Kasia (00:00.152)
On dit souvent qu'il ne pas se faire payer en visibilité, mais moi, me faire payer en visibilité, j'adore parce que plus j'ai de la visibilité, plus c'est payant pour mon business model. Donc, ça me faisait vraiment plaisir d'aller prendre la parole gratuitement en échange de pouvoir mentionner mon infolettre. Et j'ai monté à 5000 abonnés à mon infolettre sans faire des gros investissements en publicité, sans rien faire de complexe. C'est vraiment par les échanges que je suis allée chercher le gros de ma découvrabilité, de ma visibilité. Et c'est encore la même chose aujourd'hui. Ça reste après la pub, disons,
un des plus gros moteurs pour aller chercher de la visibilité dans mon entreprise. Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant c'est une aventure passionnante. Mais parfois c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. Trouver des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux.
surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:26.152)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Alex Martel. Vous ne la connaissez peut-être pas en francophonie, mais elle est une coach, consultante en copywriting incontournable au Québec. Donc je suis ravie de te recevoir aujourd'hui, Alex, dans le podcast. Merci beaucoup, Katia, de me recevoir. Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui te découvrent en t'écoutant ?
Oui, absolument. dis toujours que c'est de plus en plus difficile de me présenter au fur et à mesure que les années passent parce que ma business en ligne devient de plus en plus chaotique au fil du temps, mais joyeusement chaotique. Donc, on est content de ça quand même. Mais j'ai commencé comme copywriter. Donc, mon projet s'appelait Les mots pour vendre, ce qui était très clair. C'était le fun d'expliquer ce que je faisais à ce moment-là de ma vie. Et depuis, en fait, comme beaucoup de...
d'entrepreneur, pense, je me suis laissée séduire par d'autres sujets, d'autres passions, d'autres choses dont j'avais envie de parler ou que j'avais envie d'approfondir. Beaucoup de personnes me connaissent via mon livre qui s'appelle « Ajoute un zéro », qui a été publié au Québec et maintenant en France aussi. Mais si je devais me présenter, je dirais que je suis un solopreneur, une personne qui est curieuse, qui aime sourcer ce que la porte aussi.
et je parle de toutes sortes de sujets qui peuvent aider les freelance et les propriétaires de très petites entreprises. Tu es dans la bonne audience en tout cas avec ce podcast. est pile là-dedans et d'ailleurs, précise pour les personnes qui chercheraient ton livre, il est aux éditions Herald et je ne suis, ne plus d'accord avec le titre, ajoute en zéro. Ce que tu penses est trop cher et probablement pas assez cher. Tu disais que ton business avait commencé de façon très resserrée autour du copyrighting et qu'ensuite tu vas évoluer.
Une de mes philosophies, c'est justement de commencer par la spécialisation et ensuite de généraliser. Parce que quand tu te spécialises et que tu te fais ta place en étant connu pour quelque chose, c'est beaucoup plus facile de faire la démonstration sur d'autres sujets. Est-ce que ça a été ton cas, par exemple? oui, je suis 100 % d'accord avec ça. Et moi aussi, c'est un conseil que je donne souvent. Je dis souvent que la niche, pas une prison, c'est un raccourci. Donc c'est un premier moyen de te faire connaître, d'avoir des premiers mandats, d'aller chercher une certaine notoriété, une certaine crédibilité, une certaine reconnaissance.
Kasia (03:40.266)
Mais en effet, chaque pivot est plus facile que le précédent parce que même si tu repartais à zéro en allant vers une nouvelle cible, en fait, il y a quand même des cibles qui se chevauchent. Des fois, c'est assez surprenant comment tu peux créer un produit qui ne semble pas tant relié à ce que tu faisais avant. Mais il a une partie de ta communauté peut-être qui s'intéresse à ça aussi, qui va te suivre. Mais aussi toi, tu vas avoir gagné en assurance, tu vas avoir des skills de communication, de marketing, etc.
Donc très d'accord avec toi là-dessus. Donc j'ai vu que parmi tes ramifications, il a une partie qui est tournée vers l'IA. J'ai vu que tu avais créé un festival de création de contenu. Est-ce tu veux dire ce qui se passe? Je suis une personne qui a beaucoup d'intérêt et de passion. Je pense qu'on est nombreux, nombreuses dans l'entrepreneuriat à ressentir ça, cette envie-là.
de réaliser de multiples idées et au fil du temps, tu finis par mieux t'entourer. fait, tu as des personnes autour de toi qui peuvent t'aider à réaliser certaines de ces idées-là, donc le festival web de la création de contenu. C'est un bon exemple de ça. On a fait cinq éditions, mais c'est un énorme sommet virtuel avec des panels tous les jours et compagnie. Puis c'est pas un projet que j'aurais pu mettre en place aussi facilement à mes débuts.
C'est vraiment un collectif de freelance, si on veut, qui pouvait donner naissance à ce projet-là, tous ensemble. Puis ça, c'est quelque chose que je découvre au fil du temps, en fait, à quel point mon réseau, puis les autres solopreneurs autour de moi finissent par m'aider à propulser certains de mes autres projets au fil du temps. L'IA, c'est un peu plus naturel, c'est parce que quand tu parles de rédaction, évidemment qu'on a été les premiers à impacter.
Donc, j'aime dire que j'ai lancé ma première formation sur l'intelligence artificielle, la rédaction assistée par l'intelligence artificielle une semaine avant TchadGPT. Donc moi, ça fait quand même un moment. Bravo. Maintenant que TchadGPT va fêter ses cinq ans, quel est ton recul sur l'IA, notamment l'IA générative? Moi, j'ai pris un peu de recul au niveau personnel de mon usage à moi. Donc, c'est quelque chose que j'ai beaucoup documenté.
Kasia (05:51.006)
Quand j'ai commencé, c'était très excitant pour moi d'utiliser Lya pour toutes sortes de choses en rédaction. Je ne l'ai jamais utilisé de manière complètement débridée, en mode « lui fais tout écrire à ma place », mais quand même j'avais un usage quotidien de Claude pour vous donner une idée. Je suis Team Claude depuis au moins trois, quatre ans. Un bon usage de Claude.
