Kasia (00:00.142)
Il est possible qu'au démarrage, ait cette euphorie, cette excitation qui fait que tu comptes pas tes heures, tu bosses tout le temps, tu ne vis, dors, manges que par ta discipline. Mais c'est pas tenable. C'est pas tenable dès les premiers fails, dès les premiers rejets, dès les premières fluctuations de la barque. Tu te rends compte que tu vis le stress hyper mal, que t'as un commentaire sur Instagram et tu n'endors pas de la nuit. Surtout si tu es hyper sensible et que les choses t'affectent à un niveau beaucoup...
plus profond et que tu mets des jours à t'en remettre, crois-moi tu as besoin de poser des limites. Tu as besoin de faire ce travail de séparer ton identité perso de ton identité professionnelle.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante. Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:35.636)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. J'espère que tu passes une bonne semaine. J'ai du mal à croire qu'on est déjà au mois de mai. Le temps passe tellement vite. Et en même temps, c'est pour mon plus grand plaisir parce que les jours qui ralongent et la nature qui fleurit, c'est un spectacle merveilleux pour les yeux. Et voilà, je fais juste envie de ça parce que je kiffe. Ça m'inspire beaucoup pour peindre. Car sachez-le, je suis coach, mais j'ai d'autres passions dans la vie. Et ça rejoint un petit peu le thème de l'épisode d'aujourd'hui.
qui est celui de ton identité professionnelle. Quand on pense à identité professionnelle, on pense assez naturellement à qui tu es quand tu es avec des clients par exemple. Comment tu te présentes aux gens qui ne te connaissent pas encore, comment tu parles de toi quand par exemple tu es interviewé, quand on s'intéresse à ton travail. Mais sache que ça va bien au-delà de ça. Ton identité professionnelle, va aussi recouvrir tes process. Je ne pas si ça t'intéresse en soi de développer
une marque autour de tes services ou produits, mais sache qu'une marque se construit notamment autour de cette identité professionnelle-là. Et donc en d'autres termes autour de comment tu fais les choses en fait. Comment par exemple tu gères les conflits, comment tu gères les retards, quelle est l'expérience client qu'on a quand on travaille avec toi. Mais ça comprend aussi qui tu es un lundi matin de fin novembre quand tu te mets au travail et que tu n'en as absolument pas envie.
Parce que en fonction de ce qui va prendre le dessus, ton identité personnelle ou privée ou ton identité professionnelle, ça peut avoir des résultats différents. Finalement, ton identité est constituée de décisions que tu prends à l'avance sur qui tu as envie d'être et comment tu as envie d'agir. Et peut-être que tu te demandes pourquoi tu en as besoin, pourquoi c'est un sujet sur lequel il est intéressant de réfléchir. Il y a déjà deux raisons. Une qui est stratégique et l'autre presque logistique. Stratégiquement,
Le fait de définir ton identité professionnelle va te permettre de construire une expérience de marque. Et même si tu n'es pas intéressé par le fait d'avoir une marque, d'élever ta réputation par exemple, de développer ton bouche à oreille et de clarifier ton positionnement sur le marché, aux yeux de tes clients ou de tes prospects. Ton identité professionnelle, c'est aussi un cadre que tu te donnes sur la façon dont tu fais les choses. C'est un sujet que j'avais déjà commencé à évoquer dans l'épisode sur le contrat de travail.
Kasia (03:57.248)
dans lequel tu décides par exemple combien d'heures tu vas travailler dans ton business, quels sont les objectifs notamment financiers que tu te donnes et quels sont les moyens que tu vas mettre à ta propre disposition pour atteindre cet objectif. Mais il a un autre bénéfice pour moi qui est de réfléchir à ce sujet. Par exemple, comment tu vas gérer un conflit ou un litige avec un fournisseur ou avec un client. Si ça arrive, ça n'arrive pas forcément, mais ça peut arriver. Si tu restes à ton compte suffisamment longtemps, y aura toujours un moment où ça finira par arriver.
