speaker-0 (00:00.078)
Le problème de l'entrepreneur, c'est qu'il ne s'arrête jamais. Nous, c'est nuit et jour. On ne pense qu'à ça, on ne parle que de ça. Mais on est ensemble. On le fait pour nous. C'est à nous. On a un petit garçon. Du coup, j'ai organisé tout mon emploi du temps en fonction de lui. Donc, je suis à 100 % disponible pour l'entreprise quand notre fils n'est pas là. Et dès qu'il est là, en revanche, je suis à 100 % disponible pour lui. Et ça...
Il n'y a aucun job de salarié qui te permette d'avoir cette liberté et surtout à la fin, ça reste à nous.
speaker-1 (00:38.924)
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
speaker-1 (01:30.282)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Elodie Vigne qui va nous raconter sa reconversion pour devenir bouchère. Est-ce que c'est comme ça qu'on dit Elodie ?
speaker-0 (01:41.438)
Écoute, oui bouchère, femme de boucher, un peu et multicasquette. Il n'y a pas vraiment de titre ou d'intitulé réel, mais oui je m'amuse souvent à me décrire comme une bouchère.
speaker-1 (01:55.358)
Vous n'avez pas le visuel mais quand on rencontre Elodie, on est à mille lieux de se douter que ce soit son métier. Très élégante, avec des tenues colorées. Moi je te voyais plus dans artiste, prof d'art plastique, ce genre de choses. Et ben non !
speaker-0 (02:11.668)
Alors bouchère, oui et non parce que je m'occupe beaucoup effectivement du côté artistique avec le merchandising parce que c'est une passion et puis c'était ce que je faisais dans mon métier précédent également. Le choix de nouveaux produits, trouver de nouvelles idées pour développer un business et puis essayer de faire en sorte de transformer une boucherie traditionnelle en boucherie concept store. C'est aussi ça.
le challenge donc sur le côté artistique t'as pas tout à fait tort parce qu'il faut aller puiser dans des idées un peu différentes, avoir une approche un peu nouvelle du truc. Je pense que oui le côté artistique était pas forcément très très loin.
speaker-1 (03:00.078)
Je suis venue vous voir à la boucherie, j'ai été surprise de constater qu'effectivement c'est pas une boucherie traditionnelle. C'est comme si avec Bruno ton conjoint, vous avez repensé le concept de boucherie pour en faire quelque chose de moderne, de sympa, un endroit où on prend plaisir à aller.
speaker-0 (03:14.382)
Effectivement, ce qu'on a essayé de mettre en place dès notre arrivée, c'est de faire d'une boucherie un endroit convivial. Ça passe par le petit café. Pour les clients aussi, moi si je vais faire du café ou si je vais chercher du café à la boulangerie d'à côté, s'il y des clients, j'en propose à tous les clients. Enfin, ça me paraît évident. C'est bienvenu chez nous en fait. il faut qu'on se sente à la boucherie comme on se sent à la maison.
C'est assez fréquent, notamment le dimanche matin, d'avoir une dizaine de personnes qui discutent parce qu'ils se retrouvent là sur des horaires qu'ils ont en commun pour aller faire leurs courses. Et ça papote et ça rigole et on fait partie de leur vie aussi. Donc c'est super sympa et c'est ce qui rend ce métier aussi riche et aussi passionnant.
speaker-1 (04:01.163)
Dans votre boucherie vous vendez des légumes, des petits biscuits, du fromage...
speaker-0 (04:06.53)
Exactement. Initialement, a repris le fond de commerce et il y avait beaucoup de choses. Il y avait trop de choses. Principalement un primeur qui vendait un peu de viande, qui vendait beaucoup de fromage, il vendait de la glace, vendait de l'alcool. Enfin, ça se transformait un petit peu en bric à brac, si tu veux. Nous, notre projet initial, c'était vraiment une boucherie en commerce de proximité. Mais la surface, effectivement, de la boutique est telle.
que juste une boucherie, quand on a ouvert, ça faisait très vide. Et puis les clients étaient très habitués à avoir la partie primeur, donc on a eu énormément de demandes, ce qui fait que huit mois à peu près après l'ouverture, on a été obligés de céder parce que c'est pas le même métier, mais on avait... Voilà, exactement, on dit jamais non à un client. Donc on a commencé à se développer avec la partie primeur.
