speaker-0 (00:00.014)
Et puis tu me demandais justement ce que ça m'a apporté le fait d'être à mon compte. En fait, il a quelque chose d'assez magique qui s'est passé, c'est qu'à force d'essayer plein de choses, maintenant quand il y a des problèmes, je les vois comme une opportunité. Je me dis, si je le prends différemment ou en contactant telle personne, vais peut-être trouver une solution, je vois vraiment les choses différemment.
speaker-1 (00:24.748)
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Pouvez des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients.
Des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
speaker-1 (01:17.71)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Morgane pour discuter déjà d'un business model qui peut intéresser des entrepreneurs qui est celui de la franchise.
speaker-0 (01:28.686)
Bonjour Kasha, alors moi c'est Morgane David, je travaille dans le milieu de la franchise depuis une quinzaine d'années. J'ai eu plusieurs expériences du côté des franchiseurs et j'ai eu aussi une expérience à mon compte où j'accompagnais des enseignes pour se lancer dans la franchise et j'ai choisi un secteur que j'apprécie beaucoup qui est celui de la restauration. Donc j'ai pu travailler pour les boulangeries Paul par exemple, pour les cafés Eli.
Et puis actuellement on se travaille pour le groupe Bertrand.
speaker-1 (01:59.118)
tu t'es retrouvée à travailler dans ce lieu ?
speaker-0 (02:01.454)
Avant de travailler dans la franchise, j'ai beaucoup travaillé dans le marketing après un cursus en école de commerce. J'avais très envie d'être plus dans l'opérationnel, dans le concret, dans le terrain. C'est à ce moment-là que j'ai été contactée par un chasseur de tête pour travailler dans la franchise comme responsable développement franchise pour un concept italien qui se développait sur le marché français.
rapidement donc j'ai découvert le milieu, j'ai fait des immersions en restaurant, j'ai rencontré des franchisés et j'ai trouvé que c'était un super modèle pour pouvoir se lancer dans l'entreprenariat. Le fait d'avoir un cadre qui est rassurant, qui est organisé, qui est clair, ça permet de passer très rapidement dans le monde de l'entreprenariat. Donc c'est à la fois excitant et sécurisant.
speaker-1 (02:51.54)
Est-ce que tu peux nous expliquer déjà comment la franchise fonctionne ?
speaker-0 (02:54.382)
Alors la franchise, c'est un marché qui très développé. On a quand 2035 réseaux de franchises en France, tous secteurs confondus et c'est plus de 93 000 points de vente. Donc c'est un énorme marché. Il y en a pour tous les goûts et puis a tout niveau d'investissement. Et les fondamentaux, réellement déjà, ça va être d'avoir une marque forte. Parce que si on s'engage, qu'on investit dans un concept en particulier, c'est qu'il y a déjà une autorité de l'enseigne.
Ça va être un concept qui clé en main. va y avoir vraiment tout organisé au niveau des travaux, de la formation, du marketing. Tout est déjà cadré et éprouvé. Il va y avoir une obligation de transmission d'un savoir-faire. Parce que justement, c'est le fait d'avoir développé un réseau qui fait qu'on connaît le marché, on sait comment les choses qui fonctionnent. Donc c'est ça qu'on doit transmettre. Il va y avoir aussi un accompagnement qui est dédié, qui est personnalisé. Parce que voilà, il y a l'ouverture, il a les travaux.
Ça c'est en amont, après au quotidien il faut vraiment que le franchiseur soit présent, être dans l'analyse des chiffres, soit là dans le haut et les bas. Donc l'accompagnement ça va être un élément clé. Et puis ce qui est vraiment intéressant dans la franchise c'est la puissance du collectif. Par exemple chez Bertrand franchise, nous on a 380 franchisés, 1200 restaurants.
forcément qu'au niveau des partenaires, des fournisseurs, ça permet d'avoir du poids sur un marché qui est assez fluctuant. Le fait d'avoir cette base forte, ça aide au quotidien.
