Kasia (00:00.266)
Quand tu as ton compte, le nombre de tâches qui sont simples et légères est relativement faible. La plupart des choses que tu as à sont d'intensité modérée à intense. Forcément, qui dit tâches complexes dit aussi création de valeur. J'imagine, mais que si tu ne faisais que des tâches simples et légères, déjà ton coût horaire serait beaucoup plus bas et beaucoup d'autres personnes pourraient faire ton travail.
La raison pour laquelle tu fais ce que tu fais, c'est justement parce que tu engages ta créativité, ta capacité de résolution de problèmes complexes et de produire des livrables ou des solutions adaptées. Vous écoutez bien à mon compte, le podcast Business et Bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante.
Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante,
écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:28.078)
Bonjour, je suis ravie de te retrouver après cette pause estivale dans un tout nouvel épisode de Bien à mon compte. J'espère que tu vas passer un bel été, que tu as eu de bonnes vacances ou que les vacances arrivent très bientôt pour toi. Alors l'épisode d'aujourd'hui va être particulièrement pertinent pour les moments de rentrée, que ce soit la rentrée de septembre, la rentrée de janvier ou tout simplement quand tu reprends le travail après une interruption puisque la reprise c'est l'occasion de...
prendre du recul, de réexaminer les choses et du coup de redémarrer différemment avec de nouvelles intentions, de nouvelles stratégies et de nouvelles pratiques au quotidien. Tu vois, si je prends mon exemple, j'ai passé le mois d'août à faire un break créatif où je n'ai pas créé ni consommé de contenu sur le téléphone. Alors j'ai consommé du contenu sous forme de films, de séries, de livres, de podcasts ou d'articles de presse, mais pas sous format de vidéo courte.
et ça a fait un grand bien mon cerveau. D'ailleurs j'ai prévu tout un épisode des briefs pour t'en parler, mais du coup ça m'inspire de nouvelles résolutions en cette rentrée où j'ai carrément envie de prolonger les bénéfices que j'ai constatés tout au long du mois d'août et intégrer de nouvelles pratiques à ma rentrée. Du coup je reviens au thème de l'épisode d'aujourd'hui qui est déjà comment garder le capital, l'énergie ou le repos accumulé pendant ton congé, pendant tes vacances le plus longtemps possible.
Comment faire pour que cet effet de repos ne se dissipe pas dès le premier jour, dès la fin de la première semaine, où on va assez vite, oublie qu'il y eu des vacances tellement on est happé par le rythme de la reprise. Ce sujet ne te parlera peut-être pas autant si pour toi les vacances n'est pas du tout un moment de repos. Ceci dit, je pense quand même que les thèmes abordés dans cet épisode vont quand même être intéressants. La remarque que je me suis faite en faisant quelques recherches pour préparer cet épisode, c'est que...
Il y a beaucoup de livres sur la méthodologie, de la créativité, et même des méthodologies de réflexion, mais assez peu d'ouvrages ou de concepts sur comment doser son énergie au travail, comment même répartir les tâches qu'on a à faire de façon à ne pas s'épuiser trop vite et à ne pas finir sur les rotules dès la fin de la première semaine. Je prends comme exemple la course à pied. Je pense qu'on travaille un petit peu comme on court, c'est-à-dire
Kasia (03:48.774)
sans préparation particulière, sans entraînement, sans méthode. fait, on va juste se mettre à courir et au bout de cinq minutes, on est épuisé. On est épuisé, on tire la langue et on se dit, là là, ça va être long cette session. Si déjà au bout de un kilomètre, suis au bout de ma vie, qu'est-ce que ça va être les neuf restants ? Et si tu as la chance, on te donne une méthode. On te dit déjà, il faut commencer par t'échauffer un petit peu.