Et ce qui est arrivé, c'est qu'au fil du temps, j'ai commencé à observer chez moi une espèce de petite dégradation de certaines de mes compétences. Je cherchais mes mots, je faisais plus de photos d'orthographe qu'avant, j'avais un peu plus de difficultés à organiser mes idées. J'avais moins de tolérance au pâteaugeage dans lequel on se retrouve quand on écrit des fois. Tu quand tu commences ton texte, tu sais pas trop comment le boucler ou au contraire, t'as une bonne idée, mais tu sais pas comment commencer. J'avais comme aucune tolérance à ces obstacles-là.
parce que je pouvais toujours demander de l'aide à l'IA, en fait. Puis bon, ça a fini par m'inquiéter, tout simplement. Et depuis, j'ai beaucoup réduit mon utilisation de l'IA pour les usages créatifs. Fait que je n'utilise presque pas l'IA pour écrire, en fait. Je m'en sers quand même, évidemment, pour automatiser, pour classer des choses, pour coder à ma place ce genre d'usages-là. Mais pour tout ce qui touche à l'écriture et la création...
Je pense qu'il faut faire attention autant à notre propre cognition puis à protéger notre propre façon de travailler, nos compétences, etc. Mais aussi, j'observe un certain backlash. Les gens ont une fatigue face à ces contenus-là et je les comprends, moi-même, je n'ai pas envie de lire un texte qui été écrit par une IA. Ça ne m'intéresse pas. C'est presque comme si les vrais talents créatifs étaient plus nécessaires que jamais.
100 %, puis moi, souvent, ce que je dis aux gens quand je donne des ateliers ou des conférences là-dessus, puis que les gens essaient de voir où est-ce que je peux l'utiliser puis où est-ce que je ne pas, j'essaie de leur faire identifier c'est quoi le besoin d'originalité d'une tâche. À partir du moment où tu as besoin de te démarquer, c'est un fort indicateur que tu vas devoir moins utiliser. a surtout en amont du projet aldéation, le premier jet, les premières étapes, parce que bon, ça reste une machine probabiliste. Fait que le besoin d'originalité, puis sinon, tout ce qui est nuances,
Kasia (08:04.302)
opinion, décision, stratégie aussi, très, très important de ne pas déléguer ça à l'IA. Ne serait-ce que pour la raison très pragmatique qui est que tes compétiteurs aussi y ont accès? Qu'est-ce que je dirais que ça t'a apporté de l'utiliser? Bien, c'est certain que moi, j'ai toujours été ce qu'on appelle en anglais un « adopter », une personne qui adopte une technologie très rapidement. C'est mon profil du main de consommateur.
de base. Donc, je ne pas quelqu'un qui a beaucoup de résistance aux changements. je dois dire que moi, j'ai vu les premiers tests, je me rappelle quand il y avait par exemple le site Web, Discat doesn't exist, puis c'était juste, il générait des images de chats. J'étais déjà émerveillée. Il y avait quelque chose de très Star Trek pour moi dans l'IA générative qui rendait ça très excitant. Puis, je n'ai pas nécessairement totalement perdu cette excitation-là. Il y a des choses que je peux accomplir, réaliser.
tellement plus vite avec ces outils-là, notamment à cause des énormes progrès qu'on a faits dans la dernière année par rapport à la programmation. Donc moi, je suis une personne qui a beaucoup d'idées et qui des bases en programmation. J'ai fait un peu de PHP quand j'étais enfant, ado, mais tu c'est pas quelque chose que j'ai nécessairement cultivé. Donc là, d'être capable, d'être un peu plus architecte, mais d'avoir vraiment un petit développeur stagiaire avec moi pour réaliser mes multiples idées, je trouve ça vraiment exceptionnel.
Ça accélère énormément notre travail. Avec ma designer web, ce moment, on pense à mon futur site web, on refait mon site web cet hiver. Et c'est spécial parce que comme on sait qu'on va avoir accès à l'IA pour coder, on s'est mis une espèce de règle où dans la création des maquettes et tout, a pas de limites créatives. Alors qu'avant, on devait se demander est-ce que ça c'est faisable avec mon CMS, par exemple. Là, on veut comme éliminer.
cette barrière-là en se disant, OK, si on n'en mettait pas de limite, qu'est-ce qu'on ferait comme site web? Qu'est-ce qui serait expérimental ou bizarre dans ce site web-là? Qu'est-ce qui serait intéressant? Puis moi, c'est ça que je trouve le fun de l'IA, en fait. C'est les nouvelles possibilités que ça m'amène. Et aussi, étant une personne avec un TDAH, toutes les tâches très pénibles pour moi, de classement, d'organisation, clériques, un plus, tout ça, vraiment extrêmement agréable de pouvoir déléguer ça à une machine.
Kasia (10:23.854)
J'ai vu dans ton parcours que tu cultives cette passion geek, mais qu'entre les mots pour vendre et on va dire aujourd'hui, il y aussi eu un passage par des études de droit. Est-ce que tu peux nous raconter le passage du droit vers le copywriting? En fait, c'est un accident. J'ai étudié en droit honnêtement parce que je voulais améliorer ma situation économique. Je viens d'un milieu qui n'est pas nécessairement très riche et je voyais ça comme une belle option.
pour avoir un métier qui allait être intéressant, qui allait être challenger, mais aussi qui allait être payant. C'était vraiment quelque chose qui était prioritaire pour moi, puis je pense que c'est correct de le nommer et de l'admettre. Le problème, c'est que je me suis rendu compte assez rapidement que le style de vie des avocats au Québec, en tout cas, c'était pas le style de vie auquel j'aspirais. Tu c'est des personnes très occupées qui mettent énormément d'heures, surtout dans les domaines de droit qui, moi, m'intéressaient. Et donc, je savais, j'ai comme compris que j'allais pas pouvoir
faire ça. Mais tu j'ai terminé mon parcours scolaire parce que j'avais déjà presque terminé à ce moment-là et je me suis dit tant qu'à y être, on va aller chercher sa licence en droit, mais tu sais, inutile. Et par la suite, l'entrepreneuriat, c'est vraiment parce que moi je faisais des sites web WordPress pour financer mes études en droit. Et là, parce que je faisais des sites web WordPress, je me fais engager par une agence pour faire des landing pages. Et là, on est peut-être en 2015, 2016 dans ces eaux-là.
et personne dans les universités enseigne comment faire de la publicité Facebook. Et donc les agences sont un peu en mode n'importe qui qui veut se faire former à intégrer de la pub Facebook, il les forme parce que ils sont désespérés, la pub Facebook c'est en pleine expansion et personne sait en faire. Et donc l'agence pour qui je sous-traite des fois pour financer mes études me dit « Est-ce que ça te tente d'apprendre à intégrer des pubs? » Ben oui, ça me tente. Et moi, du haut de mes 25-26 ans, genre avec toute la naïveté et la confiance qu'on peut avoir à cet âge-là,
Je regarde les textes des publicités et je me dis que vraiment mauvais, je peux faire mieux. Puis moi, j'avais fait or et littérature avant droit, dans l'histoire au CGF, ici au Québec. Donc, j'aimais beaucoup écrire et en fait, j'ai commencé en réécrivant des publicités pour ces clients-là. Et en effet, j'avais quand même un bel impact sur les résultats. Et après, tranquillement, pas vite, ça m'a amené par le bouche à oreille des clients pour des séquences de courriel, des clients pour des pages de vente.