speaker-1 (04:28.992)
Ça minimise le premier risque et celui de ne pas avoir de market fit puisque la démonstration que ça fonctionne a déjà été faite donc on ne pas de risque et en plus on est accompagné, on a quand même une structure qui nous épaule. Qu'est-ce qu'il faut avoir comme qualité pour se lancer en France
speaker-0 (04:42.446)
On recherche vraiment des commerçants avant tout. n'a pas besoin forcément de personnes qui ont de l'expérience dans la restauration. Le profil de franchisé, que soit chez le Bertrand ou ailleurs, il y vraiment des fondamentaux. Donc le premier, c'est d'être commerçant, d'être à l'écoute des clients, suivre l'actualité. S'il a des travaux dans la rue, qu'est-ce qu'on fait ? Une vraie capacité d'adaptation. Il faut être un bon gestionnaire.
suivre ces ratios de près de façon quotidienne et trouver des actions rapides pour corriger si nécessaire. Il faut être un bon manager aussi, ça dépend bien sur des franchises, mais nous on a généralement entre au minimum 20 personnes dans l'équipe, donc ce des personnes qu'il va falloir développer, qu'il va falloir gérer. Nous on encourage beaucoup nos franchisés aussi à incentiver le personnel pour qu'il vraiment une émulation et que les gens soient impliqués au quotidien.
Et alors le dernier point pour moi, va être les capacités financières. Parce que même si on accompagne les porteurs de projets en travaillant avec nos partenaires comme les courtiers en financement et les pôles franchise des banques, desquels on est très proches aussi, il va falloir avoir un apport personnel, un budget de base.
ça peut partir chez nous de 170 000 euros sur la restauration rapide et quand on parle des plus gros projets comme Paradis du Fruit, Hippopotamus, etc. là en apport personnel on demande 300 000 euros. Enfin, on demande, ça va être l'apport qui est demandé par les banques bien sûr. Donc pour résumer, un commerçant, un bon gestionnaire, un manager et puis avoir les capacités financières.
speaker-1 (06:22.606)
Et ça recouvre quoi cet apport de départ ?
speaker-0 (06:26.552)
Alors en fait, il faut déjà parler de l'investissement global. Là-dedans, va y avoir tout ce qui est travaux. Parfois, il a un fonds de commerce. Il va y avoir tout le besoin, fonds de roulement, tout ce qui est vaisselle, etc. Et par rapport au coût de la franchise, va y avoir les droits d'entrée, les droits de formation également. Donc il y a cet investissement global et c'est par rapport à ça, fait, que les banques vont demander entre 25 et 30 % d'apports personnels. Mais ce qui est important,
et c'est des personnes qui nous écoutent veulent se lancer en franchise, c'est d'être très précis dans les questions qu'ils vont poser aux franchiseurs, demander l'investissement, qu'est-ce que ça comprend, pour éviter d'avoir des mauvaises surprises, parce que ça peut aller très vite, s'il a des travaux à prévoir, des choses qu'il faut rajouter au dernier moment, ça peut vraiment changer tout le projet.
speaker-1 (07:14.919)
C'est quoi l'enveloppe d'un lancement de franchise ?
speaker-0 (07:18.414)
sur notre business en tout cas, sur le fait d'ouvrir un restaurant, donc restauration rapide ou restauration traditionnelle à table, ça va être entre 800 et 1,2 1,5 C'est assez large parce qu'en restauration rapide, les frais sont moins importants, les restaurants sont plus petits aussi, donc ça explique ça et puis bien sûr...
En contrepartie, va y avoir tout un accompagnement et puis a des résultats qui vont être là. On connaît nos ratios, on sait sur chaque emplacement, on a des prévisions de vente précises pour pouvoir se lancer. Ce qui est intéressant aussi chez certains franchiseurs, en tout cas c'est notre cas, c'est le fait d'avoir un service expansion qui recherche des emplacements, qui négocie aussi. Nous on a des experts de l'immobilier qui analysent le bail, qui connaît bien toutes les petites lignes à surveiller.
