Kasia (00:00.32)
finalement comme dans une relation amoureuse. Commencer une nouvelle histoire tout en portant le poids de la relation passée, c'est pas forcément la meilleure façon de lancer une nouvelle histoire, y compris si tu te remets avec un ex. Pour que ça marche, pour avoir une vraie chance, je pense qu'il faut à un moment faire abstraction du passé, pardonner ce qui a été fait et commencer sur une feuille blanche.
Vous écoutez Bien à mon compte, le podcast business et bien-être pour les indépendants qui veulent transformer leur activité en une source de revenus réguliers, d'impact et d'épanouissement. Je m'appelle Kasia, je suis à mon compte depuis 2009 et je suis bien placée pour savoir qu'être indépendant, c'est une aventure passionnante. Mais parfois, c'est aussi se sentir seul face à des défis complexes. des clients, jongler entre les projets pro et la vie perso, ou encore traverser des périodes de doute et de creux, surtout quand on est hyper sensible et cérébral comme moi.
Dans ce podcast, je partage des stratégies concrètes pour se faire connaître et signer plus de clients, des outils pour calmer les ruminations et les montagnes russes émotionnelles, ainsi que des interviews d'indépendants inspirants qui montrent les mille une façons de s'épanouir à son compte. Alors si tu veux plus de clients, plus de plaisir et plus de sécurité dans ton activité indépendante, écoute l'épisode d'aujourd'hui.
Kasia (01:11.92)
Hello, c'est parti pour un nouvel épisode de Bien à mon compte. Si c'est la première fois que tu m'écoutes, bienvenue. Je suis ravie d'avoir un nouvel auditeur ou une nouvelle auditrice. Si tu es une habituée, ça me réjouit tout autant. Et sans plus attendre, on va entrer dans le sujet du jour. Alors le sujet de cette semaine, c'est comment relancer mon business. Quatre figures qui peuvent se présenter quand tu as pris une pause, tu as pris des vacances, quand tu as pris une année sabbatique et tu es dans cette situation, tu te dis « finalement, j'aimerais bien reprendre ».
mais tu ne sais pas par où commencer. y a tout un tas d'émotions qui te préoccupent entre comment l'annoncer, quoi dire, comment gérer les plans que tu as peut-être laissé tomber, les prospects que tu n'as jamais relancé, les devis que tu n'as jamais envoyé, voir les missions clients que tu as un petit peu expédié. Et bien justement, c'est l'objet de ce podcast qui va s'articuler autour de trois grosses parties. La première consiste à assainir l'aspect émotionnel du sujet et à neutraliser les émotions que tu pourras avoir au fait de reprendre.
La deuxième partie va consister à évaluer la situation, évaluer l'ampleur des dégâts, et la troisième va porter du coup sur les étapes concrètes pour redémarrer. Et en préambule, j'ai envie de raconter l'histoire d'une coach dont j'écoute le podcast. J'ai découvert en fait parce qu'elle était interviewée dans un autre podcast. Je me souviens de l'effet profond que ça m'a fait à cette époque-là, de l'entendre, d'entendre son témoignage. Et en gros, son histoire, c'est que vers fin 2021, alors que son entreprise était dans sa meilleure année,
elle, psychologiquement, émotionnellement, elle se sentait drainée. Elle venait juste d'avoir son deuxième enfant et elle était en proie à des difficultés d'ordre logistique, d'ordre personnel qui détenaient un petit peu sur le business. Et elle nous raconte un peu ça, une opportunité qui se présente, qui est d'être embauchée pour faire ce qu'elle faisait, c'est-à-dire du marketing et de la vente, mais pour une autre personne. Opportunité sur laquelle elle s'est jetée, alors même qu'elle avait des contrats en cours, elle a raconté un petit peu comment elle a clôturé tout ça.