Si tu n'as jamais couru de ta vie, déjà tu commences par alterner des moments de marche et des moments de course. Et globalement, si tu veux tenir une distance conséquente, il faut pas que tu essaies de courir rapidement. Et c'est justement ce que m'a dit Makine, à qui j'ai fait part de mes difficultés à reprendre le sport après mon opération du genou. J'avais quand même beaucoup perdu en cardio. Et elle m'a dit, mais c'est parce que tu essaies de courir trop vite. Et elle m'a donné un protocole.
que je vais partager avec toi parce que ça m'a quand même changé la vie. Elle m'a dit de ne pas dépasser, en fait de ne pas regarder la vitesse à laquelle je cours mais ma fréquence cardiaque et d'essayer de ne pas dépasser la zone 4. Alors cette zone est délimitée par à la fois ton âge et ton genre du coup je peux pas te donner des chiffres précis, il faudrait que tu regardes pour toi ce que ça veut dire. Mais en gros l'idée c'est de courir en dessous de cette zone maximale, de rester dans la zone inférieure.
concrètement de te forcer à courir moins vite que ce que tu pourrais, en tout cas de ce que tu as l'impression que tu pourrais faire, pour tenir l'effort plus longtemps et seulement à quelques moments clés de l'entraînement d'accélérer sur une courte distance et en récupérant juste derrière. Et en fait quand j'ai essayé ça au début je peux dire que c'était assez frustrant parce que tout le monde me dépassait, j'avais l'impression de limite marché donc je me dis à quoi bon courir si c'est pour faire ça mais j'ai quand même persévéré.
Et honnêtement, au bout de deux semaines d'entraînement, je voyais déjà la différence. J'arrivais à courir plus vite en gardant la même fréquence cardiaque. Et partant de cette expérience et de ces principes, je me suis demandé comment les transposer au travail. Parce que je suis convaincue qu'on fait les mêmes erreurs. On se lance trop vite, de façon trop intense, on s'épuise tout de suite et ensuite on rame pour aller jusqu'à la fin de la semaine, jusqu'à la fin du mois, jusqu'à la fin de la période après laquelle on peut espérer de nouveau des vacances ou un repos.
Kasia (06:10.286)
Un concept que je vais développer tout au long de cet épisode, c'est celui que j'appelle la planification énergétique, qui est en quelque sorte l'art et la science d'organiser ton travail en tenant compte pas juste de ce que tu as à faire et de combien de temps tu as à faire pour le réaliser, qui serait une vision un petit peu en deux dimensions, mais d'intégrer une troisième dimension qui est une notion de budget énergétique. Et le budget énergétique, comme tout budget, il y a des choses qui rentrent et des choses qui sortent.
et on essaie de rester à l'équilibre, voire d'être en positif. Et pour intégrer cette notion de planification énergétique, j'ai 9 idées pour toi à noter et à appliquer dans ton quotidien dès cette semaine pour maintenir ce budget énergétique en positif, en excédent et pas en difficile. La première idée, c'est que tu dois t'échauffer. Quand tu reprends le travail, tu as besoin de te faire une pré-entrée.
de t'accorder quelques jours entre ton retour de vacances et la reprise à temps plein. Déjà pour réorganiser ton espace de travail, à la fois physique mais aussi sur ton ordinateur, trier tes dossiers, archiver des choses de la saison précédente, remettre tes dossiers en ordre et de surtout définir tes priorités. Dans cette prerentrée, il y a une espèce de gradation où tu commences par des tâches assez simples comme de ranger et tu...
augmente progressivement en difficulté vers des tâches qui te demandent de prendre des décisions, de se projeter sur l'avenir et de prendre en compte plusieurs facteurs que sont justement ces idées plus stratégiques. Et c'est précisément la deuxième idée que je veux partager avec toi qui est de commencer doucement. Donc s'échauffer, c'est commencer à préparer son travail. Commencer doucement, c'est ne pas commencer tout de suite par le dossier le plus gros, le dossier le plus exigeant.
Sauf si bien sûr, dès le premier jour de la rentrée, ton cerveau est en mode efficacité maximale. Ce qui peut arriver, hein, mais dans mon expérience ce n'est pas la majorité des cas. Dans la majorité des cas, la transition entre la déconnexion et le plaisir des vacances et le fait de retrouver les dures réalités du quotidien, le travail mais pas seulement la logistique de la maison aussi, les courses, le ménage, l'école... Forcément ça peut créer un petit creux avec...