Kasia (12:43.598)
Moi, en parallèle, je me formais au copywriting, mais pour moi, tout ça, c'était une espèce de side hustle qui n'allait pas durer. Et jusqu'à ce que le dit side hustle devienne tellement grand et tellement plus intéressant aussi que ce qui se passait dans mon petit monde universitaire que je me suis dit, bien, tu sais quoi, peut-être que c'est ça que je vais faire, je vais avoir une entreprise. Mais pour moi, c'était accidentel.
J'adore comment, juste en suivant sa curiosité et les opportunités qui se présentent à nous, on peut se retrouver sur des chemins de vie totalement différents. Et t'as mis combien de temps à faire cette réalisation, en tout cas à te dire « OK, pourquoi pas essayer cette avenue-là? » Pas très longtemps. Le copywriting, ça a été un coup de cœur absolument indescriptible pour moi. En fait, si j'avais compris plus tôt que je pouvais être payée dignement pour écrire, probablement que c'est vers ça que je serais allée.
C'est juste que c'était pas une avenue que je connaissais. Donc, assez peut-être un an avant que je me décide vraiment à faire le saut. Ce que je trouve génial, c'est que tu adores ça. je peux déjà voir les têtes de certaines personnes qui vont écouter cette épisode en disant « mais comment, comment c'est possible? Moi qui déteste ça, qu'est-ce que tu dis à quelqu'un qui déteste la rédaction persuasive, pour qui c'est vraiment l'enfer? Pour partager ton point de vue et ta passion pour ces mots-là. C'est difficile pour moi de m'imaginer.
à quel point c'est difficile pour les gens parce que moi vendre des choses, j'ai toujours trouvé ça extrêmement agréable et le fun. En fait, ce que j'aime dire aux gens, c'est que les gens sont tellement mauvais pour vendre des choses. Les gens le font tellement mal qu'on peut tellement faire mieux. On a tellement d'espace pour faire mieux, pour être plus transparent, plus créatif, plus honnête, mettre de la personnalité, vraiment aller connecter avec les gens d'une autre façon.
Il y a tellement d'espace pour faire ça dans notre paysage du marketing où, bon, il y a beaucoup de personnes qui ont une approche de la vente puis du marketing qui est très désaccréable que pour moi, je vois juste ce terrain de jeu-là, en fait. C'est d'arrêter de voir ce qu'on n'aime pas et de se dire, bien, OK, si moi, j'aime pas ça, comment je peux le faire à ma façon? Qu'est-ce qui va me faire sentir bien? Et souvent, ça fonctionne encore mieux. C'est ça qui est ironique, c'est que les gens s'empêchent de faire du copywriting parce qu'ils n'aiment pas un certain type de copywriting.
Kasia (15:02.314)
ils découvraient leur propre façon de s'exprimer, de connecter, ça fonctionnerait encore mieux pour eux. Et c'est quoi pour toi la poule et l'oeuf ici? Est-ce qu'ils n'aiment pas le copyrighting parce qu'ils n'aiment pas vendre ou est-ce que les gens n'aiment pas rédiger des textes de vente parce qu'ils ne se trouvent pas bons? Je pense que clairement, on n'aime pas faire les choses dans lesquelles on ne se pense pas compétents. Donc en partant, c'est certain que si tu ne pas du tout ce que tu es en train de faire, probablement que tu vis un petit sentiment d'incompétence.
et ça devait sentir très mal. Je pense aussi que les gens ont de la difficulté, ils voient ça comme se vanter un peu, comme de l'aventardise, alors que la vente, pour moi, c'est plus de la conviction, le copywriting, c'est plus de croire que ce que tu apportes, c'est quelque chose d'utile qui va faire une vraie différence pour la bonne personne et de le vendre justement à cette bonne personne-là, pas à la terre entière. Mais oui, il y a de ça, puis je pense qu'on le voit aussi quand on essaie de vendre les choses des autres.
Dès qu'on fait une collaboration, dès qu'on recommande un ami, on réfère un freelance qu'on connaît, tout ça, c'est tellement plus facile de vendre les choses des autres. Donc, il a aussi clairement un petit truc psychologique de malaise et de non-envie de se vanter. Alors que je trouve que c'est l'un des plus gros malentendus, on ne parle pas de soi, on parle de l'autre. Moi, j'appelle ça passer du monologue au dialogue.
Personne n'a envie de t'entendre monologuer sur ton existence, ta vie, les specs de ton produit, pas. Faire du marketing, c'est parler à quelqu'un. Quels sont les trois conseils que tu pourrais donner justement à quelqu'un qui déteste te vendre pour une période de passer de l'autre côté et lui montrer à quel point ça peut être agréable et vraiment fun d'écrire pour vendre en fait? Mon premier conseil, ce serait de ne pas utiliser l'IE en partant.
Parce que bon, si tu utilises l'IA pour brainstormer, exemple, tout ce que ça va faire, c'est homogénéiser tes idées avec celles de tes compétiteurs, en fait. L'écriture, c'est aussi quelque chose qui joue beaucoup sur la découverte. Comment je pourrais décrire ça? C'est une activité cognitive, écrire qui est extrêmement exigeante pour ton cerveau. C'est ce qui fait qu'on trouve ça, des fois, pénible. Mais toute cette cognition-là, toute cette énergie-là que tu mets quand tu écris, elle sert à quelque chose.
