiquement, on va s'intéresser au sujet de comment obtenir une vraie réponse. Pourquoi c'est important de ne pas se contenter du silence ? Pourquoi au fond aller risquer un rejet franc ?
et un échange potentiellement embarrassant alors qu'on pourrait se contenter de se dire bon bah elle m'a ghosté, elle m'a pas répondu, c'est qu'elle est pas intéressée, allez, je m'arrête là. Bien déjà parce que soit on gagne soit on apprend. L'échec nous rapporte uniquement si on apprend quelque chose. Or le silence ne nous apprend pas grand chose. On n'a aucune leçon à tirer du silence, le risque c'est même de tirer des fausses conclusions, d'interpréter le silence comme une chose qui n'est pas forcément. Le silence ce n'est pas nécessairement un rejet.
Kasia (15:34.362)
Je suis d'accord que parfois certaines personnes répondent super vite et là on se dit bah c'est cool, c'est qu'elle a intéressé, elle répond dans l'heure ou dans la journée, mais le fait que quelqu'un prenne son temps pour répondre ne veut pas dire que cette personne n'est pas intéressée. Il peut y avoir énormément de cas de figure où une réponse instantanée n'est pas possible ni même souhaitable. Le problème du silence c'est qu'on ne sait pas si la personne ne répond pas parce qu'elle n'a pas eu une mail, parce qu'elle n'est pas intéressée et elle sait pas comment le dire, ou parce qu'il lui manque une info soit de notre part qu'on n'a pas fourni mais aussi peut-être de ça par à elle.
Elle en attend d'une date, d'un budget, de quelque chose qui va tomber, elle ne pas nous répondre immédiatement. Et on ne sait pas non plus si elle n'est pas en train de traiter l'information et qu'elle ne pas nous répondre sous peu, en fonction de notre interlocuteur. Et j'ai une de mes clientes qui a partagé qu'elle avait relancé une galerie dont elle avait payé de retour et qu'en fait la galerie l'informait, mais tout va bien, vous allez passer en commission, votre profil va être étudié, vous serez recontacté. Donc tout allait bien dans le processus, ça n'allait pas assez vite à son goût, donc elle a relancé.
Donc le silence n'est pas forcément un rejet. De plus, il serait faux de croire que toutes les propositions, tous les ouïds tombent au premier échange. même quand on regarde ce qui se passe en réalité, c'est même faux. Rien que le fait de relancer, le fait de faire une relance, ça augmente de 50 % le taux de réponse. Ce que ça veut dire, c'est que si vous avez posé 10 questions par mail et vous avez eu 4 personnes qui vous ont dit oui, le fait de faire au moins une relance, ça fait qu'il y a au moins 2 personnes supplémentaires qui vous répondent. Donc ça améliore votre taux de réponse en général.
Quand on regarde les parcours de vente, se rend compte que 80 % des ventes se font à la 5e relance. Ce qui est intéressant, c'est que 92 % des vendeurs abandonnent après la 4e relance. L'immense majorité des gens arrêtent au moment où ça commence à devenir intéressant. Nous, ne pas faire ça. Nous, va continuer et on va aller chercher une vraie réponse. Mon principe de base, que tant que la personne ne a pas dit non, arrêtez, je ne suis pas intéressée, on continue de relancer à intervalles réguliers.
pas forcément ultra rapprochés, mais on continue d'entretenir la relation et de poser la question régulièrement. Et au fond, c'est pas forcément la réponse qui compte le plus puisque la question, la prise de contact est aussi un prétexte pour nouer une relation, déjà pour se faire remarquer, pour que votre nom, votre email, votre nom de domaine apparaissent dans la boîte mail de quelqu'un ou dans le téléphone de quelqu'un, pour qu'on se souvienne de vous aussi, même si actuellement aujourd'hui une collaboration n'est pas pertinente.
Kasia (17:58.393)
Le fait de les contacter régulièrement tous les trois mois, tous les six mois fait qu'au bout d'un moment, ils se souviennent de vous. Ça permet aussi de prendre la température. Parfois, dans un contexte budgétaire ou de direction particulière, on vous dit non, mais les jobs, tourne aussi en entreprise. y a d'autres managers qui sont recrutés, a des nouveaux budgets qui sont alloués, il a la boîte aussi qui peut changer de stratégie ou d'orientation. Donc un no-go pour un projet en 2018, c'est exactement ce qu'on cherche pour en 2020.