On a 35 personnes par exemple en France qui font ça, cherchent les emplacements et ensuite on les propose à nos franchises.
speaker-1 (08:17.198)
Tu parlais de ratio et de prévisibilité, ça peut faire peur, cette enveloppe entre 800 000 et 1 million 2. C'est quoi les taux de succès ?
speaker-0 (08:25.806)
C'est vrai qu'en franchise, il a un vrai filet de sécurité. Alors ça garantit pas à 100 % le succès. Mais l'idée d'être accompagné par un franchiseur, c'est de pouvoir maîtriser au maximum tous les paramètres. On va essayer d'avoir le meilleur emplacement. On va négocier les meilleurs tarifs avec les fournisseurs, avec les maîtres d'œuvre. Donc tous les paramètres sont gérés au maximum. ne peut pas tout maîtriser. En tout cas, on optimise tout ce qu'on peut optimiser.
Et en taux de... Alors quand on parle de franchise, en taux de réussite, il a une stat qui était sortie qui disait qu'au bout de deux, trois ans, un business qui est en franchise, dans 70 % des cas, il est toujours ouvert, alors que si c'est un indépendant, les chiffres sont plus bas parce qu'il y a tellement de paramètres qui sont moins maîtrisables. Quand on ouvre un point de vente et qu'il faut tout commencer de zéro, c'est pas une garantie à 100%, mais c'est une vraie aide.
pour performer et puis pour avoir un bon résultat.
speaker-1 (09:24.512)
Et du coup, c'est quoi la durée de l'amortissement ?
speaker-0 (09:27.406)
Alors le contrat de franchise, en tout cas chez nous, il est de 10 ans. Ça dépend aussi du bail de l'emplacement, parfois ça peut être variable. Mais les premiers résultats, le payback, arrive au bout de 5-6 ans généralement. Alors pendant cette période, bien sûr, le franchisé se paye. Nous, quand on fait nos ratios, quand on fait les prévisionnels, on prévoit une rémunération pour le franchisé.
Donc tout en ayant cette rémunération en 5-6 ans, l'investissement de 1,2 1,5 million, normalement il est remboursé.
speaker-1 (10:00.238)
Donc c'est des sommes conséquentes mais il faut voir aussi le retour sur investissement. 5 ans pour rentabiliser ce genre d'investissement c'est quand même relativement cher.
speaker-0 (10:09.306)
Les ratios sont généralement entre le résultat net, après les frais de la franchise, après les salaires, les travaux, le loyer, etc. vraiment, en résultat net, on est entre 12 et 14 % du chiffre d'affaires net. Donc ça vous donne un ordre d'idée. C'est vrai qu'il a peu de business, peu d'activités où on peut atteindre ces niveaux-là.
speaker-1 (10:33.408)
pourquoi choisir du coup une franchise alimentaire par rapport à une franchise textile ou de magasin culturel par exemple.
speaker-0 (10:40.718)
C'est sûr qu'en ce moment, on pourrait se dire que les gens sont assez frileux parce que l'économie n'est pas au beau fixe, il se passe pas mal de choses dans le monde. Après la restauration, pour moi ça va rester un business qui fonctionne. On peut faire des efforts sur les vacances, certaines dépenses, mais c'est un luxe accessible en fait. Quand on arrive dans un restaurant, prend son temps, s'installe. Nous on travaille vraiment sur des concepts qui ont un ADN fort. Par exemple quand on va chez Paradis du Fruit,
Récemment, j'étais dans une ville où il pleuvait, il faisait vraiment pas beau. J'avais pas trop le moral et je rentre pour déjeuner avec ma collègue dans un paradis du fruit. Et là, fait, la déco, elle est hyper colorée. C'est des personnes dont les tibs sont super souriantes. On a des produits qui sont frais. Donc vraiment, on est en immersion à chaque fois dans nos restaurants. Voilà, avec une déco spécifique, une offre spécifique, on ne retrouve pas ailleurs. Voilà, c'est une parenthèse dans un monde qui ne pas toujours très bien.
speaker-1 (11:34.124)
Par exemple, la confection ne se porte pas super bien, notamment parce qu'il y a une grosse concurrence des chines, des marques de ultra fast fashion.
speaker-0 (11:42.592)
En fait, il a quand même énormément de concurrence dans le monde de la restauration, mais c'est quelque chose de positif. puis il y a tout le temps des nouvelles tendances qui sont lancées. Mais pour que ça fonctionne, je pense que c'est vraiment être à l'écoute du marché et toujours innover. Par exemple, la déferlante du poulet frit en France depuis quelque temps. C'est ça, testicky. Non, non, bien sûr, ils ont ouvert un sacré marché.