Kasia (17:18.074)
C'est ce qui fait qu'on pense quand on écrit, en fait, pour moi. Pour moi, écrire, c'est une forme de réflexion qui est encore plus profonde parce qu'elle est plus délibérée, plus posée et on prend plus le temps que quand on s'exprime à l'oral ou quand on pense de manière très perdue un peu et éparpillée dans notre tête. Donc mon premier conseil, ce serait vraiment de réapproprier l'écriture à la main, au moins pour tes premiers jets de tes textes de vente, juste parce que sinon, tu perds.
ce processus cognitif-là tellement important où on va trouver les meilleures idées, on va décortiquer les choses, bouger les choses, changer les choses de place, c'est super important. Ça, c'est mon premier concept. Mon deuxième que je donne très souvent, c'est d'écrire à une personne. Moi, commence mes infolètre par Cher Camille. Ça fait des années que je fais ça, Camille. C'est comme ma cliente idéale qui maintenant a plusieurs versions comme des vies alternatives. C'est pas important. Toi, tu peux commencer par une.
Mais je commence toujours mes infolètre en écrivant « Chère Camille », puis je l'efface après. C'est comme mon rappel à moi-même qu'il a une seule personne qui va lire ce texte-là de l'autre côté de l'écran, et je veux que cette personne-là sente que je lui ai écrit à elle. Et ça change notre posture, notre perspective, notre manière d'écrire. Ça, ce serait peut-être mon deuxième. Et le troisième que j'aime beaucoup donner, surtout aux Françaises dans ma vie, parce que je suis quand même une bonne partie de ma clientèle qui est en France.
Je pense qu'au Québec, on est un peu plus décomplexé dans notre façon de nous exprimer à l'écrit. En France, vous avez tendance à écrire beaucoup trop long, beaucoup trop complexe et beaucoup trop académique pour aucune raison, alors que souvent, ça convertit moins bien, point de vue marketing. Et je trouve ça un peu... Si, si, a une raison. La raison, c'est que c'est ce que nous apprenons à l'école avec la dissertation. C'est vraiment l'écriture littéraire longue et on n'arrive pas à s'en défaire, quoi.
Oui, c'est ça. Puis c'est vrai que, tu au Québec, c'est un peu pareil. Le plus quelqu'un a étudié longtemps, pire c'est en copywriting. Mais je dis ça en tant que personne qui a étudié aussi longtemps. Mais voilà, donc mon troisième conseil, c'est de se relire à voix haute, en fait, et de vérifier si on trébuche sur des mots, s'il a des phrases qui sont pas du tout naturelles. Est-ce que tu serais à l'aise de dire ce texte-là, par exemple, dans un épisode de podcast? Si c'est pas le cas, probablement que le texte est encore très loin de ta voix humaine.
Kasia (19:38.83)
et tu pourrais t'en rapprocher, ça ferait quelque chose de plus humain avec lequel c'est plus facile de connecter. Tout le monde peut faire un texte élégant avec chat GPT, ça n'a aucune valeur ajoutée. Je veux dire, c'est accessible. Quand il a pas d'efforts, pas de temps, pas de connaissances particulières nécessaires, c'est pas un facteur de différenciation. Et qu'est-ce que tu penses, globalement, de l'avenir du marketing écrit? Hum... Bien, ça fait combien de temps qu'on dit que le e-mail est mort, genre?
Moi, j'ai commencé à faire vraiment de la rédaction persuasive plus sérieusement autour de 2016-2017, peut-être. Puis à ce moment-là, on disait déjà que le mail, c'était mort, ça allait être le marketing par texto. C'était ça, la mode à l'époque. Donc on a tout à des modes comme ça qui nous annoncent la mort du format écrit. Moi, je suis une personne qui est zéro vidéo. Je ne consomme pas de vidéo. Je ne regarde aucune vidéo, genre presque jamais. Si je regarde un format vidéo, ça va être un film ou une série.
Et donc, dans mon entreprise, j'ai toujours mis le focus en premier sur l'écrit, souvent l'infolettre, même pas le blog parce que c'est comme trop rigide pour moi. Et ça fonctionne très bien mes choses. Il a des gens qui ont envie de lire mes très longues infolêtres qui font parfois plus de 2500, 3000 mots. Personne n'est mort encore du fait que j'ai choisi l'écrit pour mon entreprise. Et j'ai un ami qui, ici à Québec, a un bike shop. On est vraiment dans une niche où on s'imagine pas qu'on a beaucoup de grands lecteurs. Je veux dire, il vend
il répare des vélos de montagne. Mais tu vois, Daniel aussi a choisi que son média principal, son canal principal, ce soit l'infolettre, et il fait des longues infoletres écrites où il parle de vélos et des pièces qu'il va tester et de, bon, quelle différence ça fait quand il a descendu dans telle trail ou quoi que ce soit. Et ça fonctionne très bien pour lui, ça convertit au bout. Alors, on est dans une niche où on s'imagine qu'il faut absolument de la vidéo, des photos, des images.
Donc, la mort du format écrit, on l'a sonné plusieurs fois. Puis moi, j'ai aucun intérêt pour les contenus courts. Et la raison, c'est simple, c'est que si quelqu'un consomme un contenu court de moi, cette personne-là n'est pas ma clientèle. Moi, je suis une personne qui vend des idées. Je suis une personne qui vend des points de vue, des perspectives, des réflexions qui sont nuancées, qui sont approfondies et qui ne se disent pas en 20 secondes.
Kasia (21:52.768)
Quand même quelqu'un regarderait un reel de 20 secondes, il apprendrait pas à me connaître et ça le qualifierait pas pour être ma clientèle cible du tout, du tout, du tout. Ce qui fait que c'est pas un canal qui est intéressant pour moi. Donc, est-ce qu'il va rester des personnes qui aiment le contenu long, l'écrit, etc. à travers le temps? Moi, pense que oui. Et je pense surtout qu'on a intérêt à rester propriétaire de nos audiences et de nos canaux. Puis l'infolettre, c'est encore le meilleur pour ça. Peut-être que je termine là-dessus, mais moi, j'ai envie...
de mourir quand je vois des entrepreneurs dépenser des dizaines d'heures pour publier des beaux carousels puis des belles images sur Instagram puis des beaux Reels qui vont être vus par 1 à 5 % de leurs abonnés pendant que, s'ils avaient une infolettre, il y aurait beau avoir juste 1000 abonnés à leur infolettre. Il y aurait du 60 à 80 % de taux d'ouverture en commençant. On n'est pas... Les réseaux sociaux ne sont plus au service des créateurs. On est dans des algos par intérêt.