On proposait deux, trois références de fromages, on se dit bon voilà, on propose les basiques. Bon bah aujourd'hui on a une cinquantaine de références et on a des clients qui viennent exclusivement pour leur plateau de fromages chez nous. Et puis le vin, et puis l'épicerie fine, et depuis peu la dernière en date qu'on a développé juste avant les fêtes, les arts de la table.
speaker-1 (05:27.04)
Je précise pour ceux qui voudraient aller voir cette boucherie, se situe à l'où
speaker-0 (05:31.086)
15 Allées des Soudanes. Non, c'est juste derrière la gare. a un petit centre avec tous les petits commerces. Quatre ans. On va soupler notre quatrième bougie à la fin du mois de mai.
speaker-1 (05:33.998)
Et c'est aujourd'hui,
speaker-1 (05:40.354)
Alors ça fait combien temps que vous avez ouvert ?
speaker-1 (05:45.531)
Bonne anniversaire en avance ! Quel regard tu portes sur ces quatre dernières années ?
speaker-0 (05:47.342)
C'est gentil.
speaker-0 (05:51.224)
Alors, se lancer à son compte aujourd'hui, c'est vertigineux. Je pense qu'il faut une dose de folie pour le faire. Quand on voit tout ce qui s'est passé depuis qu'on a ouvert, se dit mais si on avait su tout ça, est-ce qu'on l'aurait fait ? Je ne sais pas. La crise énergétique, la crise des matières premières, etc. On a pris des augmentations dans tous les sens. Tu as des partenaires qui te lâchent. Tu te retrouves dans des situations incroyables.
Et puis c'est dans ces moments-là où tu te retrouves aussi à voir des personnes qui sortent du lot, qui te tendent la main et de nouveaux partenariats qui se créent et c'est extraordinaire. Ouais, c'est une aventure qui est richissime. Énormément de nuits blanches, de cheveux blancs, etc. Tu vois les rides, j'ai 23 ans on dirait pas. Plaisanteries mises à part, moi je suis déjà quelqu'un d'hyper stressé à la base. bon, là ce que je dis souvent à Bruno, c'est je n'aimais pas sortir de ma zone de confort avant.
Aujourd'hui, je ne sais même plus où est-ce qu'elle se situe. Mais je sais que pour rien au monde, je voudrais changer de vie, faire marche arrière. C'est quelque chose d'extrêmement épanouissant. Tu ne peux jamais t'endormir sur tes acquis. La plus forte raison dans un commerce de bouche, il faut pouvoir se réinventer et séduire tes clients.
speaker-1 (07:09.108)
Tu parlais d'aventures assez incroyables. Est-ce qu'il en a une que tu pourrais nous raconter ?
speaker-0 (07:14.47)
énormément d'anecdotes. Des clients, si tu veux, qui arrivent, qui te demandent des sushis. Dans une boucherie. Dans une boucherie, c'est logique. Mais quand est-ce que vous allez faire de la glace ? Ok, vous êtes au courant qu'on est bouché quand même à la base. Ça s'est écrit en gros sur la devanture. Ça, c'est très drôle. C'est découvrir des parties plus pointues de comptabilité, de gestion, de te retrouver face à ton expert comptable.
te parle et de se demander à quel moment on a arrêté de parler en français tous les deux, parce que tu ne comprends pas un traitre mot de ce qu'il est en train de t'expliquer. Les découvertes avec toute l'administration française et toute sa complexité, c'est... vois pas quoi tu parles. Ouais, on a racheté le fond, on devait racheter les murs et bon pour l'instant c'est suspendu. L'actuel propriétaire est revenu sur sa proposition donc pour l'instant on est en standby de ce côté-là.
speaker-1 (07:59.31)
Vous avez racheté votre fonds de commerce ?
speaker-1 (08:13.932)
Voilà le genre aussi d'anecdotes qui peuvent se produire.
speaker-0 (08:16.566)
oui, oui, il y a des grosses anecdotes. Initialement, on avait quelqu'un avec nous qui est parti du jour au lendemain. C'est les galères pour trouver des apprentis. C'est un partenaire bancaire, pareil, qui s'arrête du jour au lendemain. Ça fait partie du jeu, ça fait partie des aléas. Après, je pense qu'il faut suivre aussi son instinct. C'est des choses qu'on avait plus ou moins pressenties.
Donc dans le cas du partenaire bancaire, heureusement, on avait commencé déjà à démarcher d'autres interlocuteurs potentiels, ce qui nous a permis de rebondir tout de suite. Quand on associe par du jour au lendemain, c'est pareil. Même si tu t'en doutais un peu, tu fais OK, on va gérer différemment. Heureusement, on a rencontré d'autres personnes. Je pense à notre salarié actuel qui a été extraordinaire, qui lui,
Là, est sur le départ, mais c'est complètement différent parce qu'il est jeune, il a une ambition, donc c'est normal. Mais il part proprement et on l'accompagne dans ses démarches et dans ses choix. Qu'il ait fait partie de notre vie pendant trois ans et que nous on fasse partie de la sienne, c'est ça aussi, c'est fantastique. C'est des apprentis qu'on a eus et qui reviennent encore en magasin aujourd'hui pour filer un coup de main, etc.
