Kasia (00:00.046)
Je n'ai pas trop réfléchi, me fallait... Je me suis lancée quand ? Septembre 2023, j'ai commencé une formation photo. Je me suis dit, 1er janvier ou le 31 décembre, je me crée le compte Insta spécial pour ça. Il me faut un logo. Je l'ai pondu en cinq minutes. Je ne me prends pas la tête avec ça, n'est pas ma priorité.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:14.319)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Pascaleine de la pose photographie et il faut que je vous raconte comment je suis tombée sur elle. Déjà bonjour Pascaleine. Bonjour. Je t'ai connue parce que je cherchais une photo libre de droit sur la plateforme Pexel, est un site où on peut trouver des photos et des vidéos libres de droit pour mes illustrations, pour mes postes Insta. Et je suis tombée sur une de tes photos que j'ai trouvé canon, donc je l'ai téléchargée, je l'ai utilisée dans un de mes postes.
Et après, j'ai vu que la photographe, c'était toi, parce que souvent c'était des gens du monde entier. Mais là, j'ai vu que c'était une nana française, photographe. Donc je suis allée voir ton travail, j'ai trouvé ça canon, donc je me suis abonnée. Et de fil en aiguille, je t'ai contacté pour faire un épisode avec toi, pour parler de business, d'entrepreneuriat et aussi de ton oeil. Parce que une des choses qui m'a beaucoup plu chez toi, c'est justement ton identité visuelle et comment tu as développé ça.
Merci, madame. J'avais mis ça au tout début quand j'avais commencé, puisque je me suis lancée en juin 2024 et j'avais mis sur Pixel, parce que je connaissais déjà la plateforme un petit peu avant. Et je m'étais dit que c'était un moyen aussi de se faire connaître. Comme quoi, c'est cool. Oui, Donc ça ne fait que deux ans que tu es à ton compte, si j'ai bien compris.
Oui, alors je me suis lancée. L'année 2024 a été vraiment là où je me suis mise à fond et j'ai attendu en juin pour me mettre en pro parce que j'avais des mariages d'annoncé et que je me fallait que je sois en mode professionnel pour le faire. je me suis lancée à fond là dedans. Ok alors je rembobine deux secondes parce que je t'ai pas laissé l'occasion de te présenter. Ok, donc c'est Pescaline.
Je vais pas dire mon âge. C'est obligé. Photographe. Donc je suis dans le Grand Ouest à côté de Rennes. Je suis mariée. Voilà. Et j'ai deux filles. Et le mariage, fait, je l'ai fait parce que à mon mariage, moi, j'avais pas de photographe et j'ai trouvé ça dommage d'avoir loupé un peu ce moment-là, même si c'était un petit mariage. Donc en fait, ce qui me fait kiffer.
Kasia (03:26.768)
C'est justement que les gens aient un max de souvenirs et qu'ils puissent surplonger dans leur mariage en mode reportage. C'est souvent ce qu'ils disent d'ailleurs. Qu'ils ont l'impression de revivre leur journée. D'accord. Et tu as eu une première vie professionnelle. Est-ce que tu vois des liens entre ce que tu faisais avant et ce que tu fais aujourd'hui ? Ah bah oui, complètement. Avant, j'étais directrice artistique en agence de com. Pour moi, c'est plus une continuité de mon métier d'avant puisque mon oeil est déjà...
attiré par ça en fait. Je fais hyper attention au cadrage, j'ai besoin d'avoir des images clean, il a pas de sortie de secours sur mes galeries de mariage, il a pas d'estanteur, enfin je fais attention aux détails pour que la mise en valeur soit aussi sur les visages, l'ambiance, mais tout ce qui gâche une photo je l'enlève quoi. Donc non, pour moi c'est une continuité, après j'avais déjà un peu tout ce qui était post-prod, je le connaissais déjà, donc là c'était plus d'avoir le contact humain,
un peu différent de l'agence de com. T'aurais pu aussi partir vers du commercial. Qu'est-ce qui t'a fait choisir de travailler avec des particuliers ? Alors j'en refais un peu mais en fait j'ai plus ce parallèle avec mon ancien job qui me freine un petit peu. ce qui me fait plus vibrer c'est d'avoir vraiment les gens, les familles, ce soit les naissances aussi. Le mariage c'est un gros gros gros job à l'année puisque là il en a beaucoup cette année. Mais le principal c'est d'avoir les gens en mode perso.
