speaker-0 (00:00.014)
J'ai raté beaucoup d'auditions de rôle parce que je n'étais pas assez solide et que je m'excusais d'être là. Donc je m'en suis beaucoup voulue de ne avoir été capable alors que j'étais capable, puisqu'on m'a embauchée à d'autres moments et que je l'ai prouvée et que je sais que je sais le faire. Mais voilà, ça fait partie de mon chemin à moi.
J'ai quand même rencontré des gens, et notamment des chanteuses avec qui je suis devenue amie, qui m'ont pris par la main et qui m'ont dit mais tout va bien en fait, c'est... il faut que tu te fasses confiance et j'ai été réembauchée plusieurs fois et vraiment j'adore ça quoi.
speaker-1 (00:44.716)
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement.
Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients.
Des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
speaker-1 (01:37.102)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Emmanuel Boisiz aka l'incandescente Flore qui a conquis le coeur des Français dans un si grand soleil. Comment vas-tu Emmanuel ?
speaker-0 (01:51.668)
Salut Kasha ! Écoute, ça va pas trop mal et toi ?
speaker-1 (01:56.606)
Ça va bien chaudement. Parlons de ton parcours. Quelles sont les choses essentielles à savoir ?
speaker-0 (02:02.634)
bien, j'exerce le métier d'actrice aujourd'hui. C'est mon activité principale, mais ça n'a pas toujours été le cas puisque j'ai un diplôme de professeur de danse, j'ai une formation de danseuse professionnelle, j'ai une formation de chanteuse aussi, donc j'ai fait beaucoup de comédies musicales. J'ai travaillé dans des compagnies, dans des cabarets, j'ai fait des spectacles dans des parcs d'attractions.
J'ai beaucoup tourné dans des petits rôles sur des séries en France et en Angleterre, parce que j'ai vécu plusieurs années en Angleterre. Et donc voilà, depuis trois ans, j'incarne Floor dans un si grand soleil.
speaker-1 (02:42.894)
Tu veux commencer à la danse à quel âge ?
speaker-0 (02:45.082)
Je devais avoir trois ans. Dès que j'ai pu, dès que mes parents ont pu m'inscrire, j'étais en cours de danse classique.
speaker-1 (02:52.066)
Et à quel moment tu t'es dit ou tu as décidé que tu allais en faire ton métier ?
speaker-0 (02:56.206)
Tout de suite. Je voulais faire que ça. Je voulais faire que danser, moi, c'est tout. Après, il a l'école, la trouille des parents, de ne pas connaître ce milieu-là. Je voulais passer les concours de l'Opéra de Paris et j'avais une professeure de danse classique qui avait décidé que je n'avais pas l'en dehors et que n'avais pas la morphologie pour ça. Du coup, ne l'ai jamais passée, ce concours.
Non, mes parents ne voulaient pas. Mon père disait que dans ce, c'était pas un métier, donc il fallait que je trouve d'autres choses à faire. Et puis j'avais des bonnes notes à l'école, je travaillais bien, jusqu'en seconde. Après, j'ai un peu fait n'importe quoi. Je m'étais inscrite à la fave de Créteil en langue étrangère appliquée au commerce international. Et donc, il fallait aller en amphi faire des tests de niveau de langue.
Et pareil, mon père a décidé de beaucoup de choses. Il avait décidé qu'il fallait que je fasse allemand et latin. Aujourd'hui, j'ai ma meilleure amie qui va en Espagne. Donc je pense que j'aurais préféré apprendre l'espagnol. Donc il fallait faire des tests de niveau de langue. Et je me souviens que mon père était revenu me chercher pour me demander comment ça s'était passé. Et là, j'ai hurlé dans la voiture en disant, mais comment veux-tu que ça se passe ? J'ai pas du tout envie de faire ça. Moi, je veux être danseuse, quoi.
Du coup, il m'a dit, passe les auditions à Paris. J'ai eu les auditions et il m'a dit en vente, je veux que tu sortes de là avec un diplôme. J'ai une école de danse qui s'appelait l'école Ricodoms, dans laquelle je suis rentrée, pour faire une formation de danseuse professionnelle et de professeur de danse, puisque mon père voulait que je sorte de là avec un diplôme. Donc j'ai passé mon diplôme d'état de professeur de danse, que j'ai utilisé quelques années.
speaker-1 (04:29.294)
Les auditions de...
speaker-0 (04:49.034)
et puis que j'utilise, que j'ai plus utilisé, peut-être que je vais le réutiliser, on ne pas. On ne sait pas de quoi la vie est faite. Mais voilà, c'était un peu sa condition. Je pense que ça leur assurait de savoir qu'il avait un back-up. C'est vrai que même en étant ado, j'aurais voulu faire sport études, rentrer dans un conservatoire et tout ça.
