speaker-0 (00:00.11)
J'ai l'impression qu'il a quelques années, tu étais artiste, tu voulais rentrer sur le marché de l'art, tu étais obligé de passer par une galerie. Et aujourd'hui, il y a des artistes qui sont natifs, justement, hors galerie, mais qui ont déjà bien réussi à s'intégrer au marché de l'art. Et tant mieux pour eux. Et c'est parce que, justement, ils ont créé cette communauté et les galeries doivent intégrer ça. Et moi, trouve ça très bien qu'ils arrivent aussi à se passer de nous. Et nous, du coup,
On a un métier qui shift un peu, même totalement, et très bien.
speaker-1 (00:35.084)
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Pouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients.
Des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
speaker-1 (01:27.534)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Arthur Besso, créateur de la galerie Arthur Besso. Et justement, on va parler d'art, de création, d'entrepreneuriat et comment Arthur a disrupté le monde de l'art contemporain. Bonjour Arthur.
speaker-0 (01:43.374)
Bonjour, je suis ravi d'être avec toi.
speaker-1 (01:45.23)
Alors Arthur, l'une des choses les plus frappantes quand on te rend compte c'est que tu as moins de 40 ans et pourtant tu es déjà à la tête de ta galerie d'art.
speaker-0 (01:53.226)
Je sais pas si c'est si étonnant que ça. C'est sûr que je me suis rendu compte en montant petit à petit la galerie qu'il y avait forcément plusieurs générations de galleristes, vois, les générations un peu au-dessus de moi et d'ailleurs ceux qui eux-mêmes viennent de plusieurs générations de galleristes de père en fille et de père en fils.
mais il y a quand même une jeune génération de jeunes galeristes, moins de 40 voire moins de 30 d'ailleurs, qui est là, qui fonctionne bien, qui se donne à fond. Donc ça c'est intéressant aussi d'être dans cet écosystème-là.
speaker-1 (02:33.518)
tu t'es retrouvé là alors que toi-même, de ce que j'ai compris, tu ne pas du milieu.
speaker-0 (02:38.142)
Effectivement, ne pas du tout du milieu. J'ai commencé ma carrière dans le marketing et la communication. J'ai bossé 6-8 ans en startup, où j'ai terminé dans une startup qui faisait... À l'époque, c'était la Big Data. Avant Clia, Exist, c'était la Big Data. Et je m'occupais du market et de la com.
C'est comme beaucoup, autour de la trentaine, l'envie de retrouver un petit peu de sens. On se pose la question qu'est-ce qu'on a envie de faire. L'art, c'est quelque chose qui m'a quand même entouré en tant que quelqu'un qui va avoir des expos. Pas forcément d'ailleurs en tant qu'acheteur trop à l'époque, vraiment quelqu'un qui va plutôt voir des expos. Et donc je me suis posé la question comment travailler dans ce milieu-là, sachant que j'avais pas forcément...
envie de redevenir stagiaire après avoir bossé pas mal. Et donc je me suis dit, il fallait que je devienne moi-même entrepreneur et que je trouve un moyen de construire une entreprise autour de la production artistique. À la base, même, peux te dire, j'aurais peut-être voulu moi-même être artiste. Ça, j'aurais bien aimé. Après, je me suis assez vite rendu compte en en fréquentant, justement en fréquentant des artistes.
des personnes très talentueuses, très impliquées, etc. Je manquais peut-être et de cette patience et de cette abnégation et juste de ce talent qu'ont des artistes. Et finalement, de devenir artiste, c'est un travail presque de moi, au long terme, où vraiment, c'est des années, des années, des dizaines d'années pour construire une pratique, etc.
Et je pense que j'avais pas moi cet horizon devant, c'était pas forcément fait pour moi.
speaker-1 (04:31.222)
J'aime bien la distinction, enfin ce que tu apportes comme définition. Moi je pense que tout le monde est créatif, la créativité ça fait partie d'une richesse humaine et universelle. Mais entre utiliser sa créativité et devenir artiste, il a un monde.
speaker-0 (04:45.358)
complètement, complètement. Je suis totalement d'accord avec toi. Typiquement dans mon métier, il faut que je sois créatif. D'ailleurs, c'est aussi ça qui me plaît, de travailler avec des artistes. Si toi-même, tu n'es pas créatif, tu peux être juste un vendeur. il a effectivement, ça, vois, typiquement, ça va être quelques galeries à l'ancienne, peut-être qui sont vraiment des vendeurs purs. Mais moi, n'est pas forcément cet aspect-là qui m'intéresse le plus.
Mais oui, un artiste, c'est quelqu'un qui va développer tout un univers extrêmement foisonnant, extrêmement précis, et voilà, ça c'est quelque chose qui prend des années, des dizaines d'années. C'est un processus que ce soit pour l'artiste ou le professionnel de l'art, il y a un œil à se faire, il y a une connaissance des différentes pratiques artistiques à se faire.
Pareil, peu de connaissance d'histoire de l'art, ce soit proche ou lointaine, ça permet d'affiner ce regard. Et après, il a la pratique qui fait que son processus, son regard, ses envies s'affinent. Mais oui, je le vois quand même, ça prend du temps.
speaker-1 (05:54.174)
J'ai vu aussi que tu avais créé une chaîne YouTube sur laquelle tu partageais des parcours d'artistes. Est-ce que ça c'est pendant la création de la galerie ? Est-ce que c'est un peu avant ?
speaker-0 (06:02.738)
C'est bien avant. En fait, c'est vraiment la première étape justement. C'est quand je suis parti de mon boulot, tout plaqué pour non pas élever des chèvres, mais je ne savais pas encore quoi. En tout cas, c'était travailler dans le milieu artistique, mais je ne savais pas quoi. Je me suis dit, malgré tout, c'est un milieu que je ne connais pas du tout. Donc, il faut que j'apprenne. Et comment apprendre de mieux qu'au contact de ceux qui font de l'art ?
