Kasia (00:00.142)
Quand on est à son compte, entrepreneur, créatif, c'est notre métier d'inventer des choses, d'inventer des solutions et de proposer. On ne peut pas ni être passif et se raconter que tout va bien, ni être apathique et laisser tomber en croyant que c'est trop tard. Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Cassia, je suis à mon compte depuis 2009.
et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante. Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi. Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte.
Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:08.814)
Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, je te propose de réécouter un épisode qui a été diffusé il y a un an et demi. Et je trouve que c'est un épisode assez approprié vu les temps qu'on vit. Enfin que le climat du moment se prête particulièrement à la rediffusion de cet épisode. Et je me suis honnêtement posé la question quand le réécoutant si est-ce que je dois la réenregistrer, est-ce que je le diffuse telle qu'elle et ce que je raconte dedans, je l'assume toujours, je trouve que ça se tient. Mais il y avait des choses qui manquaient pour moi.
sur laquelle j'avais envie de un coup d'emphase. Et voilà pourquoi j'ai choisi la solution intermédiaire qui est de enregistrer une introduction un petit peu plus longue. Donc le titre de l'épisode, c'est « Comment croire en soi quand le monde part en vrille » Je trouve que globalement, depuis les années 1920, on est vraiment rentrés dans une période complexe de l'histoire du monde, complexe et inquiétante, avec le dérèglement climatique, la résurgence de conflits armés, sans parler des maladies, des pandémies, de la sécheresse.
Nous sommes en plein épisode de manifestations lycéennes qui sont réprimées assez violemment, dois dire. Du coup, pense ne pas m'avancer trop loin quand je les convis dans un état d'inquiétude, voire d'hypervigilance, quasi permanent depuis maintenant plus de six ans. Et bien sûr, pour les personnes qui sont hypersensibles, c'est un petit peu leur quotidien. Mais avec l'actualité, avec tout ce qui se passe dans le monde en ce moment, ça peut être encore plus accentué. Quand on est indépendant, dans le contexte actuel, on peut à certains moments se dire à quoi bon.
On peut trouver ça trivial quelque part d'être en train de réfléchir à un post d'Instagram ou d'envoyer un mail de prospection quand on a l'impression que le monde part en vrille et que malheureusement il a pas grand chose à faire. Et je crois que c'est important de dire que le développement personnel, le coaching en particulier, ce n'est pas se mettre dans sa bulle et se raconter que tout va bien. Et ce n'est pas non plus un espace où seul compte finalement l'individu.
en mode « bon ben moi je m'occupe de moi et puis le monde on verra bien ». Pour moi le coaching c'est un ensemble d'outils qui permet déjà de développer une capacité émotionnelle à ressentir. À ressentir les émotions lourdes et difficiles comme la détresse, l'injustice, le déserroi, parfois la panique, sans se laisser complètement emporté par elles. Ça développe vraiment cette résilience émotionnelle qui permet d'accueillir les choses et de voir le monde tel qu'il est et pas à travers des lunettes
Kasia (03:29.806)
Ni ultra coloré, mais pas non plus ultra noir. Pour moi, c'est cette résilience émotionnelle-là qui permet ensuite de passer à l'action. De ne pas se laisser submerger par les émotions, qui permet aussi de ne pas détourner le regard quand on voit des choses difficiles, et finalement de transformer ces émotions en pouvoir d'action. Dans un monde incertain, je pense que c'est utile de s'équiper de ces outils-là. Je connais à titre personnel plusieurs personnes qui travaillaient dans l'humanitaire.
à la fois sur le terrain, mais aussi dans l'organisation et l'administration des ONG. Et c'est un milieu qui a très vite compris justement que quand on veut aider les autres, il faut être équipé. Que la bonne volonté entre guillemets ne suffit pas parce qu'on peut vite se retrouver débordé, dépassé par tout ce qu'on voit et faire marche arrière. Donc non, travailler sur soi, même quand les jours sont incertains, ça a du sens. Il y a aussi une deuxième raison qui pour moi me semble essentielle, c'est que la vie n'est ni bonne ni mauvaise.