Et je vais beaucoup parler de mon père parce qu'il a vraiment beaucoup décidé de ça, mais il voulait pas parce que sport-études, on travaillait moins à l'école et qu'il fallait travailler son cerveau. Et comment tu fais si tu es blessé ? Enfin toutes les angoisses. J'imagine que plein de parents ont eu et ont encore aujourd'hui. Donc voilà, et du coup, à 18 ans, j'ai quitté ma banlieue. Bien décidé, empoigné la vie.
speaker-1 (05:39.758)
c'est pas si ta carrière de danseuse dans 20 premiers temps.
speaker-0 (05:43.15)
Quand je suis sortie de l'école, de l'école professionnelle avec mon diplôme, j'ai commencé à donner des cours dans une école. Et puis j'avais été embauchée aussi dans un cabaret, dans le 9e du côté du Moulin Rouge. Et donc je faisais les deux. Mais je voyais beaucoup mes copines passer des auditions. Et moi dans ma tête, comme on m'avait tellement dit qu'en fait, j'avais pas trop le physique pour être danseuse, je me suis dit bon ben voilà, prof de danse, ce sera très bien.
Et je me disais, mais faudrait peut-être que je passe aussi des auditions. Donc j'en ai passé et puis ça a marché. Donc les choses se sont faites comme ça.
speaker-1 (06:22.665)
Limite sur un malentendu, quoi.
speaker-0 (06:24.526)
Ouais mais je pense que c'est aussi de la volonté. C'est vrai que le premier cachet que j'ai fait, j'étais encore en école professionnelle, j'étais encore élève. Et puis j'ai séché les cours et puis j'y suis allée et je l'ai eu. Donc voilà après je sais que j'étais très traqueuse donc il a beaucoup d'auditions que j'ai ratées parce que j'avais la trouille.
que j'avais l'impression que le projet était beaucoup plus gros que moi et que j'allais pas y arriver. Donc il y avait beaucoup d'auto-sabotage. Il y en a encore aujourd'hui, moins, mais il en a encore aujourd'hui. Donc après, d'audition en audition, d'endroit en endroit, on rencontre des gens. Après, le circuit se fait un peu tout seul et puis j'avais envie de passer à une autre étape et donc je suis rentrée en école de théâtre plus tard.
speaker-1 (07:15.808)
À quel moment tu t'es dit, tiens, si j'ajoutais une nouvelle corde à mon arc ?
speaker-0 (07:20.755)
Je sais pas, je me suis dit que ça allait pas me suffire. Qu'il fallait que je fasse autre chose autrement ou plus, enfin je sais pas.
speaker-1 (07:30.286)
Combien d'années de danse à ce moment-là déjà
speaker-0 (07:31.918)
Professionnel ou depuis... 3-4 ans peut-être. Mais à ce moment-là, j'ai continué de danser derrière. C'est-à-dire que ce moment-là, ça a été une sorte de déclic. Puis finalement, je ne l'ai même pas fait tout de suite parce que pareil, j'ai appelé mon père pour lui dire...
Daddy shoes, comme on dit. J'ai appelé mon père pour me dire, je crois que j'ai envie de faire du théâtre. Mais il mais t'es complètement folle, c'est pire que danseuse, être actrice, tu te rends pas compte. Ouais, j'étais déjà intermittente et j'ai gagné ma vie. Du coup, j'ai arrêté de donner mes cours à ce moment-là. J'ai fait beaucoup de remplacements. Mes copines qui attendaient des enfants, qui avaient des blessures. Elle m'a appelée en disant, que t'es OK pour me remplacer ? Donc je la remplacais sur plusieurs semaines, plusieurs mois.
speaker-1 (08:01.864)
Tu gagnais ta vie à ce moment-là
speaker-0 (08:21.358)
mais j'avais pas d'école à moi. J'avais déjà fait des spectacles de danse parce que j'adorais faire des chorégraphies. Mais le milieu m'a amené ailleurs. Donc j'ai pas tout de suite fait des cours de théâtre. Je suis même partie avec la comédie musicale Romeo et Juliette en tournée en Asie.
speaker-1 (08:40.621)
Oui, c'est quand même une grosse étape dans ta carrière d'entrée dans le monde de la comédie musique.
speaker-0 (08:44.974)
Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. J'ai fait ça, ça a été assez gros en plus. Puis moi j'étais ce qu'on appelle swing, donc t'es pas sur scène, t'es en coulisse, mais tu connais toutes les partitions des filles, des danseuses, et t'es capable de remplacer au pied levé si on a une qui est malade, si on a une qui se blesse au dernier moment. voilà, donc j'ai finalement pas mal remplacé. Chaque fille avait une partition différente, il y avait des ensembles.
où tout le monde dansait la même partition. Mais il y avait aussi beaucoup d'acting, d'ailleurs pas parlé, mais il y avait beaucoup ça. Et donc il y en a une qui était à jardin, l'autre qui était à court, l'autre qui était dans la cour cible là-haut. Il fallait savoir à côté de qui t'étais, devant qui tu étais, ce que tu faisais à ce moment-là. que sur la chanson, sur la musique, il y en a une qui va faire... sais pas, ça va pas se voir comme ça, mais double pirouette terminée, je de quatrième.
pendant qu'il en a une autre qui en train de faire importer avec un mec, même deux. Donc il fallait être assez précis. Donc j'avais des cahiers. J'avais un cahier par partition par filles.
speaker-1 (09:53.07)
Alors ça c'est un truc que j'admire, apprendre un mouvement et se repérer dans l'espace ultra rapidement. je vois les danseuses professionnelles, tu leur montres un mouvement et ça y est.
speaker-0 (10:01.736)
Oui, mais ça fait partie de notre éducation et notre langage quoi.
speaker-1 (10:05.87)
C'est une forme d'intelligence que je trouve prodigieuse, capacité à saisir le mouvement.
speaker-0 (10:11.758)
Après, n'est pas toutes comme ça. a des gens qui ont besoin d'un petit peu plus de temps. C'est pas parce que t'apprends vite que t'es meilleure danseuse aussi. C'est un langage. Une énorme discipline, la danse. C'est formidable et en même temps, c'est cassant aussi physiquement ou psychologiquement. que regarde, à sept ans, on m'a dit, tu seras jamais danseuse. Bon, mon premier cachet, c'est un cachet de danseuse que j'ai. Et notre...
