EP 90 (00:00.11)
Je pense qu'on manque un peu de rôle modèle. Moi, je partage beaucoup sur les réseaux sociaux, notamment sur X. Mais je fais ça aussi en me disant, j'espère qu'il des femmes qui vont me voir et qui vont se dire, moi aussi, je peux le faire. Parce qu'en fait, de voir des personnes auxquelles on peut s'identifier, aide. Et c'est vrai que quand on voit que des hommes à la tête d'entreprise, on a tendance à se dire, ça, ce pas fait pour moi.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante. Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
EP 90 (01:22.478)
Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Bien à mon compte. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Pauline Clavelou, créatrice de Iacrea. C'est une plateforme de marketing à destination des agents immobiliers pour valoriser les biens qu'ils ont dans leur répertoire. Tu vas nous parler de tout ça. Et puis, va parler aussi de ton parcours d'entrepreneuse. va parler aussi du fait que tu sois une femme dans un milieu qui est quand même assez masculin. Et qu'est-ce qui a fait que toi, tu as réussi à tirer de ton épingle du jeu et comment tu vois cet univers ?
Bienvenue Pauline. Merci beaucoup et avec plaisir pour cet échange. Tu es la fondatrice de IACREA, une société qui a obtenu en 2023 le Prix Prop Texts Ladies Award. C'est ça. Et qui vient en plus de remporter récemment le coup de cœur du vrai du salon Orpi. C'est un outil à destination des agents immobiliers. Est-ce tu veux bien nous expliquer comment il fonctionne ? IACREA, c'est deux choses en un.
Il y a une application mobile qui va permettre de prendre des photos pour les conseillers immobiliers qui vont directement être jolies, une belle luminosité, ça va mettre par exemple un ciel bleu et on va pouvoir faire des plans 2D et 3D simplement en se promenant dans l'espace. tout ça va arriver sur le web et ils vont pouvoir sur la plateforme web aussi faire des retouches photos, des vidéos à partir de photos, programmées sur les réseaux sociaux.
et partager aussi les plans 2D, 3D qu'ils auraient fait. Donc c'est une plateforme comme ça complète qui utilise l'IA et qui aide à la mise en valeur des biens et du coup aussi à la prise de mandat. Donc le concept a l'air génial. Est-ce que l'application a tout de suite été adoptée ou est-ce que ça été progressif ? Ça a été progressif. J'ai eu la chance, j'ai démarré il créat un moment au tout début de l'IA.
Parce que moi, avant, j'avais un background justement dans l'intelligence artificielle qu'on appelait avant le machine learning. Et je voulais faire ça sur l'image. en fait, c'est comme c'était tout nouveau de pouvoir... Moi, ce que ça faisait Iagra au tout début, c'était d'avoir une image d'un bien, par exemple, vide ou moche. Et en fait, ça ajoutait des meubles ou ça changeait la déco. Donc ça leur rendait un peu plus sexy. C'était du home-stealing virtuel. Et donc j'ai eu la chance qu'au tout début, ce n'était pas du tout connu cette façon de faire.
EP 90 (03:41.352)
Pour faire, il un graphiste qui faisait ça, qui prenait plusieurs jours. Ou alors le faire en réel, mais bon, ça c'est encore plus coûteux. Donc je suis arrivée, je pense c'était une affaire d'opportunité, de timing. Et quand j'ai fait tester, là, ça se vendait assez facilement finalement parce que c'était hyper novateur et vraiment une rupture technologique. Pour ce projet-là, tu étais au bon endroit, au bon moment avec la bonne techno. Mais il y eu d'autres projets avant qui n'ont pas eu cette chance-là. Est-ce que tu viens quand même en parler un tout petit peu ?
Oui, bien sûr. J'ai démarré avec… Initialement, c'était un bot de trading dans la crypto-monnaie, donc vraiment un truc n'y finit rien à voir. Et en fait, j'avais créé avec une amie un bot qui allait acheter et vendre des crypto-monnaies au bon moment, suivant certains signaux du marché. Et on l'utilisait pour nous et ça a bien marché. Sur un an, je pense qu'on a fait à la fois 5 et ça avait surpassé tout le cours des autres cryptos.
Et on s'est dit, tiens, on va le vendre. Mais en fait, on ne pas vendre le fait d'acheter et vendre pour les gens simplement parce qu'il faut être agréé à l'AMF. C'est toute une galère. C'est vraiment compliqué à obtenir. Et donc, on s'est dit, on va vendre le fait de programmer des alertes, de recevoir une notification sur le centre de téléphone. Là, tu peux acheter, là, tu peux vendre suivant ce qui aurait paramétré la personne. Mais en fait, c'était hyper niche et on n'a jamais réussi à vendre une seule.
Parce que c'était des personnes qui aimaient la crypto, qui aimaient trader et bon, on n'était pas du tout dans le milieu connu. tout cas, on n'avait aucun réseau. Donc gros flop. Mais... Alors même le produit fonctionnait. Ouais, comme quoi, il qu'il fonctionne ça. Bon après ça fonctionne, mais après ça reste du trading, de la finance. Je pense que quelque chose qui marche à un instant T, veut dire que ça marche tout le temps. C'est quand même extrêmement différent, pense, vendre ça que de vendre...