soit tu vas faire une boulette et le client n'est pas content, ou peut-être qu'il y eu un problème de communication, on ne pas compris sur ce que le client voulait, sur ce qu'il a acheté, et du coup il y a un différent. Et le fait d'avoir réfléchi pendant mon sur comment j'ai envie de gérer ça va te permettre de vivre ce moment qui peut être stressant, peut être même désagréable, de façon beaucoup plus détachée, beaucoup plus sereine. Et j'en viens du coup à l'autre bénéfice.
de définir ton identité professionnelle qui est celui de séparer en fait. Et pas dans le sens de cloisonner mais plutôt dans sens de défusionner ton sentiment d'identité propre de ton identité professionnelle. Si j'insiste aussi lourdement sur ce terme identité professionnelle, posture professionnelle, ok ? Mais parce que sinon ce qui se passe c'est que tu vis dans une espèce de fusion permanente entre toi qui tu es et toi qui est entre guillemets PDG ton propre business.
toi qui est l'artiste dans ton studio, toi qui est la communicante chargée de développer les réseaux sociaux de ta boîte ou de ta marque, et de le séparer en fait. Parce que si tu ne le sépare pas, tu risques de subir en fait un phénomène de codépendance émotionnelle à ton business. Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est quand tout ce qui se passe dans ton business, et donc dans ta sphère professionnelle, t'affecte à un niveau intime et profond. Comme par exemple, tu vas faire un post qui a eu très peu de likes.
tu as eu un commentaire négatif sur Google, ou encore tu as une mission qui est tombée à l'eau, où justement on en parlait, un client pas content qui revient à la charge parce qu'il ne pas payer pour le travail fourni. Quand ton identité propre est fusionnée avec ton identité professionnelle, ce qui se passe c'est que chaque critique, chaque déconvenu, c'est comme si c'était toi qui était cloué aux pileries, c'est comme si on te disait toi tu n'es pas assez bien, c'est comme si on te rejetait toi. En gros tout ce qui se passe dans ton business t'affecte.
Kasia (06:20.334)
Tu le prends de plein fouet. Quand on est à son compte, il peut y avoir des moments stressants, des moments où on n'a pas de clients à l'horizon, ou juste des moments où nous-mêmes on n'est pas très bien, pas très en forme, on n'a pas la gnaque pour développer le business. Et si on ne sépare pas ces identités-là, non seulement on prolonge inutilement sa souffrance, mais aussi on prépare le terrain au burn-out. Quand tu es à ton compte, tu ne rentres pas chez toi à la fin d'une journée de travail.
en te disant, allez, ça c'est fini, on verra demain ou on verra lundi, tu prends ta douche et tu passes à autre chose. Ce serait cool si c'était comme ça. Mais très souvent, qui se passe, c'est que déjà tu bosses de chez toi, mais si tu es chez le client, ça peut aider à reproduire un peu cette limite, mais pour peu que tu bosses de chez toi, cette frontière, peut vite s'effacer. Ce qui fait que le boulot te prend littéralement la tête. Il prend toute la place dans ta vie et t'as plus de moments de récupération.
Si t'as pas de garde-fou qui vient faire contrepoids et te montrer que non, il a d'autres choses en dehors du taf, ça crée un terrain propice au burn-out, qui a dans ses composantes un surinvestissement émotionnel et une absence de limite qui te permet de te reposer. Et cette absence de limite fait que, déjà tu te reposes pas, tu déconnectes pas vraiment, ton regard stratégique est impacté, tu ne vois plus les choses clairement, tu as du mal à identifier les vrais problèmes,
et donc à trouver les vraies solutions. Et quand tu ne vois pas le vrai problème, non seulement tu ne résous pas, mais très souvent aussi tu claques de l'argent en solutions qui ne vont pas le résoudre non plus. Tu achètes des formations, tu délègue, tu emploies des gens qui font mal leur taf, entre guillemets, parce que toi-même tu n'es pas très sûr de comment utiliser leur talent. Tu te mets aussi d'autant plus la pression de réussir, de réussir vite, et tu développes une intolérance à l'échec, une intolérance au progrès sain. C'est un progrès qui n'est pas toujours spectaculaire en fait.
