Kasia (00:00.334)
Je sais que ça paraît contre-intuitif, mais l'objectif ce n'est pas de satisfaire toute la curiosité de la personne, mais d'ouvrir un dialogue. En fait, faut trouver cet équilibre entre donner suffisamment d'informations pour que quand même il y ait une proposition concrète et que la personne voit aussi quel est son intérêt à cette possible collaboration, qu'est-ce qu'elle pourrait en retirer, mais laisser aussi cette personne rester un peu sur sa fin et être à l'initiative d'un deuxième temps de communication et de poser des questions complémentaires, comment ça se passe, quels sont vos tarifs...
Comme on travaille ensemble, pouvez-vous me faire un devis ? Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes, trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux.
surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:26.894)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, on va parler de supports de communication. Sujet un petit peu technique certes, mais néanmoins important. Les questions auxquelles je vais tâcher de répondre, c'est de quel support de communication as-tu réellement besoin pour lancer ton activité indépendante et pour la développer ? Et puis surtout, qu'est-ce qu'il faut mettre sur ces supports ?
parce que la question des supports de communication, c'est un petit peu un serpent de mer qui revient régulièrement. Tu sais qu'il te faut un site web, une présence en ligne, voire à minima une plaquette. Mais quelle est l'importance stratégique de ces documents ? Est-ce que tu as vraiment besoin de tout au même moment ? Une des raisons qui m'ont poussée à enregistrer cet épisode, c'est aussi d'avoir réalisé que la frontière n'était pas toujours très claire entre les supports de communication dont on a vraiment besoin.
et qui font vraiment avancer les choses dans ton activité. puis de l'autre côté, les choses dont on se dit, tiens, ce serait peut-être pas mal si j'en avais un. Mais au fond, on est juste en train de se comparer aux autres et de se demander si on fait pas quelque chose de mal. Quand je parle de supports de communication, j'entends donc des supports imprimés, des catalogues, des brochures, des cartes de visite, mais aussi des supports numériques comme un portfolio en ligne, un site web, une page de vente.
un poste sur les réseaux sociaux ou encore pourquoi pas un ebook. Une des choses que je voudrais clarifier d'emblée, c'est cette idée que contient le mot support. Un support, c'est quelque chose qui est fait pour soutenir, pour recevoir une matière déjà, une matière imprimée, mais aussi pour soutenir un petit peu comme un pilier ou une béquille, dans un sens on va dire un peu étymologique. Et un support de communication, c'est un élément, un maillon qui s'inscrit dans une chaîne d'événements de communication.
Un support de communication n'a pas pour vocation de vendre, dans un sens où la personne qui verrait ton support, que ce soit ton poste, ta brochure ou ton portfolio, se dirait immédiatement vite, filez-moi un bond de commande et que je lui envoie un devis. À l'exception peut-être du site web qui mettra à la fois un support de communication et un support de vente. Je reviendrai sur cette distinction un petit peu plus tard dans l'épisode. Quand on travaille en agence de communication,
Kasia (03:47.041)
sur une campagne de communication, ne pense pas en termes de support unique. Une campagne de communication repose sur plusieurs événements, sur un calendrier de contenus qui vont être diffusés à une certaine fréquence et dans une certaine logique, pour favoriser la diffusion d'un message et l'atteinte d'un objectif particulier, ce soit un objectif de visibilité, un objectif de fréquentation ou un objectif de vente en boutique. Je pense que l'une des raisons pour lesquelles
créer des supports de communication est tellement pénible pour beaucoup d'indépendants. C'est notamment parce qu'on met beaucoup trop de pression sur un support unique de remplir tout un tas de fonctions, à la fois de communication, de marketing, de susciter le désir, mais aussi de conclure et de convertir, de donner toutes les infos. Et comme c'est une tâche pour le moins difficile, forcément on bugue quand il s'agit de passer à l'action et de rédiger quelque chose.