Kasia (08:24.488)
des moments de démotivation, des moments de déprime, donne-toi au moins deux semaines pour retrouver ton rythme de croisière et dis-toi que pendant les deux premières semaines tu vas faire des choses plutôt simples qui ne nécessitent pas de capacité de décision, réflexion particulière. Bien sûr si tu le peux, si c'est impossible, bah tant pis, mais chaque fois que tu peux le faire, fais-le. De t'accorder les deux premières semaines avec un emploi du temps légèrement allégé.
Et si ce n'est pas alléger en heures de travail réelles, du moins en projet que tu abordes. Et attends au moins quelques jours avant de t'attaquer à ton dossier le plus costaud. C'est ça l'idée. Troisième idée qui découle de la planification énergétique, c'est de poser dès maintenant les dates de tes prochaines vacances ou du prochain break que tu vas faire, même si c'est un week-end prolongé ou un congé au milieu de la semaine. Le concept clé derrière, c'est d'organiser ton...
en cycle de travail avec des vraies lignes d'arrivée et des vraies poses derrière. Je reviendrai un petit peu plus tard sur cette idée de pose et à quel point c'est important et pas du tout anecdotique. C'est aussi quelque chose qui va impacter ta productivité de savoir que tu as une deadline pour rendre certains dossiers, pour finir certains projets. Et bien sûr, on essaie de faire coïncider les deux. C'est à dire que les breaks arrivent à la fin d'un cycle de travail où tu as un gros rendu.
et où tu pourras vraiment déconnecter quelques jours, plutôt que de partir au beau milieu d'un cycle de travail, avec ton cerveau qui continue de tourner à plein bloc pendant les vacances pour être sûr que tu as tout bien fait. Et là aussi, ce n'est pas toujours possible de faire ça, parce que tu réponds aussi à des recettes extérieures, mais on essaie de faire au mieux, en se concentrant sur ce qui dépend de nous. Et en plus, le fait de te donner une deadline va vraiment structurer ton effort et te permettre d'être plus efficace.
Quand tu n'as pas de deadline pour un projet, le temps se dilate et on a tendance à le remplir d'autres choses ou de passer beaucoup de sur une étape. Alors que quand on a une deadline, on rationalise un petit peu son effort et du coup, in fine, ça te permet d'économiser de l'énergie. Quatre M.I.D. pour t'aider à prolonger les bénéfices des vacances, c'est de garder certaines de ces habitudes qui te faisaient du bien pendant ces vacances. J'imagine que pendant les vacances, tu t'accordais quelques siestes.
Kasia (10:48.558)
Tu buvais plus d'eau, tu allais marcher, tu étais probablement plus déconnecté des réseaux sociaux. Alors tout ça, évidemment, je vais en parler dans l'épisode de débrief du break créatif et sans écran que j'ai fait au mois d'août. Mais finalement, c'est un très bon exemple de habitudes prises pendant les vacances qui te faisaient du bien que tu pourrais maintenir tout au long de l'année, en fait. La cinquième idée, c'est l'invitation à tenir compte du coût énergétique d'une tâche quand tu planifies.
l'étage de travail ne se valent pas, de la même manière qu'une heure de course ne représente pas le même effort qu'une heure de marche. A terrain égal évidemment, parce que une heure de randonnée en pleine montagne c'est largement plus difficile qu'une heure de course sur du terrain plat. Moi je classe l'étage en trois catégories. Dans une première catégorie il y a les tâches légères, parce qu'elles demandent peu de concentration, parce qu'elles sont simples, c'est à dire c'est une ou deux étapes max. Elles nécessitent peu de préparation.
et tu n'as pas vraiment besoin de réfléchir en les faisant, t'as juste à exécuter. Ensuite il y a des tâches que j'appelle moyennes. Moyennes parce qu'elles nécessitent plusieurs étapes, donc il y a un niveau de complexité supérieur, mais elles sont relativement maîtrisées car soit tu sais les faire, soit tu sais comment tu peux apprendre à les faire. C'est l'équivalent pour moi d'une recette de cuisine. Là une tâche légère, c'est de casser un œuf, et bien la tâche moyenne, c'est de réaliser une recette de cuisine.