Et donc j'ai pris, merci la France, j'ai pris mon chômage pendant une grosse année pour squatter l'atelier de plein d'artistes, plutôt d'artistes urbains à l'époque. Donc j'ai squatté leur atelier et je me suis dit bon je vais pas garder tout ce que j'apprends à leur contact pour moi, je vais essayer de restituer ça, d'en faire du contenu. Donc j'ai créé une chaîne YouTube, Instagram aussi.
des contenus qui s'appelaient « démasqués puisque a priori les artistes urbains c'est des artistes qui avancent plutôt masqués puisqu'ils ne pas être vus dans la rue, typiquement Banksy, l'artiste urbain le plus connu. Et donc au fur et mesure de ces capsules vidéo je les démasqués, je prenais du temps avec eux pour raconter leur travail.
speaker-1 (07:14.687)
juste comment tu gagnais leur confiance.
speaker-0 (07:16.684)
Je pense en faisant du travail de bonne qualité, en restituant assez fidèlement leurs pratiques, en les comprenant, en montrant que je les avais compris et en faisant des capsules de qualité qui étaient assez fidèles à ce qu'ils voulaient montrer de leur travail. Et surtout à l'époque, c'était des capsules où vraiment j'attendais rien d'eux d'autre que du temps et il n'y pas d'échange commercial, donc c'était vraiment quelque chose où je leur donnais.
pas mal même si eux ils me donnaient aussi beaucoup mais je leur donnais aussi pas mal. Et à une époque aussi où les créateurs de contenu culture, art n'existaient pas du tout. J'étais vraiment je crois le tout premier à faire ça. Aujourd'hui il en a beaucoup et c'est top mais à l'époque vraiment ça n'existait pas.
speaker-1 (08:04.364)
Donc là c'était très en amont du projet. Est-ce que ça t'a servi par la suite ou c'était plus un side project ?
speaker-0 (08:11.826)
Non, c'était vraiment... Ensuite, tout a découlé de ça. C'est-à-dire que ça m'a aidé à comprendre, découvrir le milieu artistique, à faire un réseau, un réseau d'artistes, finalement une communauté qui a commencé à me suivre sur Instagram. En parlant à ces artistes, donc évidemment, j'ai appris, j'ai découvert leurs pratiques et j'ai découvert quelque chose qui a été déterminant pour la suite et le début de la monétisation de mon activité.
l'édition d'art, la réalisation de ce qu'on appelle aussi print, édition d'art, lithographie, serigraphie, etc. Je résume en quelques mots, quand on achète de l'art on peut acheter soit des oeuvres uniques, un tableau peint, voilà c'est une oeuvre unique, mais on peut aussi acheter des éditions d'art, donc c'est des multiples, c'est pas forcément loin de là au contraire des reproductions, ça peut être des oeuvres originales, mais en X exemplaires qui sont donc numérotées et signées. Moi
Déjà en tant que collectionneur je commençais à acheter et en collectionner puisque souvent c'est par là qu'on rentre quand on est collectionneur on rentre par ces éditions parce que comme c'est des éditions il y en a plusieurs exemplaires c'est beaucoup moins cher que d'acheter des oeuvres uniques donc on peut avoir des oeuvres de belles oeuvres originales mais en plusieurs exemplaires d'un artiste pour 10, 15, 20 fois moins cher voilà donc je commençais à collectionner comme ça
Et je me suis dit pourquoi pas, en même temps que je proposais ces capsules vidéo, avec les artistes avec qui justement je proposais le travail, on va faire un print, on va faire une scénographie, et je vais proposer la vente. Et donc c'est comme ça que j'ai mis le premier pas dans le marché de l'art proprement dit. J'ai créé les capsules vidéo s'appelaient « Démasqué », j'ai créé une galerie en ligne qui s'appelait « Galerie Démasqué », ou
à peu près une fois par mois, une fois tous les deux mois, je proposais une nouvelle édition d'art exclusive en parallèle de ces capsules vidéo. Ça m'a appris à plein de choses sur la production artistique justement en tant que telle. Et ensuite de fil en aiguille, on commence à faire des expositions dans des lieux éphémères, puisque évidemment on n'a pas tout de suite un lieu en propre. On rencontre des gens.
speaker-0 (10:28.598)
En rencontrant des gens, j'ai aussi rencontré Céline Lenet, adjointe au directeur de l'hôpital des 15-20, qui avait un projet artistico-culturel pour lequel j'ai construit une résidence artistique dont je suis encore aujourd'hui le directeur artistique. Et puis à un moment, se pose la question de « je commence à travailler avec pas mal d'artistes, j'ai envie de faire des expos, j'ai du matériel ».
il a fallu que j'ouvre une galerie parce que c'était la suite logique. finalement, la galerie a été ouverte que je dirais trois ans après avoir fondé ma boîte. Donc finalement, ce n'est pas arrivé si vite que ça et c'est un résultat d'une progression plus que... À la base, je ne me disais pas forcément absolument que j'ai une galerie.
speaker-1 (11:18.286)
Parcours illustre aussi le pouvoir des quêtes secondaires où tu as des quêtes sans pression où tu suis simplement ta curiosité. Enfin j'imagine que quand tu as lancé ta chaîne tu t'es pas dit tout de suite je vais le monétiser.
speaker-0 (11:29.23)
Ben un peu si quand même. Si, fait c'était un peu le principe. Pour le coup, j'ai quand même été pas mal nourri de la com et du market à l'américaine. On disait à l'américaine c'est d'abord tu construis ta communauté et ensuite tu construis ton business. Et c'était un peu ça le business model que je m'étais dit. C'était je vais construire une communauté et ensuite on verra bien qu'est-ce qu'on construit comme business autour de cette communauté-là.