Mon humble ambition, c'est que cet épisode t'aide à dépasser cette paralysie face à la tâche, aussi te donne des orientations claires sur comment structurer ton support et quoi mettre dedans. Et pour cela, il faut bien comprendre quel est le rôle d'un support. Comme je le disais un peu plus tôt, le mot support veut dire soutien. Dans un premier temps, un support de communication a pour vocation de te remplacer. Quand tu as ton compte, l'une des meilleures ambassadrices de ta société, c'est toi-même. D'ailleurs, beaucoup d'indépendants me disent
Quand je suis en personne avec quelqu'un, quand je discute, quand j'ai une conversation commerciale, quand un prospect vient me voir, j'ai pas vraiment de problème pour vendre, mais c'est vraiment toute la partie rencontrer mon prospect, générer de l'intérêt et faire venir cette personne vers moi. Et tes supports de communication, leur fonction c'est ça. C'est de générer ce désir de te contacter. Un support de communication, sa vocation c'est de le mener jusqu'à toi ou éventuellement ton site web, puis jusqu'à toi.
Dans ces cas-là, tu délègue cette fonction de vente à un support de vente justement, ou à une plateforme ou un agent. Mais si ce n'est pas ton cas, tant que tu peux faire ton commercial toi-même, le but de tes supports sera de mener jusqu'à toi, ou vers ton site web. Une autre façon de le dire, en gros, c'est à partir du moment où tu comprends que l'objectif de ton support de vente ce n'est pas de vendre, mais d'amener quelqu'un à avoir une conversation avec toi. Beaucoup de choses vont se clarifier.
Kasia (06:07.663)
L'une des raisons pour lesquelles on bugue autant devant nos supports de com, c'est parce qu'on leur donne cette fonction de vendre à notre place. On projette peut-être de façon un petit peu naïve cette idée que bon, je vais tout mettre dans un document, je vais l'envoyer au client et puis si ça lui plaît, il passe commande, si ça lui plaît pas, on passe à autre chose. Alors qu'en fait, c'est l'inverse. Envoyer ta plaquette, c'est juste le début de la discussion et il faut que tu reprennes vite l'initiative de l'échange derrière pour continuer à parler. Rairement un support de communication a pour objectif
d'aboutir à une vente directe. Même un flyer que tu mets sur un panneau d'affichage avec tes coordonnées en disant « j'offre des cours particuliers ou du babysitting ou je vais provider votre chien », tu laisses ton numéro de téléphone et la personne te contacte. Et la vente, elle se fait quand vous échangez. C'est la même logique avec les postes sur les réseaux sociaux. Le but d'un poste individuel, c'est pas forcément de déclencher l'achat tout de suite derrière. En tout cas, si tu te donnes cet objectif-là, je pense que tu vas souffrir. Tu vas souffrir de frustration de « pourquoi est-ce mes postes ne font pas
Et bien parce que tout simplement, c'est peut-être pas leur fonction. La fonction d'un poste sur un réseau social, c'est que quelqu'un aille voir ton profil, aille voir ton site web et te contacte. C'est ça le but. C'est que cette personne découvre ton travail, découvre tes offres et te contacte par la suite. Pareil, quand tu envoies une plaquette à un client, même s'il te dit envoyez-moi votre plaquette, envoyez-moi votre pitch, l'objectif là non plus, ce n'est pas d'avoir une vente ou une commande juste derrière. L'objectif, c'est d'avoir un rendez-vous. Et c'est lors du rendez-vous qu'il sera possible
de pitcher tes services et peut-être finir le rendez-vous sur une promesse de devis. Quand tu comprends ça, déjà tu mets moins la pression sur un contenu unique parce que tu sais qu'il y aura d'autres contenus. Il y aura d'autres occasions de communiquer, aura d'autres posts, y aura d'autres plaquettes, il y aura d'autres pages de sites web, des choses que tu peux mettre à jour. Ensuite, si tu dis que l'objectif c'est simplement d'avoir un échange et pas une vente, c'est pas forcément les mêmes moyens qui sont utilisés.
Si peux davantage miser sur l'intrigue, sur la curiosité, tu peux t'amuser avec les codes de communication, côté peu rentre-dedans, un peu teasing, ou au contraire de jouer sur la complicité avec ton audience. Finalement, tu n'es même pas obligé de parler de ce que tu fais. Si l'objectif c'est de faire en sorte que quelqu'un s'intéresse à ton travail, tu peux bien sûr parler de ton travail dans tes posts, mais tu peux aussi faire un post sur toi qui est intéressant, intrigant. Ça peut être une petite vidéo, ça peut être un carousel, ou ça peut être une story.