Et alors si on suit la métaphore culinaire, les tâches intenses, ça va être l'équivalent de réaliser un menu entier en une seule fois. Les tâches intenses sont exigeantes, elles sont coûteuses en énergie parce qu'elles sont souvent complexes. Elles requièrent donc une concentration prolongée. implique parfois un grand nombre d'informations à gérer en même temps. Elles nécessitent aussi de faire appel à notre fonction exécutive en décidant.
en créant, en interprétant ou en comblant des trous parce qu'on n'a pas toujours le plan détaillé. Et donc, à la fin de la journée, ce seront des tâches qui sont extrêmement couteuses en énergie. Et bien sûr, en fonction de ton métier, de ta branche professionnelle, cette répartition entre tâches simples, moyennes ou intenses va être différente. Mais ce que j'observe, c'est que quand tu as ton compte, le nombre de tâches qui sont simples et légères est relativement faible.
Kasia (13:05.006)
La plupart des choses que tu as à sont d'intensité modérée à intense. Forcément, qui dit tâches complexes dit aussi création de valeur. J'imagine, mais que si tu ne faisais que des tâches simples et légères, déjà ton coût horaire serait beaucoup plus bas et beaucoup d'autres personnes pourraient faire ton travail. La raison pour laquelle tu fais ce que tu fais, c'est justement parce que tu engages ta créativité, ta capacité de résolution de problèmes complexes et de produire des livrables ou des solutions adaptées.
Je reprends la métaphore culinaire de tout à l'heure. Un menu finalement, c'est plusieurs recettes et chaque recette ce sont des ingrédients, des ustensiles et des étapes de travail que tu réalises dans un certain ordre. Et on peut du coup prendre un menu à faire et on peut le décomposer en tâches simples. En fait, une partie de ton travail va consister à prendre des projets complexes, difficiles et intenses et à les décomposer en étapes de travail d'intensité légère à modéré.
Un gros pan de la planification agitique c'est ça. Et un deuxième pan c'est la façon dont tu structures ton emploi du temps. Alors déjà il a des gens qui ne planifient pas du tout leur temps, qui mettent simplement dans leurs agendas les rendez-vous qu'ils ont et pas les tâches de travail. Si c'est personnel, mais moi ça me ferait perdre du temps en fait de ne pas noter ce que j'ai à faire parce que j'aurais trop peur de l'oublier. Et le fait de le noter ça me décharge d'avoir à y penser. A condition bien sûr de consulter son agenda. Et du coup...
Les conséquences sur ta planification dans ton agenda, c'est la sixième idée, c'est de tenir compte du coût énergétique des tâches quand tu prépares ta semaine. En deux façons approximatives, une journée de travail, c'est environ 8 heures, on va dire. Là, peut-être que tu me rionnais parce que toi, tu bosses 14 heures par jour ou que à l'inverse, tu dis non, mais moi, je bosse max 4-5 heures par jour, pas plus. Donc, on va faire une moyenne générale. On va se dire qu'une journée de travail, c'est à peu près 8 heures et que sur ces 8 heures,
Le temps de travail réellement utile, c'est environ 6 heures. Tu enlèves déjà 20 % qui vont être les appels que tu reçois, les imprévus que tu as gérés, le mail urgent qui arrive et qui te sort de ton focus, ou encore tout simplement le retour de pause-dèj' où t'es en pleine digestion et du coup c'est un peu difficile de te concentrer. Ça nous laisse environ 6 heures de temps de travail utile dans une journée. Et sur ces 6 heures,
Kasia (15:29.418)
Si on a de la chance, on a environ 2 à 3 heures qu'on peut dédier à des tâches intenses, complexes, qui nécessitent beaucoup de concentration et beaucoup de réflexion. Au-delà de 3 heures en mode focus intense, nos capacités de concentration et de production commencent à piquer du nez. Et en général, les heures restantes sont plutôt consacrées à des tâches d'intensité modérée, pas forcément plus simples ou plus agréables, mais au moins qui n'engagent pas de la même façon nos capacités de concentration.