Notre directeur d'école qui était américain, donc Rico Domes qui est décédé il y a quelques années, il était aussi très très dur, et physiquement et psychologiquement. Donc c'est pas évident, c'est un monde à part quoi.
speaker-1 (10:55.214)
Ce concept de casser l'élève, c'est pas juste un élève lambda, c'est aussi des jeunes filles.
speaker-0 (11:02.766)
Non mais c'est évident. Je le comprends pas, je le comprendrai toujours pas. Je comprends la discipline et refaire et la répétition. C'est peut-être pas le mot juste, l'acharnement, mais quand même un peu. Parce qu'on a envie de travailler plus, de gagner en souplesse, de gagner en tout ça. Ça, je le comprends. De pas lâcher, de dire « on y retourne, on y retourne, on y retourne ». Mais comme tout bon sportif, le repos est tout autant nécessaire.
Il est même vital. À fûtintemps, j'avais un coach particulier sportif qui était danseur avec moi sur « Romeo et Juliette et qui devenu coach sportif. Et c'est lui d'ailleurs qui m'a appris le repos en fait. Donc on va faire une séquence de 15 mouvements comme ça et puis on fait 20 secondes de repos. Et puis on recommence et on fait 20 secondes de repos. Alors que moi c'est non mais on y va, on y va, on lâche rien parce que en plus...
Derrière, en une qui va danser mieux que toi, va apprendre plus vite que toi, qui va lever la jambe plus haute que toi, qui va faire trois pirouettes quand toi tu vas en faire deux. il fallait performer quoi. C'est là quand il y eu les JO, les JO d'hiver, c'était cette année d'ailleurs les JO d'hiver, et qu'il a Alice Alliou qui a eu la médaille d'or, qui avait complètement arrêté.
parce qu'elle en avait marre où on lui disait qu'il faut que tu fasses ça, qu'il faut que manges comme ça, qu'il que tu fasses machin. Et qui a décidé de revenir à ses conditions et qui gagne la médaille d'or en sortant de là, c'est une super leçon de mentalité aussi. Donc je ne pas ce qui est bien ou pas bien. Il faut trouver ce qui te convient à toi. Et c'est vrai que quand on te casse dès le départ, c'est ta foi qui fait que tu continues, clairement.
Et puis à des moments, tu t'abandonnes et tu dis mais les autres avaient raison, je suis pas assez bonne, j'ai pas assez d'en dehors, j'ai pas assez ci, j'ai pas la mentalité. J'arrête. Et puis t'arrête un temps et puis finalement, y a l'audition du truc, ouais bah je vais peut-être essayer. Et puis parfois ça marche et parfois ça marche pas.
speaker-1 (13:12.524)
Et tu as fait combien de comedies musicales ?
speaker-0 (13:14.968)
Alors ça, j'ai fait Romeo et Juliette. Après, j'ai eu un rôle en tant que chanteuse et actrice. Donc vraiment, rôle de comédie musicale, s'appelait Aimer la planète des Cines, c'était un spectacle pour enfants. Après, j'ai fait Fame, là aussi j'étais doublure de plusieurs rôles. Flashdance aussi, j'étais doublure. J'ai fait Big Manoir, Kid Manoir, Robin des Bois, La Légende ou presque, que j'avais...
J'ai chorégraphié aussi au début. Après, j'ai fait Emilie Jolie, que j'ai chorégraphiée aussi, dans laquelle je jouais l'autruche. J'ai fait Mamma Mia. C'est marrant que j'ai oublié ça. Là, pareil, j'avais un rôle...
speaker-1 (13:59.214)
Ça c'était les années Londres.
speaker-0 (14:00.664)
Il y a eu Londres mais je suis revenu aussi faire les amants de la Bastille. J'étais danseuse et doublure de Marie-Antoinette et Madame de Polignac. Et donc je voyageais beaucoup entre Londres et Paris à ce moment-là. La folle histoire du petit chaperon rouge aussi, flashdance aussi, c'était à ce moment-là. J'étais déjà partie à Londres mais je revenais aussi faire tout ça.
speaker-1 (14:19.502)
Est-ce qu'il y a eu moment où tu en as eu marre ou est-ce que la progression vers le théâtre et le cinéma s'est faite ?
speaker-0 (14:26.734)
C'est pas forcément que j'en ai eu marre, c'est qu'il y eu des contrats où j'étais malheureuse et j'ai préféré arrêter. Alors que j'avais déjà fait de la télé puisque j'avais eu un rôle dans une série qui s'appelle Chante. Effectivement, j'adorais sur des plateaux de tournage et en même temps j'adorais danser et même temps j'adorais chanter. Et c'est vrai qu'il y a eu quelques contrats où j'étais malheureuse. Et puis à un moment tu te dis bon ben voilà.