Kasia (08:31.277)
Et cette story est tellement intéressante qu'on a envie d'en savoir plus. Je te donne l'exemple de groupe Facebook. Je sais Facebook, c'est plus un réseau social qui est à la cote, mais figure-toi qu'il se passe encore des choses dessus. Il a encore beaucoup de gens qui utilisent Facebook comme une espèce de plateforme de sociabilité locale ou thématique. Et probablement toi-même tu fais partie de plusieurs groupes dans lesquels tu es plus ou moins actif. Admettons que tu fasses partie d'un groupe de passionnés d'aquariophilie, juste en partageant ta passion pour les aquariums et les poissons.
Quelqu'un peut aller voir ton profil et se dire « tiens, cette personne est aussi consultante en tel ou tel domaine, tiens c'est intéressant ». C'est un exemple pour te montrer que si l'objectif c'est de créer une interaction, il y a plusieurs façons de faire ça. Et deuxième chose qui change, quand tu intègres un support de communication à pour vocation de susciter le désir de te parler et d'avoir une interaction avec toi, tu comprends aussi l'intérêt de ne pas donner trop d'informations, de ne pas noyer ta cible, ton auditeur, ton futur client d'une pléteur d'informations qu'il va devoir processer.
Et c'est là que je reviens à cette idée que tu es ta meilleure ambassadrice, même si tu as l'impression que tu ne sais pas te vendre. Il vaut mieux que toutes ces informations-là tu expliques à la personne toi-même, que si tu balances plein d'infos qu'elle va devoir interpréter et potentiellement ne pas comprendre. Une deuxième direction stratégique, même si ça paraît contre-intuitif, c'est de ne pas tout dire. On vit à une ère de l'information où chaque individu est bombardé constamment d'informations, de messages divers et variés.
Donc je vais volontairement réduire le nombre de messages que je cherche à faire passer, le nombre d'infos que je communique, pour que ce soit plus facile à communiquer justement. Je vais en fait phaser ma communication pour que je donne une partie des infos par écrit, une deuxième partie des infos sera sur mon site web et d'autres infos je pourrais les divulguer en personne. Mais pas parce que j'ai peur de les donner ou parce que voilà, ou je fais de la rétention, mais tout simplement parce que sinon ça fait trop d'un coup. D'ailleurs tu en as peut-être déjà subi un peu les frais.
Si justement tu as envoyé un pitch à une entreprise que tu essaies de démarcher et qu'on t'a répondu « Merci beaucoup pour votre pitch, votre document, votre plaquette, on la met de côté et si jamais on a besoin de vous, on revient vers vous. » Il y a de fortes chances que tu aies donné trop d'infos à ce moment-là. Je sais que ça paraît contre-intuitif, mais l'objectif ce n'est pas de satisfaire toute la curiosité de la personne, mais d'ouvrir un dialogue. En fait, il faut trouver cet équilibre entre donner suffisamment d'informations pour que quand même il y ait une proposition concrète
Kasia (10:55.023)
et que la personne voit aussi quel est son intérêt à cette possible collaboration, qu'est-ce qu'elle pourrait en retirer. Mais laissez aussi cette personne rester un peu sur sa fin et d'être à l'initiative d'un deuxième temps de communication et de poser des questions complémentaires, comment ça se passe, quels sont vos tarifs, comment on travaille ensemble, pouvez-vous me faire un devis ? À quoi ça ressemble de donner trop d'infos ? Typiquement, par exemple, c'est quand tu décris par le menu toutes les caractéristiques de ta prestation.
les aspects techniques comme les aspects logistiques alors qu'on n'a même pas validé avec le prospect. Le prospect n'a pas encore validé à cette étape là. Déjà s'il comprend ce que tu fais, ça peut lui servir. deux questions qui sont très importantes quand tu crées tes supports c'est 1. Est-ce que à ce stade mon prospect a compris ce que je faisais ? Est-ce que j'ai vraiment bien pris la peine de l'expliquer ? Et est-ce à ce stade mon prospect a besoin de savoir ça ? Ou est-ce que cette info
elle peut venir un peu plus tard dans l'échange. J'ai en tête cette image du premier rendez-vous, d'un premier date avec quelqu'un, où on a parlé très rapidement avant de décider de se rencontrer, admettons. Et lors du premier rendez-vous, la personne en face me déballe l'historique de sa vie amoureuse. Et typiquement, je me dis c'est un peu trop tôt pour ça. J'ai pas forcément besoin de connaître ces traumas à l'étape du premier rendez-vous. C'est un peu la même chose quand tu crées tes supports.