Et bien sûr ce sont des approximations, mais globalement dès qu'on essaie de s'en écarter, dès qu'on essaie de placer dans la même journée trois tâches intenses, c'est un échec. Bien sûr il des exceptions. L'une d'entre elles étant la charrette que tu peux avoir sur une période courte où tu as un rendu très important, une deadline à honorer et tu mobilises toutes tes ressources pour boucler ce projet. Donc tu vas travailler probablement de façon plus intense que d'habitude, mais comme c'est sur des durées courtes ou relativement courtes, ça passe.
Mais tu ne pas structurer tes semaines en juxtaposant des tâches ultra complexes, ultra difficiles à longueur de temps parce que sinon tu vas t'épuiser. Si tu viens de courir 10 km, te dire bon, je vais nager 10 km maintenant, ça va être compliqué. Sauf si tu es un triathlète et que tu t'entraînes tous les jours. Je pense qu'on peut arriver à des niveaux de productés assez impressionnants et apprendre à maintenir son focus sur 4-5 heures. Mais ça demande une préparation. Donc si toi tu n'y arrives pas à la demande comme ça,
C'est pas très étonnant. C'est là qu'on va avoir ces phénomènes de décrochage où sur une journée, voire sur une semaine entière, tu n'arrives pas du tout à bosser. Tu n'arrives pas à te concentrer, tu ne fais que procrastiner ou faire des tâches qui n'ont rien à voir avec le projet en cours. Et ce sont des moments que je connais qui sont douloureux en fait, parce qu'on se remet en question. On se dit, mais est-ce que j'ai perdu toutes mes facultés de concentration ? Est-ce que c'est parce que je ne pas assez disciplinée ?
On s'occupabilise énormément alors qu'en fait le problème c'est qu'on essaie de fournir un effort intense alors qu'on est à plat. On a besoin de récupération, on a besoin de faire le vide, de laisser notre corps ou notre cerveau en jachère avant de se remettre en travail. Cette notion de planification énergétique ça a vraiment beaucoup changé mon rapport à la procrastination justement, où je le vois plus comme une faiblesse de caractère à résoudre, un manque de discipline, encore moins l'apparaissent, mais plutôt un problème de système.
Kasia (17:50.676)
un problème de méthodologie. Bien sûr que je suis épuisée si je ne fais qu'enchaîner des sprints intenses de création et de production. Bien sûr qu'à un moment, mon cerveau va se rebeller. Il va me dire non, j'ai besoin de faire autre chose. Et donc il va prendre le téléphone, il va commencer à scroller et va dire ça fait du bien. Quand je suis devant mon écran, j'ai plus besoin de réfléchir, j'ai plus besoin de me concentrer sur des trucs pénibles et pas intéressants. Et là le piège se referme.
parle des écrans mais ça peut être d'autres activités. Moi je peux très bien passer quatre heures à faire du tricot, de l'aquarelle en plein milieu de la journée parce que mon cerveau va y trouver les mêmes bénéfices. Et aujourd'hui je me dis plus « t'es nul, t'as mal bossé je me dis « bah tu vois t'as trop tiré sur la corde, t'as trop tiré sur la corde et maintenant tu te récupères le contrecoup ». Tout ça me permet d'introduire ma prochaine idée qui est celle qu'il faut que tu respectes mais à la lettre, les temps réfractaires.
Ce que j'appelle un temps réfractaire, c'est la période qui suit une tâche très exigeante pendant laquelle ton cerveau n'est plus disponible en fait. Il que tu lui fiches la paix parce que quoi que tu lui demandes, ce sera pas très intéressant. Et on le voit quand tu vas à la salle et que tu fais des séries, on te dit tu fais une série de 60 et après une minute 30 de récupération. Toi tu dis bah une minute 30 c'est long, mais c'est nécessaire. Parce que si tu ne fais pas de pause, tu risques une déchirure, tu risques des choses graves en fait.