Une appli comme Iacreal, tu l'utilises aujourd'hui dans trois semaines, ce sera le même impact. Et ensuite, il a eu quoi ? Et ensuite, j'ai fait un SaaS un peu marrant. Alors un SaaS, on appelle ça un Software as a Service. Et c'est un service qu'on obtient en payant un abonnement ou un one shot. Par exemple, un des plus connus, va être Netflix. paye son abonnement chaque mois et on a accès à des films.
EP 90 (06:02.158)
Donc voilà un petit peu et en fait j'avais fait un sas donc qui permettait de se prendre soi-même en photo et ça faisait une retouche photo de soi un peu fun, par exemple en spiderman, de soi en docteur etc. Et c'était fun mais franchement je voyais pas comment le développer davantage donc j'ai fait quelques ventes comme ça et puis finalement je me suis dit bah je vais le vendre complètement ce sas.
et je vais passer à autre chose. C'est là où j'ai cherché des cas d'usage sur le retravailler de l'image qui était un petit peu plus pas sérieux parce que c'est cool aussi d'avoir du fun, mais qui était un peu plus prometteur sur le long terme. Et du coup, c'est comme ça que tu allé vers l'immobilier ? Oui, c'est comme ça que je suis allée vers l'immobilier parce qu'en fait, quelqu'un m'a dit un jour, moi, je n'arrive pas à me projeter quand un bien est vide ou moche, je ne plus. Mais en creusant un peu, je me suis rendue compte que c'était quatre personnes sur cinq.
qui n'arrivait pas dans ces cas-là. Donc là, il y a quelque chose à faire parce que l'immobilier, un conseiller immobilier, c'est un besoin récurrent qui va avoir d'aider à projeter les acquéreurs. voilà, c'est comme ça que j'ai eu l'idée. Alors qu'à la base, tu ne venais pas du tout du monde de l'immobilier ? Pas du tout. Non, je travaillais dans le conseil chez IBM pendant plus de neuf ans et je faisais de la data science, machine learning, peu tout ce qui était l'ancêtre de l'IA.
Et quoi ça ressemblait justement le prêt IA, le machine learning, à vendre de GPT et tout ce qui s'en est suivi ? En fait, la façon dont on travaillait, c'était plus il a un besoin, un cas d'usage spécifique et on va créer des modèles de machine learning qui sont adaptés à ce besoin.
Et la grande différence avec Lya aujourd'hui, c'est qu'elle peut aller, ce qu'on appelle multimodal, c'est qu'elle peut donner du texte, des images, des vidéos, elle peut un peu tout faire en fonction de qu'on lui donne, alors qu'avant c'était vraiment un besoin égal à un modèle en face. Donc suivant les besoins clients, à chaque fois il fallait retravailler un modèle spécifique qu'on entraînait avec des données adéquates. D'accord. L'entreprenariat, c'est quelque chose dont tu rêvais, qui s'est présenté comme une opportunité.
EP 90 (08:14.008)
C'est quelque chose dont je rêvais depuis un peu toujours de créer ma boîte. Mais j'avais un gros frein, c'était l'administratif. En fait, je n'avais aucune idée de par où commencer, comment faire. Et je pense que l'opportunité, est venue pendant le Covid. Il y a eu une période où, je crois, on était en couvre-feu, on pouvait quand même bouger. Et je suis allée chez des amis qui étaient à Lille et moi, j'habite à Paris. Et puis, je leur ai parlé de ce petit vote de training.
et puis on a commencé à bosser dessus et puis en fait il y en un des deux qui s'y connaissait sur comment créer une boîte donc il m'a dit mais en fait c'est facile il faut faire t'appelles un expert comptable etc il m'a montré un peu le tuyau du coup je me suis rendu compte que c'était pas une montagne que c'était facile à partir du moment où on sait par où commencer. t'avais écrit quelle structure au départ ? crois qu'au tout début c'était une SAS.
Après, y a eu différents changements parce qu'en fait, j'ai une particularité où j'ai... donc IACREA, c'est une SAS. Mais j'ai d'autres projets à côté entrepreneurial. Donc j'ai une SASU qui va chapoter un petit peu tous ces projets. Donc tu as une holding. J'ai une holding, exactement. C'est un grand mot. La première fois que j'ai entendu ce mot-là avec mon associé, pour la première fois, on a dit holding, mais c'est un mot de...
c'est les brigands qui font ça, nous on veut pas faire ça et tout. Et en fait, non, ça peut être complètement normal. en fait, moi, c'est que des projets, j'en ai différents et j'ai des associés aussi différents sur chaque. Donc ça simplifie le tout. En gros, c'est quoi l'avantage principal d'avoir cette Sazü ? Donc j'ai ma Sazü et en dessous, j'ai les différents projets.
Ça fait qu'ils sont isolés. Par exemple, il y a Crea, si un jour ça rapporte beaucoup ou au contraire, c'est en dette, ça ne pas mettre en péril les autres. Ça fait que si j'ai des dividendes là-dessus, les autres qui sont avec moi sur les autres projets, c'est séparé. Ils gagnent pas dessus alors qu'ils ne connaissent pas du tout ce projet. Ça permet un peu de séparer. puis après, a des avantages aussi qui font que
EP 90 (10:32.238)
Nous, n'a pas un salaire par exemple, on y a créat. Et donc on se reverse de l'argent qu'on se facture. Et comme ça après, libre à chacune de se reverser ce qu'elle veut chaque mois. Qu'est-ce qui a fait que tu ne t'es pas découragée après ce premier bot dans lequel j'imagine que tu avais mis beaucoup d'énergie et d'espoir et que tu as enchaîné sur un deuxième projet qui n'a pas tout à fait fonctionné et que tu as persévéré ? Je pense que c'est un peu un trait chez moi, mais c'est aussi une motivation, c'est que j'adore créer.