ou même si quelqu'un s'abonne à ma page, n'y a pas vraiment plus de chances qu'elle voie mon contenu. Moi, dans ce monde-là, les contenus longs, écrits, où les gens passent vraiment un très grand nombre de minutes et des fois d'heures à lire et consommer mes contenus, c'est clair pour moi que ça bâtit pas la même relation. Comment tu attires des gens vers une infolettre? Mon Dieu, il y a tellement de manières d'attirer des gens à une infolettre. Et moi, c'est quelque chose qui me frustre un peu qu'on vive dans un monde où la première option pour aller chercher de la découvrabilité, c'est les réseaux sociaux maintenant.
alors que les réseaux sociaux ne sont pas tant efficaces pour être découverts, surtout en 2026. Je veux dire, publié sur LinkedIn il a cinq ans, puis aujourd'hui, ce pas la même game. On n'a pas la même portée, pas la même visibilité, c'est beaucoup plus difficile. Même chose sur Instagram, même chose sur TikTok, même chose sur tous les réseaux. Pour moi, la méthode qui est complètement indémodable pour aller chercher de la visibilité, de la découvrabilité, c'est de t'exposer à des communautés qui existent déjà. Puis moi, c'est ce que j'ai fait. À mes débuts, je n'avais pas d'argent à mettre en publicité.
puis j'avais encore moins de temps à mettre sur les réseaux sociaux. Et donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai approché des groupes de ma cible, dans mon cas, des entrepreneurs. Donc, que ce soit des espaces de coaching, des espaces de formation qui existaient déjà, des chambres de commerce, des regroupements d'entrepreneurs, des associations d'entrepreneurs. Bon, tu vois le genre. Et j'approchais ces espaces-là, puis je disais, écoute, moi, je m'intéresse à ce truc-là qui s'appelle la rédaction persuasive. Je donnerais un atelier gratuitement dans le groupe.
Kasia (24:14.682)
Est-ce que je peux? C'est comme ça que j'allais chercher mes premiers clients. Ces premiers clients-là m'ont permis d'obtenir des premiers résultats. Ces premiers résultats-là m'ont permis d'aller chercher d'autres clients, d'aller chercher d'autres opportunités, de documenter en fait ce que j'étais capable de faire. Puis aussi de faire croître mon infolettre parce que mine de rien, on dit souvent qu'il ne pas se faire payer en visibilité, mais moi, me faire payer en visibilité, j'adore parce que plus j'ai de la visibilité, plus c'est payant pour mon business model.
Donc, ça me faisait vraiment plaisir d'aller prendre la parole gratuitement en échange de pouvoir mentionner mon infolettre. Et j'ai monté à 5000 abonnés à mon infolettre sans faire des gros investissements en publicité, sans rien faire de complexe. C'est vraiment par les échanges que je suis allée chercher le gros de ma découvrabilité, de ma visibilité. Et c'est encore la même chose aujourd'hui. Ça reste, après la pub, disons, un des plus gros moteurs pour aller chercher de la visibilité dans mon entreprise. On sent, à travers ton profil, Alex, à quel point tu aimes l'entreprenariat et les entrepreneurs.
et tu leur fournis tout un tas de ressources pour les aider. Et la dernière en date, c'est le cabinet de curiosité qui est juste la mise en application de ce que tu viens de dire, c'est-à-dire mettre en commun nos outils et acquérir la visibilité ensemble, si je ne me trompe pas. 100 %. Si je devais, Charles, puis moi on a eu un... Charles qui est mon partenaire sur ce projet-là, mon associé si on veut, avec qui on a tous les débats sur l'angle à prendre pour le marketing et tout ça. Et cette année...
Moi, l'angle que je voulais prendre pour promouvoir le projet, c'était d'être un peu plus honnête sur la raison pour laquelle on le fait. fait, pourquoi est-ce qu'on fait un gros projet comme ça? Donc, le cabinet, pour les personnes qui connaissent pas ça du tout, c'est un bundle de produits. Donc, c'est une tonne de produits qui sont vendus tous ensemble à un prix très bas par rapport à la valeur totale du kit, si on veut. Mais la raison pour laquelle on le fait, c'est pour aller chercher de la visibilité. C'est pour profiter de la force que ça apporte.
de se rassembler du collectif pour aller chercher beaucoup plus de visibilité qu'on serait allé en chercher seul. Puis ça nous permet en fait d'apporter de la visibilité à plein de petits créateurs entre autres parce qu'il à peu près 50 % des entrepreneurs qui collaborent au cabinet qui ont des petites audiences et contourner en fait les réseaux sociaux, puis même le SEO en ce moment qui sont de plus en plus hostiles où c'est de plus en plus difficile pour les entreprises d'aller chercher cette visibilité-là.
Kasia (26:35.918)
Et Charles me challengeait un peu, disait « Moi, je ne pas certain que ça va vendre autant. Peut-être qu'on devrait mettre un peu plus l'emphase sur ce que les gens obtiennent quand ils achètent ce bundle-là. » Mais moi, je pense que les entrepreneurs, s'il a quelque chose qui nous rassemble, c'est l'envie de réussir ensemble, l'entraide, le fait qu'on se soutient ou en tout cas, moi, les entrepreneurs que j'ai autour de moi, ils ressemblent à ça. Donc, j'ai décidé d'y aller un peu plus en ligne sur le pourquoi derrière le projet cette année. Mais ouais, c'est probablement l'exemple le plus extrême.
de collaboration qui existe dans mon entreprise. Comment on coordonne tous ces profils, tous ces produits? Juste comment on fait travailler autant de gens ensemble? C'est un énorme défi. C'est certain de collaborer autant de gens, de collaborer avec autant de personnes puis de coordonner tous ces humains-là. Pour donner une idée aux personnes qui écoutent, on a plus d'une centaine d'entrepreneurs qui collaborent au projet et on est géographiquement...
très étalés dans le monde. il a des gens au Québec, mais il a aussi la majorité de nos partenaires qui sont en Europe. Donc, c'est certain que c'est un très gros défi. Moi, ce qui m'a aidée, c'est que par le passé, j'ai participé à des initiatives un peu similaires, mais de taille plus petite, comme Catching, par exemple. Et j'ai beaucoup appris de la manière de s'organiser, de mon ami Geneviève Gauvin, les processus, les bonnes façons de faire pour que les gens ne se perdent pas. Et bien sûr, on a maintenant une belle équipe.