D'accord. Est-ce que tu veux bien nous raconter l'année précisément où tu t'es lancée, les différentes étapes de ce lancement ? Déjà ça a commencé parce que l'agence où j'étais a fermé. Donc il y a eu une grosse remise en question en 2023 avec un bon petit bilan de compétences qui a fait du bien, qui m'a permis aussi de rechercher un petit peu en moi les choses que j'avais un peu mis de côté. fait, la photo je le fais en plaisir pour ma famille et tout ça depuis très longtemps.
Et en fait j'avais occulté complètement qu'au tout début je voulais faire... Il y avait photos, la photographie, donc j'avais fait un stage même et je l'avais complètement zappé. C'est ma mère qui me l'a reparlée en faisant le pilon de compétences en fait. Elle me dit, bah tu sais que t'avais fait un stage et tout. J'y ai dit, bah ouais. Et du coup là ça s'est éclairé. dis, bah ouais, pourquoi pas. Et puis en fait c'est de travailler ce cheminement. Donc ça a été... Je me suis... J'ai fait un mentoring avec une photographe du coin pour préparer ce premier mariage.
Kasia (05:52.019)
Donc, j'étais spécialisée sur le mariage, j'ai une formation photo, parce que je voulais me sentir légitime avec tuto.com, avec un super mentor qui s'appelle Bernard Bertrand. Ça a bien boosté et à côté de ça, je m'étais mis aussi dans une formation qui s'appelle Créateur Nomade. Vraiment, c'était pour mettre toutes les chances de mon côté, puisque moi, l'auto-entreprenariat, c'était pas du tout... J'étais dans le flou total.
Quand on est salarié, monde de l'auto-entreprise, on en est très long. là, on fait le compta, on fait la com, on fait le commercial, on fait tout quoi. Donc je voulais me donner tous les moyens pour y arriver. Ça a marché tout de suite pour toi ? Ben 2024, j'ai eu 4 mariages. L'année dernière, j'en ai eu 10.
Et là, j'en ai 18. Donc ça va. Je dirais que tout ce que j'ai mis en place au fur et mesure, j'ai eu le temps, il faut se développer aussi dans la com. Il y a beaucoup de choses au final, prendre, faire des guides de séance, faire des guides de mariage, préparer sa communication. Les réseaux, c'est compliqué d'anticiper, même si je le fais de temps en temps, mais ça prend beaucoup de temps les réseaux, mais c'est important.
Donc voilà, c'était tout mettre en place pour que ce soit beaucoup plus facile après et que j'ai moins à chercher aussi et à communiquer plus facilement en rendez-vous avec les clients. Et puis on s'améliore toujours. Et puis après, il y a les rencontres avec des photographes aussi, ça c'est hyper important de savoir comment les autres fonctionnent. Je ne pas les autres photographes comme des concurrents, donc plus des collègues et il a de l'entraide aussi. Donc c'est quoi tes outils de communication aujourd'hui
Outils de communication, principalement il a Instagram, le site internet. Je m'étais mise sur mariage.net, c'est un peu la plateforme controversée. il y a quand même des futurs mariés qui y vont et j'ai eu des très beaux mariages avec cette plateforme donc je l'ai laissée. Après c'est plus, je fais des rencontres avec d'autres prestats sur Rennes, ça s'appelle Wedding Community Rennes.
Kasia (08:03.122)
et ça permet de rencontrer d'autres prestataires du mariage. petit à petit, ça fait aussi étendre son réseau. Donc là, tu vas fêter ton deuxième anniversaire professionnel. bah oui ! Déjà, bon anniversaire. C'est un beau cap à passer, déjà. Bah oui, je me souhaite encore quelques années en plus. Deux ans, ça passe vite. On se rend pas compte, fait. On passe très vite, même. Avec ce recul, est-ce qu'il des choses que tu aurais faites différemment
Je pense pas en fait. que de commencer à me former, à faire les choses dans l'ordre, ça m'a structuré dans ma tête. J'ai deux filles, donc vous me voyez pas me lancer avant quand elles étaient en bas âge. Là, elles sont indépendantes un peu plus. Donc je suis vraiment plus libre les week-ends pour les mariages. Et en fait, pense qu'avant ça aurait été compliqué. en fait, pense que c'est... Je suis un peu mon destin, tu vois ?