Elle existe tout simplement et parfois elle est chaotique, parfois elle est violente et injuste, et parfois elle est merveilleuse et belle. Et je crois que même dans les conditions les plus sombres, les plus difficiles de la vie, peut y avoir de la joie, peut y avoir du partage, peut y avoir des idées, peut y avoir de la créativité. La semaine dernière, j'étais en Pologne, du côté de Varsovie. Voilà, je suis allée pour un mariage, pour tout désir, et j'avais quelques jours pour me promener et...
j'ai emmené mon compagnon au musée de l'insurrection. Alors c'est un épisode de la Seconde Guerre mondiale qui n'est pas forcément très connue en Occident, à l'ouest, mais qui est fondataire dans l'histoire polonaise. Et c'est en fait le soulèvement du peuple polonais de Varsovie contre l'occupation hitlérienne, qui dans un premier temps a plutôt bien fonctionné puisque l'ennemi a été repoussé, mais qui ensuite malheureusement s'est transformé en massacre. Il y avait donc beaucoup de témoignages de la Seconde Guerre mondiale.
du ghetto de Varsovie notamment, des déportations, mais aussi des massacres qui ont été commis. D'un côté on avait les Allemands qui avaient énormément d'armes et l'autre côté des résistants polonais qui en avaient assez peu. À cela s'ajoute l'ami Staline qui ne voulait pas que les troupes alliées puissent offrir des armes aux Polonais. Si je te raconte tout ça, c'est parce que je voulais partager un moment qui m'a vraiment émue et j'étais en pleurs pendant les quatre heures de la visite, j'étais en pleurs quasiment tout le temps. D'ailleurs quand je... voilà le fait de en reparler ça m'émeut encore.
Kasia (05:51.82)
parce que les personnes qui se sont battues, c'était des adolescents, comme aujourd'hui on peut en voir dans la rue qui manifestent. C'était des jeunes hommes, des jeunes femmes dont beaucoup malheureusement n'ont pas survécu, mais qui ont donné leur vie en faisant fi du danger, en faisant fi des conséquences, parce qu'ils croyaient en quelque chose, ils croyaient que la liberté, la vie valait la peine d'être vécue. Et je pense que ce sacrifice, on peut le retrouver dans l'histoire de n'importe quel pays, de n'importe quelle culture.
Ce sacrifice-là, a été fait par les générations précédentes, mérite d'être honoré par la mémoire, mais aussi par la joie. Parce que ces jeunes gens ont donné leur vie pour que nous puissions un jour connaître la liberté et la joie. Et même si le monde devient de plus en plus flippant et de plus en plus incertain, et qu'il ne faut pas détourner les yeux de ce qui se passe, il ne faut pas non plus oublier de créer de la joie. D'ouvrir les yeux sur la beauté du monde qui est là malgré tout, sur l'amour que nous portons les uns aux autres.
envers nos proches, envers notre famille, envers nos animaux, envers nos livres, envers tout ce qui remplit notre âme. Et d'autant plus, quand on est à son compte, quand on est entrepreneur, quand on est créatif, c'est notre métier d'inventer des choses, d'inventer des solutions et de proposer. On ne pas ni être passif et se raconter que tout va bien, ni être apathique et laisser tomber en croyant que c'est trop tard. Voilà pourquoi je pense qu'il faut travailler sur son sentiment de pouvoir personnel et de...
confiance en soi, y compris quand le monde part en vrille. Voilà, tu ne t'attendais peut-être pas à ça aujourd'hui. dans la foulée, je te propose de réécouter l'épisode 18 de ce podcast qui s'intitule « Croire en soi quand le monde part en vrille ». Aujourd'hui, on va parler de confiance en soi, mais pas façon banale. Parce que tu vois, en préparant cet épisode, à la fois, y a vraiment des idées que j'ai envie de partager. Je me dis c'est important que je le formule, que je prenne le temps d'élaborer là-dessus.