ça peut te faire passer à côté de la réalité de ton business qui est que ça se développe, ça se développe bien. Toi tu as l'impression que ça va trop lentement, que dans ta conception des choses ça devrait aller plus vite. Et ce que tu ne vois pas c'est que ça va déjà vite. C'est que ça va déjà vite par rapport aux standards de ta profession. Tu vas déjà deux fois plus vite que les autres, mais à un moment tu ne pas plus vite que la musique quoi. Entre parenthèses,
Kasia (08:36.622)
Tu penses que tu veux un progrès rapide, mais je parlais d'intolérance au succès dans un épisode précédent, je t'assure que quand ça t'arrive vraiment, quand là demain tu reçois un coup de fil en te disant ok, un client qui passe une méga commande ou tout d'un coup tu as une parution dans un journal national, quand une de tes vidéos devient virale et que d'un seul coup des millions de gens te regardent, je t'assure que pour beaucoup de gens, le ressenti n'est pas celui de chouette, mon rêve se réalise. C'est plutôt ohlala, oh my god.
Qu'est-ce que je vais faire ? C'est la panique. Et tout ça, en germe, ça vient du fait qu'il y a cette codépendance émotionnelle, qu'il a cette fusion entre comment tu définis ton identité à toi en tant que personne et ton identité professionnelle. C'est pas une faute. C'est même, j'ai l'impression, le chemin un peu traditionnel. Un peu comme dans un couple, en fait. Ça commence par un coup de foudre ou ça commence par, voilà, cette phase un peu lune de miel où on fait tout ensemble.
On ne vit que de l'autre, on a envie de passer tout notre temps ensemble, le reste du monde ne nous intéresse pas et c'est très bien comme ça pendant quelques temps. Et puis on arrive au bout de ce modèle, on se rend compte qu'au quotidien c'est pas viable. Dès qu'il la moindre variation, dès qu'il le moindre conflit, ça peut prendre des proportions dramatiques où tout de suite on le vit très mal et qu'il est nécessaire de trouver un autre mode de fonctionnement. Et c'est là qu'on passe vers un autre stade de vie commune.
où on vit ensemble, on est en couple, mais on n'est pas fusionnel. On a chacun notre vie, a chacun nos passions, on a bien sûr des projets communs, on partage notre vie, mais ça ne veut pas dire que notre identité se résume à notre couple ou à notre famille. C'est la même chose dans ton activité indépendante. Il est possible qu'au démarrage, ait cette euphorie, cette excitation qui fait que tu comptes pas tes heures, tu bosses tout le temps, tu ne vis...
dors, manges que par ta discipline. Mais c'est pas tenable. C'est pas tenable dès les premiers fails en fait. Dès les premiers rejets, dès les premières fluctuations de la barque, tu te rends compte que tu vis le stress hyper mal, que t'as un commentaire sur Instagram et tu n'endors pas de la nuit. Surtout si tu es hyper sensible et que les choses t'affectent à un niveau beaucoup plus profond et que tu mets des jours à t'en remettre. Crois-moi, tu as besoin de poser des limites.
Kasia (10:52.91)
tu as besoin de faire ce travail de séparer ton identité perso de ton identité professionnelle. Alors comment on fait ça ? Comment on définit son identité professionnelle ? Finalement c'est comme paramétrer un sims où je sais pas si tu as fait du jeu de rôle mais quand tu définis un personnage tu lui donnes un certain nombre de points de force, certain nombre de compétences particulières. Alors sans aller jusque là, il y a quand même quelque chose d'assez magique dans le fait que tu peux complètement te réinventer dans ton travail et que c'est un soulagement
immense parfois, d'avoir un espace dans ta vie où tu peux t'oublier un peu. L'exemple qui me vient en tête c'est celui de Comédienne. J'ai une cliente qui fait du théâtre et elle me dit que sa grande joie c'est de jouer les méchants qui font des mauvaises choses, qui parlent mal. C'est un espace de liberté très cathartique presque de pouvoir comme ça exprimer des choses que d'habitude dans le quotidien on censure. Mais ça marche aussi dans l'autre sens, en ta vie perso c'est un peu le bazar.