Ouais, c'est une suite de rencontres et de gens avec qui t'échanges et c'est magique.
speaker-1 (09:46.158)
Tu disais tout à l'heure que c'était compliqué de recruter.
speaker-0 (09:48.654)
Alors c'est un secteur qui hyper tendu en recrutement. Déjà la première des choses, c'est pas glamour. On va pas se mentir, tu te lèves super tôt, t'es debout toute la journée dans un environnement dans lequel il fait hyper froid. Je suis désolée mais à la boutique je suis gelée en permanence, j'ai trois pulls, des damars, c'est simple, j'ai racheté l'entreprise Damar. T'as une odeur, l'odeur de la viande, du sang...
Voilà, même sur la partie crêmerie, t'as des fromages, je désolée, je n'ai pas adoré le fromage. Je suis la première à reconnaître que l'odeur parfois est un peu forte. Voilà, et puis des horaires qui sont compliqués pour la vie de famille. Quand les deux conjoints sont dans le commerce, déjà, c'est plus facile, mais les apprentis qui 20 ans, qui ont envie de construire une vie, etc.
Bah ouais mais effectivement à 20 ans t'as peut-être un peu envie de faire la fête jusqu'à 4 heures ou 5 heures du matin mais... Mais voilà exactement mais faut être sûr de pouvoir tenir le rythme nuit blanche et puis bah derrière tu travailles quand même avec des outils très très tranchants.
speaker-1 (10:50.894)
C'est parfait, t'enchaînes !
speaker-1 (11:01.26)
Et pourtant, c'est dans un contexte de montée en puissance de l'IA, de remplacement des métiers, ça fait partie de ces métiers qui ne pas être remplacés.
speaker-0 (11:08.856)
ça va être compliqué. Je pense qu'après un robot peut effectivement faire énormément de choses. Pour autant, l'artisanat pour moi reste quelque chose de précieux en ce sens. Une valeur sûre pour l'humain, pour nous. puis après, c'est plus des convictions perso aussi. Mais c'est vrai que nourrir les gens c'est chouette.
speaker-1 (11:32.662)
Comment vous répartissez les jobs, les fonctions avec Bruno ?
speaker-0 (11:36.622)
Bruno, c'est le boucher. Lui va faire toutes les préparations bouchères, le travail de la viande, désosser, couper, préparer. C'est lui qui va sélectionner les fournisseurs de viande et qui va être en magasin de 6h30 le matin à 20h le soir, voire 21h le temps de tout remballer, etc. Moi, mon côté, va être... Alors déjà, j'ai une première casquette, la casquette administrative.
crois comme toutes les femmes d'artisans. la partie comptabilité, gestion, ressources humaines, garante des procédures, etc. Ça c'est une première partie du job. Ensuite, Bruno était convaincu que je pouvais cuisiner pour la boutique. Ça c'est quelque chose dont moi j'étais beaucoup moins sûre. Il m'a mis devant le fait accompli. Il a accepté des commandes de la part de clients et il m'a dit il faut les faire. En gros ça a été ça.
Et je me suis retrouvée petit à petit à monter en compétence de ce côté-là, m'apercevoir que j'adore cuisiner. Ce qui n'était pas du tout évident au départ, faire cuire des pâtes, potentiellement ce n'était pas vraiment mon truc. Et aujourd'hui, je fais les foie gras pour la boutique pour les fêtes. Voilà, c'est ça, c'est exactement ça.
speaker-1 (12:52.59)
...
speaker-0 (12:55.818)
Après, suis toujours avec Bruno, mais dans la recherche permanente de nouvelles idées, comment on peut interpeller nos clients, comment on peut trouver de nouveaux produits, etc. On est toujours à la recherche de nouveaux fournisseurs. Il y a ça, la partie merchandising, comment on va mettre en avant un peu les produits, etc. La partie réseau sociaux. Alors là, c'est clairement pas mon métier. J'ai beaucoup de mal à m'y intéresser, donc je m'oblige à le faire.
speaker-1 (13:23.278)
Ça sera peut-être comme la cuisine.
speaker-0 (13:24.792)
Ouais, mais alors là tu vois, ça va faire aller on va dire un an maintenant que j'essaye de poster environ une fois par semaine un contenu, mais tu sens que c'est de l'artisanal, artisanal, il n'y a pas la pâte. Je le fais volontiers parce que j'ai envie qu'on nous connaisse, j'ai envie de partager avec les gens notre passion, de transmettre ce qu'on essaye de faire au quotidien.
Mais oui, là, je pense que c'est le domaine le plus perfectible dans le business à aujourd'hui.
speaker-1 (13:58.52)
Ok, on regardera ça tout à l'heure.
speaker-0 (14:00.589)
Tout s'en va obliger !
speaker-1 (14:03.86)
que tu faisais avant de devenir femme de bouche
speaker-0 (14:05.87)
Alors, vaste sujet, j'ai démarré ma carrière en tant que chef de projet formation. Je m'occupais de la formation des formateurs internationaux pour les parfums Jean-Paul Gauthier. Ça a été une première partie et puis tu te doutes bien vu le personnage qu'enfermer derrière un bureau toute la journée, c'était pas ça. Il manquait quelque chose. Je viens d'une famille de commerçants donc je me suis naturellement tournée vers le retail.