C'est-à-dire que c'est avant de penser même business, j'ai toujours créé des petits projets même pour moi. C'est-à-dire qu'avant le bot, c'était un truc que je faisais pour moi, qu'allait scanner tous les jours les plateformes. Donc, ce n'était pas du tout industrialisé, mais c'était... j'aime bien créer des choses. Donc, en fait, si ça me plaît à moi, je me dis, ça peut plaire à d'autres. Et puis, je trouve l'aventure assez enrichissante aussi de se dire, j'essaye de créer, boum, ça rate.
pourquoi ça a raté. fait on apprend tellement qu'on se dit, moi ce que j'ai fait, là si aujourd'hui je devais relancer un nouveau business, mais je n'irais jamais vers cette religne de crypto parce que je n'aurais aucune idée de comment le distribuer en fait. Donc je pense qu'on apprend beaucoup et en fait je ne pas découragée parce que je me dis ok là ça a raté mais pourquoi ? Et un peu d'essayer de se dire maintenant je fais différemment. Donc c'est un petit peu comme plein de tests avant de voir ce qui va marcher.
Donc j'imagine qu'il y aura d'autres sociétés à venir. Est-ce que tu peux en parler ou c'est encore dans le top secret ? Non, par exemple, là on a lancé récemment deux services plutôt à destination des particuliers, c'est un autre business model parce que c'est plus gratuit pour eux. Il en un qui s'appelle Omi Crea et en fait c'est un lien d'ailleurs avec IACREA où le conseiller immobilier va faire les plans 2D et 3D.
et il va envoyer le lien à leur prospect, c'est un lien qui ramène vers le site Omicrea où ils peuvent jouer avec le plan de dé un petit peu à l'époque comme il y avait avec Kozikaza qui a été racheté par le roi Merlin. Là on peut imaginer son obilier avec son propre parquet, sa peinture, son canapé, etc. Donc ça c'est le premier.
EP 90 (12:50.306)
Et le deuxième aussi là, on m'a attiré récemment, c'est le loge de la tribu.com. Et en fait, c'est un site qui permet de trouver des grands logements quand on cherche une location à plusieurs. que j'ai eu le problème typiquement pour trouver un logement à Noël avec ma famille. C'est une horreur les solutions qui existent et je me suis dit, tiens, je vais en faire un. J'adore ces réflexes entreprendrais. Je vois quelque chose qui manque et du coup, je le crée. C'est ça. Et tu mets combien de temps entre...
On dire l'idée et puis la mise en production d'une application, d'une solution. En fait, ça peut être hyper rapide. C'est-à-dire que ça peut vraiment être une affaire de jour, en fait. C'est de penser, tiens, comment est-ce que je veux le faire ? Pourquoi est-ce que je veux le faire ? Et qu'est-ce que je compte en tirer ? Pas vraiment en tirer, mais que ça survive en tout cas sur le long terme. Parce que si pour faire quelque chose qui meurt dans deux mois, c'est pas quelque chose qui va être moteur, en fait. Ça va pas être un moteur pour moi.
Donc non, c'est très rapide, sauf si parfois, par exemple sur IACREA, on a déjà plein de clients. Donc toute décision va déjà être plus lente à prendre parce qu'on dit, si on rajoute ça, peut complexifier. Mais du coup, les clients, vont râler, peut-être, etc. faut vraiment plus penser en quels sont les impacts.
Quand tu pars de zéro, il a pas d'impact. Si tu lances, ça échoue, personne n'est au courant et la vie continue. Alors que quand tu as vraiment quelque chose, tu pars de quelque chose d'existent, là il y a plus d'impact et là il y a plus de réflexion effectivement à avoir. Et ces projets-là, tu les finances en fonds propres, tu as un budget dans la holding qui est dédié au R &D, comment ça se passe ? J'ai zéro budget, c'est vraiment tout...
tout bout de strap, c'est-à-dire sans financement. Après, il a un budget mini, on va dire, de coups de serveur, mais c'est pas... C'est assez négligeable, donc un an de domaine, c'est un tiers peut-être pour... La première année, c'est 20 euros par an peut-être, donc ça va. Donc effectivement, on va dire, allez, on va louer un risque de 70 euros par mois, tout compris, et puis on va voir ce que ça va donner. Ça va. Risque... Minime.