Et en même temps je trouve qu'il a pas plus galvaudé comme thème que la confiance en soi. Et quand je dis ça ce n'est pas pour me moquer ou pour dénigrer mais parce que ça fait bientôt dix ans, et oui le temps passe vite, que je suis de près ou de loin dans le développement personnel. Je suis coach depuis cinq ans, actuellement c'est même ma sixième année, et quand j'ai démarré la confiance en soi c'était un petit peu le sujet de coaching que j'ai traité en premier. Ce qui m'a amené
Kasia (08:10.912)
par la force des choses à travailler avec des entrepreneurs, avec des indépendants, avec des artistes, avec des créateurs. Bref, des gens qui avaient des projets et qui avaient besoin d'un soutien dans leur confiance en eux pour les porter à terme. J'avais notamment un programme qui s'appelait Les Eaux Dacieuses et que j'ai beaucoup aimé. C'est un programme de groupe qui a fait se rencontrer des dizaines de femmes et qui a vu des projets se développer comme ça dans les trois dernières années. Et d'ailleurs, si ça t'intéresse, j'ai un épisode de podcast qui est sorti récemment sur ce sujet.
où je reçois une ancienne cliente et je l'interviewe sur où est-ce qu'elle en est dans sa vie aujourd'hui, et notamment sur ses projets créatifs et artistiques. Et c'est à l'occasion de cette interview que je me suis dit, il vraiment que je fasse un épisode séparé sur la confiance en soi, d'une part. Et en même temps, je ne pas vraiment parler de la confiance en soi comme on parlait il y a encore peut-être trois, quatre ans, ou de la façon dont on a été question quand moi j'ai démarré dans le développement personnel. Même dans le développement personnel, il y a des modes
Il y a des trends, y a des tendances qui, au bout d'un moment, s'arrêtent et il a quelque chose de nouveau qui démarre. Et tout cela est vraiment relié à l'actualité géopolitique, économique, culturelle et les concepts dans lesquels on évolue. Je trouve qu'il y a une sorte de malentendu sur ce que ça veut dire avoir confiance en soi, qui est associé à une forme de toute puissance du moins. Où les gens qui ont confiance en eux sont des gens qui, en société, apparaissent plutôt extravertis, qui sont convaincus de leur réussite,
qui se sentent invincible, qui croient beaucoup à la manifestation de type « si j'y crois assez fort, ça va marcher comme prévu ». Cette idée de « oui, je vais y arriver parce que je suis trop forte, parce que je crois à ma destinée ça donne une énergie folle. Ça donne un sentiment d'invincibilité de dingue. Mais le problème, c'est que cette confiance-là, qu'on définit comme la croyance en son succès, c'est un colosse au pied d'argile. C'est juste de l'ego hypertrophié. Cet ego est comme un ballon de Beaudruche qui se dégonfle à la moindre contrariété.
Dès que les choses ne vont pas dans notre sens, on passe à l'extrême inverse. On passe de « je suis génial, je vais tout déchirer, ça ne que marcher à « je suis une énorme merde, je vais tout rater, rien ne va jamais marcher ». D'ailleurs chacun va avoir sa dose de tolérance. Il va y avoir les personnes qui vont se décourager au premier obstacle. D'autres ça va être la première critique ou le premier hater sur internet. Et pour d'autres ça va être un bad buzz, un clash ou un mini scandale qui éclate. Mais le point commun en tout cas c'est que
Kasia (10:35.502)
il a un effondrement qui est assez rapide et on va dire que la haine de soi et le doute de soi qui en résulte sont presque proportionnels à l'hypertrophie de l'ego qu'il y avait. Je pense pas non plus que ce soit un hasard si on s'est retrouvé à entretenir ces idées de toute puissance, de je vais y arriver. Cette vision du monde ne vient pas de nulle part. Si on compare avec ce qui se passait par exemple dans les années 2010 et ce qui se passe aujourd'hui en 2025, on est dans deux réalités
politique, financière, culturelle très différentes. Les années 2010, on vivait dans une époque qui était globalement plus optimiste. Entre la capture de Saddam Hussein et la mort de Ben Laden, on a l'impression que l'ordre mondial était stabilisé, que les problèmes géopolitiques étaient sous contrôle. On est en pleine ère d'Obama aux États-Unis. On est en plein boom de la révolution numérique avec l'arrivée des iPhones, avec le développement des réseaux sociaux dont Facebook et surtout Instagram.