Mais par contre, là où je te rejoins, c'est que je n'avais aucune idée dans quelle direction j'irais. Et vraiment pendant un an, c'était je le fais sans aucune volonté de monétisation. C'est juste je fais, j'apprends, je construis et on verra. Et effectivement, oui, sans pression jusqu'à ce que tu arrives à un an, un an et quelques. Et là, tu sais que tu as l'horizon de la fin du chômage qui arrive bientôt. Et là, tu commences à dire quand même, il faut qu'on trouve un moyen de te rendre ça pérenne, monétisable. Et là, la pression arrive un petit peu.
Mais heureusement les choses se font et puis ensuite ça s'enchaîne.
speaker-1 (12:31.15)
D'accord, donc c'est un peu plus nuancé. Néanmoins je souligne quand même que pendant un an, tu as fait un truc sans savoir si ça allait être rapporté avec patience et passion aussi. Dans une époque où on a des exigences de rythme où je veux que ça aille vite, je avoir des résultats hyper vite.
speaker-0 (12:45.698)
pour rebondir sur ce que tu dis, je suis vraiment d'accord dans le sens où si je m'étais mis cette pression immédiate peut-être de rentabilité, de monétisation, je pense que je n'aurais pas été aussi vrai et candid dans mon approche. Et donc finalement, ce temps entre guillemets perdu, mais qui n'était pas du tout perdu, m'a servi, enfin en tout cas ce temps passé, m'a servi à gagner du temps après et à peut-être avoir synthétisé une idée plus pertinente pour moi.
et à créer des liens aussi peut-être plus forts qui m'ont permis derrière de faire quelque chose d'encore plus intéressant. En tout cas, j'ai toujours beaucoup travaillé par rebond en essayant de dire oui aux opportunités, à tester, il en a plein qui n'ont rien donné, mais en tout cas à tester énormément. Et en fait je fonctionne beaucoup par micro étapes et de test and fail.
speaker-1 (13:37.694)
Donc tu crées ta galerie. Au début, c'est du street art. Et aujourd'hui, tu représentes plusieurs motifs. Comment s'est fait cette transition, ouverture ?
speaker-0 (13:48.014)
Donc effectivement c'était très artistes urbains dans les démasqués et en fait c'est tout simplement que l'art urbain c'est un pan de l'art mais il en a plein d'autres et je voulais pas me restreindre à juste ce pan là donc j'ai juste ouvert et je continue de travailler avec des artistes urbains qui font une partie non négligeable de ma programmation mais pas que puisque en ce moment j'ai des artistes comme Caroline Carrenin
qui sont des artistes qui viennent du tatouage, qui travaillent le papier, qui travaillent même la céramique, le papier brodé. Je vais avoir des artistes qui font du vitraille, qui travaillent différentes techniques picturales. Il a plein d'artistes. Maintenant, j'ai ouvert.
speaker-1 (14:37.654)
Et c'est quoi pour toi le fil rouge de ta galerie si tu devais définir ta proposition ?
speaker-0 (14:42.702)
Justement, c'est cette curiosité à essayer de découvrir ce qu'aujourd'hui, en tout cas en France, on ne connaît pas encore. Je suis allé pas mal chercher aussi des artistes un peu plus connus à l'étranger, mais qui n'étaient pas pas représentés en France. Et à contrario, en France, je vais aller chercher des artistes un peu plus émergents, moins représentés. Et finalement, le fil rouge.
Ce n'en est peut-être pas un, mais c'est cette diversité. En fait, je suis ma curiosité, mon envie de tout le temps peu renouveler le regard. Et du coup, j'ai fait une expo là autour de la matière et de l'artisanat. J'ai fait une expo beaucoup plus autour de la couleur avant, du spectre lumineux. Il y a plein de choses différentes, mais je pense que le mettre au mot, c'est être curieux et découvrir des choses nouvelles et différentes.
speaker-1 (15:36.488)
Pour revenir sur l'entrepreneurat et la galerie d'arrêt, est-ce que tu diras qu'une galerie c'est un business comme un autre ? Qu'est-ce qui est différent par rapport à d'autres business selon toi ?
speaker-0 (15:45.294)
Oui, c'est clairement un business comme un autre, c'est une PME. Franchement, tout se rapproche du business. Tu vas avoir évidemment un aspect de vente. as un magasin, as un aspect de vente en B2C et aussi pas mal en B2B. Tu as des expos, ça fonctionne un peu comme des collections dans la mode. Donc, tu dois anticiper les collections et les expos à venir. Tu as un lien fort avec tes...
Je mets des énormes guillemets parce que c'est un peu dégueulasse de dire ça, mais fournisseurs c'est des artistes, mais là je fais que des parallèles. Moi je travaille avec peut-être une vingtaine d'artistes max au quotidien, on a une relation qui doit être quand même super étroite et super forte. Et on a une très grande dimension de marketing et de communication, puisqu'une galerie c'est beaucoup de l'image, donc il faut énormément travailler cette image et ce positionnement.