EP 90 (15:08.046)
Minimiser, Et du coup, tu codes avec l'IA, tu fais comment pour le construire ? On utilise beaucoup l'IA, tant pour le code que même les réflexions, le marketing, etc. Ça nous aide beaucoup. Après, j'ai la chance, entre guillemets, mais je pense qu'aujourd'hui, quelqu'un qui veut se lancer et qui utilise l'IA, c'est bien, ça marche, mais il faut quand même aussi connaître ce qu'il derrière, parce que parfois, pour débugger, même pour...
se rendre compte des failles de sécurité qui peuvent y avoir. C'est bien d'avoir été là avant l'IA. Mon associée avait 10 ans de tech derrière elle, dans des petites et grosses boîtes, les réflexes sont là. Parce que parfois, Claude va te faire un truc, tu vas tester, te dis « ok, c'est bon, ça marche, je peux mettre en production ». Sauf que si tu regardes le code, tu te « là là, non, non, il pas faire ça parce que…
ça vient casser un autre truc ou ça a une grosse faille de sécu, etc. Donc d'avoir cette aile là, c'est bien. J'imagine que tu as choisi ton associé aussi un peu pour ça, pour ce regard tech ? Pour la tech, oui. Et puis après, c'est quelqu'un que je connais depuis peut-être 15 ans maintenant, avec qui j'ai fait mes études. C'est une bonne amie, donc totale confiance à ce niveau-là.
au-delà de vos compétences spécifiques, comment vous répartissez le quotidien ? Tout ce qui va toucher la tech, ça va être elle. Tout ce qui va toucher un peu au reste, ça va être chouette, moi. Donc on a Discord où on échange tous les jours, vraiment tout le temps. On s'appelle régulièrement. On bosse aussi en insynchrones, c'est-à-dire que parfois quand on peut bosser en décalé. Moi j'aime bien bosser le week-end, par exemple aussi, je vais mettre...
des notes dans un of-shit, puis elle a des enfants, donc parfois elle se lève super tôt ou elle dort pas de la nuit. Parfois elle regarde, elle fait des trucs. Donc voilà, on peut bosser en un synchro aussi. Vous n'avez pas de bureau ? Non, on pas de bureau, on est que en T3. Du coup, des frais structures très light. C'est ça, coworking aussi un peu, moi j'aime bien aller retrouver les copains entrepreneurs à la salle d'escalade, c'est pas mal. Et comment tu arrives à rester focus ?
EP 90 (17:28.846)
surtout tes différents projets, comment tu fais pour ne perdre le fit ? Je pense qu'en fait, il y a tellement de trucs à faire que je... Il a des gens parfois, me disent « moi, je n'arriverai pas à bosser de chez moi parce que je ne page la télé et du coup, j'ai envie de regarder la télé ». Ce n'est pas du tout mon cas. Je pense qu'en fait, je vois tout ce qu'il a à faire et surtout, j'ai l'ambition de réussir et vraiment de réussir à amener mes sociétés loin.
Je pense que c'est très différent peut-être de bosser de chez soi en tant que salarié ou en tant qu'entrepreneur. En tout cas, quand t'as la motivation de bosser pour quelque chose. Après, c'est pas toujours facile parce qu'effectivement, comme il a plein de projets, il y a beaucoup de distractions. J'ai quand même... IACREA, c'est ma priorité. Dans le quotidien, vraiment tout doux. Tout ce qui touche à IACREA, c'est ma priorité parce que c'est le projet qui fonctionne le mieux.
parce qu'aussi c'est un accord qu'on s'est donné avec mon associé où c'est vraiment l'effort, est là. Donc voilà et puis après il y a un peu tout ce qui va être un peu du travail de fond, surtout le reste où je vais pas de temps en temps travailler dessus. Mais voilà, je pense que tout ce qui va toucher à y accréer, support client, la stratégie à faire, etc. c'est ce qui me prend un peu tout mon temps de ma grosse charge là-dessus.
Je suis curieuse de savoir comment tu organises tes journées. Est-ce que tu as des temps dédiés à tes autres projets ou est-ce que c'est vraiment au fur et à des priorités ? En fait, il y a un peu une sorte de principe où on se dit, les horaires de bureau, mettons à 9h18 en gros, c'est sur du IACREA. Maintenant dans les faits, moi souvent je ne pas à bosser à 9h, je n'attends pas 9h pour bosser. Dès que je me laisse, bosse. Je peux bosser le soir.
Voilà, j'ai pas vraiment de... ça. Et donc en fait, me dis, tant que j'ai entre guillemets à minima les heures sur IACREA, je peux me permettre, si j'ai besoin, une heure dans la journée de bosser sur une urgence, sur un autre projet, je le fais puisque je sais qu'après, je suis plutôt quelqu'un qui bosse beaucoup. Donc c'est un peu ça l'idée, c'est s'il a des choses qui arrivent, ça arrive et on va l'intéresser. Mais sinon, Je suis quotidien, ça va être porté IACREA.
EP 90 (19:47.342)
Si tu devais faire une fourchette d'heures que tu bosses par semaine, on serait à combien ? Une journée normale, ça va être du 8h15 à 19h. Et puis après, je vais faire deux soirs dans la semaine où je bosse jusqu'à me coucher. Puis les week-ends, je pas, je bosse un peu le samedi, un peu le dimanche à quelques heures. Et comment tu le vis ? Est-ce que ça te paraît beaucoup ? Est-ce que ça te paraît ok ?
Non, en fait je le vis bien parce que c'est ma passion. Parfois il faut vraiment m'arrêter les soirs où je peux travailler non-stop. Parfois il des week-ends, ne pas le dehors, ce n'est pas fou pour l'équilibre, mais c'est parce que c'est la passion tout simplement. Et en fait s'il a pas quelque chose qui m'arrête, souvent je vais privilégier le travail.