Ce n'est pas anecdotique comme je disais, le mot récréation, le mot pause, peut nous rappeler l'univers de l'enfance, de l'école, et on se dit « je ne plus un enfant, je n'ai plus besoin de faire une pause, je n'ai plus besoin de faire de goûter ». Ce qui valait pour les enfants, malheureusement, vaut toujours pour nous en tant qu'adultes. C'est juste que quand on est adulte, on a développé des capacités de régulation émotionnelle qui font qu'on est capable de prendre sur nous et de ne pas laisser la fatigue, la mauvaise humeur envahir notre être tout entier.
Mais au fond, on regarde de plus près, si on le fait un petit peu quand même. Des jours, on est plus irritable que d'autres. Des jours, on en voit chez tout le monde, on boit du noir. Ce sont aussi des jours où on est épuisé. On a beaucoup bossé et juste notre organisme a du mal à raccrocher les wagons. Donc à partir d'aujourd'hui, s'il plaît, respecte ces temps réfractaires. Et ces temps comprennent à la fois les pauses à la fin d'une tâche, des pauses concrètes où tu vas te lever, tu vas te faire un thé, tu vas ouvrir la fenêtre et regarder un petit peu le beau ciel bleu.
Kasia (20:12.398)
Ce pas des siestes que tu fais après ton déjeuner. C'est le week-end qui arrive à la fin d'une semaine chargée ou les vacances que tu prends après deux mois de travail intensif. Et c'est aussi les périodes d'incubation. Quand tu es au milieu d'un projet complexe et que tu as besoin de réfléchir à comment faire les choses, que tu as heurté un mur métaphorique où tu ne sais pas où aller ensuite, où tu ne sais pas comment procéder, accepte de ne pas avoir la solution tout de suite.
de ne pas forcer la solution parce que sinon tu risques de produire quelque chose qui, sur le long terme, ne va pas te convenir et que de toute façon tu as changé. Donc si tu butes sur quelque chose, même sur une tâche où au bout d'un quart d'heure, vingt minutes, tu n'arrives pas à rentrer dedans, va faire autre chose. Si n'arrives pas à produire une ligne de texte, c'est peut-être que ton idée n'est pas encore assez mûre et que tu as besoin d'y réfléchir. Et mûrir une idée, ce n'est pas quelque chose qui est forcément très actif.
tu me ris une idée quand tu vas te promener et que tu laisses ton cerveau en roue libre, faire des associations d'idées, penser à autre chose et revenir vers toi avec une solution. Et je veux aussi souligner l'importance de respecter les moments de ta journée où tu ne travailles pas. Par exemple le matin, le soir ou le week-end. Sauf si ça correspond précisément à ton temps de travail. Parce que ça, moi je l'ai fait pendant des années.
à me dire « là j'ai procrastiné tout mon jeudi après-midi, j'ai pas fait ce que je voulais faire mais c'est pas grave parce que ce soir je peux rattraper » ou dans un moment de temps perso « bah tiens j'ai une demi-heure, je vais avancer sur tel sujet » et en fait ça faisait que même mon temps perso était persillé de moments de travail où si je suis tout à fait honnête ma productivité n'était pas dingue mais ça me prenait quand même de l'énergie.
que par la suite j'ai déporté sur des projets créatifs, sur l'organisation de ma maison, sur ma vie privée aussi, elle est vers mon boulot. Donc dans la mesure du possible, à la fin de ta journée de travail, arrête de penser au travail. C'est absolument vital que tu aies des périodes off. Quand tu commences à pratiquer la planification énergétique et que tu commences à conscientiser la charge d'énergie que nécessitent certaines tâches, ça va t'amener aussi à identifier des fuites énergétiques.