Voilà, c'est tous les éléments d'une petite entreprise.
speaker-1 (16:44.748)
Et justement en parlant de communication, tu es très présent sur les réseaux sociaux. Est-ce que c'est une pratique que tu vas se développer chez tes confrères ou il a encore de la résistance ?
speaker-0 (16:54.662)
Justement, il y a aussi un gap générationnel et moi finalement c'est marrant parce que j'ai beau avoir commencé comme créateur de contenu. Finalement je ne pas de la génération plus jeune qui vraiment sont très à l'aise, je pense, à l'aise avec la création de contenu. Donc j'en fais, j'en ai fait et ça me fait aussi plaisir mais je pas forcément aussi à l'aise que ça. Et pourtant je suis assez jeune quand même dans le marché donc on peut imaginer que pour les générations un peu au-dessus c'est d'autant plus compliqué. Mais en fait je pense que ce même pas une question de...
Est-ce que c'est difficile ? C'est une question de c'est nécessaire. Aujourd'hui, les codes, mais pour toutes les galeries, on voit les mégagaleries, les perrotins, etc. qui font appel à des créateurs de contenu, qui misent sur la création de contenu. en fait, aujourd'hui, quel que soit ton business, il faut l'incarner. C'est juste une nécessité. Et on voit que d'ailleurs, les artistes qui, par ailleurs, fonctionnent bien et fonctionnent le mieux, c'est les artistes qui réussissent à incarner leur marque, à créer une...
une vitrine digitale de ce qu'ils sont et les galeries doivent faire pareil, il n'y a pas le choix donc en fait ce n'est pas une question de choix, c'est une question il faut y aller.
speaker-1 (18:04.78)
Toi c'est quelque chose que tu regardes quand tu spots des artistes, leur présence digitale
speaker-0 (18:10.55)
Oui, ça fait partie des éléments, curseurs. Moi, j'ai plein de curseurs que je vais regarder. Et un artiste qui me dit non, mais moi, là comme j'y crois pas, mon travail est technique et artistique. Là, pour moi, c'est un énorme red flag. C'est un énorme red flag déjà parce que je considère avoir ce positionnement, c'est se voiler la face sur ce qu'ont dû à faire les artistes depuis, mais depuis l'Antiquité, depuis...
L'antiquité, on avait des mécènes, mais on n'avait pas ces mécènes par hasard. C'était qu'on arrivait à créer une marque autour de qui on était, de se positionner, de travailler son réseau, y compris au XVème siècle. Aujourd'hui, juste que ça se fait avec des outils qui sont différents, mais c'est toujours aussi vrai. Et aujourd'hui, il des artistes qui ont de moins en moins besoin des galeries.
J'ai l'impression qu'il a quelques années, tu étais artiste, tu voulais rentrer sur le marché de l'art, tu étais obligé de passer par une galerie. Et aujourd'hui, il y a des artistes qui sont natifs, justement, hors galerie, mais qui ont déjà bien réussi à s'intégrer au marché de l'art. Et tant mieux pour eux. Et c'est parce que, justement, ils ont créé cette communauté et les galeries doivent intégrer ça. Et moi, trouve ça très bien qu'ils arrivent aussi à se passer de nous. nous, du coup,
On a un métier qui shift un peu, même totalement, et très bien.
speaker-1 (19:36.086)
J'avais aussi une question sur cette espèce de double peine. Déjà, comme tu disais, artiste, un sacerdoce. Mais aujourd'hui, en plus, il faut que tu crées une communauté. Est-ce que tu trouves pas que c'est un peu dur ?
speaker-0 (19:46.594)
Et c'est hyper dur. Je vais commencer par ça. Moi, je trouve qu'aujourd'hui, être artiste, c'est extrêmement dur. J'ai un respect fou pour eux parce qu'on parlait tout à l'heure d'une galerie, c'est une petite entreprise. Etre artiste, c'est une petite entreprise exactement au même titre. Sauf que c'est une PME où généralement, t'es solo. Et oui, la communication, aujourd'hui, tu dois apprendre les codes. Tu dois mettre en pratique, tu dois investir du temps, tu dois créer ton réseau. C'est hyper dur.
et il a un nombre de places très limitées, déjà dans l'univers galerie. C'est pour ça que moi, je beau être galeriste, je ne recommande pas aux artistes de faire une galerie une fin en soi. Déjà, vous pouvez très bien apprendre à vendre et à être en contact avec une base de collectionneurs, une partie de votre côté. D'ailleurs, nous, va être très contents que vous ayez, en tant qu'artiste, réussi à développer ce lien.
Et après nous, faut qu'on fasse en sorte que la galerie et l'artiste transforment ça de la meilleure manière. nous, on va devenir aussi des accompagnateurs. On a aussi cette communauté. Mais la galerie, à quoi ça va servir ? Ça va servir à te trouver une assise. Cette communauté, c'est bien, mais il faut qu'elle puisse s'agréger, on va dire, en vrai, in vivo. La galerie, c'est un bel endroit pour faire ça. C'est à la fois un lieu physique pour venir voir, mais c'est aussi un gage de...
de respect, d'engagement, de bonne conduite, etc.
speaker-1 (21:13.55)
Peut-être dire un moment, l'artiste qui mordicule ne veut pas aller sur les réseaux, c'est là où je voudrais peut-être faire une distinction entre l'artiste qui refuse d'y aller par principe et l'artiste qui n'est pas à l'aise.