Il a des choses à tel moment, c'est comme ça que ça doit se passer. voilà, j'y crois beaucoup en fait à ces trucs-là. Après, c'est le fait d'être organisée, d'avoir un peu plus confiance en soi aussi. aide aussi, je pense, pour se développer derrière. On a cette impression de fluidité dans ton parcours. Les choses s'enchaînent de façon naturelle. ce qui m'intéresse aussi, c'est ton style. Déjà, le fait que tu puisses te positionner assez clairement et assez tôt sur le mariage.
par opposition à d'autres créatifs qui ont envie de tout faire, de tout tester, ont peur de la spécialisation. Mais en plus, dans ton travail, il a une cohérence visuelle, a un style qui s'est affirmé assez tout. Est-ce que ce style était déjà là avant ou tu l'as développé au fur et mesure ? Moi je faisais des photos pour moi, j'ai mes albums de vacances, vois, et je les retravaillais déjà pas mal.
Après l'avantage c'est que j'ai quand même fait de la post-production dans mon ancien métier puisque j'étais directrice artistique en agence de com, donc si tu veux la couleur, les recherches de teintes. Donc du coup le style est venu un petit peu... En fait je savais ce que j'avais envie dans ma palette de couleurs. Ce que je n'avais pas du tout, c'était plus tout ce qui est les émotions des gens que tu ne prends en pleine face en séance. Moi j'adore les yeux qui brillent, les sourires. C'est ça que je vais rechercher.
Kasia (10:21.054)
Je dis toujours au début de séance que faut pas me regarder, c'est pas moi. Je leur parle, je leur pose des questions et tout, mais j'aime bien qu'ils se regardent et qu'ils se parlent. C'est vraiment les reconnecter, reconnecter les gens entre eux. C'est ça que j'aime bien. Et donc la palette après, est venue, ça finit toujours, c'est toujours un travail. Même depuis le début, fait, elle a encore changé. Plus ça va, plus il a des choses que je vais rechercher.
Mais le principal de la palette, c'est un travail que j'ai fait depuis des années au final et qui ressort là. Là du coup, je peux m'exprimer vraiment sur ce que j'aime moi et pas pour un client pro qui a un style bien défini, vois, où il ce soit très droit, très strict et tout ça. Et qu'est-ce que tu conseillerais à quelqu'un qui souhaite développer son style ?
Il a des formations qui existent, déjà sur MetaJour sur Lightroom, c'est le logiciel qui sert principalement pour la retouche. Il y a des super formations qui existent sur tuto.com par exemple. Et après tu as des photographes aussi qui font des retouches, peuvent te faire des formations retouches pour essayer d'affiner un petit peu ou te faire découvrir un petit peu leur univers, comment ils fonctionnent sans vraiment les copier mais au moins ça te guide.
Quand tu vois les photographes, il y en a beaucoup, mais on a tous des styles un peu différents au final. Moi par exemple, les verts, j'aime bien quand ils sont désaturés, pas trop durs, un peu sombres aussi. J'aime pas quand c'est flashy. Il en a, ils mettent beaucoup de temps pour trouver leur style, mais ils passent par des étapes et ils en ont besoin. Chacun aussi trouve son équilibre, ce qu'il aime en fait dans sa palette. C'est compliqué de dire à quelqu'un, fais ci, fais ça.
Parce que l'important c'est qu'il live vers ce qu'il aime lui. J'aime bien ton point de vue parce que je coache souvent avec des créatifs, des artistes qui sont encore dans cette phase où soit ils se cherchent, soit ils sont même parfois, ça fait longtemps qu'ils travaillent, mais avec l'angle du généraliste, que j'appelle le piège du généraliste, qui est de vouloir un peu faire de tout, soit parce que t'aimes tout. Je travaille avec des gens multi-passionnés et c'est très très difficile pour elles pour eux de choisir. Soit parce qu'il y a cette stratégie derrière.