Si l'objectif à long terme c'est vraiment d'établir une relation avec une agence, avec un prescripteur, avec une personne, le fait de forcément, c'est pas d'insister mais de montrer qu'on est là et qu'on n'est pas là pour la transaction immédiate en fait. Si la réponse est non, c'est pas grave parce qu'on s'intéresse quand même au travail de la personne, on s'intéresse quand même à l'entreprise. Et aussi parfois tout simplement le non c'est juste le point de départ d'une négo. Parfois entendre un non c'est un peu désagréable. Je vais pas dire le contraire, néanmoins
Le nom c'est un peu comme arracher un sparadrap ou désinfecter une plaie. Ça fait mal sur le moment mais ça fait pas mal très longtemps. Et une fois que c'est passé, on ressent une grande liberté, une grande libération. Parce qu'on n'y pense plus, parce qu'on se triture plus la tête à se demander est-ce que c'est pas moi ou est-ce que peut-être ça vaut le coup ? Non. On a eu un vrai nom donc on peut passer à autre chose. Un vrai nom nous offre aussi une donnée statistique qu'on peut utiliser. Un silence c'est un peu comme un vote blanc.
On ne pas trop quoi en faire, ça peut vouloir dire plein de choses, donc ce pas forcément intéressant. Alors qu'un nom, ça nous donne une donnée statistique et potentiellement un point à améliorer. Si derrière on a le feedback ou si derrière on interprète le nom, pose une hypothèse dessus. Si vous voulez obtenir une vraie réponse, voici un peu comment moi je m'y prends. Déjà, j'attends un délai raisonnable pour relancer. Le délai raisonnable va varier, mais ça ne à rien de relancer dans l'heure ou le jour même ou parfois même dans la semaine. En fonction de à qui on s'adresse,
et notre place dans sa hiérarchie à cette personne là d'information, on n'est pas forcément prioritaires. Donc c'est normal qu'elle traite pas en urgence notre mail de requête alors qu'elle ne connaît même pas. Passé un certain délai raisonnable, on décide de relancer et la première chose à faire c'est de relire en fait son premier message et d'identifier un petit peu le maillon faible. Ou est-ce que ça aurait pu pêcher ? Parfois on ne pas, parfois le premier message est déjà super, mais c'est vrai que très souvent quand on se relie on se dit j'aurais peut-être pu mieux tourner ça, j'aurais peut-être dû dire ça, j'aurais peut-être dû joindre cette pièce.
Kasia (20:18.969)
Et donc on va poser là aussi une hypothèse sur pourquoi ce message n'a pas obtenu de réponse immédiate passé ce délai raisonnable. Et puis on va préparer une relance où on va reposer la question, la même question, la même requête, mais un petit peu différemment. Et la trame de la relance, l'idée c'est qu'on va pas partir du principe que l'autre ne l'a pas lu. On va pas dire bonjour j'espère que vous avez bien eu mon message précédent parce que dans l'idée d'être court et conseil d'aller droit au but, là on prend la direction opposée. Donc le message de relance doit à mon sens être deux fois plus court. Surtout si on a fait un long paragraphe, on va pas refaire un paragraphe encore plus long.
Contre-exemple, c'est si le premier message était un peu trop lapidaire pour le coup, s'il avait pas assez de contexte, s'il n'y avait pas assez d'explications ou de love. Là, ça pourrait être un contre-exemple parfait pour allonger un petit peu, mais globalement, on essaie de faire en sorte que la relance soit courte et on va tout simplement reposer la question, redonner une raison et redonner le bénéfice et réappuyer l'option de dire non facilement. C'est ok si tu pas intéressé maintenant.
Je veux juste savoir si c'est quelque chose qui est dans votre ligne stratégique pour l'année à venir. Si c'est pas cas, dites-le moi et j'arrêterai de vous écrire. Ça c'est une façon d'obtenir un nom facilement. Et je parlais de délais raisonnable. C'est quoi un délai raisonnable ? Un délai raisonnable quand on a contacté un ami, un proche, quelqu'un à qui on a une relation personnelle standard, je dirais que c'est 48 heures. Leçon au moins 48 heures aux gens pour consulter leur planning, parfois lire le message. Sauf s'il a un truc un peu urgent, genre ça commence demain.
et j'aurais besoin d'une réponse, je laisserai au moins 48 heures. Si c'est un collègue de quelqu'un de mon réseau qui me connaît déjà, j'attendrai au moins 7 jours, donc au moins une semaine. Si c'est une candidature que j'ai faite à une entreprise qui ne me connaît pas du tout, à une personne à qui on n'a jamais eu de lien, si c'est une galerie, une bourse, un théâtre, un lieu, j'attendrai deux semaines. Parce que je me dirais, je ne pas prioritaire dans le traitement des informations. se trouve que mon mail est quelque part dans la tout doux de ces personnes-là et tout simplement, elles n'ont pas encore eu le temps de me répondre.