speaker-0 (21:24.216)
Oui, pas à l'aise, moi je le disais, moi non plus je suis pas à l'aise, j'en fais. Mais il a plein de choses auxquelles on n'est pas à l'aise, moi j'aime pas faire ma compta, bon bah j'en fais, on n'a pas le choix. Mais non mais bien sûr c'est normal de pas être à l'aise, quand une voix, à part peut-être les plus jeunes générations qui sont nées dedans, après ça s'apprend, c'est un mindset aussi.
c'est pas vouloir en faire trop non plus et c'est d'être aussi en raccord avec son temps, c'est-à-dire pas faire... quand on a peut-être un artiste, qu'on a 20 ans de carré derrière nous, qu'on a 50 ans, pas faire comme un jeune artiste de 24 ans qui sort d'école, on va pas faire forcément les mêmes types de contenus, mais c'est ok.
speaker-1 (22:03.726)
On peut pas faire de danses sur TikTok.
speaker-0 (22:05.506)
Après ça, dépend de ce que chacun aime faire. Mais oui, pense que... Après c'est sûr que c'est dur, mais chacun peut faire un contenu qui lui correspond. Il trouver ce ton, faut oser après le faire et malgré tout il y quand des codes à respecter et ça, il faut se former un petit peu là-dessus quoi.
speaker-1 (22:24.642)
Et est-ce qu'aujourd'hui tu accompagnes aussi des artistes sur cet aspect communication ?
speaker-0 (22:29.358)
On bosse beaucoup ensemble. On construit les stratégies de communication des expos ensemble. Qu'est-ce qu'on va proposer ? C'est une stratégie de communication in situ dans la galerie. C'est une stratégie de communication en digitale. On se parle beaucoup. Quelle typologie de contenu on crée ? C'est vrai que je crée quand même pas mal de contenu. C'est hyper important, photo et vidéo.
sur lesquels les artistes vont pouvoir s'appuyer. Mais oui, c'est beaucoup de collaboration.
speaker-1 (23:01.772)
Est-ce que tu as des douze, des dantes sur les réseaux en particulier ?
speaker-0 (23:05.486)
C'est d'essayer de raconter de manière assez vraie sa vie et sa pratique d'artiste. Finalement d'être tout autant dans le fait de montrer un travail fini que dans le fait de raconter son processus artistique, les artistes qui réussissent à faire ça. Généralement il y a cette authenticité qui est énormément appréciée, qui leur permet de construire une communauté qui est même assez importante.
speaker-1 (23:33.92)
J'avoue, suis un peu partagée sur le fait de montrer les coulisses de ta création, parce que à la fois, suis d'accord avec toi, les vidéos, le process fascinent, vois, l'avant-après, c'est incroyable. Et en même temps, comme tu dis, un artiste, met parfois des dizaines d'années à développer sa pâte authentique. Est-ce que c'est pas aussi un risque de trop montrer ?
speaker-0 (23:54.728)
Clairement le curseur est assez fin. Si tu ne pas être copié, innove sans cesse et impose ton style. pour le coup, pense qu'une techniquement, tout le monde peut copier n'importe quelle technique. Ça à la limite, les artistes qui veulent pas trop montrer leur technique là-dessus. Finalement, je pense que ce pas si grave que ça parce que c'est d'abord une patte et puis c'est d'abord une marque finalement. es un artiste et une marque donc même si tu es copié.
Si ta marque est bonne, si ta com est bonne, c'est pas grave. Mais oui, quand je dis montrer, ça peut être du process, mais ça peut être pas forcément du process. C'est juste raconter des choses, faire du storytelling. Le storytelling, c'est pas forcément se montrer en train de travailler. Il y a plein de choses à dire dans le storytelling.
speaker-1 (24:40.856)
Excuse-moi, te coupe la parole parce que je refais le lien avec ta galerie. Souvent quand on rentre dans un espace d'art contemporain, c'est quand même très hermétique. Si tu n'as pas les codes, si tu ne connais pas un minimum l'artiste, tu es un peu perdu et parfois perplexe. Mais tu mets un point donné aussi à accueillir les visiteurs et à les faire entrer dans l'univers de l'artiste pour mieux comprendre ça. ça, fait partie des points de rupture que je trouve dans ta proposition par rapport à d'autres générations. Tu es beaucoup plus inclusif et ouvert.
Parce que t'as parlé de storytelling, effectivement le process, c'est aussi ça, c'est montrer le pourquoi...
speaker-0 (25:15.01)
Oui, je pense que, encore une fois, ça va dans le sens de l'histoire où on est des consommateurs, tous, de storytelling. Et moi, comme n'importe qui, on n'est jamais autant réceptif à une marque, à quelque chose que quand on se sent happé et inclus et qu'on comprend. Donc voilà, il faut réussir à faire ça. C'est très dur. C'est peut-être la chose la plus dure de créer ce storytelling, de ne avoir peur de se mettre à nul. Mais si on y arrive, c'est génial.
Peut-être aussi parce que je ne pas du céréale de l'art, je n'ai pas envie d'être dans cet entre-soi, ça m'intéresse pas. Je défends des artistes qui ont des prix qui restent hyper abordables, donc ce serait complètement déjà en plus bête de créer un entre-soi, alors que non, j'ai des artistes abordables et qui veulent eux-mêmes être achetés par... Alors évidemment, l'art, reste un prix et ça reste pour beaucoup un luxe.