Pour ne pas dire le gros chantier, tu peux vivre des choses difficiles à titre personnel et ton travail devient un espace refuge. Tu as les choses que tu as à faire. Tu peux te mettre en mode tunnel, te laisser absorber par les tâches qui sont devant toi. C'est un privilège d'avoir du travail. Le travail est salvateur pour beaucoup de personnes. Je parle pas seulement par rapport aux revenus, mais aussi par rapport au fait d'avoir une tâche à accomplir, par rapport au fait de se sentir utile et intégrer à la société.
c'est les aspects positifs du travail et donc de l'identité professionnelle. Mais ça marche aussi dans sens où grâce à ton identité professionnelle, ça te permet d'exalter des choses et de mettre en avant des qualités en toi que tu ne fais pas forcément au quotidien. Justement sur le terrain du coaching, c'est assez intéressant. Mon métier, entre autres, c'est de coacher d'autres personnes. Mais c'est pas parce que je suis coach pour d'autres personnes que ma vie est parfaite, que je n'ai jamais de pensées improductives.
que je n'ai jamais de comportement d'évitement ou même parfois d'auto-sabotage. Je suis humaine et en ce sens faillible. Mais quand je suis dans mon identité professionnelle, a peu de choses qui m'attagnent. Par exemple, moi je me définis comme quelqu'un de plutôt hypersensible dans la vie. Les choses me touchent, je pleure facilement et souvent face à des choses qui laissent les autres un peu dans l'incompréhension parce qu'ils se demandent mais c'est quoi le... Qu'est-ce qui t'a fait pleurer ?
Kasia (13:14.222)
Je pleure parce que j'ai des associations d'idées qui touchent une corde sensible. Je pleure devant des pubs au cinéma parce qu'il a une musique qui arrive au bon moment. Mais quand je suis dans mon identité professionnelle, bien sûr tout ça, ça ne disparaît pas. Ça ne disparaît pas puisque ça m'aide, je pense aussi, à entrer en connexion avec mes clients, à mieux comprendre d'où ils viennent et comment ils fonctionnent. Mais dans le cadre, quand je suis dans mon identité professionnelle, je suis imperturbable. Je ne prends rien personnellement.
Je ne prends pas personnellement quand j'ai un poste qui floppe, quand il a des commentaires parfois négatifs sur le coaching ou qu'il a un désaccord. Parce que je ne le prends pas personnellement, ça me permet d'être dans la résolution et dans le fait de tout faire pour préserver la relation et la connexion, plutôt que dans la revendication et dans le « veux prouver que j'ai raison à tout prix ». Si on parle des piliers fondamentaux de ton identité professionnelle, c'est cette séparation entre
Tu as un business, tu n'es pas ton business. Tu as eu une vie avant et tu auras une vie après. D'ailleurs, c'est peut-être pas ton premier business et c'est peut-être pas non plus le dernier. Ton business d'aujourd'hui, c'est une incarnation qui peut évoluer dans les années à venir. Et pas forcément évoluer parce que ça ne marche plus, mais évoluer parce que toi, tu te développes. Parce que toi, tes centres d'intérêt et tes valeurs changent. Et donc ton business...
Ton identité professionnelle dans tous les cas, ce n'est qu'un fragment de qui tu es. Parce que toi, qui tu es, avec ton histoire, avec ton point de vue, avec ton potentiel, tu es infiniment supérieur à ce que tu montres dans ton business. C'est un peu comme quand tu te promènes dans une belle rue où il a des belles maisons mais qu'il a un grillage devant la maison, tu ne vois pas tout. Parfois, tu sais, il a des petits interstices à travers le grillage qui te donnent un tout petit aperçu de ce qu'il a derrière.
Mais finalement, ce que les gens vont voir de ta maison, que ce soit la façade dans son intégralité ou juste des petits bouts à travers le grillage, dans tous les cas c'est juste un fragment de qui tu es. Ce que ça veut dire, c'est que tu seras aussi potentiellement jugé sur un fragment de ce que tu fais, sur une action que tu as faite et pas sur l'entier. S'il fallait une autre raison de ne rien prendre personnellement, ce sera celle-là. C'est que dans ta vie, dans ton business, tu vas faire des bêtises, tu vas faire des erreurs, tu vas...