Alors certes il y a eu la crise des subprimes en 2008-2009, mais il y a eu une reprise économique très forte qui s'en est suivie, ce qui fait que vers 2015-2017, la croissance mondiale était autour de 3,5 % par an. C'était aussi l'époque des Ted Talk, des affirmations positives, des success stories à la Silicon Valley. Dans ce monde-là, croire qu'on peut tout conquérir à la force de la volonté était réaliste. Ça se tenait. Mais depuis les années 2020, les choses ont changé.
Déjà, on a eu le Covid qui nous a mis une bonne terre dans la figure. On a eu le retour de la guerre en Europe, s'il plaît, quand la Russie a attaqué l'Ukraine. Puis l'inflation galopante, les crises climatiques qui se succèdent, la pollulation des conflits dont l'explosion du conflit israélien au palestinien. En fait, depuis 2020, nous vivons dans une ère d'incertitude économique et politique permanente. Et là, ce sentiment de toute puissance et de « on veut, on peut », en fait, ça ne tient plus.
entre nous ce n'est pas une mauvaise chose. Parce que ce modèle de l'ego conquérant de toute façon il ne pas tenir. Indépendamment de ce qui se passe dans le monde, il contient en germe ses propres dérives. Déjà quand on croit que sa seule volonté fait tout, on a tendance à oublier facilement que les autres existent, qu'il a un réel avec lequel composer, en particulier notre propre corps, et notre mental, même quand il est ultra fort, doit quand même composer avec des impondérables.
Kasia (12:59.47)
Donc quand d'un côté tu as le contexte global qui a énormément évolué, et de l'autre quand tu te rends compte que ce concept de la volonté est super puissante et quand on veut on peut, tu en as vu les limites étalées jusqu'au bout du truc, comment tu développes ta confiance en toi ? Et c'est là justement que je pense qu'il faut changer la définition de la confiance en soi, et de ne plus associer croire en soi égale, croire que je vais réussir, mais le remplacer par
croire en moi, égale, croire que je peux réussir si je m'en donne les moyens et que je peux survivre aux difficultés si elles se présentent. Quand elles se présenteront. Allez, soyons réalistes quand elles se présenteront puisque s'il a bien une chose qu'on peut prédire avec certitude, c'est l'incertitude et les imprévus. Moi, je suis convaincue à titre personnel qu'un nouvel âge d'or se prépare et que ce nouvel âge d'or est construit sur les difficultés que nous vivons en ce moment.
Et quand je dis ça, c'est pas de l'optimisme naïf. C'est juste une conclusion personnelle que j'ai tirée en faisant de l'histoire. Tu ne le sais peut-être pas parce que je ne l'ai pas mentionné, mais entre mes années de prépa et mes années à Sciences Po, j'ai fait des études d'histoire et j'ai vraiment été fascinée par deux choses. La première, c'est que quand une crise surgit, ce n'est jamais le résultat d'une seule cause. Tous les grands événements majeurs comme la Première Guerre mondiale, la Révolution française ou la chute de l'URSS,
Il y a toujours des événements déclencheurs, mais il jamais eu une cause unique. Il y a des facteurs conjoncturels, a des facteurs économiques, des facteurs politiques. Bref, il y a plein de choses à prendre en compte. On ne pas dire que ça, c'est la raison pour laquelle ça n'a pas marché. Et cette leçon, je la garde aujourd'hui avec moi dans mon activité de coach. Quand on fait l'analyse d'un lancement qui n'a pas été satisfaisant, on va dire, avec mes clientes, on regarde tous les facteurs qui ont contribué à ce résultat et pas uniquement...
ce que me dit ma cliente, c'est-à-dire mes clients ne veulent pas de mon oeuvre, mon oeuvre n'est pas assez bien, je ne sais pas vendre. Et la deuxième leçon de mes années d'histoire, c'est que l'histoire de l'humanité est une succession de périodes glorieuses et de périodes de crise. Quel que soit le nombre de répétitions de cycles qu'on ait vécu, quand on vit dans une période fructueuse, on a l'impression que ça y est, on est arrivé et que c'est la fin de l'histoire et que à partir de maintenant, tout va bien se passer.