Mais ça reste quelque chose que moi j'essaie de faire en sorte que mes expos et les artistes qu'on représente et ce qu'ils proposent puissent être de plus en plus achetés par le plus grand nombre et intégrer en tout cas la vie d'un grand nombre.
speaker-1 (26:22.444)
Est-ce que tu dirais... Je sais que c'est un peu audacieux de dire ça, mais est-ce que tu dirais qu'il n'a jamais été aussi facile de vivre de son art qu'aujourd'hui avec justement cette massification et ses nouveaux moyens ?
speaker-0 (26:33.794)
C'est effectivement audacieux. C'est audacieux dans une période qui difficile pour le marché de l'art en général et donc pour les artistes. Mais théoriquement, oui. Théoriquement, comme je disais, tu n'as plus besoin d'une galerie. Avant, je pense que c'était nécessaire de passer par tout ce processus quasiment initiatique d'une galerie aujourd'hui.
Si t'es très fort en tout ce qu'on vient de dire, ben tu peux être un artiste à part entière et sans l'aide de personne. Mais il faut développer toutes les compétences qu'on a décrites avant. Théoriquement oui, mais après en pratique, il a du boulot.
speaker-1 (27:20.97)
Oui, ça veut pas dire que c'est facile pour autant, mais si on compare, peut-être qu'il n'y a jamais été aussi facile.
speaker-0 (27:25.966)
Mais t'as raison, c'est du coup plus accessible. Pas plus facile mais peut-être plus accessible.
speaker-1 (27:32.002)
avec la massification de la clientèle, il aussi par exemple les entreprises qui deviennent des acheteuses d'art.
speaker-0 (27:37.26)
Tu as raison, va aussi avec cette ouverture nécessaire de l'art et des artistes en général. Avant, je pense que tout ce qui n'était pas en galerie, c'était un gros mot, à quelques exceptions près. puis, as eu le pop art qui a peu changé tout ça, Warhol et ses reproductions et petit à petit...
Le B2B fait rentrer l'art dans les campagnes de communication, dans ses collaborations. Il y a énormément de collaborations depuis quelques dizaines d'années. Donc ça, permet aussi à l'art de rentrer là-dedans des artistes qui eux-mêmes de base ont, par exemple, je pense à Cause, qui ont créé des toys et qui sont devenus des phénomènes de la pop culture internationale. oui, effectivement, les entreprises, c'est moins un gros mot maintenant.
et donc les galeries, les artistes sont de plus plus enclins à travailler avec elles.
speaker-1 (28:35.16)
Qu'est-ce que tu commencerez à un artiste aujourd'hui qui veut se faire remarquer d'une galerie ou être représenté par une galerie ?
speaker-0 (28:41.102)
Déjà en tant qu'artiste, est hyper important, je pense, c'est de développer une singularité. Pour moi, c'est quand même quelque chose que je vais rechercher, plus que quasiment tout le reste, c'est comment ton univers se singularise. Et attention, c'est peut-être l'élément le plus compliqué qui soit. Se singulariser quand il a des dizaines, centaines de milliers d'artistes.
Je dis pas de réinventer la roue, mais il se trouve que quand même, il des artistes qui réussissent à avoir une pratique où tu vois un tableau, tu vois une œuvre, tu te dis OK, c'était l'artiste et tu es sûr parmi la terre entière, tu sais que c'est Et ça, c'est dingue. Juste réussir à faire ça, réussir à... Et je te parlais de process, ça, c'est un vrai process de réussir ça. Donc déjà, de construire sa pratique dans cet objectif de vraiment avoir cette voie unique.
Si tu réussis déjà à atteindre le tiers du quart d'une voix unique, déjà magnifique. Ça c'est un premier élément. Et après un second élément, malgré tout moi je découvre énormément d'artistes via Instagram. C'est ta vitrine. Si cette vitrine transmet intelligemment cette fameuse singularité dont on a parlé, ça va être vite bingo.
speaker-1 (29:58.24)
Le plus dur étant de définir qu'est-ce que la singularité.
speaker-0 (30:01.504)
En fait, c'est quelque chose d'ultra évolutif. C'est un regard qui a embrassé aussi des centaines, des milliers de travaux d'artistes différents. Moi aujourd'hui, je commence, mais encore une fois, suis bébé par rapport à des gars qui bossent dans le milieu depuis des dizaines et des dizaines d'années. Mais malgré tout, même, commence tous les jours, je vois des dizaines de nouveaux artistes. Je vois des travaux très différents. Et du coup, je commence à former cet œil-là où en gros...
il a un truc qui fait que, ouais, ok, cet artiste là, il a ce petit quelque chose que j'ai pas vu. Là où c'est compliqué, c'est que c'est vraiment un petit quelque chose parce que des techniques artistiques, il en a pas 50 millions. Des façons de représenter le monde, malgré tout, pareil, il en a pas 50 millions. Abstraction, figuration, dans la figuration, tu vas pouvoir représenter de l'humain, de la nature, quelque chose d'un peu plus sentiment, de l'urbain.