C'est un concept qu'on a pris aussi, qu'on s'est installé sur ce segment, qu'on a voulu travailler sur un concept premium, avec des prix accessibles. On a fait ça en collaboration avec Mohamed Sheik, qui gagné Top Chef en 2021. Donc voilà, il y a des tendances. En profitant, innovons et proposons des nouvelles offres à nos clients, parce que c'est ce qu'ils attendent. Et puis un jour, ils peuvent aller dans un hippopotamus avec leurs collègues.
le week-end, avec leurs enfants, prendre un brunch chez Paradis du Fruit, manger des pancakes. Justement, c'est pour ça qu'on a développé ce nombre d'enseignes et qu'on est toujours à l'écoute du marché. Ce qui sûr, c'est que la restauration rapide est en train d'exploser. faut savoir s'adapter et continuer de surprendre le client au quotidien. Moi, ce qui me plaît beaucoup dans la restauration, c'est que c'est un métier qui très concret et que dans un monde où maintenant on parle beaucoup d'IA dans tous les sens,
Là on peut s'adapter, on est dans l'humain.
speaker-1 (13:04.078)
Toi-même tu es passé par la case entreprenariat, parce que tu peux nous raconter cette période de ta vie.
speaker-0 (13:09.272)
Oui, tout à fait. J'étais à mon compte pendant deux ans. J'ai accompagné des restaurants qui avaient quatre, cinq établissements et qui se posaient la question, est-ce que ça vaut le coup de me lancer en franchise ? Donc je les ai aidés dans cette démarche. J'ai mis en place tous les fondamentaux pour devenir franchiseurs et ensuite les ai aidés à trouver leur premier franchisé. Donc pour moi, c'était une expérience super intéressante parce que j'étais en contact direct avec les fondateurs d'Ensaigne.
Après, j'ai eu une opportunité pour revenir du côté franchiseur.
speaker-1 (13:41.58)
Est-ce que ça t'a appris cette période ?
speaker-0 (13:44.04)
Déjà, là où je suis vraiment contente d'avoir eu cette période, c'est que je suis sortie de ma zone de confort quasi quotidiennement. J'ai fait des choses auxquelles je n'aurais même pas pensé auparavant. Pour donner un exemple, j'ai été contactée sur LinkedIn avec les organisateurs du premier salon de la franchise au Maroc. Ils m'ont dit qu'on aime bien ce que vous faites, vos posts sur la franchise. Est-ce que vous ne pas venir faire une conférence au Maroc pour parler de franchise ?
Donc assez improbable, bon, du coup, j'ai accepté. J'ai passé trois jours au Maroc, j'ai fait des conférences, du networking et ça m'a fait des contacts avec qui j'échange encore aujourd'hui. Donc ça permet de vraiment tester des choses. alors, si ça fonctionne pas, ajuste ou parfois on se dit, bon, ben non, c'est pas pour moi, ça ne me correspond pas. Et puis, il y a certaines choses qui fonctionnent auxquelles on n'avait pas cru.
Et puis même au niveau de la prospection, le fait de dire « j'ose, j'appelle cette personne ». Et encore aujourd'hui, fait, ça c'est des conseils que je partage avec les porteurs de projet parce que parfois j'ai des gens qui connaissent rien à la franchise et je leur dis « Contactez nos franchisés ou même sur LinkedIn, contactez des franchisés d'autres enseignes, posez-leur des questions ». Et puis on est souvent surpris. C'est ce que je faisais quand j'étais à mon compte. Je dis « Bah moi je cherche à avoir une mission dans tel domaine, vous êtes dans tel domaine
Est-ce qu'on peut se voir, est-ce qu'on peut prendre un café, est-ce qu'on peut en parler ? alors bien sûr, va y avoir des portes fermées, va y avoir des noms, mais il a aussi beaucoup d'ouïes. J'ai été contactée par exemple récemment par un jeune qui veut lancer un concept de franchise, il cherchait un stage chez nous. Donc je lui dis, on n'a pas de stage, mais pitchez-moi votre projet. depuis, je lui donne des conseils. Occasionnellement, je l'invite au salon de la franchise.