Mais après c'est vu beaucoup dans la société, comme t'es malade, etc. Moi jamais, je serais autant, mais il a beaucoup de gens aussi qui voient l'aspect de travail comme un poids en fait. Quelque chose qu'ils n'aiment pas, quelque chose dont ils sont obligés de faire. Moi-même, même dans le travail, dans l'entrepreneuriat, des choses que j'aime moins faire. Et ça, ces choses que j'aime moins faire, je vais peut-être pas les faire justement le soir, le week-end. Je vais faire ce qui m'amuse dans les heures entre guillemets, entre autres.
Tu n'as pas l'air d'être en burn-out, mais dis-nous Pauline, comment tu fais alors que tu bosses un nombre d'heures conséquents à ne pas être épuisée justement ? Je pense que le burn-out, déjà j'ai pu un peu le frôler, je pense que j'ai pu être un peu en pré-burn-out l'année dernière. À moment, je sentais que j'avais plus d'émotions pour rien et tout, ça m'a vraiment fait quelque chose de bizarre que c'était la première fois que je vivais ça. je pense que c'était aussi parce que j'avais beaucoup stress, beaucoup tout.
Ma vie était centrée sur un projet et je me mettais énormément de pression. puis, fait, juste là, j'en ai parlé aussi à mes associés pour ce soit peut-être relâcher un peu la pression et voir comment gérer ça. Et je pense aujourd'hui, non, je ne pas en burn-out et peut-être que je travaille beaucoup, mais d'un côté, je travaille sur aussi plein de sujets et j'ai réparti mon temps aussi en que, par exemple, les week-ends, va être vraiment des tâches qui me font plaisir. donc, en fait, c'est aussi de la passion.
EP 90 (22:09.704)
Je pense qu'il a des activités qui relèvent plus vraiment du travail, il faut le faire. si on pouvait s'en passer, ce serait bien. Et puis il des tâches, on a envie de les faire. Hier, par exemple, je me suis amusée à construire une app et ça m'a fait trop plaisir. Je sais pas si j'en ferais quelque chose pour les autres, mais en tout cas pour moi, ça m'a vraiment Donc toi, on entend de livre, tu fais des applications. Voilà. Ok, cool. Donc voilà, et je pense que c'est un peu aussi ça, la différence d'une personne à l'autre.
c'est est-ce que ça nous fait plaisir ou est-ce que c'est quelque chose qui au contraire nous tire vers le bas et quand je pense qu'il a beaucoup de choses qui nous tirent vers le bas ou qui nous stressent aussi, bah ça peut être plus dangereux. Tu as mentionné le terme pression et je pense que c'est quand même très différent de bosser parce que t'as envie, parce que ça te passionne ou parce que t'as un sens, même si c'est pas la passion folle, tu sens que ça a un sens de le faire. Mais la pression, c'est peut-être ça qui fait pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Et comment tu fais d'autant plus que t'as des enjeux, je suppose,
des enjeux financiers, des enjeux de lancement. Comment tu fais pour gérer la pression ? Je ne pas si j'ai une méthode pour vraiment la gérer. Déjà, j'aime bien de temps en temps travailler au coworking. Ça fait mi-escalade, mi-cowork. Et quand je sens que j'ai besoin de réfléchir, je vais grimper. Et en fait, ça m'aide à me libérer un peu l'esprit et ensuite je reviens et j'ai des idées claires. Je sais pas si c'est un élément de réponse, peut-être.
Mais la pression, en fait, j'essaye aussi de faire ce qui m'ennuie le plus le matin. Dès que je me réveille, je commence par vraiment ce qui me saoule, ce que je n'ai pas envie de faire. dit cette expression, that frog », on commence par ça et comme ça après la journée, est plus simple. Moi, c'est comme ça que je gère mon quotidien, en tout cas. Et puis aussi, je pense se rappeler de pourquoi est-ce que cette pression, est là.
Pourquoi est-ce qu'on fait ça aussi ? Je pense qu'avoir le sens de ce qu'on fait, aide aussi. Après, je ne pas mentir, je suis pas la meilleure et la moins stressée là-dessus. Il y a eu des périodes où j'étais ultra stressée. C'est un peu des vagues. Ça, pense que c'est vraiment propre à l'entrepreneuriat. Il y avait une entrepreneuse qui avait dit un jour qu'elle imaginait toujours le pire. Si ce mois-ci, je n'arrive pas à vivre, qu'est-ce qui se passe ? Peut-être que j'ai un peu de côté. Imagine, je n'ai pas de côté.
EP 90 (24:34.926)
Peut-être qu'un tel peut m'héberger parce que je pourrais pas payer mon loyer, etc. Et ça permet aussi de relativiser. Et puis ma soeur m'avait donné une astuce aussi qui était de faire un peu le de combien j'ai besoin chaque mois au minimum pour vivre et être au quai. Et en fait, je pense de construire ce tableau, de me dire, je liste un peu toutes les dépenses et un peu les vitales, en tout cas.
et puis je vois de combien j'ai besoin. me dis, ok, cette somme, comment est-ce que je peux faire pour l'avoir ? Aussi au pire, si je n'arrive pas, peut-être que je ferais du freelance. Quoique le freelance, encore faut-il trouver des clients, mais peut-être que j'essaierais, je ne pas, de prendre un petit job à côté qui au moins me permet d'être un mi-temps, truc comme ça, de réussir à lancer mon activité proprement. Donc c'est vraiment plus dire rationnellement, qu'est-ce que je peux faire pour ne pas trop stresser. Mais ce n'est pas toujours facile.