Kasia (15:38.062)
entre guillemets mal te comporter parfois parce que tu vas perdre ton calme, parce qu'il a un moment où t'es super fatigué, t'as l'énerve mis à rude épreuve, ça arrive. Mais quelqu'un qui ne voit que à ce moment-là, forcément va se faire une image déformée de qui tu es. Tout ça pour dire que, plus tôt tu acceptes que potentiellement tu seras incomprise, plus vite tu te libères de la peur du regard des autres. Les gens qui te jugent, les gens qui te critiquent, les gens qui soient réels ou qui soient dans ta tête en réalité.
parce que très souvent ces voix critiques viennent surtout de toi. Tu les projettes sur les autres mais c'est des choses que tu penses déjà de toi-même, de ta profession ou d'autres personnes que tu as pu toi-même juger dans un moment perso, ça te libère du devoir d'apparaître sous une certaine image. Alors moi je recommande toujours que tu fasses de ton mieux, néanmoins quand tu acceptes que quoi qu'il arrive tu seras probablement incomprise ou mécomprise, ça te permet de ne plus injecter d'énergie dans des conflits qui n'ont pas lieu d'être.
Par exemple, mon tempérament est plutôt de monter au créneau et d'aller au combat. Beaucoup de gens sont surpris quand ils découvrent cet aspect-là de moi, mais j'étais une élève difficile. J'étais une élève qui parfois perturbait le cours de la classe, qui se disputait avec des profs, qui insultaient les profs. Ça arrivait pas non plus toutes les semaines, mais c'est arrivé plusieurs fois. Suffisamment de fois pour créer une espèce de pattern. Donc oui, j'ai un côté combatif qu'on ne soupçonne pas forcément.
quand on est en session avec moi, mais qui existe. Mais ça c'est qui je suis dans ma vie perso. En revanche, quand je suis dans ma sphère pro, je ne m'énerve jamais. Même si une cliente me parle mal, entre guillemets admettons, ça n'est jamais arrivé qu'une cliente que quelqu'un me parle mal, admettons que ça arrive, et bien parce que j'ai construit mon identité professionnelle autour du fait que j'aime mes clientes et que je tiens l'espace pour leurs émotions et que je gère les miennes de mon côté, fait que au lieu de déconnecter et de passer en mode défensif,
ou dans un mode agressif de type « tu te trompes, je vais te prouver que t'as tort », ça me permet de rester à l'écoute, ça me permet de rester connecté, d'essayer d'identifier quel est le besoin qui se cache derrière cette colère et de mener vers une résolution de conflit. Et si le conflit ne peut pas être résolu, la résolution ça peut aussi être de décider de terminer une prestation, de dire « on ne pas continuer, il a un mismatch de valeur, on ne se comprend pas, et voilà, voici la facture du pro rata ».
Kasia (18:02.272)
et pour le reste, trouve un autre fournisseur. Et ça peut être respectueux. Et puis, ton identité professionnelle va beaucoup conditionner ton rapport à l'action. Elle invite, naturellement, un rapport à l'action qui est volontaire et stratégique. Volontaire parce que c'est ta boîte, parce que c'est ton activité ou parce que tu aimes ce projet sur lequel tu bosses, parce que, admettons que tu sois freelance ou prestataire pour une autre société, ça fait que tu ferais des choses que dans ta vie tu ne ferais pas, mais que tu veux bien faire.
parce que ça fait partie de ton périmètre d'action. Je donne l'exemple des réseaux sociaux. Parce que toi, personnellement, t'as pas de compte. Et c'est un peu mon cas. Moi j'ai un Instagram pro sur lequel je parle de mon business, je parle du coding, je parle de l'entrepreneuriat, du podcast. Et de temps en temps je parle aussi de trucs un peu persos mais j'ai pas de compte perso. J'ai un compte Instagram personnel mais que j'ai créé uniquement parce que j'avais un bot à un moment qui utilisait mon nom et prénom.