et il en train d'avancer. C'est vraiment un métier à la franchise où on rencontre beaucoup de profils vraiment différents. Encore aujourd'hui, je déjeunais chez un de nos franchisés qui a deux hippopotamus. Il était DAF il a un an à peu près et il s'éclate en fait. Il est au service, il est en salle, il parle avec les clients, il s'entend très bien avec les équipes. Donc ça permet de se réaliser vraiment.
speaker-1 (16:00.032)
Dans quel contexte tu t'es lancé
speaker-0 (16:01.834)
En fait, c'était suite à un licenciement économique. Après 11 ans, dans un poste en CDI, je commençais un peu à tourner en rond. Quelque part, je me suis dit, je le vois comme une opportunité aujourd'hui. Le jour où ça m'est arrivé, je l'ai pas vu comme ça. Au départ, j'ai continué à chercher un job en tant que salariée. Et puis, me suis dit, pourquoi pas me lancer avec mon expérience, conseiller d'autres personnes. J'ai eu quelques premières rencontres, quelques missions.
J'ai commencé à donner des cours de marketing dans une école hôtelière. En fait, j'ai planté plein de graines, j'ai testé plein de choses. J'ai aussi lancé un club d'entrepreneurs dans ma ville, donc ça m'a permis d'avoir d'autres clients en plus. Vraiment, je me suis réalisée. le fait de sortir de sa zone de confort très régulièrement, de tester des nouvelles choses, personnellement, ça m'a beaucoup apporté. Même ma fille qui a 15 ans avec qui je parlais de tout ça,
Elle était quelque part impressionnée et inspirée. C'était vraiment hyper positif. Franchement, je regrette pas d'être passée par cette période-là.
speaker-1 (17:07.348)
Aujourd'hui, dans ton travail salarié, tu sens la différence d'avoir des nouvelles compétences, d'avoir des choses en plus que tu n'auras peut-être pas eu si étais resté juste au chômage à postuler, à chercher un autre app.
speaker-0 (17:17.998)
Oui, clairement. Et puis même quand j'ai eu mon entretien d'embauche, on m'a dit que cette expérience dans l'entrepreneuriat, c'était déterminant dans leur choix, en fait. Justement, en étant passée par là, je pouvais encore mieux que conseiller les porteurs de projet. C'est vrai qu'on peut avoir des hauts et des bas. Si on dépose un dossier en financement et qu'ils n'ont pas obtenu du premier coup, ça va être dur à digérer. on s'accroche. Moi, je les encourage, on continue.
et puis je retrouve les bons contacts, les bonnes solutions pour pouvoir continuer à avancer. Après, souvent, les gens qui sont en reconversion, ils ont des salariés toute leur vie et puis on a beaucoup de profils comme ça et ils ont envie de se lancer, ils n'ont plus envie d'avoir un patron. Alors, bien sûr, quand on est franchisé, on n'a pas un patron en direct, mais on a les banques, on a le franchiseur, voilà, on a les fournisseurs à payer, les clients à satisfaire.
Mais il a une certaine liberté et le fait de pouvoir choisir au quotidien de quoi va être fait la journée. C'est une certaine autonomie aussi. Et puis un potentiel aussi, c'est vraiment une porte ouverte. On peut se contenter d'un restaurant, mais si on veut, potentiellement dans quelques années, pourrait en avoir cinq, avoir une centaine d'employés, continuer de se développer. C'est un peu prendre, enfin c'est pas un peu, c'est vraiment prendre son destin en main.
Et puis la franchise, c'est un outil. Au final, c'est juste un outil mis entre les bonnes mains. Ça peut vraiment m'apporter beaucoup. Tout dépend des qualités du franchisé, de sa résilience aussi, de sa capacité d'adaptation. Parce qu'on est là tous les jours sur le pont et puis il faut se renouveler, gérer les problèmes, trouver des solutions. Et puis tu me demandais justement ce que ça m'a apporté le fait d'être à mon compte.