D'ailleurs, j'aime beaucoup le tableau. J'espère que toi qui nous écoutes, tu connais exactement de combien tu as besoin chaque mois pour vivre. Et je pense que ça contribue aussi à la pression, tu vois, c'est de ne pas regarder les choses réellement, de ne pas connaître les vrais chiffres, de ne pas regarder où est-ce que ça coince, où est-ce qu'il a le problème, qui génère énormément d'anxiété. Alors que parfois, juste le fait de regarder factuellement, voilà le problème, voilà le delta que j'arrive pas encore à combler et de chercher des solutions, ça...
la tension et la pression redescendent et on peut se concentrer sur les solutions plutôt que d'être en boucle sur les scénarios catastrophes. Exactement. Bon alors, on a parlé de ton historique d'entrepreneuse. Ce que j'aime beaucoup dans ton partage, c'est que c'était un rêve pour toi d'être entrepreneuse. Comment tu t'expliques que toi tu avais cette appétence particulière pour l'entrepreneuriat ? Je ne pas vraiment, mais je pense que déjà il avait un côté créatif. j'aimais bien créer plein de trucs peut-être petites.
Je prenais une petite caméra et puis je faisais un mini-reportage, c'est comme ça. Je ne sais pas si c'est lié. Mais après, y a aussi, je ne sais pas à quel âge c'est venu de façon un peu plus sérieuse, mais il y a aussi un modèle où je me suis dit, j'ai envie de réussir dans la vie. Alors le mot réussite cache vraiment beaucoup de choses. J'avais envie d'être bien. Et bien, justement, je pense que j'ai revu cette définition aussi quelquefois.
EP 90 (27:01.696)
Mais je pense qu'avant c'était de bien vivre financièrement, d'être bien. Et je pense que c'est toujours ok mais cette partie financière a pris moins de place. Quand je vois en fait à quel point j'aime l'entrepreneuriat mais sur le fait d'avoir une certaine liberté. Vous m'évoquiez tout à l'heure d'aller à la salle de sport. Ça en fait pour moi c'est génial et je n'ai pas envie de en arrière.
Donc voilà, je sais pas comment expliquer, mais c'est vrai que j'ai toujours voulu créer quelque chose et je pense que depuis petite, je pense à des choses à me dire, tiens, ça, pourrait être amélioré, tiens, ça, il a une opportunité, etc. Un peu de voir ce qui manque et d'essayer de combler les manques, on va dire. Est-ce que des fois, tu as l'impression que tu es une minorité ou tu es une exception ou tu vois de plus en plus de femmes autour de toi ? Non, clairement, c'est une minorité. Alors, entrepreneur,
Tech. Déjà quand j'étais chalariée et j'étais aussi dans la Tech, ça m'est arrivé maintes fois d'être la seule femme parmi 15 personnes autour de la table. Et puis là en fait, je vois effectivement très rarement de femmes entrepreneurs. Mais je suis allée une fois à un événement entrepreneur qui était 100 % féminin, c'était que pour les femmes. Et c'est là où je me suis dit en fait, ce n'est pas forcément qu'il pas d'entrepreneuses, c'est qu'elles sont dans
tout autre domaine. C'est-à-dire que je discutais avec les personnes et c'est fou où elles étaient soit dans la mode, soit dans la gastronomie, le food, ou dans la santé, ou dans l'environnement aussi. voilà, c'est un peu le cliché de genre, mais il n'y avait vraiment personne dans la tech. Donc moi, j'ai l'impression d'être dans une bulle dans la tech. y a vraiment très peu de... Enfin, je croise vraiment très peu de femmes. Malheureusement...
Je pense qu'on manque un peu de rôle modèle. Moi, je partage beaucoup sur les réseaux sociaux, notamment sur X. Mais je fais ça aussi en me disant, j'espère qu'il des femmes qui vont me voir et qui vont se dire, moi aussi, je peux le faire. Parce qu'en fait, de voir des personnes auxquelles on peut s'identifier, aide. Et c'est vrai que quand on voit que des hommes à la tête d'entreprise, on a tendance à se dire, ça, ce pas fait pour moi. Alors que si.
EP 90 (29:27.736)
Et il a d'ailleurs eu plusieurs fois, j'ai reçu des messages de femmes qui m'ont dit, merci parce que j'ai vu ce que tu fais et ça m'a trop inspiré. Moi, je me suis lancée. Moi, ça me fait très plaisir parce que ça montre que ce n'est pas inutile de partager. Et il a aussi le fait, je pense que les femmes veulent être beaucoup moins visibles. J'avais discuté avec une journaliste pour... C'est un sujet qui couvrait l'inclusion.
Et en fait, elle me disait, il a que des mecs qui répondent favorablement aux demandes d'interviews. Donc je sais pas pourquoi, mais les femmes aiment moins se mettre en avant. T'as une petite hypothèse ? Bah peut-être la théorie justement de voir ses pairs et puis après, moi j'aime pas ça sur les genres, les notions de genre. Je tendance à penser qu'on peut tous être égaux.