Kasia (12:33.844)
que si je sais faire plein de choses, j'aurais potentiellement plus d'opportunités de travail. Moi j'essaie toujours de leur dire que c'est pas forcément un bon calcul. Je suis d'accord avec toi. Et un avis extérieur là-dessus, d'autant plus que tu es aussi une professionnelle de la communication. je te laisse répondre à ce argument. Alors le problème c'est que si on touche à plein de trucs et qu'on veut plaire à plein de gens, au final on trouve pas sa cible. Et en fait, une fois que tu as ton style, les gens ils viennent pour toi, ils viennent...
pas parce que tu vas avoir une palette pastel à un moment ou une palette style moody à un autre et que tu fais à la fois du pro mais que tu fais aussi de l'archi, que tu fais du mariage, que tu fais des concerts, enfin c'est pas du tout la même chose en fait. Et le problème c'est que bah oui tu perds et en fait les gens quand ils vont venir sur ton site ou sur ta page Insta ils disent bah alors attends, il fait quoi ?
il fait du concert, ou il fait du mariage, il fait... Pour moi, il pas mélanger tout. Il faut surtout s'écouter au niveau de sa palette, que c'est ça qui va démarquer des autres et c'est pour ça que certains vont venir. Moi, suis arrivée à un moment dans ma vie où je ne pas me prendre la tête s'il a quelqu'un qui me dit non. C'est aussi l'avantage de faire une reconversion quand on a déjà eu une première carrière. Je trouve que ça donne un ancrage et une maturité émotionnelle qu'on n'a pas forcément...
à 20 ans quand on se lance direct. Peut-être. pense que quand je parle de destin et que c'était le moment, c'est c'était aussi le moment quand j'ai commencé en com', je me laissais bouffer. Les journées charrettes et tout ça, les charrettes c'est ce qu'on appelle les heures sup' qui sont pas payées.
Et ça en fait, moi je veux plus de ça. Si je fais des journées à rallonge, c'est parce que j'aime, j'ai envie de le faire et que parce que je sais que voilà, il une galerie qui est attendue et que ça me fait plaisir de la faire. L'idéal franchement, c'est de s'écouter. Après, il en a qui ne trouvent pas leur style tout de suite. Ça c'est sûr. Et c'est pour ça qu'ils se perdent un petit peu. Si la personne veut faire du concert, un loisir, c'est pareil, tu peux faire plein de choses, mais en pro, il faut éviter de trop séparpiller pour moi.
Kasia (14:51.577)
Je trouve aussi que c'est pas un bon calcul de se dire je vais avoir plusieurs offres comme ça je pouvoir toucher plein de gens. Quand t'es mariée et que tu vois sur un site du mariage, du concert et d'autres choses, dis que cette personne qui fait des concerts va vraiment être la meilleure pour me photographier le jour l'un des plus importants de ma vie. Pas sûr. En fait, faut que ça reflète. Moi mon univers c'est de l'émotion pure donc je vais pas mettre une photo de concert.
Oui, et puis on n'a rien contre la photo de concert en soi. C'est juste que c'est d'autres clients, on les trouve différemment. C'est un autre style qui a recherché, c'est d'autres besoins, plus des besoins en communication que des besoins personnels, sentimentaux. Donc c'est vraiment un autre business. Oui, moi j'aime bien aussi un photo de concert. peut y avoir des trucs très graphiques, très beaux, j'adore. Mais c'est pas mon business, je le fais en perso, s'il faut, mais voilà, je mélange pas tout. Quand j'étais photographe, je suis passée par cette phase.
où je me suis autorisée à explorer tout un tas de sujets. Donc j'ai fait du concert, j'ai fait un mariage, je non, le mariage c'est pas pour moi. J'ai fait très vite, fait à force d'expérimenter, je me suis rendu compte que c'est le portrait qui me plaisait. Et aujourd'hui je refais un peu la même chose en peinture même si c'est un autre niveau, puisque je compte pas professionnaliser ça, c'est vraiment une passion que je développe à côté. Et je suis dans cette phase où je m'autorise à expérimenter plein de styles entre plus vers l'abstraction ou plus vers le réalisme. Je sais pas encore, mon cœur chavire.