Ton client n'a pas besoin de savoir comment se passe la logistique de l'organisation quand elle est encore en train d'essayer de comprendre ce que tu fais et de te positionner dans son univers mental. Et donc tu peux tout à fait avoir plusieurs supports. Un qui accomplit plus cette fonction de susciter l'intérêt et le désir et un autre qui explique davantage. Aucun problème, mais n'essaie pas de faire les deux en même temps. Sauf si c'est toi qui présente le support que tu as créé.
Par exemple, justement, tu as réussi à obtenir un rendez-vous dans une agence ou dans une entreprise et tu viens avec un support visuel, avec un PowerPoint, avec un diaporama sur lequel tu mentionnes des exemples de ce que tu fait par le passé, où tu parles un peu de toi. Mais en fait, c'est toi qui fais l'animation. Donc c'est toi qui explique et c'est toi qui estimes au feeling si tes interlocuteurs comprennent ou pas. Et donc tu peux revenir, insister un peu plus sur une slide ou un peu moins sur une autre et tu t'assures que tout monde a compris avant de passer à la suivante.
Kasia (13:11.567)
Alors que si tu envoies ce document tel quel à ton client, tu encours malheureusement le risque que cette personne elle scanne ton contenu, qu'elle ne comprenne pas ce que ça peut lui apporter, ou qu'elle comprenne quelque chose qui est faux, qui n'est pas tout à fait exact et que du coup ça ne débouche sur rien. En tout cas, j'aurais toujours pour objectif de expliquer en personne ce que je fais plutôt que de laisser mes supports le faire à ma place. Parce que je le ferais beaucoup mieux à l'oral avec mon énergie que à l'écrit.
Et d'ailleurs une autre remarque en passant, c'est c'est beaucoup plus facile de faire tes supports de communication, notamment les supports un peu plus commerciaux, comme ton site web ou comme ta plaquette, une fois que tu as eu cette expérience de pitcher ton service en live, face à des vraies personnes. C'est l'une des raisons pour lesquelles, dans des épisodes précédents, j'ai pu dire que quand tu te lances, n'as pas vraiment besoin d'un site web. Tu n'as pas immédiatement besoin d'avoir un site web avec des témoignages, avec des case studies, avec un catalogue produit.
C'est pas non plus un péché d'en avoir un, mais c'est pas forcément, surtout quand tu es toute seule à ton compte ou solo-preneur, c'est pas forcément là que doit aller ton énergie à mon sens. Ton énergie doit aller à rencontrer des gens, parler de ce que tu fais, obtenir des rendez-vous pour pitcher tes services, obtenir des références qui vont te permettre de bâtir ton site web. Une autre dimension à comprendre quand tu rédiges le moindre support de communication, c'est que ce n'est pas la partie la plus logique en nous qui prend la plupart des décisions.
La plupart de nos décisions viennent de notre cerveau émotionnel. Et quand je fais l'audit de la com' de mes clientes et que je regarde un peu leur support, souvent ce que je leur fais comme remarque c'est que ne s'adresse qu'à l'aspect logique de leur interlocuteur ou de leur interlocutrice. Comme si t'étais face à un jury qui allait te choisir dans un protocole très scientifique de comparaison avec d'autres concurrents. Ce qui n'est pas folle cas d'ailleurs quand on tient un appel d'offre notamment, mais c'est pas non plus la majorité.
Si tu veux que tes supports de com' suscitent l'intérêt ou le désir et l'envie de te contacter, faut que tes supports génèrent une émotion. La logique est importante, bien sûr. Ça ne doit pas être totalement farfelue, mais elle intervient dans un deuxième temps. Nous prenons nos décisions avec nos émotions et ensuite on va utiliser notre logique pour valider notre décision, pour nous rassurer sur le fait qu'on a pris la bonne décision. Quand quelque chose te plaît, tu ressens du désir, tu ressens de l'intérêt pour quelque chose et ensuite tu vas chercher des arguments,
Kasia (15:32.137)
pour rationaliser. Par exemple, tu passes devant une vitrine, tu vois une super robe, tu vas la scier et tu trop envie de l'acheter. Et puis dans la cabine d'essayage, tu vas commencer à te dire non mais j'en ai besoin parce que j'ai un événement le mois prochain ou parce que voilà je rentre plus dans mes fringues d'avant ou elles sont trop démodées. En fait, c'est le désir qui te guide et tu vas utiliser ta logique pour rationaliser ta décision. Et bien nos actes d'achat ne sont pas très différents. Voilà pourquoi tant de publicités utilisent des images sublimes. Parce que l'émotion ça passe aussi par le visuel.