Donc jamais je serais capable de coordonner un projet de cette ampleur-là par moi-même. On a une super équipe du Mains qui se met tous la main à la porte pour qu'on soit capable de guider tout le monde. Mais c'est certain qu'il a aussi une réponse technologique dans les automatisations, les processus qui sont bien réfléchis, qui font que dès la signature du contrat, tu embarques dans une espèce de funnel, si on peut appeler ça comme ça, où tu vas être guidé étape par étape dans ta participation au projet. Comment on consomme?
c'est super bonne question. Donc moi je me suis inspirée du modèle des gros bundles qu'on voit de ce genre-là sur le marché américain. Il y en a énormément des bundles de cette taille-là sur le marché américain et il n'y en avait pas encore en français, donc je me disais pourquoi ça nous prend ça? Mais en fait, comment on fonctionne? Déjà ce que les produits ont en commun c'est qu'ils sont petits. On ne pas chercher des mégaformations qui prennent plusieurs heures à suivre.
Kasia (28:59.83)
On va chercher des gabarits, des templates, des ateliers, des choses qu'on peut compléter en un avant-midi maximum, je dirais. C'est à peu près notre fenêtre de temps. Donc les produits, l'applicabilité, le temps pour l'utiliser, ça va de 15 minutes à quelques heures, mais pas plus que ça. Donc ils ont tous ça en commun et c'est tous des produits qui pourraient intéresser des entrepreneurs. C'est leur seul point commun. Après, quelqu'un qui achète le cabinet va devoir faire une sélection.
Donc, on a nous une espèce de super galerie de produits dans laquelle tu peux naviguer par tag, par logiciel, par exemple, par sujet, par problématique, par créateur aussi. Tu peux faire ta recherche et là, tu peux te monter tranquillement c'est quoi tes favoris en fait de ces produits-là, lesquels t'intéressent, lesquels correspondent à tes besoins à toi. Et cette année, on a comme deux pricing. Donc, les gens peuvent soit acheter ce qu'on appelle le petit cabinet. Ça permet de déverrouiller 12 produits par mille et cent.
c'est toi qui décides lesquels. Et sinon, on va avoir aussi la totale qui est un petit peu plus chère où là tu peux débloquer autant de produits que tu le souhaites parmi les censettes. Et là pour le déblocage, c'est très technique. Ça dépend évidemment des plateformes de chaque entrepreneur. Parce que quand tu collabores avec des petits entrepreneurs comme ça, personne a la même plateforme de paiement, d'hébergement de son produit, de formation. Il y a des gens sur Notion, il a des gens sur Kajabi. Donc évidemment, les produits que tu as sélectionnés après...
Faut que tu prennes le petit code promo, le coupon pour aller chercher le produit sur la plateforme du créateur ou de la créatrice. C'est un sacré challenge technologique de rassembler autant de produits de plateformes totalement différentes sur un seul espace. Comment vous avez fait techniquement? En ce moment, tout vit dans une base de données airtable. Et quand je dis tout, c'est vraiment tout, des candidatures jusqu'aux fiches produits. Donc, ça nous permet de gérer le projet de A à Z dans une plateforme qui est quand même versatile.
Airtable, c'est un peu la source de vérité. Donc nous, on est dans Airtable. Les années précédentes, pour permettre aux gens de naviguer dans le cabinet, on utilisait un logiciel qui s'appelle SOFTER en anglais, qui nous coûtait plusieurs milliers de dollars par année et qui permettait de faire l'interface entre Airtable et les gens. Donc qui permettait d'afficher la galerie des produits, faire des recherches, tout ça, n'est-ce pas? Cette année, on a tout vibe codé avec l'IA.
Kasia (31:22.766)
Donc la plateforme est custom, est beaucoup plus alignée à nos besoins réels, fait. C'est vraiment génial ce qu'on a cette année, je dois dire. Et alors, sort quand? Ça sort quand, ça sort quand. Le cabinet, toujours accompagné d'un événement gratuit qui s'appelle la Galerie des raccourcis, qu'on fait aussi chaque année. Puis, cette année, la Galerie des raccourcis, dès qu'elle débute, les ventes du cabinet ouvrent en même temps. On a comme décidé de simplifier les choses.
Donc le Bundle est en vente du 28 septembre au 6 octobre. Et là dedans, tu une semaine de conférences qui sont gratuites aussi, qu'on fait pour donner plus de visibilité aux gens qui participent, pour permettre aux gens de découvrir aussi les plus petits créateurs, créatrices. On a aussi des gros noms qui participent, mais moi, mon plaisir, c'est vraiment... Il y a des personnes pour qui c'est la première fois qu'ils donnent une conférence en ligne, puis là se retrouvent dans un événement où il a des milliers d'inscrits. C'est une belle expérience à leur faire vivre. Je tripe à chaque année. Génial.
Et c'est quoi le ressenti des participants maintenant que vous avez fait ça plusieurs fois? Je pense que les gens aiment beaucoup parce qu'on a des personnes qui reviennent à chaque année depuis trois ans ou en tout cas qui aimeraient revenir à chaque année depuis trois ans parce que ça reste sous candidature. Donc des fois, évidemment, on ne pas reprendre toujours exactement les mêmes personnes. Donc ça arrive que quelqu'un doit sauter une année. Mais quand on demande aux gens, nous on fait un sondage, est-ce que vous referiez le cabinet? On a comme 95 % de taux de personnes qui voudraient reparticiper une deuxième fois.
Mais pour arriver à ce résultat-là, on fait tellement d'efforts du côté de l'organisation. Je veux dire, pendant tout l'été, les gens ont des webinaires pour se préparer au lancement, pour savoir comment préparer leur stratégie marketing, pour comprendre comment se fixer des bons objectifs, etc. On a des parrain marraine du cabinet qu'on appelle, qui sont Valentin Montmore aux Allers-Côtés, puis Julia de J &J, qui accompagne un petit peu comme ça les plus petits créateurs, créatrices l'été.
Donc, on a ça. Nous aussi, on les prend par la main. On a des guides à toutes les étapes écrites pour les aider à écrire des bons courriels de vente, etc. Donc, j'ai l'impression que pour les gens, c'est un peu un stage de marketing en même temps presque, pour les petits en tout cas. Et pour les gros collaborateurs, c'est certain que c'est une belle opportunité de côtoyer d'autres gros noms qui participent au cabinet, de connaître d'autres personnes dans l'industrie qui s'adressent eux aussi aux entrepreneurs.