Kasia (15:19.726)
Et inversement, quand on est dans une période de crise, a l'impression que l'avenir ne peut être que sombre et qu'en gros c'est la fin des temps. Donc moi j'ai confiance qu'à un moment l'humanité va connaître un nouveau cycle. Je suis convaincue que les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui, comme la vie chère, comme la diminution drastique des ressources naturelles ou l'instabilité politique, vont donner lieu à un nouvel âge d'or. Et ce qui est vrai à l'échelle du temps, de l'histoire humaine, est vrai aussi quelque part à un niveau individuel. C'est-à-dire que dans notre vie,
des cycles prospères, d'abondance, d'insouciance, puis des cycles de soucis, d'inquiétudes et de difficultés.
Ce qui est intéressant, que ces cycles de prospérité, très souvent, ils sont nourris par les cycles de difficulté. Parce que justement dans la difficulté, nous avons été amenés à nous confronter à certaines réalités, à évoluer et à développer des compétences qui nous ont servi déjà à traverser ces difficultés, mais aussi à créer une nouvelle prospérité. Donc voilà, la fin de l'apartheid, c'est que si en ce moment tu traverses des difficultés personnelles ou professionnelles,
Je te dis pas de les ignorer en mode « non, t'inquiète, tout va bien se passer ». Ça, c'est vraiment cette forme de confiance en soi aveugle contre laquelle je m'inscris. Sache que ça va être potentiellement encore difficile, mais quelque chose d'encore meilleur va suivre. Plutôt que de fuir la difficulté, observe-la. Qu'est-ce qu'elle te dit ? Sur quoi elle te pousse à évoluer ? Est-ce que c'est là qu'on va redéfinir la confiance en soi ? Non pas comme « je vais réussir
c'est-à-dire une affirmation de ma croyance en mon succès, on va le remplacer par un « peux réussir », par la croyance en mon potentiel, en mes capacités, en ma résilience. Ce dont on a besoin dans le monde d'aujourd'hui, ce n'est pas de positivité toxique, ce n'est pas d'un égo démesuré ou de pensée magique. On a besoin de revenir à une définition plus ancienne, plus profonde de la confiance. L'étymologie même du mot « confiance » nous le rappelle aussi. Tu sais, moi, j'aime bien revenir au sens propre des mots.
Kasia (17:25.3)
et confiance vient du latin confidéré, c'est se fier à, c'est faire alliance avec. Je trouve que c'est une très belle image. Confiance en soi, c'est fidélité à soi, c'est alliance avec soi-même. Et donc si tu veux, en ces temps, certain, développer ta confiance en soi, ça va passer par trois choses. La première chose, c'est de développer cette foi au sens de fiabilité envers toi-même. Si tu veux avoir plus confiance en toi, il faut que tu honores la parole que tu te donnes.
Il faut que tu fasses vraiment les choses que tu te dis que tu vas faire. À chaque fois que tu te dis demain matin je fais une séance de méditation et que tu ne la fais pas, alors il ne se passe rien de catastrophique, soyons clair, mais une partie de cette confiance en toi s'érode. Ton comportement renforce la croyance qu'on ne pas se fier à toi, que tu n'es pas fiable, que tu ne fais pas ce que tu dis que tu vas faire. Peut-être qu'avec les autres, tu fais toujours ce que tu dis que tu vas faire. Mais envers toi-même, non.
Si je ne peux pas me faire confiance pour faire quelque chose pour moi-même, comment je peux avoir confiance en moi quand il s'agit d'entreprendre un projet avec beaucoup d'incertitudes, beaucoup d'inconnus et qui va me demander de m'exposer un inconfort qui, franchement, m'est totalement inconnu ? Respecter tes engagements avec toi-même, même les plus petits, est super important. Et ce que ça implique potentiellement, c'est peut-être du coup d'avoir moins d'engagement à l'extérieur de toi, mais aussi moins d'engagement tout court.