Et si j'ai eu déjà un nom à ma première requête ou un nom, pas le moment, j'attendrai au moins 6 mois à un nom avant de revenir à la charge. Parfois, 3 mois, ça peut se justifier en fonction des contextes. Chaque fois que vous avez une actu, quand vous sortez par exemple une nouvelle œuvre, quand vous avez une nouvelle offre aussi, quand vous avez un passage dans les médias, ça peut être aussi une bonne occasion de relancer en mode petit coup de pied sous la table. fait, je suis passée sur telle chaîne, je suis passée sur tel podcast.
Kasia (22:42.605)
j'ai une nouvelle collection qui sort, si vous voulez voir. Il n'y a pas forcément de proposition derrière, c'est juste j'existe toujours, je continue de me développer et puis il reste la partie gérer le Quand quelqu'un vous dit non, remercier toujours pour la réponse. Et chaque fois que c'est possible, demander un feedback. Si vraiment l'interlocuteur était pertinent et vous avez l'impression que ça aurait pu être un bon match, demandez un feedback sur pourquoi c'est non. Essayez de creuser au-delà du budget.
ou de l'aide budget, est-ce qu'il y a autre chose ? Est-ce que vous avez déjà un autre prestataire ? Est-ce que ce pas du sur votre ligne stratégique ? Et éventuellement, une question d'assise à poser, c'est qu'est-ce qui aurait été nécessaire pour que ce soit un oui ? C'est une question que j'ai posée quand je disais en photo à une agence de mannequin, c'est qu'est-ce qu'il faut que je vous montre sur mon portfolio pour que vous acceptiez de travailler avec moi, de shooter avec moi ? Et ils m'ont dit, à l'époque, je faisais beaucoup de photos en lumière naturelle et ils m'ont dit...
Il nous faudrait aussi des images studio, faudrait des images un peu plus éditoriales et du coup ce feedback là m'a permis de monter en gamme et de leur proposer six mois plus tard un portfolio qui m'a permis de travailler avec eux. Donc voyez, même quand c'est un nom, à partir du moment où vous allez chercher une vraie réponse et que vous restez dans la relation cordiale amicale, ça peut déboucher sur des vraies infos qui vous font évoluer. Et parfois, quand c'est pertinent, faites une contre-proposition. On ne peut pas bosser ensemble mais on moins prendre un café.
ou je ne peux pas avoir un truc gratuit mais au moins je vais avoir la réduction, a une petite contre-offre dans votre poche, quitte à ce que ce soit de faire le point dans six mois. Est-ce que vous accepterez qu'on fasse le point là-dessus dans six mois ou dans un an ? Ou est-ce que vous accepterez que je vous recontacte quand j'ai plus d'images à vous montrer, quand j'ai plus de projets qui pourra vous intéresser davantage ? Ça n'engage à rien mais il a une relation qui s'établit. Si six mois plus tard vous les contacter et que effectivement vous avez pris en compte leur feedback, votre portfolio, votre site s'est enrichi dans la direction qu'ils vous ont donné,
Ça dit beaucoup de choses de vous. Ça vous positionne comme des interlocuteurs de confiance et la relation est établie. C'était donc les extraits du challenge de l'audace. Et sache que si tu écoutes cet épisode le jour même de sa sortie, bien le challenge de l'audace n'est pas tout à fait terminé. Puisqu'il nous reste une session de coaching ce soir, en cours de laquelle on va débriefer des résultats obtenus, annoncer la gagnante du challenge, mais aussi parler de la gestion des émotions difficiles qui peuvent...
Kasia (24:57.681)
surgir ou nous accompagner lors de cette aventure, comme de gérer la déception, gérer l'attente, gérer le non. Et comment ne pas laisser ça entraver ton audace, entraver ta joie et ton enthousiasme. Donc si jamais tu l'écoutes avant 18h, il est encore temps de t'inscrire sur bienamoconto.com slash audace, ce qui te permettra en plus d'avoir accès à tous les replays et à l'intégralité des sessions de coaching qu'on a menées et donc de pouvoir développer à travers les exercices et avec les nombreux exemples et une meilleure compréhension de tout ce que j'ai partagé d'un point de théorique.
Et si jamais quand tu écoutes cet épisode, le challenge de l'audace n'est plus disponible, tu n'auras qu'à laisser éventuellement ton email et je te tiendrai au courant des prochaines éditions. Voilà, je te souhaite une très bonne semaine. Prends bien soin toi et de ton business.
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.