Peut-être que j'ai fait ma part, que j'ai pris ce que j'avais à prendre. Enfin, j'ai joué sur des scènes magnifiques. J'ai joué à l'Olympia, on a fait la tournée des Inits avec les Amants de la Bastille, avec Émilie Jolie aussi. C'est quand même génial, quoi. Et c'est vrai qu'il a un moment où tu dis si t'es si malheureuse, c'est peut-être que ça te convient pas. Ou alors que juste t'as fait le tour.
speaker-1 (15:22.062)
peut-être des malheureuses.
speaker-0 (15:23.726)
Je pas, même avec le recul...
speaker-1 (15:27.438)
Est-ce que c'était les conditions de travail ? Est-ce que c'était l'équipe ? Est-ce que c'était le boulot lui-même ?
speaker-0 (15:33.292)
Quand j'étais sur scène, je me posais pas de questions. À partir du moment où suis sur scène, n'y a plus rien qui compte du tout et je fais le boulot quoi. Puis je kiffe surtout, c'est surtout ça. Donc je pense que c'était plus les à côté. Moi aussi dans mon évolution d'être humain, de femme. Je pense que c'était tout ça mélangé. Ma vie privée aussi.
J'ai eu aussi des mauvaises expériences, mauvaises auditions, des moments où on te prend et puis on te rappelle pour dire pardon, on s'est trompé d'Emmanuel. oui. Voilà, y a eu un moment, il y a eu une accumulation de choses aussi où justement, parce que t'aimes ça, tu t'acceptes. T'acceptes beaucoup de choses qui sont pas forcément acceptables dans le monde du travail, mais que tout le monde accepte. que encore une fois, si c'est pas toi qui l'as, ce sera quelqu'un d'autre. Donc autant que ce soit toi.
Et puis à un moment tu te « ben en fait moi je cautionne pas ça
speaker-1 (16:33.646)
Mais c'est pas évident, Déjà tu travailles dans un milieu très concurrentiel où comme tu dis, si tu prends pas le job, où tu n'acceptes pas les conditions, il y aura un défi derrière toi qui sera ok. Et je crois qu'on te formate dès le plus jeune âge à accepter des trucs qui sont en fait pas acceptables.
speaker-0 (16:49.528)
Oui, ça fait aussi partie du job de savoir prendre sur soi et de continuer d'avancer et de se dire, est-ce que ça vaut le coup de rentrer dans le lard ou pas ? Il y en a qui savent mieux le faire que moi, sûrement. Et puis tu te rends compte aussi qu'il y a des combats, entre guillemets, qui valent pas plus le coup que ça. Autant continuer d'avancer et de faire ta place.
speaker-1 (17:16.599)
On va ouvrir un nouveau chapitre.
speaker-0 (17:19.278)
Oui
C'est mon agent qui m'a appelée pour me dire qu'il y avait ce casting-là. Moi, je sortais d'un job où c'était catastrophique. Ça s'est très mal terminé, mon Dieu ! Impossible de manger, je me remets à fumer clope sur clope. Et donc là, il a mon agent qui m'appelle et qui me dit, il a ce casting-là, bon, très bien, allons-y.
J'ai quand même plusieurs jours pour apprendre le texte et j'y arrive pas. Je le lis, donc je sais très bien de quoi ça parle, mais je n'y arrive pas. donc... Attends, attends ! Attends, c'est tellement... C'est tellement fou, cette histoire ! C'est génial, en fait, parce que c'est à ce moment-là que tu te dis que tellement plus grand que toi ! J'appelle mon agent et je ne sais même pas quoi lui dire.
speaker-1 (18:01.966)
J'ai un job quand même.
speaker-0 (18:18.702)
mais je l'appelle pour lui dire je ne pas y aller. Il est 18h ou 19h, la veille du casting qui est à 10h le lendemain matin. Je l'appelle pour lui dire je ne pas y aller. Et elle ne me répond pas et elle ne me rappelle pas. Et à un moment, il est 20h, 21h et je vais y aller en fait. Je ne pas planter cette directrice de casting que j'adore, en plus que je connais très bien, qui m'avait déjà fait confiance sur Clem et tout. Et donc je me pointe à 10h du matin, mais en vrac.
en train de chialer, qu'est-ce que t'as ? Mais non, mais je raconte pas parce que ça la regarde pas, parce que c'est mon histoire à moi, que c'est à moi de gérer ça. Et elle me dit, mais je te connais, je sais que le texte, je suis sûre que tu l'as quelque part dans un coin de ton cerveau, puis les mots, s'en fout et fais-le quoi. Donc je fais tant bien que mal. Je partais en Martinique pour un festival le lendemain, donc je pouvais pas, parce qu'elle me propose, elle me dit, mais tu veux revenir un autre jour ?
J'ai mais non, mais je peux pas, je vais pas. Je reviens que la semaine prochaine. Et il me dit donc à partir de quel moment tu seras dispo pour faire ce qu'on appelle un call back, c'est-à-dire on fait revenir plusieurs comédiens pour voir l'alchimie entre eux, si ça fonctionne bien. Il fallait aussi passer des essais pour trouver un fils potentiel.