Une émotion esthétique, c'est une émotion. Suciter une émotion, ne pas dire manipuler. Ça veut juste dire permettre au cœur et à l'âme de vibrer un peu. Ça peut être une belle identité, peut être un beau visuel, ça peut être une jolie photo, comme ça peut être un ton que tu emploies, qui peut être particulièrement drôle, particulièrement touchant, ou particulièrement pertinent. Si le ton avec lequel tu écris me donne l'impression que tu me connais, que tu as été à ma place et que tu peux m'aider, là aussi, ça crée une émotion en moi.
De quel support as-tu vraiment besoin quand tu te lances ? Pour moi, le premier support dont tu as besoin, c'est une plaquette. Une plaquette déjà qui va servir de synthèse. Par exemple, si tu rencontres quelqu'un à qui tu pitches tes services et que cette personne est très intéressée, bien, ça te donne quelque chose à lui laisser en fait pour qu'elle se souvienne de ce que tu fais. Et ça peut parfaitement remplacer un site web dans un premier temps. Une plaquette, c'est aussi un support que tu peux montrer lors d'une présentation, lors d'un rendez-vous. C'est vraiment le degré zéro de la communication. C'est ton support de communication le plus important.
J'ai monté plusieurs boîtes, dans tous les projets que j'ai créés, la première chose qu'on fait c'est une présentation. C'est l'équivalent d'une note d'intention. Et en réalité c'est la même chose dans beaucoup de branches professionnelles. Tu commences par une présentation du projet pour que les gens comprennent dans quoi ils s'embarquent avant même qu'on parle de budget, de deadline ou de contrat. Une fois que tu as ta plaquette, ton deuxième support de communication, ce n'est toujours pas le site web, c'est une présence en ligne. Ça peut être un site web, mais la construction d'un site web est souvent longue.
Alors que créer une page Instagram ou LinkedIn ou YouTube, c'est gratuit et ça prend littéralement quelques minutes. Le fait d'avoir une présence régulière en ligne te permet aussi de ne pas du tout avoir besoin d'un site web dans l'immédiat. C'est un espace où tu peux communiquer, où tu peux faire des offres et surtout où tu peux interagir avec d'autres individus. Si tu as écouté l'épisode que j'ai fait sur les réseaux sociaux, je rappelle dans cet épisode, c'est que les réseaux sociaux ce n'est pas uniquement la création de contenu.
Kasia (17:58.561)
C'est aussi des interactions humaines. Si par exemple ton audience cible est sur LinkedIn, t'as pas nécessairement besoin de créer des posts LinkedIn où tu racontes du corporate bullshit un peu insupportable. Tu peux tout simplement interagir avec les posts des autres personnes. Le troisième support de communication, c'est ton site web. Et tu vois, il vient en troisième. Je pense qu'une fois que t'as ta plaquette, que tu as une présence en ligne et que maintenant tu as eu suffisamment d'expérience avec des vrais clients pour savoir comment parler de ton service,
Et potentiellement aussi si tu as des choses à vendre directement en ligne, c'est là que ça devient intéressant d'avoir un site web. Voilà les trois plus importants et derrière il peut y en avoir d'autres. peut y avoir un podcast par exemple ou une newsletter ou de l'événementiel. Mais aujourd'hui on délimite le territoire de ce qui est vraiment essentiel quand tu te lances et dans les premières années. Un autre élément important c'est qu'il faut qu'il ait de la cohérence entre ces différents supports. Si quelqu'un découvre par exemple tes réseaux sociaux et qu'ensuite elle va sur ton site web,
sur lequel elle télécharge une plaquette et qu'à chaque fois elle voit des choses différentes en termes de contenu, en termes de présentation, c'est problématique. Je te dis pas qu'il faut que ce soit paré à la virgule « prêt », parce que parfois j'ai conscience qu'on n'ait pas forcément son site à jour tous les mois, même si entre nous, une fois par an, ça me semble être le minimum vital. Mais voilà, parfois il peut y avoir des petits décalages entre ce que tu mets sur ton site web et puis les dernières offres que tu as lancées. Néanmoins, si sur les réseaux tu te présentes comme une coach fitness et que...