Mais forcer quand de constater que les hommes aiment quand même plus souvent se mettre en avant dans les réunions, par exemple, c'est souvent eux qu'on entend. Donc il a un peu de ça aussi, les femmes souvent ne se sentent pas légitimes. Donc elles vont répondre non pour être interviewées parce qu'elles se disent non, mais il a meilleur que moi en fait. Si tu avais une amie, par exemple, qui est entrepreneuse et qui est sur le point d'esquiver une interview, comment tu l'encouragerais à y aller ?
Je dirais de le faire parce que les interviews, a que du bon. Déjà, on apprend par soi-même à travers les questions, ça fait réfléchir. Et puis c'est toujours aussi de la visibilité d'une part et en fait se dire, il y a toujours des gens qui savent plus que nous, mais il a aussi plein de gens qui savent moins que nous. en fait, si on a interviewé, c'est généralement parce qu'on a quelque chose à transmettre. Donc il y aura forcément des gens que ça va intéresser.
Donc voilà, de ne pas se rabaisser et de se dire « meilleur que moi » en fait. Et d'ailleurs, j'ai envie de dire « peut-être qu'il meilleur que soi-même, et alors ? » Il ne pas toujours être le meilleur pour avoir la légitimité de parler. Je pense qu'il aussi cette peur de la critique. Les femmes sont beaucoup plus critiquées que les hommes. je pense que par réflexe, il a aussi cette autocensure de « j'ai pas envie de dire de bêtises, j'ai pas envie que ça me retombe dessus », là où les hommes sont beaucoup plus détendus.
EP 90 (31:44.52)
même s'ils disent une bêtise, même s'ils sont plantés, ce n'est pas perçu comme un échec insurmontable. Oui, l'homme va peut-être plus savoir faire des pirouettes et rebondir que la femme qui va dire et se sentir nulle, c'est possible. J'avais discuté avec une fille qui avait fait polytechnique et en elle ne le disait pas. En soirée, les gens...
Tu lui demandes, tu parles, et puis si tu lui demandes ce qu'elle avait fait comme étude, elle va dire étude d'ingénieur. Mais sans préciser polytechnique, quand même, s'il faut le rappeler, c'est la meilleure école d'ingénieur. En fait, elle m'avait dit qu'une fois, même régulièrement, il y a des mecs qui se pavanent un peu à côté, dire « ouais, moi j'ai fait telle école, qui est plutôt une bonne école », et en fait de l'apprendre un peu de haut sur certains sujets.
Et puis à un moment donné, elle dégaine un peu une voix de ton nez qu'elle a fait l'X. Et là, fait, ça calme tout le monde. Là, d'un coup, il la regarde différemment. OK. ouais, donc t'es pas si neneux, en fait. C'est dingue. C'est dingue de partir de ça, Genre, non, toi, t'es forcément neneux ou juste parce que t'es plus introverti, tu la ramènes pas, tu n'as rien à dire. C'est un peu plus faux. Comment tu vois le marché de l'emploi évoluer avec...
la conquête de l'IA dans absolument tous les domaines professionnels. Je pense que comme toute rupture technologique, va y avoir des opportunités et aussi des... Je pense que ça va être très difficile pour d'autres métiers de survivre. moi, je trouve ça assez effrayant. Mais je pense qu'on va aller vers le plus en plus d'automatisation et de sécurisation parce que l'IA...
apporte aussi son lot d'insécurité, on va dire. À l'IA, on va vite lui partager plein de data et en fait, c'est pas bon. Surtout si c'est des données propriétaires, etc. Pour les entreprises, ça peut être extrêmement dangereux. Donc je pense qu'il faut faire hyper attention à ce qu'on dit à l'IA. Et c'est tentant parce qu'en fait, ça nous aide beaucoup. Donc il y a des manières de faire ça, d'installer des IA « privés sur des serveurs.
EP 90 (34:06.094)
pour limiter en fait de donner ces données justement aux gérants américains par exemple. Toi tu es pour ou contre un encadrement de la recherche sur l'IA ? Je suis pour un encadrement. Alors après je ne pas ce que ça définit mais je pense qu'il faut... Enfin oui, qu'est-ce que l'encadrement de l'IA en fait peut-être, quand on sait par là ? Tu vois par exemple comme on a fait en sciences génétiques, en interdisant le clonage humain,
en limitant certaines expériences sur les cellules humaines. Est-ce que tu penses qu'il faudrait un dispositif similaire ? Oui, en fait, je pense qu'on pourrait encadrer d'une certaine manière. Après, l'IA, en fait, ça reste un... En fait, c'est un peu... J'ai l'impression de dire, comme l'informatique, il faut l'encadrer ou... Bien sûr, comme tout, je pense qu'il faut un peu réguler. Mais...