C'est pour ça que je te posais la question avec insistance, que je... Parfois c'est dur de savoir ce que tu aimes, vois. Parce que tu aimes plein de choses. Bah non, oui après, c'est pas figé non plus. Ta vie, elle est en constante évolution. Tu changes tout le temps. Donc en fait, ton humeur aussi, que tu as envie de faire un tableau abstrait ou de l'impressionnisme. Voilà, t'as le droit aussi. C'est juste que ça reflète aussi un moment de ta vie au final. Quand tu fais du pro,
T'es pas dans le même mood que quand tu fais pour les gens en perso. il des fois, t'as peut-être plus envie d'avoir des choses basiques, vois, sans prise de tête, te casser un petit peu les ménages. Pour le pro, c'est plus facile pour moi parce que du coup, j'ai un peu le réflexe d'avant d'avoir sur les positions, comment la lumière et tout. Alors que quand t'es en séance, tu vois, c'est vivant, c'est de l'instinct. Et en fait, tu prends ce que les gens te donnent.
Kasia (17:08.824)
Enfin je sais pas, à moment je me pose même plus la question donc j'ai un peu de mal à te dire. Je pense que t'as raison, mais faut s'écouter dans un cadre expérimental. Parce que c'est difficile de trouver son style quand tu ne travailles pas ton sujet. C'est plus facile de trouver ce que tu aimes quand tu es en train de créer, quand tu te prévois des séances de créativité. Je n'ai pas envie de parler de moi mais... Ah vas-y, si tu veux. Non mais c'est pas le but. Par exemple quand j'ai fait des concerts ou des mariages, parce que je l'ai fait, ça a été plus facile pour moi de me dire en fait c'est pas ça qui m'intéresse.
Mais si j'étais restée dans l'hypothétique de « ah mais c'est que c'est cool des concerts, là aussi t'as une autre forme d'émotion, t'as une espèce de sensorialité qui se produit sur scène, qui est assez incroyable puis l'énergie des musiciens ». Tant que tu restes dans l'hypothétique, tu peux t'ambiancer assez facilement sur plein de choses. Mais quand tu passes au concret et que tu vas ok, j'aime bien la photo de scène mais j'aime bien me coucher tôt, donc l'univers de la nuit c'est pas trop pour moi, pas les mêmes circuits de vente, donc je suis pas sûr que ça me plaise ».
c'est plus facile de faire une décision raisonnée, un petit pivot. Et je pense que c'est pareil pour quelqu'un qui démarre. Entraînez-vous sur plein de sujets et voyez ce qui résonne en vous. Ou est-ce qu'il a la petite boussole qui dit « Ah ça c'était cool » et quand est-ce qu'il a une espèce de « Ouais, je l'ai fait pour l'avoir fait mais pas plus que ça quoi ». Oui, si tu prends pas de plaisir à ce que tu fais, si t'es l'ephto et que t'es pas une couche tard, tu vas pas faire des concerts. Ou alors c'est des concerts d'après-midi météorologiques. Mes séances, elles sont au lever du soleil ou au coucher du soleil, or les séances naissances.
Et puis les mariages, ça c'est toute la journée. Mais voilà, il aimer se lever de bonheur et faut aimer ce que j'adore. Je reviens à toi et à ton année. Comment as-tu ce structure ? Parce que les mariages, c'est plutôt une période de l'année. Qu'est-ce que tu fais le reste de l'année ? Là, cette année, j'ai commencé en février les mariages. Donc le début d'année, l'objectif, c'était d'écrire des articles de blog pour l'année. Voilà, j'en ai fait trois et je n'ai pas fini derrière eux.
C'est de réfléchir un petit peu à la communication, à remettre à plat tous les guides avec les photos qui se sont passées l'année d'avant, de revoir aussi un petit peu ses tarifs. que du coup, je me suis rendu compte au mariage que, au niveau tarif, je devais être beaucoup plus. Parce que j'offre beaucoup de choses, je donne beaucoup de conseils. L'idée, c'est qu'ils aient vraiment le mariage de leurs rêves, en tout cas en prépa et en photo.