Quand on va sur ton site web, on se rend compte que tu vends des massages énergétiques, il peut y avoir un élément d'incohérence qui peut bloquer cette fluidité de l'échange qui irait vers le fait de le contacter. Cette cohérence, c'est d'abord une cohérence de messages global. Il faut qu'on a l'impression que tu fais le même métier entre tes différents supports. Idéalement, je dis bien idéalement, c'est-à-dire c'est pas obligatoire mais ça aide, c'est aussi d'avoir une cohérence visuelle, d'utiliser les mêmes polices.
les mêmes couleurs, les mêmes principes graphiques et éventuellement un logo. Un logo c'est absolument pas obligatoire quand on se lance, mais ça peut contribuer à cette unité visuelle. Pourquoi est-ce que cette cohérence est si importante ? bien, la cohérence est rassurante. L'incohérence est inquiétante. Et souviens-toi, la raison pour laquelle nous faisons tout ce que nous faisons, c'est parce qu'il a une émotion qui nous guide. Et tu as besoin de deux émotions pour que quelqu'un te contacte. Un, l'émotion de désir.
Kasia (20:20.073)
ou un minimum de la curiosité, de l'intérêt. Mais aussi, c'est important, une émotion de sécurité. J'ai besoin de me sentir en sécurité pour te contacter. Qu'est-ce que ça veut dire se sentir en sécurité ? Ça veut dire, j'ai besoin de savoir avant de t'avoir contacté, que le fait de te contacter sera une expérience sécure pour moi. Que tout d'un coup, tu vas pas te mettre à me spammer, que je vais pas me sentir mal à l'aise, que je vais pas te déranger ou que je vais pas me sentir bête. C'est ça, me sentir en sécurité.
Une fonction cachée de tes supports, c'est dans ce côté de invitation à l'échange, il y a cette dimension de comment je crée un espace, sécure, pour la personne, pour qu'elle puisse me contacter sans avoir peur. Qu'elle puisse me faire part de son intérêt pour mon produit sans avoir peur que tout de suite je m'imagine qu'elle veut acheter. On connaît tous cette expérience de rentrer dans un Sephora, dans un magasin de traite à portée, d'avoir quelqu'un qui vient immédiatement te demander « Vous recherchez quelque chose en particulier ? Comment je peux vous aider ? » alors qu'on ne sait même pas ce qu'on fait là.
Et pour moi, va de pair avec cette idée qu'un support de communication n'a pas provocation nécessairement de vendre, mais de créer une conversation. Si les gens se sentent assez en sécurité pour te contacter, pour te dire « tiens, c'est intéressant ce que vous faites, dites-moi plus », sans pour autant, par exemple, craindre de se faire embarquer dans un processus commercial lourd, ou aussi parfois de te poser des questions sur tes tarifs ou sur un devis. Il faut que quand on se promène sur ton site, sur tes réseaux ou ton flyer, on rencontre globalement la même personne. Et donc, que mettre dans tes supports ?
Alors ça va dépendre de 1. Quel est ton niveau de relation avec la personne et 2. Quel est ton objectif ? Typiquement, plus tu connais la personne, plus vous avez échangé et plus elle connaît ce que tu fais, plus tu peux être direct dans tes supports de communication en disant voilà j'ai une offre, c'est à prendre ou à laisser, est-ce que t'es intéressé ? Et inverse, moins tu connais cette personne, plus je t'invite à la prudence et à laisser cette personne te donner des marques d'intérêt en fait. C'est au fondement du marketing de l'attraction.
dans le sens où tu attires les clients à toi plutôt que d'aller les chercher manu militari. Et donc il faut doser un petit peu le message que tu fais passer et les informations que tu donnes pour donner envie à la personne de faire un pas en ta direction. Une dernière dimension très importante sur les supports de communication, c'est qu'il faut qu'il ait un appel à action. Il faut que tu dises littéralement, explicitement à la personne ce que tu lui proposes de faire une fois qu'elle a parcouru ton document, ton pitch ou ton contenu.