En fait, il a quelque chose de assez magique qui s'est passé, c'est qu'à force d'essayer plein de choses, maintenant quand il y a des problèmes, je les vois comme une opportunité. Je me dis, si je le prends différemment ou en contactant telle personne, peux peut-être trouver une solution. vois vraiment les choses différemment. Quand j'étais en solo, me sentais... C'est un marché où il a beaucoup de concurrence, il y a beaucoup de consultants en franchise.
speaker-0 (19:36.352)
Et certains, je me disais, ben mince, ça va me faire de la concurrence, je vais pas avoir telle mission, il ou elle va avoir plus de visibilité que moi. Et puis finalement, en fait, j'ai fait des rencontres avec des gens que j'aurais pu considérer comme des concurrents et on s'est retrouvés à travailler ensemble, à se transmettre des clients, à construire des partenariats. voilà.
speaker-1 (19:58.286)
Merci Morgane pour cet exemple. Les gens que vous considérez comme vos adversaires, vos compétiteurs peuvent être des partenaires voire des collègues. Chaque fois que je le recommande à une cliente, ça arrive. Elle me dit, Kasha, a telle ou telle personne qui m'a contacté, mais en vrai c'est une concurrente, mais elle veut qu'on se prenne un café et je sais pas trop comment positionner. Je dis, mais va prendre ce café. Ça se trouve, elle a du taf à t'offrir où elle peut faire des choses pour toi en marque blanche ou en prestation freelance et ça peut être intéressant. Très souvent le résultat c'est, t'avais raison, on va faire un truc ensemble.
soit on va monter une offre ensemble ou elle va me filer un client sur une mission où n'est pas super à l'aise. Donc ça vaut le coup d'aller rencontrer sa compétition et d'y aller en mode bosse la garde. Oui, il y a aussi quelque chose que je trouve intéressant dans ton profil que tu incarnes à merveille, c'est que tu peux être dans une boîte qui ne t'apprécie pas, as juste valeur, tu laisses pas déployer tout ton potentiel, notamment entrepreneurial et commercial, alors que tu as cette fibre très forte. On le sent dans ton profil, le fait que tu restes en place, tu cherches des solutions.
speaker-0 (20:38.294)
Oui c'est ça, d'être ouverte.
speaker-1 (20:57.522)
Le genre de personnalité que tu as, si t'es dans un poste où on te laisse pas beaucoup d'autonomie, où on te donne pas le budget pour réaliser des projets cool, tu vas pas te sentir très bien. Et je suis contente pour toi que tu aies retrouvé ce nouveau taf, aussi je suis contente que tu sois apprécié dans cette entreprise à la hauteur de la valeur que tu apportes. Justement, on reconnaît cet aspect entreprenuel et dynamique sur toi et on vient te chercher pour ça.
speaker-0 (21:22.734)
C'est vrai que moi je me suis souvent retrouvée dans des postes où j'avais beaucoup d'idées qui dépassaient mon poste, ça débordait un petit peu. Parfois j'étais écoutée et parfois ça bloquait un petit peu et du coup je terminais frustrée. Mais je pense qu'il faut continuer d'essayer et de parler à plein de monde et de créer soi-même les opportunités. Et puis se rendre visible aussi, en se rendant visible. Moi c'est pour ça aussi que j'ai beaucoup communiqué sur LinkedIn.
Alors j'essaie de le faire encore maintenant, mais le fait de parler de son histoire, de ce qui nous intéresse, attire les bonnes personnes au final. Il faut oser, écouter sa petite voix et aller jusqu'au bout. Tout ne pas forcément marcher à son pourcent, mais s'il y déjà une ou deux idées qui vont au bout, ça va.
speaker-1 (22:12.11)
Je suis avec toi. L'entrepreneurie, c'est pas forcément fait pour tout le monde, mais ça n'a pas toujours vocation d'être définitive. Ça peut être une étape en attendant autre chose quand t'as un type de poste en tête, mais il se trouve qu'il n'est pas disponible sur le marché. Soit tu peux attendre que le poste se libère, soit tu peux faire autre chose. Je trouve qu'on peut très bien aussi prendre deux ans off d'un point de vue juste enrichissement personnel. Je trouve ça cool d'avoir un moment de sa vie où on peut tester ça.