Et puis en fait je suis encore en Martinique et il est 3 heures du matin heure locale, 9 heures d'ici et je reçois un texto pour dire tu commences à tourner le 26 août. Donc j'ai tourné tout ce qui était écrit et puis après il a les diffusions et il s'avère que les diffusions fonctionnent et voilà. Je suis un peu émue hein mais... Voilà. Pardon hein. Mais quelque part ça veut dire que j'ai bien travaillé donc je suis contente.
speaker-1 (19:57.358)
C'est pas cool !
speaker-1 (20:05.646)
Oui c'est du travail mais c'est aussi qui tu es. Deux comédiennes peuvent faire un même job mais toi tu incarnes ce personnage, on dirait qu'il a été fait pour toi.
speaker-0 (20:14.862)
Écoute, on a quelques similitudes. Oui, a des traits de caractères communs avec Flore, c'est sûr, et puis d'autres pas du tout. Et d'autres vraiment pas du tout. Mais je l'aime très, très, très, très, très, très fort ce personnage.
speaker-1 (20:32.494)
C'est peut-être parce que je te suis sur Insta mais je vois souvent des memes avec Flor qui a encore fait un truc de ouf là.
speaker-0 (20:38.446)
effectivement, ils mettent des extraits de scène et oui, oui, ça arrive. Des fois, elle fait des conneries, des fois elle sauve la situation. Comme tout le monde, fait, finalement.
speaker-1 (20:55.16)
Mais comment se passent les tournages alors ? Sur ce genre de série où il a une cadence de production que j'imagine assez intense ?
speaker-0 (21:01.07)
On a quatre équipes qui tournent en même temps avec quatre réalisateurs et réalisatrices et ça change tous les quinze jours. Et on tourne du lundi au jeudi, parfois le vendredi, parfois le samedi, en fonction des conditions météo, en fonction de ce qui peut se passer sur le plateau. Mais voilà, c'est une machine extrêmement enrodée.
un planning qu'on reçoit relativement à l'avance. On reçoit aussi les scénarios. Dix jours avant, on va recevoir la version définitive. Là, on est un jeudi, j'ai tourné lundi, vendredi soir, on a reçu un mail avec ce qu'on appelle des béquets, c'est-à-dire des scènes réécrites. Ça arrive aussi. C'est très très rare, c'est la première fois que ça m'arrive. J'ai déjà eu un rajout de scène parce qu'avec ce qu'on a tourné, ils se rendent compte que l'épisode...
va être un petit peu court. Donc il nous rajoute une scène. Et c'est arrivé aussi qu'on en supprime parce que finalement l'épisode est déjà assez long comme il est. Et après, donc ça se tourne à Montpellier, dans les studios de Vendargues et dans des décors naturels. Je que moi, j'ai à Paris. Et du coup, prends le train beaucoup. Ceux qui me suivent sur les réseaux, savent que je suis beaucoup dans le train.
speaker-1 (22:15.982)
Je sens que toi tu vis à Paris.
speaker-0 (22:26.382)
et qu'il y a des grandes aventures dans le train. Après, ça se passe comme un tournage normal, quoi.
speaker-1 (22:32.92)
Est-ce que tout est écrit à la virgule près ou est-ce que tu as un petit peu de liberté ?
speaker-0 (22:37.006)
J'ai beaucoup de liberté. le phrasé, a certaines phrases, revanche, qu'il commence à y des répercussions sur d'autres scènes avec d'autres personnages que je ne connais pas forcément. Mais y a un lien là-dedans. Il y a des termes très spécifiques qu'on nous demande de dire. C'est normal, parce qu'il a même des auteurs qui écrivent aussi. Il faut respecter tout ça. Mais c'est vrai que j'avoue avoir une certaine liberté de ton.
90%, je respecte ce qu'il y a écrit. C'est normal quoi. Et puis surtout, si je fais un changement, je le demande en amont. C'est-à-dire que je n'improvise pas un truc comme ça. Je demande à la réale, à la script. On a parfois un coach comédien aussi avec nous. Donc je demande à tout monde la vallée avant de... Voilà, c'est parfois des coins des conversations. Et puis parfois on me dit non aussi.
speaker-1 (23:32.482)
Et aujourd'hui tu te considères comme une comédienne, comme une danseuse. Est-ce que cette porte-là, est derrière toi ou est-ce qu'il a encore des projets en cours ?
speaker-0 (23:43.518)
Non, la danse, elle ne jamais derrière moi. Jamais. Elle fait partie de moi. Après, comment, quand... Tout peut arriver, en fait. J'ai fermé des chapitres, mais je n'ai pas fermé de bouquin. Du tout.
speaker-1 (23:59.328)
On n'a pas parlé de la période chanteuse aussi.
speaker-0 (24:02.158)
Oui, oui, oui, oui, là là ! Le chant, c'est un médium que j'adore, dans lequel j'ai encore plus perdu confiance que la danse et que je retrouve petit à petit. Je pense que j'ai raté beaucoup d'auditions de rôle parce que je n'étais pas assez solide et que je m'excusais d'être là. Donc je m'en suis beaucoup voulue.
de ne avoir été capable alors que j'étais capable puisqu'on m'a embauchée à d'autres moments et que je l'ai prouvée et que je sais que je sais le faire. Mais voilà, ça fait partie de mon chemin à moi. J'ai quand même rencontré des gens et notamment des chanteuses avec qui je suis devenue amie qui m'ont pris par la main et qui m'ont dit mais tout va bien en fait, il faut que tu te fasses confiance et j'ai été réembauchée plusieurs fois.