Peut-être l'abstraction c'est encore plus dur de se distinguer. Mais peut-être qu'on conseille, même en tant qu'artiste, de regarder énormément autour de toi ce que les autres artistes font, et évidemment s'en nourrir, mais s'en nourrir pour aussi mieux s'en éloigner.
speaker-1 (31:13.364)
Quand tu évites d'aller dans cette voie de comparaison et de défaîtisme, on déjà été fait, quelqu'un d'autre fait la même chose que moi mais en tellement mieux.
speaker-0 (31:24.674)
Je sais pas, franchement, moi c'est quelque chose qui peut m'arriver assez souvent de me comparer, me dire, ils sont tellement meilleurs que ce qu'on fait, etc. C'est compliqué, après, à un moment, il faut avoir une vision, gut feeling, essayer de le suivre et faire aussi ce qui te plait finalement.
c'est aussi parfois arrêter de se mettre la pression et toute façon ce ne jamais parfait, ce ne sera jamais totalement unique, ce sera jamais machin, donc autant se faire un peu plaisir et d'aller dans une direction où on se fait plaisir tout en essayant d'avoir quand même des paramètres en tête.
speaker-1 (32:02.206)
Et puis on n'est pas obligé de regarder tout le temps. peut parfois fermer les écoutis et se mettre dans ce...
speaker-0 (32:07.246)
Non, non, c'est sûr, c'est sûr. T'as raison, on trouvé quand même une direction. Allons-y et prenons plutôt de l'inspiration sur tout le reste, ce qui nous environne, nos sentiments, plus que les autres artistes.
speaker-1 (32:24.11)
Et alors sur la partie prospection, est-ce que tu reçois beaucoup de demandes et est-ce que tu déjà signé des artistes via cette procédure ?
speaker-0 (32:32.052)
Oui, oui, bien sûr, je reçois beaucoup de demandes. J'ai déjà signé des artistes qui m'ont prospecté. J'avoue assez peu. Généralement, c'est quand même plutôt eux qui arrivent sur mes radars et ensuite je les contacte et on discute. Ça m'est arrivé, d'autant plus que maintenant, j'essaie d'essayer de développer les collaborations avec des marques, etc. Donc ça me permet aussi d'élargir le portefeuille d'artiste avec qui je peux travailler.
Parce qu'il y a une réalité qui est qu'elle est, c'est que moi dans une année je peux faire 5-6 expos maximum, certains expos c'est des solo shows, un artiste, ok c'est des groupes shows mais ça va être quoi ? 4-5 artistes maximum. Donc en fait de facto j'ai beau recevoir énormément de travaux d'artistes ultra talentueux et avec qui dans l'absolu et j'achèterai volontiers un travail ou je travaillerai volontiers avec eux.
Juste il y a une considération ultra pratique de limite de personnes avec qui on veut travailler et oui, sur 100 artistes que je trouve ultra talentueux, je vais bosser avec 5. C'est un peu difficile à entendre et je le comprends, c'est pourquoi pas moi, parfois juste malheureusement c'est horrible mais c'est un peu de chance, c'est t'arrives au bon endroit au bon moment.
toi en tant qu'artiste parce que j'ai aussi un projet qui se rapproche de ton travail parce que moi dans mon cheminement personnel et dans ma sensibilité du moment voilà ça va va résonner parce que ça fait écho avec telle chose et en tant qu'artiste c'est pas parce que je ne t'expose pas que tu n'as pas autant de valeur qu'un artiste que j'expose bien bien au contraire
speaker-1 (34:16.886)
Même quand tu es représenté par un galerie, ça ne pas dire qu'il ne pas que tu développes des trucs à côté. Tu peux avoir un agent, mais ton agent ne pas t'apporter tout ton taf. Donc il faut aussi derrière avoir cette compétence en communication, en prospection, en networking.
speaker-0 (34:20.942)
Oulah non !
speaker-0 (34:31.208)
d'autant que, par exemple, je recommande toujours à mes artistes, je leur dis mais déjà faites en sorte que je ne sois pas votre seule galerie. Donc déjà typiquement ce n'est pas parce que je les expose qu'il ne pas qu'ils soient exposés ailleurs, ailleurs en France, ailleurs dans le monde, qu'ils aillent d'écouter des projets par ailleurs. Alors moi je leur en trouve aussi.
Après ça va dépendre de la taille des galeries. vois, tu des galeries comme Perotin, ils ont en interne, ils ont la force de pouvoir avoir, je ne pas si c'est un interlocuteur par artiste, mais en tout cas tu dois avoir des artistes qui les ont, qui s'occupent de quelques artistes et qui vont faire ce travail de développer comme des agents. Moi c'est le travail que je fais aussi, mais après moi je suis tout seul.
J'ai, comme je te disais, quelques dizaines d'artistes dans la galerie, plus ceux qui viennent pour des projets X et Y qu'on développe. Donc non, non, c'est pas du tout fini, malheureusement. Je suis désolé. Mais non, non, il faut continuer. il faut... Nous, on n'est qu'une petite brique. Il faut considérer qu'on n'est qu'une petite brique. Et d'ailleurs, encore une fois, je le redis, c'est pas une brique qui est forcément nécessaire. C'est évidemment toujours bien, mais il y a plein d'artistes qui s'en tirent très bien sans.
speaker-1 (35:45.246)
J'avais des questions sur ton investissement pour ouvrir ta galerie et si tu as l'équilibre aujourd'hui, si tu es bénéficiaire, si tu es encore en construction.
speaker-0 (35:53.838)
Ouais, investissement, je suis totalement en fond propre et finalement comme ça s'est fait tellement step by step que voilà, ça s'est fait naturellement et j'ai pas eu spécialement besoin d'investissement particulier. Et aujourd'hui, oui, je suis bénéficiaire. C'est une bonne Oui, c'est une bonne nouvelle.
speaker-1 (36:13.23)
Félicitations !