Qu'est-ce que c'est d'être à son compte ? Qu'est-ce que c'est de se donner son propre cadre de travail ? De définir ses tarifs et d'aller chercher ses clients. C'est ce genre d'expérience qui te fait mûrir vachement, même si derrière tu retournes en treville.
speaker-0 (22:51.928)
Oui, sûr, et puis le fait de rester dans l'action parce que, ok, une fois qu'on... même si on a un licenciement économique, c'est plus valorisant, on se sent mieux quand on fait des choses. moi après mon licenciement économique, je suis allée direct à des réunions de networking, des conférences, des salons. En plus, il faut rester quand même alerte sur tout ce qui se passe sur notre marché, puis sur d'autres aussi, peut... enfin, il rester ouvert.
Parce que le jour où on a le super entretien, si on est complètement à la ramasse, qu'on sait plus du tout ce qui se passe sur le marché, c'est pas idéal. Donc, être dans l'action, c'est toujours plus valorisant, c'est plus satisfaisant.
speaker-1 (23:29.006)
Comment tu fais pour cultiver ce mindset dynamique et entrepreneurial comme ça
speaker-0 (23:33.77)
J'évite d'être trop dans ma tête, parce que je peux avoir parfois un tempérament un anxieux. J'imagine le pire, j'anticipe beaucoup de choses. me dis que si ça, ne pas. J'essaie de ne pas trop m'écouter, mais c'est un travail au quotidien, et de rester focus sur le positif, et puis me dire que les fois où j'ai tenté des choses, parfois ça a vraiment super bien marché et j'en suis super contente aujourd'hui. Donc je pense qu'il faut oser faire des choses, et puis c'est toujours plus excitant de tenter des nouvelles choses.
Même là aujourd'hui, j'avais le trac de faire le podcast avec toi, mais je me suis dit, allons-y, c'est nouveau, on teste. puis finalement, c'est quand même... Moi, je suis beaucoup dans la transmission, donc ça avait du sens aussi.
speaker-1 (24:15.854)
Et alors, quel conseil tu pourrais donner à quelqu'un qui a son compte franchisé ou non, mais qui traverse une période de doute et de galère ?
speaker-0 (24:24.404)
surtout de ne pas rester seule parce que ça va pas s'arranger. Et puis peut-être à moment donné faire une pause, faire vraiment carrément autre chose, aller se balader avec son chien dans la forêt, à la plage, aller se faire un week-end à Londres, voilà, faut pas rester ouvert et puis se faire accompagner, soit avec des gens du métier, ou ça peut être même son expert comptable, son banquier qui peuvent donner des conseils.
Parce que c'est ce genre de personnes, je les vois plus comme des consultants en fait. Ils peuvent donner des bons conseils. Et puis pourquoi pas se faire coacher ? Moi c'est ce que j'ai fait. Ce que j'ai fait avec toi, Kacha. Et ça m'a beaucoup aidé. puis ça a, ouais, être poussé. C'est quoi l'expression ? C'est seul, on va plus loin ? Non.
speaker-1 (25:11.022)
ça qu'on va plus vite, ensemble on va tout le monde.
speaker-0 (25:13.454)
Et peut-être qu'on va plus vite dans le mur en vrai !
speaker-1 (25:17.608)
dans sa tête, mais peut-être pas forcément la bonne direction.
speaker-0 (25:21.166)
Non d'accord, s'entourer. Et puis surtout en fait moi si je peux donner un conseil c'est de ne pas écouter les haters parce que surtout quand on fait quelque chose de différent, lancer à son compte, se lancer en franchise, si autour de ça on a des personnes qui sont pas du tout du milieu, je me rends compte que en fait moi ça m'est arrivé, des personnes qui sont dans mon autorage, qui sont dans le salariat et qui projettaient leur peur en me disant mais t'es sûre, mais comment tu vas faire pour payer des factures etc.