Je suis rentrée chez Habitat, c'est là que j'ai rencontré mon mari. Donc on s'est rencontré comme ça et par la suite j'ai fait aussi de la démolition automobile, service client, et pour finir j'ai eu un magasin de lingerie pendant 15 ans.
speaker-1 (14:52.558)
D'accord, comme... Cette fibre commerciale, est assez présente. Et Bruno, il a fait quoi ? Alors,
speaker-0 (14:55.658)
Elle a toujours été là.
Bruno, lui, était dans l'immobilier et dans la banque. Et à la naissance de notre fils, je crois que c'était une dizaine de jours avant que je reprenne de mon congé maternité, m'a annoncé qu'il avait tout plaqué et qu'il faisait une reconversion professionnelle et qu'il voulait être boucher. Donc...
speaker-1 (15:18.999)
Il aime bien te mettre devant le fait d'accomplir
speaker-0 (15:21.27)
oui ! Au quotidien, Bruno ne prend pas de décision. Mais alors quand il en prend une, il ne pas semblant. Ce qui m'avait fait beaucoup rire à l'époque, c'est que donc il était et travaillait pour une grande banque française. Il était rarement à l'heure, à tiguer avec des horaires de banquier. Et il se plaignait, alors qu'il était dans un bureau climatisé. Moi, j'avais pas de clim dans mon magasin, enfin, c'était l'enfer. Voilà. Et donc, je lui dis, mais tu es au courant quand même que...
T'es pas à l'heure en commençant à 10h, que t'es fatiguée alors que t'es assis derrière un bureau. J'aimais quelques réserves. Et il m'a dit, ouais, mais c'est ça. J'ai envie de faire ça. Ça fait un moment que j'y pense. Ça y est, c'est acté. Bon, OK. Qu'est-ce que tu veux faire ? Vas-y, fonce ! J'allais pas lui dire, non, je m'oppose totalement à ton projet. Oui, si je ne lui avais pas fait confiance, il avait une charge supplémentaire.
speaker-1 (16:12.014)
et mettre des réserves.
speaker-0 (16:20.768)
Non bah ok, tu veux le faire ? ben on va le faire. Et puis on va bien le faire. Donc il a fait sa reconversion, ça a duré un an. Il a eu deux patrons, il a adoré son métier. L'un de ses patrons était un petit boucher comme nous qui travaillait avec son épouse. Et Bruno m'a dit jamais, jamais je me mettrai à mon compte. Non vraiment là, quand je vois la vie qu'il a avec sa femme, non jamais. Voilà. Bon.
speaker-1 (16:48.223)
Qu'est-ce qui s'est passé du coup
speaker-0 (16:49.614)
Je sais pas exactement ce qui s'est passé dans sa tête. Ce que je peux te dire, c'est qu'un jour il m'a appelé et il m'a dit, bon, avec l'ancienne associée que nous avions, bon, ça y est, on en a parlé, on est chaud, on a vu une boucherie à Lucienne, on y va. Par téléphone, je suis en train de faire des courses. OK, pas de souci, décision quand tu nous tiens.
Donc c'était exactement le même dissourche. Écoute, on y va, on va voir, on va voir le point de vente, on va voir le potentiel. ce moment-là, non, moi j'étais toujours salariée, j'avais mon magasin de lingerie, j'étais directrice, tu vois. Pas forcément vocation à quitter le truc. Du fil en aiguille, moi mon magasin a fermé, j'ai été vendue avec les murs.
speaker-1 (17:21.71)
Ça l'est
speaker-0 (17:37.614)
J'ai échangé avec mon DG et j'ai demandé ce qu'il en pensait, s'il fallait que je reste dans la nouvelle structure qu'il avait rachetée ou pas. On a convenu qu'un départ serait la meilleure des solutions par rapport au projet qu'il y avait derrière. comme on était sur un projet de rachat de boutique, même si ce n'était pas encore fait, on s'est dit « allez, on transforme le truc en opportunité, on s'en sert et on y va ». Et c'est ce qui s'est passé puisque j'ai quitté mon groupe
En novembre 2021 on a signé pour l'achat de la boutique en mars 2022 et on a ouvert fin mai 2022. L'histoire nous a donné raison, pour l'instant !
speaker-1 (18:21.55)
Et alors tu parlais des difficultés, je retrouve souvent ce paradoxe chez les entrepreneurs qui, si j'avais su, je pas sûre que je me serais lancée et en même temps je ne voudrais rien faire d'autre au monde.
speaker-0 (18:30.752)
C'est ça. Ça résume complètement notre vie à aujourd'hui parce que effectivement, c'est un parcours qui est semé d'embûches. Tous les matins, il faut retrouver l'envie d'y aller, etc. Le problème de l'entrepreneur, c'est qu'il ne s'arrête jamais. Nous, c'est nuit et jour. On ne pense qu'à ça. On ne parle que de ça. Mais on est ensemble. On le fait pour nous. C'est à nous. On a un petit garçon. Du coup, j'ai organisé tout mon emploi du temps en fonction de lui.