Et vraiment j'adore ça quoi. Heureusement on fait aussi des rencontres magnifiques dans ce métier, heureusement.
speaker-1 (25:07.786)
trouve que le mental c'est important dans ce métier.
speaker-0 (25:10.456)
Ouais. Ça fait partie des trois piliers. Ton talent, en tout cas ton travail artistique, ce que tu proposes, aller chercher les opportunités parce qu'elles viennent pas toutes seules, et le mental. Et en toute franchise, je ne l'ai pas toujours eu. Solide. Pas toujours. Et même au contraire, il m'a fait défaut et il m'a plongée dans des périodes très difficiles et très douloureuses à surmonter. Ça c'est sûr.
Et quand je vois le parcours de mes collègues féminines notamment, je sais qu'elles avaient un mental beaucoup plus solide que le mien.
speaker-1 (25:46.198)
C'est quoi un métal
speaker-0 (25:48.174)
Un métal solide. Un mental solide. Un mental d'acier. Ne pas sortir de sa trajectoire, savoir aller au but, malgré les embûches. Non, mais concrètement, il a des collègues à moi qui ont décroché des rôles plus vite, qui ont des carrières qu'on connaît très bien aujourd'hui. Et parce que justement, elles n'ont pas lâché leur objectif. Elles savaient où elles voulaient aller.
Et c'est formidable d'avoir réussi à faire ça. Chez moi, c'est plus récent. Justement parce que j'ai pu observer ça chez elle et que j'étais très admirative de ça et que je me suis rendu compte que, de par mon éducation...
Du fait que c'est très compliqué ces métiers-là, tu vas pas y arriver, la confiance est rude. y a des vraies croyances archi limitantes où je me disais, c'est déjà pas mal ce que j'ai réussi à faire. Peut-être prendre tes études et puis faire autre chose. Et puis c'est pas grave, c'est que c'est pas pour toi. Si ça marche pas, c'est que c'est pas pour toi. Et puis finalement, y a eu plusieurs fois où j'ai voulu arrêter ce métier. Mais je suis pas la seule. Et ça te rattrape.
C'est ce qui brûle à l'intérieur de toi qui te rattrape. C'est que tout d'un coup, il a une opportunité et que tu l'as saisie.
speaker-1 (27:08.984)
Oui, je trouve que le... C'est pas de moi la formule, mais que le désir est une forme de talent aussi. Avoir un désir qui se maintient toutes ces années malgré les difficultés, malgré les envies d'amender, c'est assez incroyable. C'est aussi l'élément qui manque parfois à certaines personnes qui ont le talent, qui ont des compétences, mais qui n'en font rien parce qu'elles n'ont pas le désir de faire quelque chose de particulier ou qui ont un désir qui les emmène dans une autre direction.
speaker-0 (27:15.003)
mais complètement !
speaker-0 (27:33.998)
C'est C'est vraiment l'opportunité. Il en a qui se présentent à toi. T'as pas un si grand soleil. J'en avais passé d'autres, essais pour cette série que j'avais pas eues. C'est venu me chercher. L'opportunité, je l'ai saisi aussi parce que j'aurais pu refuser. Par exemple, c'est pas du tout le moment. Mentalement, je suis complètement au fraise.
Je ne pas être capable de ça. Et puis finalement, j'ai dit bah si. Alors ça a été aussi des conversations avec mon agent qui m'a complètement rassurée et réconfortée dans le fait de saisir cette chance-là. Et je la remercie évidemment encore aujourd'hui. Il y a aussi quelque chose d'hyper important que je comprends maintenant. Et encore une fois, je pourrais dire, c'est un peu tard, mais en fait, il n'est jamais trop tard. C'est de savoir bien s'entourer.
Ça, c'est pas facile et c'est loin d'être ma qualité première. Vraiment, vraiment, vraiment. Mon cercle d'amis a beaucoup évolué ces dernières années. Aujourd'hui, il est très solide et j'en suis très reconnaissante et très fière parce que c'est vraiment des échanges. C'est là où justement, peut-être parce que j'avais une idéalisation des gens qui étaient plus forts que moi.