Moi, ce qui était dans une dynamique, fait, ça me coupait complètement et je repartais à où j'étais. Il faut plutôt s'entourer de personnes qui nous inspirent ou qui vont nous tirer vers l'eau, même si parfois ça fait peur. Même écouter des podcasts, aller à des conférences, des salons, et puis parler avec des gens qui ont osé faire des choses qu'on n'a pas osé faire. Et puis parfois, c'est surprenant parce que ça m'est arrivé de parler avec des personnes dans des salons.
j'étais impressionnée par leur parcours et ils disaient « non mais je te connais, c'est super ce que tu fais » alors que j'étais là maintenant c'est toi qui m'impressionne » donc c'est une émulation et c'est hyper positif. Et puis aussi le faire entre femmes parce que entre femmes parfois on est un petit peu, voilà, sans d'homme de l'imposteur, être entourée de femmes qui sont badass et puis qui doutent parfois mais voilà, voir sur WhatsApp plusieurs personnes joignables dans la journée leur dire « tiens j'ai envie de faire ça, qu'est-ce que t'en penses ou
Là ça s'est pas bien passé, on vient on en discute donc voilà, s'entourer, avoir un entourage bienveillant et puis qui s'est nous boosté.
speaker-1 (26:58.862)
Je parle de femme, est-ce que c'était pas trop difficile d'être une femme quand même dans un milieu assez masculin quand t'étais à Tocondes dans le milieu de la franchise justement du consulting ?
speaker-0 (27:07.918)
C'est sûr que c'est un milieu de la restauration, en plus on franchisse, c'est assez masculin. On commence à avoir quand même des personnes, par exemple chez nous on a Murielle Pinçon qui est directrice générale de Paradis du Fouillis. On a des femmes à des postes clés. Après je préfère le voir plus comme une opportunité encore une fois. Justement je suis la seule, je vais peut-être apporter ma touche personnelle.
mon caractère, mon enthousiasme. Je le vois plus comme quelque chose de positif au final.
speaker-1 (27:42.712)
Si on se reparle dans 5 ans Morgane, qu'est-ce que tu voudrais pouvoir me dire ?
speaker-0 (27:46.798)
J'aimerais pouvoir dire que j'accompagnie plein d'entrepreneurs dans leur lancement, dans leur développement. Et puis pourquoi pas remettre une touche internationale dans mon parcours, parce que c'est vrai que ça apporte beaucoup de se confronter à d'autres cultures. Et puis c'est aussi le côté transmission, c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup. Peut-être redonner des cours ou d'une façon d'une autre.
communiquer sur l'entrepreneuriat, sur la franchise. Par exemple, j'ai commencé à le faire, on a créé avec mon école de commerce LESCA le club de la franchise. Donc on organise des webinars pour parler du business model, on organise des événements. Je fais participer des franchisés qui témoignent sur leur parcours. Donc je trouve que c'est super riche et que les gens pensent pas forcément, comme tu disais au début, à la franchise. Mais j'aimerais bien encourager justement les gens à aller...
vers ce modèle et puis se renseigner. Ce ne sera pas forcément fait pour eux mais au moins se renseigner, poser des questions. J'ai beaucoup envie d'augmenter la communication, la visibilité de la franchise.
speaker-1 (28:56.276)
Et du coup est-ce qu'on peut te contacter si quelqu'un pense à l'affranchise ?
speaker-0 (28:59.726)
Oui, bien sûr. J'ai mon profil LinkedIn, Morgane David. Et puis sinon mon 06 à 06. Non, je rigole.
speaker-1 (29:07.086)
Merci beaucoup Morgane pour ton partage, de ton temps, de tes conseils et pour ton énergie. Vous l'aurez compris, si vous avez besoin de conseils sur la franchise, contactez Morgane sur son LinkedIn. Voilà, c'est tout pour cet épisode de cette semaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
speaker-0 (29:12.984)
Merci à toi.
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mon programme d'accompagnement individuel où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncont.com Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.