Donc je suis à 100 % disponible pour l'entreprise quand notre fils n'est pas là. Et dès qu'il est là, en revanche, je suis à 100 % disponible pour lui. Et ça, il n'y a aucun job de salarié qui te permette d'avoir cette liberté. Et surtout, à la fin, ça reste à nous. Et notre métier sert à quelque chose. C'est ce que je te disais tout à l'heure. Nourrir les gens, c'est fantastique.
Et tous les échanges qu'on a avec nos clients, on parlait de mon métier quand j'étais dans la lingerie, moi je rentrais vraiment dans l'intimité de mes clientes parce que tu passes par des moments qui sont très compliqués, qui sont très durs. Des femmes qui ont vécu des cancers, des femmes qui ont des problèmes dans leur vie personnelle, etc. et qui se confient à toi, qui s'ouvrent à toi quand elles sont dans la cabine. Mais la boucherie, curieusement, c'est exactement la même chose. On traverse tout avec nos clients.
On a nos petites clientes fidèles, moi je les adore. On sait tout de leur vie, de leurs enfants, de leurs petits-enfants, de leur joie, de leur tristesse. La nourriture, c'est de l'intime aussi. attends. On sonne Bruno justement qui arrive.
speaker-1 (20:11.406)
Tiens, quand on parle du loup... Bah, moi j'aimerais bien poser deux trois questions à vous. Bruno vient d'arriver donc il va pouvoir répondre en live aux questions pressantes qu'on a.
speaker-2 (20:12.91)
Bah lui...
speaker-0 (20:15.79)
Bruno quand même
speaker-0 (20:22.794)
Je passe le micro.
speaker-2 (20:24.702)
Bonjour, oui c'est vrai que la boucherie, l'alimentation c'est un moment de partage et du coup ça nous amène à découvrir plusieurs situations dans la vie des gens.
speaker-1 (20:36.376)
Et Lodi parlait du rythme de travail. C'est vrai que parfois en entreprise, a aussi un rythme de travail assez intense, mais on n'a pas cet impact direct sur la vie des gens. On sent pas le résultat de son travail.
speaker-2 (20:47.948)
Alors tu parlais du travail du bureau, moi ça tombe bien, moi j'ai fait une reconversion professionnelle, j'ai travaillé avant en bureau et je suis passé par une étape où en fait la boîte où je travaillais a fait faillite. Je me suis retrouvé dans un bureau, dans un travail de bureau dans lequel j'étais pas épanoui. Je faisais entre 35 et à 38 heures semaine et tu pourras demander à Elodie, j'étais... En fait j'étais fatigué, j'étais pas bien, j'étais pas heureux, du mal à me lever le matin, etc.
Là aujourd'hui je fais un petit peu plus.
speaker-1 (21:20.615)
Je sais pas ton amplitude horaire...
speaker-2 (21:22.478)
Petite semaine c'est 75, sinon je monte à 80-85 heures semaine. Donc ouais, ça fait une belle amplitude horaire. Je cache pas que parfois le matin c'est dur de se lever, ça pique un peu. Parfois c'est dur mais je pas du tout le même ressenti que j'avais quand j'avais cet emploi de bureau pour lequel je n'étais pas appennui, ne savais pas pourquoi je faisais ça en fait. Mis à part pour essayer de ramener l'argent pour remplir la gamelle le soir.
Je n'avais pas vraiment d'objectif, je me sentais inutile et du coup je ne me levais pas avec envie d'aller à mon travail. Et aujourd'hui, c'est pas toujours facile mais après quatre ans j'ai toujours cette niaque. C'est une reconversion qui est compliquée, j'ai emmené ma famille dans cette aventure qui est quand même semée de galères. Parfois il y a des gros moments de doute.
Mais on est toujours là et ça fait plaisir quoi. Et on a toujours cette envie là.
speaker-1 (22:22.53)
Et à quel moment s'est fait le switch dans ton cerveau
speaker-2 (22:25.772)
Bonne question.
speaker-1 (22:27.606)
On s'est dit que à la base tu n'envisageais pas d'être à ton con.
speaker-2 (22:30.254)
Bah ouais, mais bon, la vie est semée de... Comment dire ? C'est pas toujours... Bah voilà, on dit une chose et puis en fait, on avance et puis on s'aperçoit que pourquoi pas tenter l'aventure, quoi. Quand j'ai fait ma reconversion d'un boucherie, je suis resté 8 ans comme salarié et puis j'ai vu que je savais faire certaines choses. Pas tout parce qu'on apprend toujours. Et je me suis dit voilà, voilà ce que je fais.