Kasia (22:28.27)
Donc c'est ma huitième idée, c'est qu'il va falloir que tu fasses un peu plus attention à où va ton énergie et ton attention. Parce que certaines choses te bouffent littéralement de l'énergie sans réellement faire avancer ton travail, voire qui te font régresser. Parmi ces choses, il y a des actions comme de regarder constamment ton téléphone alors que tu essaies de te concentrer sur un sujet, de répondre immédiatement à toutes les sollicitations en train entre, que ce soit appel d'amis, de la famille,
mail ou le contrat du chauffagiste ou du conseil syndical ou qu'est-ce que encore. Mais ce sont aussi des activités mentales, comme de te comparer à des gens sur Instagram ou sur LinkedIn. De ruminer aussi sur ta vie, sur ton travail, sur ta situation financière. C'est le genre d'activité cérébrale qui te donne l'impression de te soulager. Mais ça ne te soulage que quelques secondes en fait. C'est comme gratter une démangeaison.
Ça te soulage le temps que tu le fais et juste après, tu as le contre-coup. Parce que ça te sape, fait. Ça t'enlève de l'énergie. Et puisqu'il a des choses qui t'en enlèvent, sache qu'il aussi des choses qui t'en donnent. L'énergie d'une personne, c'est quand une notion assez subjective et difficile à quantifier. C'est la résultante de plusieurs facteurs. Il y a un facteur biologique très important, qui est par exemple ton niveau de sommeil, ta nutrition, qui vont impacter directement tes niveaux d'énergie.
Il y a aussi des facteurs environnementaux. Bien sûr que ton énergie, va être beaucoup plus faible quand tu vis et travailles dans un environnement stressant ou même des environnements très stimulants. Ça va t'épuiser davantage. Mais il aussi un facteur psychologique et mindset lié à ton énergie. Ruminer, te prendre de l'énergie, mais d'autres activités mentales comme de mesurer le chemin parcouru, comme de souligner tes progrès, comme de te féliciter après l'accomplissement d'une tâche.
comme de te concentrer sur les choses positives que tu vois, ou du moins des choses constructives qui vont dans le sens de ce que tu as envie de voir. C'est aussi choisir tes fréquentations, les choses que tu lis ou le contenu que tu consommes, parce que certains contenus vont t'induire dans un certain état émotionnel et mental, plus ou moins dégradé ou plus ou moins optimal. Et pour finir, ce que ça donne de mettre en pratique la planification énergétique.
Kasia (24:47.086)
Ça implique déjà que tu anticipes un minimum tes projets sur le mois, sur la semaine ou sur le trimestre à venir pour répartir ta charge de travail de façon relativement équilibrée. Ça permet de se donner des deadlines plus longues afin de ne pas surcharger les journées et de se laisser aussi une petite réserve pour tous les imprévus et toutes les choses qui ne vont pas dans notre sens, qui invariablement finissent par se produire. Ça veut dire organiser ces journées où il a peut-être une tâche intense prévue par jour.
et le reste c'est des tâches de niveau modéré à léger. C'est aussi de placer ces tâches exigeantes au bon moment. Au moment où toi tu sais, te connaissant ou connaissant le contexte actuel, que ce sera probablement le moment, aussi imparfait soit-il, où tu pourras te dédier à cette tâche de la meilleure façon qu'il soit. C'est donc prévoir ces temps de pause comme des non négociables, d'allonger certaines deadlines, de refuser autant que possible les propositions de la veille pour le lendemain,
et d'arriver à dire non parfois si les délais sont trop courts, même si ça te fait mal au cœur. Même si tu dis « mais en poussant quelques meubles, en déplaçant ça vers ça, je pourrais le faire, donc peut-être qu'il faut que je le fasse ». Mais sache que ce n'est pas parce que tu peux le faire que tu dois le faire. Ce pas parce que tu as 1000€ qui dorment sur ton compte en banque que tu dois absolument les dépenser demain. Tu peux aussi les placer en attendant de trouver un investissement ou une dépense qui va vraiment faire sens.