Kasia (19:30.496)
Donc je me donne beaucoup au final, on passe beaucoup de temps aussi avec les mariés à discuter avant. Je leur fais un petit renvoi en début d'année où on parle de ce qu'on va faire, séance engagement, les petits points, les rendez-vous qu'on va pouvoir... Voilà, donc tout ça c'est un des choses qu'on fait en début d'année. Et puis après il y a tous les calages de séance pour l'année. Il y a des gens qui ont eu des cartes cadeaux à Noël, donc c'est pareil, il faut les casser. Et puis c'est remettre à jour son site internet qui prend beaucoup de temps.
C'est du off après, c'est du off pour être un peu plus tranquille. Pour le reste, la grosse période des mariages qui arrive. Tu parles de photos de naissance, photos d'engagement, des à côté, des offres ? Je fais les grossesses et les naissances parce que, finalement, ça reste lié aussi au domaine de l'émotion.
Alors ça par contre j'en ai un peu tout le temps donc les grossesses tu sais que quand ils viennent te voir et qu'ils veulent grossesse et naissance tu sais que s'il a la grossesse il y aura une naissance à qui aller c'est voilà d'ici trois mois. Donc il a ça qui se met dedans mais ça c'est un peu toute l'année je ne les bloque pas grossesse naissance parce qu'il a la grosse période mariage on arrive à faire en semaine un peu plus pour être plus tranquille pour les week-ends parce que les week-ends sont pris jusqu'en septembre.
Est-ce que ça ne disoupe pas trop ta vie de famille d'avoir tes WC? Alors je garde mon dimanche avec ma famille. Après je t'avoue que mes filles elles sont quand même assez grandes, elles sortent beaucoup. voilà, le reste de la semaine, il y a le soir et tout ça. Et puis mon chéri, c'est sportif, il s'est blessé, mais du coup le samedi en principe il fait du triathlon, du vélo ou des trucs. Donc pour lui dans l'idée, c'était aussi...
Quand tu t'engages en auto-entrepreneur et que t'es marié, tu as aussi la parole de l'autre que tu prends en compte. Donc c'est une discussion aussi qui était à deux. Je me suis pas lancée, je suis peut-être baissée. Non, je veux faire ça. C'est un dialogue aussi de savoir comment ça allait se passer. qu'au début, tu ne gagnes pas trop d'argent. faut aussi qu'il ait un support derrière avec ton chéri qui soit quand même un peu solide. Toujours dans l'optique d'être rassurant pour soi. Non, après, quand on garde le dimanche, on est plus tranquille.
Kasia (21:47.101)
un métier qui est assez physique, il aime bien aussi être tranquille le dimanche. Ok, finalement ça se goupille bien. Oui, oui, ça va. Je lui demande toujours si même encore, c'est bon. Ouais, enfin t'es un couple, a... Enfin tu sais, moi j'ai quand même encore un prêt de maison, donc je gagnais plutôt bien ma vie en agence de com. Donc, bah, ouais, tu fais un petit saut, tu sais que ça va baisser un petit peu au début et que...
L'idée aussi, quand je me suis lancée, c'était d'atteindre des objectifs financiers. Au début, tu offres pour avoir du contenu, ça reste les proches, les amis et tout, des très proches. Mais maintenant, le but, c'est que j'en vive. Je suis très gentille, mais je sais aussi que derrière, j'ai des bouches à nourrir. J'ai notamment deux ados qui aiment bien les freins.
Il est sorti ? mais voilà, tu sais, j'ai une fille qui est en études supérieures, tu fais pas n'importe quoi non plus quoi. Ça t'embête si on fait un petit détour vers ta vie d'avant, que le métier de directrice artistique c'est aussi quelque chose qu'on peut exercer en freelance. Qu'est-ce que tu faisais exactement ? que moi j'ai bossé dans la com aussi et direction artistique, DA, c'était je pense l'un des termes les plus opaques et les plus changeants en fonction des clients. Qu'est-ce qu'on fait ?
Moi je touchais un peu à tout, à la base j'étais graphiste, je suis passée directrice artistique dans les dernières années. gros, n'était pas une très grosse agence non plus, il y a des gros, on sait comment ça se passe. C'était de la réflexion, c'était du rendez-vous client, des premières pistes, je faisais quand même ma création. J'aime bien être dans mon monde de bulles aussi.
les créas, y a une partie qui est ouverte pour moi, mais il a une partie où j'ai besoin de... Quand je suis en post-prod, je suis en mode... Quand je suis avec ma palette de couleurs, je en mode créas. Donc non, ce que je faisais avant, c'était... On avait bossé des brochures touristiques, des créations de sites Internet, mais en partie créas, pas en partie développement. Qu'est-ce qu'il y avait d'autre ? Après, c'est des créations d'identités de marque, des logos, des chartes...