On s'était fait reprendre par un groupe dans lequel on n'avait plus vraiment d'accord sur l'artisanat. On n'était plus en adéquation avec ce que le groupe nous offrait. Et du coup, me suis dit, j'en ai parlé avec mon responsable en lui disant, écoute, j'ai envie de me lancer. Il m'a dit, écoute, tu as raison, vas-y, fonce. Il m'a donné des tuyaux et on a travaillé pendant six mois dans cette optique-là.
Et puis voilà, j'ai franchi le cap et par la suite, plusieurs de mes collègues ont aussi franchi le cap, puisque aujourd'hui, en a deux, quatre, cinq, il en a cinq qui sont lancés dans l'aventure de l'entreprenariat. Je pense que quand on est bouché à un moment donné, entre guillemets le Saint-Gral, où la suite logique du salariat, c'est de se lancer en tant que patron, parce que c'est le plaisir de se lever le matin et de dire, je fais quelque chose, je nourris les gens.
Et de transmettre aussi par la suite ce métier qui malheureusement a un peu tendance à se perdre. y a des jeunes qui se lancent mais après il faut tenir sur la durée. C'est un beau métier, c'est des valeurs, c'est de l'artisanat, c'est le patrimoine de la France quelque part. Et c'est vrai qu'il y a un savoir-faire derrière qui est particulier par rapport à la boucherie, à la charcuterie française qui rayonne à travers le monde.
Et c'est beau de continuer de perpétuer ce métier-là, trouve.
speaker-1 (24:29.366)
C'est quoi la partie préférée de ton métier ?
speaker-2 (24:31.342)
La partie préférée, c'est le travail de la désosse, de la préparation charcutière aussi. Ça fait plaisir de faire découvrir, de partager ça avec ses clients. C'est tout le travail de l'artisanat justement.
speaker-1 (24:47.02)
Et à quel moment tu t'es dit il faut que je fasse venir Elodie ?
speaker-2 (24:50.126)
Ça s'est fait assez naturellement parce que à un moment donné t'as pas le choix. T'as pas le choix que d'impliquer ta famille. Parce que tu dors, tu vis boucherie à un moment donné. Même quand on élaborait le projet ensemble, on savait très bien qu'elle savait très bien que j'aurais besoin d'elle pour m'époler. Je me voyais pas non plus faire ça forcément avec quelqu'un d'autre.
speaker-1 (25:18.25)
C'est une question que je pose à tous les deux. du coup, qu'est-ce que ça fait de vivre ensemble, travailler ensemble, avec des horaires aussi vastes, d'élever un enfant ensemble ? Et c'est beaucoup de temps ensemble quand même.
speaker-2 (25:27.886)
Ouais, le truc, enfin tu me rejoindras, mais on ne pas tout à fait le même métier.
speaker-0 (25:34.062)
Pas du tout même. Pas du tout le même métier. On a plein de choses à se raconter le soir parce qu'on ne pas les mêmes journées, on ne fait pas la même chose. Et c'est vrai que je ne suis pas en présentiel, en permanence, loin de là. Et c'est vrai que c'est quelque chose qui me manque aussi parce que moi, j'aime être sur place au contact des clients. Comme tu peux le constater, je ne pas du tout bavarde. Donc du coup, c'est vrai que le contact avec les clients, n'est pas quelque chose de primordial du tout.
Mais ouais, on a plein de choses à se raconter parce que Bruno, encore une fois, c'est vraiment la partie boucherie pure. moi, je suis de l'anecdotique, si tu veux. Si, si, si. Mais c'est la petite touche en plus qui va faire la différence.
speaker-2 (26:16.618)
Elodie n'a pas la même relation client que moi. Moi, je vais travailler la viande, vais faire des travails de charcuterie. Elodie, elle va faire la grosse préparation bouchée de plats cuisinés. Et ensuite, le contact client va être différent parce qu'elle va être plus au niveau de la caisse, plus au niveau accueil et relation de fin de process. Elle va pouvoir aussi agrémenter sur certains produits complémentaires qu'on a en boutique.
mais pas spécialement sur la partie derrière le bio. Donc c'est vraiment complémentaire, va dire, et la relation est différente.
speaker-0 (26:54.862)
Ce que j'aime bien, c'est apporter la touche féminine. Moi, je parle beaucoup avec les clientes. Tu disais au début, j'aime bien tout ce qui est coloré. Je parle beaucoup avec les clientes, des tenues, des sacs, des chaussures, du vernis.
speaker-1 (27:12.691)
conversation qu'on ne s'attendrait pas forcément à voir dans une bouche.