Je pouvais me mettre un peu en dessous et donner beaucoup. donc, les gens se servent quand c'est en libre service, donc c'est super. Pour eux, c'est cool. Et puis toi, un jour, tu te retrouves un peu vidé et pas rempli. Et tu pensais que les vastes communicants allaient se faire quand c'était à ton tour de demander un peu d'aide. Et pas du tout. Mais on apprend, c'est un chemin de vie, on apprend.
speaker-1 (29:30.826)
Il a un petit âme qui se dégage, celui de l'hypersensibilité.
speaker-0 (29:36.398)
Hypersensibilité, bonjour ! C'est une énorme qualité d'être hypersensible. Moi, me sert dans mon job d'aller chercher mes émotions, d'avoir pris le temps de les observer, mes émotions, chez moi et aussi chez les autres, et de pouvoir s'en servir ou de créer des choses qui n'étaient pas du tout écrites dans cet axe-là ou dans cette émotion-là ce moment-là et que d'un coup, ait quelque chose qui s'opère.
avec mes partenaires, avec la situation, avec l'état émotionnel dans lequel je suis. Et il a des choses qui sortent que même moi, je n'avais pas prévu.
speaker-1 (30:13.112)
C'est ça qui donne cette énergie, cette présence au monde.
speaker-0 (30:17.774)
J'ai toujours fait les choses à fond, sinon je ne fais pas. Donc il y eu des grandes périodes où j'ai rien fait. Parce que je ne savais pas quoi faire, parce que le contrat s'arrête et que tu n'as rien derrière. Parce que c'est à ce moment-là que tu passes une audition, puis une deuxième et puis une troisième et il en a aucune qui marche. Et t'es découragé, t'es désemparé et puis tu oses pas en parler. Et un jour, tu oses en parler et tu te rends compte que tu n'es pas seule. Qu'on est tous dans le même cas.
et qu'il a des gens qui disent « t'inquiètes, ça fait partie du job ». Et puis je peux le transmettre moi aussi à mes potes quand d'un coup c'est la cata et qu'il y a 3, 4, 5 castings qui sont ratés. Et donc voilà, on fait beaucoup les Vas-communiquants et je pense qu'il a des gens qui ont cette force-là de remonter tout de suite sur le vélo en selle et de repartir pédaler. Et moi je vais le regarder et je vais pleurer en fait. Et je vais pleurer en me disant « bah…
T'es nul !
speaker-1 (31:19.348)
malgré les années de carrière, malgré tout ce que tu as réussi à faire.
speaker-0 (31:24.446)
Non. Le désespoir, est tout aussi fort. Et puis, a un moment où tu te dis justement, t'en avais que d'autres quand même ! T'en as surmonté d'autres, allez on y retourne !
Mais en revanche, là où avant on me disait, non c'est vachement bien ce que tu fais, oui oui, both. Maintenant c'est à bas, merci beaucoup. Merci, ça me touche beaucoup, merci c'est gentil. J'arrive à accueillir le J'accueille le compliment, j'accueille cette série. Je suis un peu reconnaissable quand je me balade dans la rue, même si j'ai mes grosses lunettes et ma casquette.
Voilà, et c'est quand même très cool d'avoir des retours de gens qui vous remercient pour ce que vous faites. Du coup, c'est un retour quasi direct, c'est quand même hyper appréciable. Que j'avais au théâtre aussi, mais là, c'est différent. Je le vis pour la première fois de ma vie, je vis ça. Et c'est très agréable, c'est très chouette.
speaker-1 (32:26.946)
Et qu'est-ce qu'il dirait ton père ?
speaker-0 (32:28.878)
Alors... Tu vas beaucoup me faire pleurer ! Mon père, a regardé cette série. Il est décédé quelques années après. Mais quand elle a commencé, il regardait cette série et... Il a beaucoup pleuré. Il m'a dit pardon, pardon pour tout. Je l'aurais avec moi toute ma vie. Et ça m'a aussi, je pense, permis d'avancer.
Le fait qu'il ait pu partir en ayant accepté qu'il avait sûrement emmerdé à des endroits et puis moi d'accepter qu'il avait fait comme il avait pu. Parce que je pense que tout parent fait comme il peut avec ce qu'il connaît. Leur pardonner, se pardonner, mais si possible parce que le pardon parfois ça résout pas tout non plus. sais qu'aujourd'hui on se dit mais pardonne, pardonne...
speaker-1 (33:27.598)
ça devient une injonction.
speaker-0 (33:28.942)
Presque, ouais. Moi, il a des choses que je ne pas pardonner. Que ce soit mon père, ma mère, des collègues, des amours... J'ai pardonné beaucoup pour moi, pour pouvoir avancer moi. Mais il a des choses que je ne pas... C'est pas pardonnable.
speaker-1 (33:48.846)
C'est la question des limites. C'est presque une victoire d'arriver à dire ce que tu dis quand tu as passé des années à te suradapter et à encaisser et à dire, c'est peut-être moi le problème ou dans le doute, je vais fermer ma gueule. Ne serait-ce que d'arriver à se dire, je suis fâchée, c'est comme ça. Donc on a évoqué la carrière, on a parlé des aspects mindset et émotionnel et juste les aspects un peu business. Tu disais tout à l'heure que l'un des trois piliers, c'est aussi
speaker-0 (33:50.478)
Oui.
speaker-1 (34:18.407)
savoir se trouver son propre boulot. Comment tu fais, ?
speaker-0 (34:20.942)
Ouais.