Et ça m'a saoulé, j'ai créé un compte mais qui vide sur lequel je ne poste pas, qui est d'ailleurs en privé, juste pour garder Kasia Kozinski pour éviter de me faire spammer. Mais sinon, je ne ressens pas forcément le besoin de communiquer sur les réseaux par rapport à ma vie perso. Mais dans mon identité professionnelle, j'estime que je suis une créatrice au contenu et j'adore faire ça. C'est un peu paradoxal, mais c'est ça que je trouve fascinant justement. C'est que parce que c'est ton job, tu vas faire des choses que en temps normal, tu ne penserais pas faire.
En temps normal, je ne penserais pas me filmer en train de faire un truc, mais parce que c'est ma société, parce que c'est ma boîte, je le fais. Et c'est ça que j'aime dans la posture professionnelle. C'est quelque chose qui peut t'aider justement en ce lundi matin de novembre, ou en ce jeudi après-midi plus vieux du mois de mai où tu as juste envie de te mettre en week-end. C'est que ça va dire « bah non, fait, t'as ton business qui t'attend, t'as des obligations envers ce business que tu portes. Et toi, la personne que tu es peut être saoulée, peut être fatiguée, peut ne pas avoir envie.
Mais quand tu rentres dans ta posture professionnelle, tu le fais quand même. Tu envoies cette email, tu finis le dossier, payes tes factures. Et je parlais de rapport à l'action volontaire et stratégique parce que justement, une chose que j'ai intégrée dans mon identité professionnelle, c'est que je ne m'arrête jamais devant un mur. Et ça a totalement imbibé ma philosophie de coaching puisque en ce moment, on travaille dessus dans le reset mindset. C'est de ne jamais rester sur un obstacle, ne jamais rester sur un mur.
Kasia (20:24.552)
et de toujours trouver comment je pourrais contourner ce mur. Et là aussi, peut-être que dans ma vie perso, je me serais dit, bah, tant pis, je le laisse tomber, ça me saoule, j'ai autre chose à faire que de chercher à résoudre le neugordien. Mais parce que c'est mon business, parce que je suis à nouveau dans mon identité professionnelle, ce qui va me guider, c'est la recherche de solution et le fait de rester sur un win. On pourrait croire que c'est une bonne chose que de ne pas être impacté par les résultats de son entreprise. Et à un certain niveau, c'est vrai.
T'as pas envie de partir en crise d'angoisse parce que t'as eu un mauvais mois ou même deux ou même trois. L'antidote à ça aux angoisses financières, c'est pas forcément de te blinder de ne jamais les ressentir. C'est pas de mettre un mouchoir sur tes inquiétudes en te disant non mais ça va le faire, c'est bon je vais finir par trouver une solution et puis un jour tu te retrouves au bout du scotch et la solution n'arrive pas. Et en ce sens, c'est bien d'avoir cette alerte intérieure qui te dit il faut que tu fasses quelque chose. Et chez moi c'est, bah moi j'aime pas perdre. Je te dis
Donc j'aime pas ne pas atteindre mes objectifs, ça m'énerve. Je le vis mal sur le moment. C'est pas que le coaching me confère des super pouvoirs où tout d'un coup je n'ai plus de vie émotionnelle. Mais parce que j'ai développé cette identité professionnelle qui transforment quelque part mon identité personnelle, je vais jamais rester plus de quelques heures ou quelques jours max. Je vais jamais rester là-dedans. C'est devenu une espèce de automatisme de bon. Comme un chagrin d'amour, pour le coup ça fait partie de mon identité personnelle mais quand je décidais à terre, j'avais décidé que...
Un chagrin d'amour, c'était trois jours max. Un jour pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Un jour pour me changer les idées, sortir et faire des trucs cool pour moi. Et un dernier jour pour faire un point rétrospectif, comprendre ce qui s'est passé, aller de l'avant. Et je considérais qu'à partir du quatrième jour, toutes les émotions qui remontent à la surface, les pensées parasites, les questions en suspens, ben c'était du bruit et que je n'en voulais pas. Je me disais, dans deux mois, qu'est-ce que je penserais de cette personne ?