speaker-0 (27:14.878)
Exactement, exactement. Bruno est régulièrement obligé d'intervenir, que quand on commence à discuter entre filles à la boutique, il est derrière avec ses sacs et fait « bon les filles, je... voilà, autre chose madame ? » Et c'est vrai que ce qu'il en ressort à chaque fois, c'est des discussions qu'on s'attend pas à avoir dans une boucherie. Et plusieurs clients qui nous ont fait cette remarque,
qu'on prend tous les deux comme le plus beau des compliments. Quand on vient chez vous, on n'a pas l'impression d'aller faire nos courses dans une boucherie. Et je me dis que quelque part, on commence à gagner notre pari. Je sais pas si je peux faire le parallèle et si ça parlera à d'autres personnes, mais quand tu vas au Monop, par exemple...
Moi monope j'aime bien parce que j'ai pas l'impression de faire mes courses. C'est pas casse pied parce qu'il y a plein de trucs et ça fait du bien de passer par un petit moment détente girly avant d'aller chercher ta lessive, ton papier toilette, Les courses qui sont pas forcément glamour, tu passes un petit moment, t'as tes petits rayons sympas avant.
Et ben moi j'avais envie d'essayer de recréer à notre niveau bien évidemment, parce que c'est hyper présomptueux d'évoquer monoprix quand t'es une boucherie de quartier. Et c'est vrai que quand les clients nous disent ça, ben enfin ça fait vraiment plaisir. Et avant tout, ouais, c'est du partage et de la transmission. Mais pour autant, voilà.
speaker-2 (28:48.814)
Je pense qu'on aime.
speaker-0 (28:50.614)
Moi, par les recettes avec les clients et tout. Encore une fois, tu mets une pièce dans la fente, ça y est, c'est parti et on peut passer la journée dessus. Je vais retendre le micro à Bruno parce que ça y est, je suis repartie.
speaker-2 (29:06.03)
C'est vrai, on fait ce qu'on aime, il n'y a pas de... Ouais, il faut faire du business, en fait ça, devient secondaire quelque part. C'est plus un échange, un partage avec les clients et que les personnes se fassent plaisir et leur faire plaisir aussi. Oui, avec la nourriture, mais on a des produits complémentaires qui sont là, qui font qu'on devient une boutique, une boucherie concept store. Et c'est super sympa.
speaker-1 (29:32.276)
Et comment vous envisagez d'évoluer ou de faire évoluer le concept justement ?
speaker-2 (29:36.206)
Justement quand on arrive à avoir un petit peu de temps libre, on essaye de regarder un petit peu ce qui se fait, de voir, de chiner des choses qui nous plaisent et voir si on peut les intégrer à la boutique et comment les rendre un petit peu sympa et les rentrer dans la boutique.
speaker-0 (29:53.582)
Ben attractif, ouais.
Après, faire évoluer le concept, on est en mutation permanente. Tu l'auras compris, on est parti d'une boucherie avec vraiment boucherie, boucherie, qui tous les six mois a de nouveaux produits.
speaker-2 (30:12.91)
va essayer de faire évoluer les fruits et légumes très rapidement aussi. Dès le courant du mois de mai, l'objectif c'est ça, pour redonner une dynamique.
speaker-0 (30:19.63)
Et d'autres développements du côté des arts de la table parce que ça reçoit un très bon accueil de la barre des clients. on a de plus en plus de demandes aussi. puis des personnes qui nous disent que effectivement dans le coin, t'as pas forcément grand chose. Il faut tout de suite reprendre la voiture, aller dans un centre commercial, etc. Donc moi j'essaye de trouver, tu vois par exemple les petites tasses qui sont sur la table, ces genres de produits qui sont proposés à la boutique.
Des choses qui sortent un petit peu du lot en très petite quantité, comme d'habitude, parce que le but du jeu, c'est de ne pas uniformiser les produits.
speaker-1 (30:59.438)
Y aura finalement des souchés un jour.
speaker-0 (31:01.332)
et fin... Je ne pense pas, mais à aujourd'hui... Voilà. Sushi de bœuf, exactement. Non, ça continue à se développer gentillement et nous, reste à l'écoute des tendances. On regarde... Oui, oui, des clients, évidemment. Ce sont eux à qui on souhaite répondre et faire plaisir en premier, bien évidemment.
speaker-1 (31:28.312)
Mais comment alors vous posez la limite entre ce que veut le client et justement s'il veut des sushis, veut des glaces ?
speaker-0 (31:35.896)
Alors les glaces, on se pose encore la question. Honnêtement, c'est pas quelque chose qui est fermé. Si on trouve le bon artisan, etc. Parce qu'on travaille qu'avec des artisans, n'y a pas question de faire de l'industriel. Donc pourquoi pas. En revanche, sushi, si tu veux, enfin, aujourd'hui, c'est clairement pas notre métier. Ça ne le sera pas. On arrive à la limite du truc parce qu'on ne sait pas le faire. Et là, non, on n'a pas envie de le faire non plus. Tu vois ?