Mais je pense que ça va être difficile parce qu'une IA, n'importe qui peut en installer une chez soi, qui ne pas justement reliée à une entreprise. Ça peut être un autonomie sur un ordinateur, en télécharger une qui est libre de droit et puis en faire ce qu'on veut. Donc, je ne pas vraiment ce qu'on pourrait faire face à ça. Est-ce que ça peut être, par exemple, les entreprises françaises ou dans le public n'ont pas le droit d'utiliser des IA privés
Par exemple, commencer par là. Oui, ça me paraît être une bonne chose. Il faut un peu mettre des gardes fous aussi de ce que l'IA va partager. c'est façon, en tout cas, quand c'est pour donner des réponses. Ça, c'est hyper important d'éduquer comment est-ce qu'on utilise bien une IA. C'est clair. OK, Pauline, une dernière recommandation pour nos indépendants,
et nos entrepreneurs en herbe, qu'est-ce que tu voudrais leur dire pour les encourager à sauter le pas, à persévérer malgré l'absence de succès immédiat et aussi malgré la présence de beaucoup d'hommes autour d'elle qui semblent être beaucoup plus assurés qu'elles, justement ? Moi, ma recommandation, en tout cas mon conseil, ça va être de effectivement, de démarrer, de ne pas attendre d'avoir l'idée du siècle ou d'avoir tout fignolé, de se dire...
EP 90 (36:27.436)
bah j'ai une idée, mais d'abord il me faut un logo, un nom, etc. Non, c'est commencer par mettre une base. De toute manière, en général quand on démarre un projet, après on va changer de cap 36 fois. On va discuter avec des gens qui vont nous éparpiller aussi parce que chaque personne à qui on demande son avis a un avis qui est différent.
Et ça, c'est de faire hyper attention entre les avis qu'on a, surtout si au début, on a tendance à demander la vie des proches. Mais les proches, ce n'est pas toujours notre personnage. donc, va avoir sa belle-soeur qui va nous dire un truc. « Ne fais pas ça, ça c'est génial ! Alors qu'en fait, elle n'est pas du tout la personne cible. Et souvent, les proches sont là aussi pour nous faire plaisir, entre guillemets, ou nous rassurer.
Et c'est pas ça qu'on a besoin, plutôt aller vraiment se retrousser les manches et aller vers les personnes qui est notre cible vraiment pour avoir des feedbacks. Des fois les conseils de l'entourage sont bien intentionnés mais très très mal avisés et je trouve qu'il faut quand même se boucher un peu les oreilles sur certains sujets ou en tout cas ne pas prendre avec le même poids les retours des uns et des autres parce que comme tu dis...
Ça peut nous embrouiller plus qu'autre chose et il aussi se faire confiance dans sa vision entrepreneuriale. Parce que les entrepreneurs créent des choses qui n'existent pas encore. Des gens ont du mal à s'imaginer quelque chose qui n'existe pas. Ton job, va être de le réaliser, concréditer, de leur montrer à quoi ça pourrait ressembler pour qu'ils se disent « ouais, trop bien en fait ». Mais complètement. Il y a aussi une histoire de priorités. C'est-à-dire que parfois, il des gens, vont regarder ton site, ou ils vont aller sur une petite page qui n'est jamais utilisée et dire « bah là, tu devrais plutôt écrire ceci ou cela
Et oui, dans l'idée, je suis d'accord. Mais par contre, je n'ai pas tant à perdre là-dessus, versus faire une autre tâche qui va être mille fois plus impactante. Et après, tu vas revoir la personne trois mois après, va dire, mais tu n'as pas modifié ça. Oui, mais je t'assure, toi, je l'ai pas regardé. C'est un peu imagé et gros ce que je dis, mais ça m'arrive régulièrement d'avoir ce genre de commentaires aussi.
EP 90 (38:42.798)
Oui, c'est pas sous couvert de « c'est pour ton bien », je donnais plein de conseils mais qui disqualifient, discréditent ta propre autorité et ton propre sens entrepreneurial. Là, ça me met toujours en colère, j'ai envie de dire « off ». On en reparlera quand t'auras fait 2 millions de types d'affaires en 12 mois dans mon secteur d'activité. Là, peut-être j'écouterais des conseils. C'est ça, parfois on a un peu envie de faire ça, je suis d'accord.
Pauline, où est-ce qu'on peut te suivre ? Tes publications, regarder l'actualité de tes entreprises et tes projets. Et ben moi je partage un petit peu sur LinkedIn en français et puis sinon un peu au quotidien sur X, un peu l'aventure entrepreneurial en anglais. J'ai une newsletter aussi où je poste pas régulièrement. En fait je poste quand j'ai pas envie d'avoir de pression justement, qu'on parlait de liberté tout à l'heure. J'ai pas envie de me dire bah chaque mois je publie ou toutes les semaines. Je me dis bah je publie
quand j'ai quelque chose à dire et comme ça, me lie d'air justement dans le poids. Ok, j'indiquerai les liens de tes profils dans les notes de l'épisode. Ok, ça marche. Merci beaucoup pour ta présence, pour ton temps, pour tes conseils. On te souhaite le meilleur dans tes projets. On va suivre ça de près. Avec plaisir. Merci pour l'invitation. Et ben, moi je vous dis à la semaine prochaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
EP 90 (40:11.502)
Pour encore plus de coaching, business et bien-être, abonne-toi à ma newsletter sur www.bienamoncont.com slash podcast. C'est là que je partage des stratégies et des ressources exclusives pour t'aider à prospérer. Et si tu veux aller encore plus loin et mettre ces stratégies en application, découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel, où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncont.com
Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.