speaker-1 (36:17.216)
Arthur, as aussi créé un tremplin pour les artistes émergents en parallèle de ton activité. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
speaker-0 (36:23.938)
Tout à fait. En fait, ça s'appelle le Bastille ArtPrice. Plus le temps passe et plus j'ai ce noyau dur d'artistes dont j'essaye de développer le travail. Mais du coup, nécessairement et mécaniquement, ça réduit vachement d'autant le nombre de nouveaux artistes que je peux présenter. Or, on en parlait, il y a plein d'artistes hyper talentueux qui existent, qui me contactent et machin. Et donc, je me suis dit, comment je fais en sorte quand même pour créer un espace
où je vais pouvoir laisser cet espace à des artistes que je ne pas du tout ou qui viennent me voir pour intégrer la programmation de la galerie. C'est là que j'ai eu l'idée de créer ce Bastille Arc Prize dont on a fait la première édition l'année dernière. Ça a consisté en quelque chose d'assez simple, c'était un appel à candidature qui a duré un mois et demi l'année dernière où les artistes avaient juste à m'envoyer un portfolio.
avec une dizaine d'œuvres, gros, comme si ça occupait un pan de ma galerie. Et ensuite, moi, j'ai construit un jury d'une douzaine de professionnels du marché de l'art, des journalistes, des auteurs, des curateurs, des professionnels un peu plus éloignés dans l'architecture d'intérieur et même des marques, pas directement liées à l'art. vraiment tout un panel comme ça.
fin de l'année ils ont décortiqué tous ces portfolios que les artistes nous avaient envoyés et c'est eux et pas moi d'ailleurs ça c'est important aussi de le préciser c'est eux qui chacun ont fait leur top 10 et en fait en agrégeant ce top 10 on a eu un top 5 choisi par l'intégralité de ces jurys et donc pas moi du tout top 5 artistes qui maintenant font partie de la programmation que j'ai pris dans la programmation de la garderie que j'ai exposé
Évidemment pendant deux mois, en janvier-février de cette année, on a fait une belle expo, super belle d'ailleurs. Il y avait énormément de monde au vernissage, c'était génial ici. Vous pouvez aller voir soit sur le site de la galerie l'expo Bastille ArtPrize, soit le site d'ailleurs Bastille ArtPrize avec un z.com, a tout le retour là-dessus. On va le refaire en fin d'année. Le site est live et ouvert, donc vous pouvez postuler d'ailleurs d'ores et déjà.
speaker-0 (38:38.082)
mais on va ouvrir un peu plus officiellement les candidatures comme l'année dernière à la rentrée en septembre et pour le coup on fermera mi-octobre. Et donc j'encourage vraiment tous les artistes, vraiment quel que soit leur orientation et leur typologie de travail à postuler. Moi ça m'a à la fois permis d'identifier des artistes qui maintenant font partie de la programmation qu'on a donc exposé dans cet expo, mais que j'ai pour certaines, je suis aussi allé présenter plus tard dans l'année dans des foires.
C'est aussi des artistes que j'ai présenté sur des projets plus B2B avec des marques. Et d'ailleurs, il a pas mal d'artistes qui n'avaient pas eu la chance d'être lauréats dans les cinq lauréats, mais que moi j'avais bien identifié malgré tout et avec qui on est en train de faire des projets par ailleurs. Moi, ça m'a permis de constituer vraiment un pool hyper intéressant d'artistes que je sais que je vais pouvoir activer.
Même si ce pas directement en exposition tout de suite, encore une fois je le dis, l'exposition ce n'est pas que la matérialité de ce qu'on peut faire et donc je les active sur tout plein de projets divers et variés.
speaker-1 (39:46.402)
Et comment tu fais pour garder en tête tous ces profils ? Est-ce que tu as des outils particuliers ?
speaker-0 (39:51.31)
Je suis en train de développer un outil interne mais potentiellement aussi vocation externe pour mes clients où je suis en train de justement tous ces artistes que je repère. que effectivement, j'ai mes pairs un peu, j'ai plein d'artistes géniaux que je vois passer et parfois j'oublie ou j'oublie leurs noms et donc j'essaye de faire en sorte de les mettre dans cet outil qui va me permettre de rechercher un style, rechercher une typologie de travail et donc de plus en plus ça me permet de moins oublier.
et de plus avoir en tête tout ça.
speaker-1 (40:24.558)
Bon, écoute Arthur, on arrive sur la fin de notre épisode. Où est-ce que tu aimerais être dans cinq ans si tu devais revenir dans ce podcast ?
speaker-0 (40:31.15)
Très très bonne question. Moi je dirais être toujours, en tout cas dans un lieu où je me sens bien, où je m'éclate. Moi je dirais c'est continuer à développer des projets divers et variés avec des artistes. Donc c'est vraiment dépasser le cadre de la galerie.
C'est d'avoir cette capacité à aller sur une hétérogénéité des projets à la fois dans la taille, les typologies, dans les collaborations et les personnes avec qui on va pousser ces projets, donc des particuliers mais pas que. J'aimerais bien continuer aussi à développer ce côté en B2B qui permet aussi de changer d'échelle aussi, ce je trouve assez intéressant.
speaker-1 (41:17.046)
Et alors, où est-ce qu'on peut te retrouver, à la fois physiquement et sur le réseau
speaker-0 (41:21.518)
La Galerie Besso est à Bastille, Paris. Pour ceux qui voient l'opéra Bastille, littéralement à une minute dans la petite rue de Charenton qui part. On est à une minute de l'opéra Bastille en le longeant par la gauche. ensuite, www.galeriebesso.com ou sur les réseaux sociaux ou Instagram, bien sûr.
speaker-1 (41:42.734)
Voilà. Merci beaucoup Arthur pour le partage de ton expérience et de ta vision et de tes conseils.
speaker-0 (41:48.801)
Merci beaucoup de m'avoir invité.
speaker-1 (41:50.856)
te souhaite une bonne semaine, prends bien soin de toi et de ton business.
speaker-1 (41:57.582)
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