pense qu'on a suffisamment de choix de produits, une gamme qui est suffisamment large en plat traiteur, On vend effectivement du saumon, mais on s'arrêtera là sur le produit, on n'ira pas plus loin parce qu'on n'a pas vocation à le faire. Et il a des gens qui font ça beaucoup mieux que nous et dont c'est le métier.
speaker-1 (32:25.474)
Qu'est-ce que vous diriez à des indépendants qui traversent ce tunnel de « on enchaîne les galères, on n'en voit pas le bout » et on commence à se poser des questions ? Parce que vous l'avez vécu plusieurs fois.
speaker-0 (32:36.034)
revivra. C'est une certitude parce que ça ne s'arrête jamais. je ne sais pas si tu seras d'accord avec moi chérie, mais il pas lâcher. Effectivement, il une ténacité à toute épreuve et surtout pas perdre de jus qu'on le fait pour soi. Le patron reste, oui, la banque en premier, mais c'est toi le patron et tu mènes ta barque et cette indépendance-là, je suis désolée mais elle vaut tous les sacrifices. C'est dur mais il n'y a pas mieux.
speaker-2 (33:05.678)
quand on a traversé ces galères, je me suis dit, a toujours la lumière au bout du tunnel, donc il n'y a pas de raison, on va s'en sortir, on continue à faire ce qu'on sait faire, et puis il a pas de raison, ça devrait fonctionner, et bon ben, on est toujours là.
speaker-0 (33:20.846)
Moi je me souviens d'un matin, il était 5h30 ou 6h, Bruno était dans la salle de bain, je me suis levée, je l'ai rejoint, moi j'avais pas dormi de la nuit, j'étais au bord des larmes en lui disant « Comment on va faire ? Comment on va faire On peut pas, comment on va faire ? » Et Bruno m'a regardé, il m'a dit cette phrase très juste, il Qu'est-ce que je fais ? » Je retourne me coucher, on arrête, on plante tout, on s'arrête là. C'est un bon résumé. Bah non, il y est allé et on a continué et il semblerait qu'on ait eu raison de le faire.
speaker-1 (33:51.806)
La question finale, c'est celle que je pose à tous mes invités, si on devait se revoir dans 5 ans, qu'est-ce que vous voudriez pouvoir me dire sur la boucherie, sur votre commerce ?
speaker-0 (34:01.07)
En général. On a fait un petit. Ouais, exactement. Qu'on s'est développé, qu'on a d'autres points de vente. C'est ça. Le but, c'est d'en avoir une deuxième. Voilà. Moi, je voudrais pas plus parce que faut pas avoir trop gros non plus, faut avoir conscience, je pense, de ses limites de compétences. De ses jouables avec le personnel. Voilà, exactement. Mais... Le nerf de l'air. Exact. Exactement.
speaker-2 (34:02.318)
fait des...
speaker-2 (34:11.342)
Comme va y arriver je ne
speaker-0 (34:30.901)
en plus de la trésorerie.
speaker-1 (34:33.13)
On passe une annonce au passage si quelqu'un connait quelqu'un qui cherche du travail en boucherie.
speaker-0 (34:39.214)
Ben voilà, exactement, c'est l'occasion 2. Moi je dirais, tu vois, le mot de la fin de l'entrepreneur, c'est surtout l'humilité. C'est accepter de se remettre en question en permanence, de ne pas se voiler de la face, dire ok, alors ça 1, je ne pas le faire ou je le fais mal. Accepter les critiques parce que tu en prends plein, plein, plein, mais c'est constructif et c'est ce qui te fait grandir et j'espère qu'il y en aura encore plein d'autres.
des critiques justement parce que ça voudra dire qu'on a toujours cet axe de progression devant nous et le fait de pouvoir changer c'est aussi ce qui anime le matin et ce qui fait que tu vas te lever. On se rappelle Exactement.
speaker-1 (35:22.126)
Parce que finalement, c'est pas de quoi demander. Encore une nouvelle aventure qui commence. Merci beaucoup Elodie et Bruno.
speaker-0 (35:31.118)
Merci à toi, c'était vraiment un grand plaisir.
speaker-1 (35:34.83)
Où est-ce qu'on peut vous retrouver en ligne et suivre vos aventures ?
speaker-0 (35:38.53)
La boucherie fine sur les réseaux sociaux, la boucherie fine Louvcienne Instagram et Facebook alimentée ponctuellement. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
speaker-1 (35:47.022)
...
speaker-2 (35:49.269)
Merci beaucoup !
speaker-1 (35:50.531)
C'est tout pour aujourd'hui, je vous souhaite une très bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
speaker-1 (36:00.138)
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mon programme d'accompagnement individuel où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamocompte.com Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.
speaker-0 (36:32.27)
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