Très souvent c'était j'en penserais rien parce que je n'y penserais plus. Je n'aurais plus du tout d'affect par rapport à la situation parce que je serais passée à autre chose. Et puisque dans deux mois c'est ce qui va se passer, pourquoi ne pas adopter dès maintenant ce mindset là ? De se dire dans deux mois je ne penserais pas cette personne donc je vais commencer à ne pas y penser dès maintenant. Je sais que ça peut paraître un peu fou quand on dit ça comme ça mais ça marche. Ça marche parce qu'on peut décider de la place qu'on laisse aux choses. Et tout comme on peut décider de la place qu'on veut laisser aux chagrins d'amour,
Kasia (22:50.254)
on décide la place qu'on peut laisser aux chagrins professionnels, aux déceptions. Et moi, la place que je leur laisse, c'est exactement ça. C'est que je me laisse maximum jusqu'à la fin du week-end pour processer. Et puis à partir de lundi, on repart et on passe à autre chose. Parce qu'on ne rumine pas et parce que tout ce qu'on vit, le positif comme le négatif, est censé nous apprendre quelque chose. Et si je rumine, je n'apprends rien. Voilà. Et je trouve que cette posture m'aide à plein d'endroits dans ma vie. Elle m'aide bien sûr parce que j'ai les outils de coaching donc...
Quand je suis en difficulté dans ma vie perso, je peux utiliser ces outils-là pour m'aider. Mais il a pas que ça. Un de mes principes, c'est par exemple, je fais toujours de mon mieux. Je fais toujours de mon mieux dans le cadre dans lequel je travaille. C'est ce qui me permet aussi de juguler mon perfectionnisme. Parce que si j'en parle autant du perfectionnisme, c'est parce qu'il ne m'est pas totalement étranger. Mais ce qui m'aide beaucoup, c'est justement de le rapporter au moyen, au budget et à l'énergie dont je dispose. Parce que c'est très facile d'imaginer des trucs grandiose
en mode sans limite, mais je trouve que ça n'a finalement pas très constructif. suis assez pragmatique dans l'âme, donc j'essaye toujours de faire de mon mieux dans la situation donnée. Parfois, faire de mon mieux, c'est mobiliser des ressources insoupçonnées, et parfois, faire de mon mieux, c'est juste clore la discussion proprement. En fait, faire de son mieux, ça va beaucoup dépendre de la priorité de l'événement ou pas. Voilà, j'ai un exemple. Parfois, on te doit de l'argent. Tu vois ?
Il a un frais qui n'a pas été remboursé, un client qui a oublié une somme. Et en fonction de la situation, parfois ça va te coûter plus d'énergie d'aller récupérer cet argent en termes de relance, en termes d'aller-retour que de juste dire « tant pis, je passe à autre chose. Je préfère gagner à nouveau cet argent en vendant des choses que me batailler pour 30 euros ».
Parfois c'est 30€, c'est 3000€. Et dans ces cas-là, je me dirais non, 3000€, je ne vais pas m'asseoir sur 3000€. Donc non, tout n'est pas important. Et le fait d'avoir réfléchi à ton identité professionnelle te permet aussi de décider et de prioriser, de hiérarchiser les sujets. Donc voilà, je finirai cet épisode sur une question, sur deux questions en fait. La première, c'est qui tu as envie d'être au travail face à ton client, mais aussi face à ton ordinateur quand tu te mets à bosser un lundi matin ? Et la deuxième question, c'est...
Kasia (25:10.534)
Si tu te mets dans ton identité professionnelle justement, qu'est-ce qu'elle te dit de faire aujourd'hui ? Quel est le truc que tu repousses, que techniquement tu aurais déjà dû faire le mois dernier ? bien fais-le. Même si t'as pas envie, même si t'as peur, fais-le en te mettant dans cette posture professionnelle qui te permet de transcender tes états d'âme, tes niveaux d'énergie, tes angoisses ou tes doutes. Partage les réponses avec moi sur Insta.
C'est là où je suis le plus souvent ou par mail, pourquoi pas, sur coaching.cachacosinski.com. De mon côté, je te dis à la semaine prochaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
Kasia (25:51.31)
Pour encore plus de coaching, business et bien-être, abonne-toi à Manus Letters sur www.bienamoncont.com slash podcast. C'est là que je partage des stratégies et des ressources exclusives pour t'aider à prospérer. Et si tu veux aller encore plus loin et mettre ces stratégies en application, découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel, où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncont.com
Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.