Jusqu'à présent, j'ai beaucoup répondu à des annonces, à des auditions, des annonces de casting et d'audition. C'est primordial d'avoir un agent quand t'es comédien, quand t'es comédienne, un agent avec qui tu t'entends bien, un agent avec qui tu peux parler.
speaker-1 (34:38.816)
et comment tu rentres dans une agence.
speaker-0 (34:41.489)
il faut envoyer son matériel, sa bande démo, ses photos, son CV, pourquoi tu t'intéresses à cet agent plutôt qu'un autre. Et puis après, c'est difficile, je ne pas.
speaker-1 (34:53.678)
Je te pose la question parce qu'il a plein de comédiens qui voudraient savoir... fait son !
speaker-0 (34:56.398)
Oui, non mais bien sûr. Effectivement, pour trouver un agent, après c'est primordial, oui, il y a des choses qui n'arrivent pas vers nous sans agent. Et puis ça te donne une sorte de crédibilité si t'es représenté, c'est que t'existes. Et après, y a énormément de comédiens qui travaillent sans agent. Et donc c'est envoyer des mails, donc pareil, toujours avec ton matériel, c'est-à-dire tes photos, ta bande démo, ton CV.
envoyer des mails au directeur de casting, à des voix de production. il en a qui apprécient, il en a qui n'apprécient pas, il en a qui répondent, il en a qui répondent pas.
speaker-1 (35:33.998)
Qu'est-ce qui a marché pour toi ?
speaker-0 (35:35.8)
Alors la première fois que j'ai tourné quelque chose, c'était justement en revenant de Rome et Juliette, j'avais répondu à une annonce de casting ouverte. cherchait des comédiennes pour un programme court et puis ça a marché. Du coup, comme j'ai réussi à avoir des images, j'ai fait une bande démo et donc démarché les agents et j'ai trouvé ma première agent comme ça. Et donc aujourd'hui, avec Emily, j'ai vraiment...
un rapport qui est simple et le dialogue est facile.
speaker-1 (36:10.606)
Oui. Où est-ce que tu voudrais être dans cinq ans ? La question dit Psy.
speaker-0 (36:17.139)
dans ma carrière, dans ma vie.
speaker-1 (36:18.74)
dans ta vie. Est-ce que tu seras toujours à Paris dans cinq ans
speaker-0 (36:23.694)
Je Je sais pas du tout où je serai dans cinq ans. Déjà que je sais qu'Ainsi Grand Soleil, j'y suis encore et c'est génial pour au moins un an. Donc ça, c'est très, très cool. Et puis après, on verra ce que la vie me réserve. Parce qu'encore une fois, je sais pas du tout ce que la petite Emmanuel avait prévu. Donc il faut aussi laisser la place à l'imprévu.
Parce que parfois c'est des jolies surprises.
speaker-1 (36:55.278)
D'accord Emmanuel et où est-ce qu'on peut te suivre en ligne ?
speaker-0 (36:58.414)
Moi j'ai mon compte Instagram à mon nom, Emmanuel Boisiz. Voilà. J'ai passé la barre des 10 K. Je suis trop contente. Je suis trop contente. Donc voilà, c'est le seul endroit où je poste quelque chose. De l'ordre en général, de l'artistique et de société. Oui oui, donc vraiment artistique, danse, chants, comédies.
speaker-1 (37:21.194)
Et de la danse aussi.
speaker-0 (37:26.254)
des interviews d'acteurs, d'actrices, de danseurs, de sportifs aussi beaucoup parce que je trouve qu'on a beaucoup à apprendre des sportifs, je les trouve très inspirants.
speaker-1 (37:42.414)
Tu fais toi-même des sports ?
speaker-0 (37:44.53)
Oui, c'est un peu la difficulté de la danse, et que la danse dépend du ministère de la Culture et pas du tout du ministère des Sports. Et pourtant, c'est la grande difficulté de la danse. C'est c'est un art physique et il n'est pas traité comme un sport, il est traité comme un art, qui est formidable aussi.
Mais pas toujours. Je pense que dans les grandes institutions, a tout un suivi physique qu'il a pas forcément quand t'es freelance et que tu sors plus ou moins d'un endroit fringe de la société. Je crois. Après, c'est de plus en plus démocratisé. Les ostéopathes, les kinés, tout ça, notamment avec mon genou. J'ai appris beaucoup et j'étais très bien entourée parce que...
On m'a aussi amené aux bons endroits, aux bonnes personnes et c'est un peu ce qui m'a sauvé ma guibole.
speaker-1 (38:47.159)
Merci beaucoup, Emmanuel, pour ton partage.
speaker-0 (38:50.99)
Merci à toi de m'avoir invitée à discuter un peu. Tant mieux, merci. Merci à toi d'exister, d'avoir fait en basis et d'avoir fait en sorte que t'avais créé les Audacieuses il y a quelques années et auxquelles j'ai participé. J'ai rencontré plein de gens formidables aussi et ça m'a permis d'avancer dans mon cheminement hyper sensible et de tout ce qui va avec et donc de travailler sur moi, sur mon art et de ma manière de...
speaker-1 (38:54.197)
Samba.
speaker-0 (39:20.692)
d'être dans le monde. Donc merci à toi.
speaker-1 (39:23.566)
Tu m'as accloué le bec. Donc je vais te dire, je vais conclure. Je te souhaite un bon week-end, un bon tournage. Puis bonne semaine. T'remets bien soin de toi et de ton vinaisse. Et de ton art.
speaker-0 (39:28.494)
Ahahahahah
speaker-0 (39:33.98)
Merci beaucoup.
speaker-0 (39:39.758)
Merci beaucoup et toi aussi et merci à tout le de nous avoir écouté.
speaker-1 (39:48.888)
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