Par exemple, ça ne sert à rien de remplir ton emploi du temps de la journée avec 10 000 tâches dont le nombre même te met en échec. On est nombreux à avoir une espèce de fantasme sur la routine du matin, le miracle morning où on se lève, on va faire notre sport, on va méditer, écrire dans notre journal et ensuite on se fait un smoothie vitaminé, on prend un petit déj ultra sain et ensuite on est prêt pour notre journée. Et ben ne te dis pas que tu vas faire tout ça tout ça tout ça si tu ne crois pas
Au fond toi que tu as la capacité de le faire. Il vaut mieux que tu en fasses moins, mais que tu fasses ce que tu t'es dit que t'allais faire, plutôt que tu te promettes que tu vas faire plein de choses. Et là aussi, ça vient d'où ? Ça vient de cette image de soi, de cet égo hypertrophié, de toute puissance de « mais oui bien sûr, je peux me lever demain et accomplir 10 000 tâches avant d'aller déposer les enfants à l'école et être super productive avant ma pause d'ège alors que je vais avoir mes règles, alors que en plus je suis stressée et qu'il fait super mal dehors ».
Kasia (19:54.222)
Là, on est dans une espèce de déconnexion avec le réel et ça ne pas marcher. C'est le colosse ou pied d'argile que j'évoquais tout à l'heure. La confiance en soi, c'est de se dire, bon, je suis dans la phase luthéale de mon cycle, je n'ai pas beaucoup dormi cette semaine, je couvre un petit rhume et je sais que ce qui me fait du bien, c'est d'aller marcher. Donc, je vais zapper la méditation, vais zapper le yoga, je vais zapper le smoothie vitaminé, je vais juste aller marcher 30 minutes demain matin avant de me mettre à travailler.
C'est ça la confiance en soi. Ça passe d'abord et avant tout par la fiabilité envers soi-même. Deuxième façon de développer ta confiance en toi, c'est de te dire la vérité. Là aussi, c'est directement issu de ce sens de confiance. On fait confiance à quelqu'un quand cette personne honore sa parole, donc elle dit ce qu'elle fait, elle fait ce qu'elle dit, mais aussi quand elle nous dit la vérité, quand il a pas de dissimulation de mensonge. Donc se dire la vérité, déjà c'est arrêter de fuir ses ressentis.
Ne plus avoir peur de se confronter à ces émotions, même celles dont on ne pas trop que faire, comme l'ennui, comme la frustration, comme l'incertitude ou le doute. Se dire la vérité, c'est aussi se dire ce qui existe. Pour ramener ça à un contexte de l'entrepreneuriat, c'est se dire, là, ça fait trois mois que tu n'as pas signé de nouveaux clients. On ne va pas plaquer de la positivité toxique là-dessus en se disant, ouais, c'est pas grave, c'est génial, ça va revenir. On va se dire la vérité. Trois mois.
sans signer de client, ça m'inquiète, ça m'insécurise et très vite de toute façon je vais te confronter au problème de trésorerie. Donc il faut que je fasse quelque chose.
D'un côté, peut se désoler, ça fait trois mois que j'ai pas signé de nouveau client, alors que je parle tout temps de ce que je fais, alors que je fais des rendez-vous, etc. Mais se dire la vérité, c'est regarder de près ses actions. Alors certes, c'est vrai, je communique sur Instagram, mais je ne parle pas directement de mes programmes. Ou quand je vais faire des rendez-vous à l'extérieur, je les vis en mode très perso. Je ne parle jamais de mon travail, je ne parle jamais de ce que je fais, je ne fais jamais d'offres. Se dire la vérité, c'est la première étape pour avancer et pour débloquer une situation.
Kasia (22:03.122)
La métacroyance que tu renforces en te disant la vérité, c'est d'une part, je peux l'encaisser, je peux entendre la vérité, je peux entendre que je ne pas très bien comportée, je peux entendre que ma compétence n'est pas encore au niveau de ce qui est requis. Et en plus, ça te place en position de réagir, de faire quelque chose, de rectifier. Non seulement je peux l'entendre, mais aussi je peux le gérer. Ça ne pas marcher si tu mets un voile de positivité toxique là-dessus. Et ça ne peut pas marcher non plus.
quand tu ne prends aucune responsabilité pour ce qui arrive. Quand tu mets tout sur le dos, des circonstances extérieures, de la malchance, du contexte économique, de tes enfants qui te prennent trop de temps, de ton corps qui est malade une semaine sur deux, ou de ceci ou de cela. La confiance en soi se bâtit aussi sur la vulnérabilité, sur les choses qu'on partage. Donc quand tu te dis des choses vulnérables à toi-même, qui ne pas toujours faciles à entendre ou à s'admettre, c'est une façon de renforcer ta confiance en toi.