Kasia (24:08.121)
Et puis tout ce qui peut dériver d'un logo, pour une communication, pour des franchisés. C'était assez variable. Après, t'avais des clients qu'on aime plus que d'autres. L'agence, c'est ça. T'as des clients que t'es pas du tout en accord avec ce qu'ils vendent. C'est aussi pour ça que je l'accomme. J'en avais un peu ras-le-bol aussi. Donc non, c'est plus de... Ouais, de driver un peu quand il y avait taux de créatif. Pour moi, c'est du dialogue, tout ça.
Je trouve que la création, une bonne création dans une équipe, vient avec plein d'idées justement qui fusionnent ensemble, plein de paroles aussi et d'écoutes. Et c'est comme ça qu'on arrive à un projet qui est un projet collectif en fait. c'est, l'agence, c'est ça en fait. C'est pas moi j'ai une idée, ce sera ça et tu fais ça et tu fais ça. Ça te manque pas de travailler en équipe ? Bah si un peu. Enfin il y avait de la déconne quand même, c'était cool. J'en ai revu en plus il n'y a pas longtemps.
Après, vois, moi j'ai resté beaucoup assise au bureau et mon équipe, en fait, là, c'est mes mariés. Voilà, je rencontre d'autres photographes aussi, d'autres prestats. C'est différent. Mes collègues, c'est trois chats. Ils sont pas très bavards. Je pense que j'aime bien être dans ma bulle un moment et puis les mariages, c'est vraiment l'explosion.
où vraiment dans une bulle sociale tu rencontres plein de gens de types différents. Même les familles, tu t'adaptes aussi à qui ils sont. C'est pour ça que j'aime bien faire des questionnaires aussi et de savoir un petit peu, creuser un petit peu qui je vois en séance, que ce soient les mariés ou pas. J'ai mes anciens collègues que je vois encore, pour l'instant ça va. Tu as mentionné les identités visuelles, comment tu as créé la tienne ?
Je me suis pas prise la tête ! Je crois que c'est le truc qui venu... Alors tu vois Caneva... Non je rigole ! Non franchement je l'ai fait en cinq minutes. Le truc que je me serais pris la tête pour un client pendant trois jours. Là je savais qu'il y avait les étoiles parce que ça c'est les paillettes dans les yeux. Et après j'aime bien cette identité un peu marquée.
Kasia (26:24.829)
La pose, c'est un petit jeu de mots, c'est du P au Z, donc pas Pascaline. chéri, c'est Sgaï, on l'appelle Z, donc c'est plutôt un cladeuil aussi à mon chéri. C'est pas parce que je fais une faute d'orthographe. Non, c'est venu vite, je n'ai pas trop réfléchi, me fallait... Je me suis lancée quand ? Septembre 2023, j'ai commencé une formation photo. Je me suis dit, ah non mais le 1er janvier ou le 31 décembre, je me crée le compte Insta spécial pour ça. Il me faut un logo. Je l'ai pondu en cinq minutes.
Je me prends pas la tête avec ça, c'est pas ma priorité. Quand tu te lances, clairement, avoir une identité visuelle, c'est bien, mais t'as pas besoin d'y passer plus de temps que ça. Oui, après, dépend. Des fois, des gens qui veulent travailler quelque chose, ça dépend de la marque de l'univers. Les photographes, par exemple, ils disent souvent que pour être bien référencée, il non-prénom. Moi, j'ai pas du tout fait ça. C'est pas grave.
Ça marche aussi quand on suit pas forcément les règles, entre guillemets. Oui, à partir du moment où t'as ton univers et que tu sais ce que t'as en tête, dans ton objectif, et que tu sais que tu vas y arriver, que tu veux y arriver, et que tu donnes tout pour y arriver, c'est secondaire. De toute façon, c'est aussi les photos, ça c'est hyper important. Quand on est pro, même en tant que photographe, si on met pas sa tête, les gens ne savent pas à qui s'adresse. Alors, faudrait parler plus au réseau. Toujours très conclué.