Kasia (22:43.919)
Cliquez sur ce bouton, prenez rendez-vous, contactez-moi pour. Ne pars pas du principe que si quelqu'un est intéressé, alors cette personne va te contacter naturellement, spontanément. Nous vivons dans une ère où l'attention devient une denrée rare et convoitée. donc quelqu'un peut s'être fait mentalement la note de te contacter, mais derrière ZAP. Encore aujourd'hui, une cliente m'a raconté en session de coaching que son mari avait oublié de répondre à une invitation à un mariage. Ils y sont pas allés.
et une personne leur demande « mais du coup vous n'êtes pas allé au mariage de machin ? Elle dit « bah non, je ne savais même pas qu'on était invité ». Elle a demandé à son mari « est-ce qu'on a été invité à ce mariage et le mari a dit « ah oui, j'ai oublié de répondre ». Voilà. Donc nous vivons dans une ère où les gens oublient de répondre à des invitations à mariage. Donc part du principe que les gens vont zapper en fait. Il faut que tu le rappelles, il que tu les relances, ou à minima il faut que tu sois très clair dans ton contenu. Écoute, si tout ceci te paraît quand même oscure, si tu dis « ok, je vois la théorie
Je comprends où tu veux en venir, mais je ne pas comment ça s'applique à mon business. Je ne pas tout le temps ce qu'il faut que mette dans ma brochure ou sur mon site web. J'ai une info pour toi. C'est quelque chose qu'on peut faire ensemble, soit lors d'un coaching individuel bien sûr, dans lequel parfois à la virgule près je rédige avec mes clients, je leur dis exactement quoi mettre, je relis leurs supports, je les aide à définir les axes de communication, les points saillants de leur argumentaire et même à définir une liste de prospects potentiels. Mais il a une autre option. J'organise au mois de juillet les ateliers de la com.
Les Ateliers.com, c'est quoi ? C'est l'opportunité de travailler en live avec moi sur toute une journée ou sur une demi-journée, tes supports de communication. Il y a trois ateliers au total. Un atelier plaqué à tout portfolio, un atelier réseau sociaux et création de contenu, et un atelier site web et page de vente avec deux dates pour chaque atelier. Tu peux t'inscrire à un seul atelier ou les trois à la fois au choix.
Et l'objectif c'est qu'à la fin de l'atelier tu repartes avec un livrable, avec un support qui est prêt à être envoyé. Je sais que la majorité des indépendants n'ont pas un site web qui est à jour, ou n'ont pas des plaquettes qui sont à jour, et c'est le genre de « daf qu'on reporte sans cesse à « plus tard ». Sauf que ce « tard n'arrive jamais, et deux ans plus tard justement tu te retrouves à avoir des supports qui sont incohérents, qui ne vendent plus vraiment ce que tu fais aujourd'hui, et ça peut être un problème. Donc ce que je te propose c'est de venir passer une demi-journée
Kasia (25:02.207)
ou une journée entière avec moi en fonction de l'atelier dont tu as besoin pour refaire ses supports. Et je sais que c'est plus facile de travailler quand on est en format un peu workshop avec plusieurs participants qui bossent sur un même sujet. Donc le premier sur les plaquettes, tu vas créer une plaquette qui parle de tes services et qui est prête à être envoyée en mode prospection. Une plaquette ou un portfolio, puisque j'estime qu'un portfolio c'est finalement une plaquette, peut-être un peu plus visuelle qu'une autre, mais c'est une plaquette. Un atelier réseaux sociaux où on va définir ta charte éditoriale déjà.
qu'est-ce qu'il faut que je te dise sur les réseaux sociaux, ton calendrier de contenu sur trois mois et tu vas aussi faire trois postes pour t'entraîner en groupe à adopter le format réseau sociaux pour parler de ce que tu fais sans que ça te prenne des heures et des heures. Et l'objectif de l'atelier site web, c'est que à la fin de la journée, tu es l'architecture entière du site web avec toutes les pages, plus le plan détaillé de chaque page, plus une page rédigée. Ça peut être la page d'accueil ou la page service ou les deux éventuellement si tu es particulièrement rapide.
Et ces ateliers sont conçus pour qu'en fait tu n'aies pas besoin de réinventer la poudre. T'auras déjà des trames préparées, des questions comme des promptes en fait, des promptes de réflexion et des promptes rédactionnelles où t'as juste à répondre aux questions et ensuite de prendre les réponses et de les mettre, de les copier-coller dans ton outil de création de site web et go publier. si tu veux plus d'infos ça se passe sur mon site web bienamoncont.com slash ateliers au pluriel et si tu as des questions tu peux me contacter par mail ou sur les réseaux sur bienamoncont.com, sur Instagram.
te dis à bientôt, on se verra peut-être lors des Ateliers.com. Et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business. À bientôt.
Kasia (26:43.919)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.