J'ai bien conscience que certaines étapes de la vie sont plus exigeantes, plus challengeantes que d'autres et que parfois, t'es face à une montagne et ce que tu vois devant toi c'est difficile et faut t'armer de courage. Mais c'est aussi pour ça que tout reste de l'année, tout le reste du temps, on essaie de mettre en place une façon de travailler ultra économique, c'est un peu l'équivalent de rouler sur la voie de droite sur l'autoroute. C'est un peu frustrant parce que t'as l'impression d'avancer moins vite que les autres. Tu te fais doubler régulièrement.
Et oui, sur le temps d'arriver, peut rajouter une demi-heure ou une heure en plus. Mais au final, en travaillant ainsi, en roulant sur la voie de droite, tu économises ton véhicule, tu prends moins de risques aussi puisque la vitesse est associée fortement et corrélée avec l'accès d'anthologie. Et sur un même plein de réservoir, tu fais beaucoup plus de kilomètres. C'est l'équivalent de bosser à 80 %. On dit souvent, il faut te donner à 100 %, il faut te donner tout ce que tu as. La planification énergétique, elle te dit
Kasia (27:11.822)
Essaye sur la base du quotidien de te donner à 80 % et de temps en temps tu vas pouvoir faire du 120. C'est l'équivalent de courir en dessous de ta fréquence cardiaque maximale pour pouvoir accélérer ponctuellement. Et en travaillant ainsi, tu vas te rendre compte que ta productivité augmente. Et c'est ça qui est assez fou et contre-intuitif. C'est que toi ton ressenti c'est que tu travailles moins parce que tu t'arrêtes à l'heure où tu t'es dit que t'allais t'arrêter.
Parce que tu décomposes les tâches et tu ne pas d'aller plus vite que la musique et de faire en une seule fois les tâches qui vont te prendre trois jours. Infiné, quand tu vas regarder le chemin parcouru, tu vas te rendre compte que tu avances plus régulièrement, que tu produis davantage et que ça te demande moins d'efforts. Et en plus que tu es moins stressé parce que tu sais que tu as toujours de la réserve d'énergie pour les moments un peu plus exigeants. Et tu as la satisfaction de voir les choses progresser puisque tu es plus productive. Et au fur et à ton 80 %
évolue. Tout comme la fréquence cardiaque augmente quand tu travailles avec ce protocole, ton 80 % dans six mois par exemple à ce régime, c'est ton 120 % d'aujourd'hui. J'espère en tout cas que au bout de cet épisode, je t'ai donné envie de t'intéresser au sujet du budget énergétique et organiser ta semaine pour travailler de façon plus économe en énergie. Et si ce concept t'intéresse, tu veux voir comment il pourrait s'appliquer à ton métier et à ta semaine à toi, c'est quelque chose qu'on fait en coaching individuel.
Et ça commence par regarder de près ta création de valeur. C'est-à-dire les tâches qui méritent réellement que tu y consacres du temps de l'énergie parce que c'est là que tu vas développer ton expertise et ton chiffre d'affaires. Et on organise ta semaine autour de ces blocs de création de valeur. On identifie bien sûr aussi les tâches qui te bouffent de l'énergie sans produire beaucoup de valeur ajoutée. On optimise ton emploi du temps pour que tu puisses mener toutes ces tâches, tous ces projets à bien sans à la fin de la semaine détester ta vie.
C'est quand même bien, être bien à son compte, c'est pas juste bien gagner sa vie, c'est aussi être bien au quotidien. Et puis bien sûr, on regarde aussi d'autres fuites énergétiques, notamment financières. On regarde où tu perds de l'argent, où tu peux en gagner davantage et comment intégrer de nouveaux projets à ta semaine. Donc si ça t'intéresse, je t'invite à m'aller sur mon site ou à me contacter par mail pour réserver ton rendez-vous. Et voilà, c'est tout pour moi pour aujourd'hui.
Kasia (29:34.28)
J'espère que cet épisode va vraiment t'inspirer de nouvelles résolutions pour cette année. Je te souhaite une très bonne rentrée et une très bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
Kasia (29:48.174)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.