Kasia (33:48.686)
Donc ça booste à tous les niveaux les collaborations, les liens entre nous. Puis il souvent des projets qui naissent entre collaborateurs, collaboratrices du cabinet, mais qui n'ont rien à voir avec le cabinet. Ils se rencontrent dans le cadre du cabinet, puis après ils font un atelier ensemble ou quoi que ce soit. Donc ça, je te dirais, c'est ma plus belle paye de ce projet-là. C'est génial. C'est toute la satisfaction de mettre en commun des gens et que derrière ça fasse fort ensemble. Ouais, vraiment.
Et moi, te dirais, la métrique que j'essaie d'augmenter à chaque année, c'est le nombre de ventes moyennes des petits créateurs. Je vois qu'on les a bien accompagnés quand on réussit à faire monter ce nombre-là. Et ce qui est génial aussi avec ce projet, c'est que vous mettez dans un même bundle des entrepreneurs qui appartiennent à des branches similaires. Il y a plusieurs produits marketing, plusieurs produits de création de contenu, mais vous arrivez à le faire d'une telle façon où finalement, on ne les voit pas comme des concurrents, mais au contraire comme...
participants d'un certain ensemble où chacun est complémentaire. Oui, absolument. Puis en fait, pour moi, j'ai toujours vu ça comme ça. C'est une richesse d'avoir des points de vue, des perspectives puis des façons de faire différentes à l'intérieur d'un même domaine. La vie serait triste s'il avait juste un expert et ce ou. Tu choisis du coup les participants parce que tu me dis que vous recevez beaucoup de candidatures. Mais comment vous choisissez qui va en être?
En fait, on reçoit des centaines de candidatures à chaque année, ce qui est quand même un beau privilège pour nous, mais aussi une épreuve terrible pour moi quand j'arrive à la fin, puis que j'ai trop de coups de cœur pour le nombre de places disponibles. Donc, il une partie des gens qu'on approche nous-mêmes, évidemment. Entre autres, tous les collaborateurs, ce qui ont vraiment des plus grosses audiences, des grosses communautés, c'est une opération de charme qu'on fait parce que, veut, veut pas, on a besoin de ces personnes-là pour que le projet fonctionne.
Le projet n'aurait pas la même envergure si on n'était pas capable d'aller chercher aussi des personnes qui ont une belle notoriété, une crédibilité déjà établie. Donc, une partie des personnes qu'on va chercher par nous-mêmes, qu'on approche carrément en mode «on adorerait que tu participes», «est-ce que tu accepterais?» etc. Et après, il reste une portion des places à combler que là, on va combler par candidature. Et les places par candidature...
Kasia (36:00.826)
C'est extrêmement déchirant. Le choix, c'est vraiment un mélange de oui, la qualité du produit. On privilégie toujours les produits qui existent déjà aux idées. On demande d'avoir un aperçu de l'intérieur de ce produit-là, pour aller voir un peu comment c'est fait, etc. Fait que oui, évidemment, la qualité du produit, mais il aussi la diversité de l'offre quelque part. Par exemple, cette année, on a reçu beaucoup trop d'offres en lien avec Instagram, beaucoup trop de candidatures en lien avec Instagram.
On ne peut pas faire un bundle avec 50 produits Instagram, même si les 50 produits sont bons. Donc, il faut autant aller chercher une complémentarité qu'une qualité. Ça se manifeste dans « est trois », à regarder les candidatures dans l'équipe. On fait un premier tri qui est vraiment purement qualité. Est-ce que ce produit-là mériterait, entre guillemets, à nos yeux, d'aller dans le cabinet? À ce moment-là, on a toujours beaucoup trop de produits et là, c'est le filtre un peu plus pragmatique de qu'est-ce qui est complémentaire à quoi.
qui va venir jouer autant au niveau du thème, le sujet qui est abordé par le produit que le format. Si on a déjà énormément de gabarits notion, c'est peut-être mieux de prendre un format qui est différent, même si le thème peut-être est un peu bizarre ou... Ça devient vite compliqué et c'est un processus qui nous demande plusieurs dizaines d'heures au total. OK, alors c'est du 28 septembre au 6 octobre. Ça va être une semaine très chargée en termes de communication, j'imagine. Et là, je repasse sur l'entrepreneur en toi.
Une fois que vous avez bouclé le cabinet d'excusité, c'est quoi le next projet? Dans mon cas, c'est toujours un peu difficile à dire parce que je suis beaucoup mes envies. Puis le cabinet, c'est un de mes projets qui est le plus coordonné, cadré, etc., etc. Puis la raison, c'est pas moi, c'est le fait que c'est une collaboration puis qu'on est une équipe. comprends ce que je veux dire? Dans ma business personnelle, Alex Martel, j'aime ça avoir de l'espace. J'aime ça pouvoir changer d'idée à la dernière minute.
J'aime ça pouvoir lancer quelque chose parce que j'ai une idée là, là maintenant et j'ai envie d'exécuter cette idée-là tout de suite. Ce qui fait que je planifie pas tant d'avance mes affaires, mes projets à l'année longue. Ce qui est casé dans mon horaire, c'est ma formation en copyrighting et le cabinet, qui sont comme mes deux gros lancements de l'année. Le reste, tu sais, je me laisse de l'espace pour être moi puis avoir du fun, si on veut. Mais dans mon cas, le cabinet, c'est surtout une action de visibilité.
Kasia (38:22.094)
Charles et moi, on fait pas nécessairement un très gros profit avec ce projet-là, surtout vu le nombre d'heures investies. Mais c'est certain que ça nous apporte beaucoup de contacts et beaucoup de visibilité dans l'industrie, ce qui finit toujours par être payant après dans l'année qui s'en vient, t'sais, les invitations à des sommets virtuels, à des podcasts, les opportunités que ça va nous donner, rendent le projet super intéressant en soi. Tu as mentionné tout à l'heure que tu avais un TDAH. Je voulais savoir comment tu arrives à intégrer cette donnée dans ton business.