Et enfin, j'arrive au troisième point qui finalement, enfin tout l'épisode, pense, aurait pu se résumer à cette phrase. C'est de remplacer le « vais », « je vais réussir », c'est certain », « ça ne peut que marcher » par « je peux ». « Je peux réussir », « j'ai le potentiel », j'ai la capacité ». Quand tu dis à quelqu'un que tu aimes « je crois en toi », tu lui dis pas « non mais toi c'est bon, tout va marcher pour toi », « tes doutes et tes peurs ne pas justifiées », « arrête de raconter des bêtises, tu vas cartonner ». Non !
En cas j'espère pas. Ce que tu dis c'est même si toi tu doutes de toi, moi je les vois à tes capacités et je sais que tu as le potentiel pour y arriver. Très vite le je vais réussir devient un je dois réussir. Ça crée une illusion de tout dépendre de moi. Ce n'est qu'une question de volonté donc si j'y arrive pas c'est que je n'ai pas assez de volonté ou que je ne suis pas assez bien. Mais quand tu dis je peux réussir, c'est possible mais c'est pas fait. Ça demande quand même un certain travail de ta part.
Donc je vais mettre toutes les chances de mon côté en donnant les moyens d'y arriver. Et donc se faire confiance, ce n'est plus croire qu'on est infaillible, mais savoir qu'on est capable d'essayer encore et encore jusqu'à ce que ça marche. Même quand il a une difficulté qui se présente, on a la capacité de réagir, de répondre et de trouver des solutions. Et c'est exactement cette confiance-là qu'on a besoin de cultiver aujourd'hui, surtout si on travaille à son compte. De la même façon qu'il a des traînées dans le développement personnel,
Kasia (24:32.206)
Il y aussi des trends dans l'entreprenariat. Je l'ai vu passer cette traîne de gainer trois fois ton salaire d'avant en travaillant deux heures par jour, achète ma formation et tu vas faire dix cas par mois, c'est garanti. J'ai vu ces promesses-là passer. Bien sûr qu'elles sont sexy, bien sûr que ça donne envie de savoir ce qu'il a derrière. Mais le problème, c'est qu'on ne devrait pas vendre l'entreprenariat comme quelque chose de facile. Ce n'est pas facile d'être à son compte. Ça peut être facile, mais ça demande quand même du travail.
La confiance en soi que les entrepreneurs ont besoin de cultiver, pas celle où ils se disent « non mais ça va cartonner mon idée, je vais devenir millionnaire », mais plutôt « je me prépare à ce que ce soit difficile, mais je crois en mes capacités à trouver des solutions, à avancer malgré tout et à construire mon succès ». En tout cas, c'est le type de confiance qu'on développe en coaching. C'est restaurer la relation avec soi-même. C'est se voir comme une alliée, faire alliance avec soi-même. Et peut-être aussi qu'en chemin, notre définition du succès va évoluer.
Peut-être que le succès dans l'entreprenariat, ce pas forcément de faire le million, mais d'être son propre boss, de pouvoir financer son mode de vie, ses vacances, sa maison, ses loisirs et son épargne sans mettre en péril sa santé mentale, en ayant le temps et l'espace pour cultiver et développer les relations avec les gens proches autour de nous, pour prendre soin de son corps. Voilà les amis. Si tu découvres ce podcast, bienvenue, je suis très contente de t'avoir. Mais si tu m'écoutes,
À chaque sortie de podcast, sache que tu as une place spéciale dans mon cœur et que je pense à toi à chaque fois que j'enregistre. Je te souhaite une très très bonne journée, une très bonne semaine et n'oublie pas, prends bien soin de toi et de ton business.
Kasia (26:14.286)
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Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.