C'est dans les objectifs prochains si j'y arrive. De parler un peu plus, mais je vois que ça glaille dès que tu mets ta tête. Eh oui, malheureusement ça marche. Si ça marchait pas, on aurait une bonne excuse de dire « tu vois, ça marche pas ». pour le coup… Ouais, Alors c'est vrai qu'on… Matin on se lève, on n'aime pas trop sa tronche, mais bon, il se dire que les gens de toute façon ils te voient comme… Enfin voilà, c'est… Mais ouais, il falloir que je fasse parler.
Pascaline, si on se reparle dans 5 ans, où est-ce que tu voudrais en être dans ton activité ? C'est horrible cette question parce que tu sais quoi ? Mon ancien boss il me posait cette question là et je déteste cette question. Oh non ! Parce je te jure, dans 5 ans, quand t'es créatif, tu es créée quoi. Tu as des projets qui te font rêver, des choses que tu voudrais avoir accomplies ? Des projets ?
Kasia (28:46.909)
Je suis pas très compliquée, Je continue à faire de très beaux mariages, à rendre les gens heureux quand ils reçoivent leur galerie. Même à faire passer un bon moment quand il a des familles intergénérationnelles. Ça, c'est très beau aussi, je trouve. J'aime bien poser des questions, savoir s'ils connaissent l'histoire de leurs grands-parents d'amour. L'histoire d'amour, je trouve ça beau. En fait, ouais, je suis très fleur bleue au final.
Donc dans 5 ans écoute, peut-être j'aurais besoin de moins communiquer parce que ça viendra tout seul. je rigole. Alors ça, faut dire que... Ça c'est mort. C'est au moment de m'interroger. Non après que j'ai des beaux mariages. Alors s'il y a des châteaux qui me font trop kiffer en mariage. Je sais que c'est pas du tout encore ma cible mais j'ai un très beau château là qui est un truc international où t'as des Américains, t'as des Chinois qui viennent. J'ai trop envie de faire ce truc. C'est très loin.
pour moi. Je suis même pas sûre que je kifferais parce que ça va être des styles très éditoriales. Pas trop mon truc mais... Et non, faire des voyages avec mon chéri aussi, vois. Donc pouvoir me payer des voyages pour passer du temps avec ma famille. Voilà. C'est aussi un beau projet à 5 ans. Ça veut dire aussi concilier le pro et le perso, que ce soit tip top, quoi. Que je m'éclate... Bah voilà, que je sois heureuse.
C'est loin cinq ans et même temps quand je vois que les deux années là sont passées à toute vitesse, je ne pas trop. C'est tout ce qu'on te souhaite en tout cas ? Après oui que ça continue, c'est sûr. Merci beaucoup Pascale. Merci de nous raconter ton histoire, de tes conseils, de tes partages. Où est-ce qu'on peut te trouver sur les réseaux du coup ? Du coup sur les réseaux, Insta c'est là, point pause avec un Z, point photographie.
Sur Internet c'est www.laposphotographie.com Google c'est Laposphotographie à chaque fois. C'est déjà pas mal non ? C'est bien, bien sûr. Ça suffit même juste un site. Un site où on peut trouver et voir ton travail. Voilà, s'ils aiment mon univers en tout cas ils sont bienvenus. Et s'ils aiment pas, bah c'est pas grave. On les embrasse quand même.
Kasia (30:59.865)
oui, même quand j'ai des mariés qui me demandent... Ils n'envoient trop une demande parce qu'ils ont été conseillés. Je leur dis que le style plaisit et surtout, si mon univers ne pas, ce pas grave. Et dans ces cas-là, je leur conseille d'autres photographes et je leur souhaite aussi beaucoup de bonheur. C'est le plus important quand on se marie. Oui. Merci à toi. C'est tout pour notre épisode de cette semaine.
Je te souhaite une très bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business. Merci. Pour encore plus de coaching, business et bien-être, abonne-toi à ma newsletter sur www.bienamoncont.com slash podcast. C'est là que je partage des stratégies et des ressources exclusives pour t'aider à prospérer. Et si tu veux aller encore plus loin et mettre ces stratégies en application, découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel.
où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamocompte.com Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.