Tu viens de donner un petit indice, c'est de te laisser aussi la liberté d'explorer tes différentes idées, tes différentes passions. Mais globalement, au quotidien, comment tu dirais que ça t'impacte? À quoi tu composes et qu'est-ce que tu mis en place toi pour faciliter la vie? Mon Dieu, c'est tellement une grande question parce que les pauvres personnes TDAH, on se fait tellement donner de conseils à gauche et à droite, de comment on devrait faire pour optimiser notre vie, notre fonctionnement et tout ça.
Puis moi, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup essayé de me réparer, entre guillemets, de trouver ça allait être quoi la solution qui allait faire en sorte que j'allais devenir aussi disciplinée que certaines personnes dans mon entourage, entre autres mon amie Charles justement, qui fait le avec moi. Charles, c'est une personne très disciplinée, puis j'ai des gens comme ça disciplinés autour de moi. Et j'y arrivais sincèrement pas, c'était très difficile pour moi. En fait, je vivais juste de la frustration parce que j'arrêtais pas de rechuter.
dans mes anciennes habitudes. Ce qui a été un des clics pour moi, a été d'accepter que peut-être que je changerai jamais. D'accepter qu'en fait, cette façon-là d'être et ces limitations-là, ils font partie de qui je suis. Ils viennent aussi avec des très bons côtés d'ailleurs, mais ils font partie de qui je suis, puis ça va être chiant comme ça pour toujours. Maintenant que ça s'est accepté, c'est quoi les conditions dans lesquelles ces petits défauts de fabrication-là que j'ai me nuisent le moins?
c'est quoi les conditions gagnantes à l'extérieur de moi, si on veut. De mettre le focus pas sur comment je peux changer Alex, mais qu'est-ce qui, dans l'environnement d'Alex, influence la manière dont Alex est productif dans la ville. Et ça, a beaucoup amélioré ma situation, entre autres. Une chose que j'ai réalisée, c'est que même si j'aime ça me laisser beaucoup d'espace, écouter mes envies, être spontané, si j'ai pas des projets qui sont casés dans le temps...
Kasia (40:38.786)
bien là, ça devient une année qui est trop déstructurée, puis là, je suis trop à la merci de ces envies-là. Donc maintenant, j'ai des projets structurés, mais ces projets structurés-là, pour que je sois capable d'avoir une certaine discipline, moi, j'ai besoin d'une forme de motivation qui est extrinsée, qui est à l'extérieur de moi. J'ai besoin de travailler avec une autre personne qui, elle, va me rappeler le délai, qui, elle, va compter sur moi pour que ça me pousse à l'action.
Et ça, change tout. Donc, ce qui fait que le cabinet existe, c'est Charles, c'est Valentin, c'est ma graphiste émée, notre directrice artistique incroyable, c'est notre intégratrice Julie qui doit intégrer le site Web. Tout ça, fait que moi, le texte de la page de vente doit être prêt parce que ces humains-là attendent après moi. Donc, ça, c'est mon... comptabilité. – oui, mon hack principal, c'est avoir des gens qui attendent après moi quelque part dans la boucle. – Je suis totalement d'accord avec toi sur l'impact de l'environnement.
On passe beaucoup trop de temps à essayer de se changer de l'intérieur par la psyché, par la thérapie. Ça a sa place, bien entendu, mais en termes d'impact sur le quotidien, trouve que rien ne vaut l'aménagement de l'environnement. Je suis tellement d'accord avec toi. C'est très vrai. moi, une autre chose, par exemple, que j'ai mise en place, c'est que je vais souvent faire du co-travail avec des amis. Parce que moi, quand j'ai quelqu'un à côté de moi qui est à son affaire et qui travaille, par espèce d'osmose, je me mets à faire la même chose.
Donc, j'ai rapidement identifié dans les fuites lentes qui habitent près de moi qui sont ceux qui sont à leur affaire, puis que quand on va travailler, ils travaillent pour vrai à côté de moi. Et j'essaie de maximiser mes moments avec ces humains parce que je me rends compte que juste à être en leur présence, pression des pères, je me mets à travailler moi aussi. Je préfère sortir de chez moi, à rester chez moi. J'ai de la misère à travailler l'après-midi. Je préfère le matin. C'est toutes des choses qu'on apprend sur nous, puis qui impliquent pas qu'un problème...
avec moi, terrible, que je dois absolument réparer. Quand on se sort de ce framing-là, de ce cadre-là, je pense que c'est mieux. C'est marrant, la Comptability Extern ça fonctionne très très bien pour moi. Par contre, le coworking, c'est une catapse parce que je suis la personne qui distrait les autres. Je suis tellement fascinée par les gens autour de moi que je leur parle tout le temps et je les empêche de travailler. Moi aussi j'ai envie de faire ça. Mais le truc c'est d'y aller souvent avec les mêmes personnes.
Kasia (42:59.822)
Pour pas avoir trop de choses à se dire. Écoute Alex, on arrive sur la fin du podcast. Où est-ce qu'on peut te trouver en ligne et bien sûr le cabinet? Alors moi, pour me trouver, j'existe surtout à travers mon infolettre. Ça va arriver des fois que je vais publier sur LinkedIn ou sur Instagram, mais c'est vraiment par pure envie. Je dis souvent que moi je suis en camping sur les réseaux sociaux, donc je bâtis pas une maison, mais des fois je vais installer ma tante quelques temps quand l'envie m'en prend.
Mon site web, c'est lémopourvendre.com. Et sur lémopourvendre.com, tu un onglet InfoLettre où tu peux t'inscrire par différentes avenues, le soit mon Best Of, qui sont comme mes meilleures InfoLettre, soit des trucs de persuasion ou des trucs pour mieux utiliser l'IA. Et, et, et, et, le cabinet s'en vient. Donc si tu as envie de découvrir plein d'entrepreneurs, dont plusieurs que tu as sûrement jamais vus ailleurs parce que c'est des personnes qui ont des petites communautés et qui n'ont pas encore eu une opportunité de visibilité comme celle-là.
Tu peux aller t'inscrire à l'événement gratuit du cabinet. URL, c'est grosbundle.com. G-R-O-S-B-U-N-D-L-E.com. Et tu vas tomber tout de suite sur l'événement gratuit si t'as envie d'aller voir qui est-ce qui collabore à ce gros projet-là. Écoute, on vous souhaite une excellente année de mi-26 pour cette troisième édition et plein d'autres à venir. Merci beaucoup d'être venu dans le podcast. Partagez ton parcours, Alex. Partagez ton expertise, conseils.
Et pour nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. D'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.
Kasia (44:33.518)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.