Elle a prévenu ses clients qu'ils avaient le choix entre soit accélérer la finalisation du groupe et faire des séances plus rapprochées, et soit être remboursé de ce qui restait à payer. Et comme tous les clients quasiment avaient choisi la version finir le groupe mais en version accélérée, elle a fini son dernier programme et ensuite elle allait travailler pour cet autre coach. Elle raconte que pendant un an, elle a été salariée et que c'était vraiment le scénario optimal pour elle, parce que ça lui a permis de se stabiliser émotionnellement, d'avoir plus qu'à, entre guillemets,
Kasia (03:36.595)
gérer son travail normal et puis en rentrant à la maison de pouvoir se consacrer entièrement à sa vitamine. Et elle raconte comment, au bout d'un an de salariat, alors qu'elle avait laissé en plan tous ses prospects, ses clients, bon, elle les avait un petit peu expédiés, elle a décidé de quitter ce poste et de redémarrer son business. Et à l'époque, cette anecdote, je me souviens, ça m'a vraiment marquée en mode, mais on a le droit de faire ça. Alors qu'on est le droit de faire une pause, ça, je l'avais déjà intégré puisque moi-même, je l'avais déjà fait.
Lorsque tu écoutes l'épisode où je te présente un petit peu mon parcours, tu racontes un moment que j'ai pris un taf salarié, c'était tout au début de ma carrière d'indépendante, parce que ma société que j'avais confondue à l'époque avec mon associé marchait mais pas suffisamment pour nous donner de la sécurité, et donc j'ai pris un taf. Par contre quand j'ai redémarré, j'ai changé d'activité. Et là, le fait de me dire mais en fait même l'activité que je pratique n'est pas nécessairement le problème, je peux faire une pause, je peux faire un break et reprendre littéralement là où je m'étais arrêtée. Ça m'a vraiment impressionnée.
Et j'avoue qu'à l'époque où j'ai écouté ce podcast, j'étais moi-même en train de me poser des questions. Je me sentais très fatiguée, je vivais un passage un peu difficile dans ma vie perso. Je me posais aussi pas mal de questions sur l'avenir, sur ma façon de travailler. Et à l'époque, cette idée que je pouvais mettre les choses entre parenthèses, prendre soin de moi et revenir, et que c'était pas un problème, parce que d'ailleurs, cette coach, plus tard aussi à la fin du podcast, elle raconte qu'elle a relancé son business l'année qui suivait. Tous ses clients quasiment l'ont suivi. C'est comme si elle ne s'était jamais arrêtée, en fait.
Même si finalement j'ai pas eu l'usage de cette pose, le simple fait de savoir que c'est possible, que c'est une option disponible, ça m'a permis d'aborder ma situation avec beaucoup plus de légèreté, beaucoup plus de tranquillité d'esprit et à moins me mettre la pression. Parce que je crois que quand on est à son compte, on peut avoir parfois le sentiment d'être vraiment dos au mur et qu'il a pas d'autre option. Il faut que ça marche ou sinon en gros je meurs. Je touche du bois, mais personne ne va mourir si tu prends une période prolongée pour prendre soin de toi.
même si tu laisses des clients en plan. Voilà un petit peu ce que je voulais dire en préambule de cet épisode pour ne pas voir cette pause comme un échec mais comme une étape du parcours qui peut être en fait très enrichissante et conduire à changer de perspective, à ajuster certaines choses qu'on fait pour mieux se relancer. La première étape ça va être vraiment de gérer toutes les émotions que tu peux nourrir au sujet de cette situation. Si tu es déjà au moment où tu te sens complètement neutre par rapport au fait de reprendre
Kasia (05:59.607)
Si même ça te met en joie et ça t'enthousiasme et que n'as qu'une hâte c'est de redémarrer, j'ai envie de dire que tu peux passer directement à l'état d'après. Mais si ce n'est pas ton cas, si tu nourris encore une forme d'occupabilité, d'anxiété, d'appréhension à l'idée de te remettre, je pense que cette première étape ne sera pas de trop. Et cette étape c'est celle où on va neutraliser toute la charge émotionnelle négative qu'il y avoir autour. Qu'est-ce que tu ressens exactement ? Qu'est-ce que tu peux reconnaître et nommer comme ressenti, comme émotion ? Est-ce qu'il a de la culpabilité ? Est-ce qu'il de la peur ?
Est-ce qu'il a de la colère ? Est-ce qu'il y a de l'enthousiasme ? Est-ce qu'il y a de l'incompréhension ? Est-ce qu'il a de l'injustice ? Une des étapes essentielles de la gestion des émotions, c'est de les nommer. Le fait de nommer, de poser un nom sur une émotion, ça permet de prendre un tout petit peu de distance, de pouvoir l'observer. On cesse de s'identifier à l'émotion, mais on la reconnaît comme quelque chose qui se balade dans notre énergie, dans notre système. Ça peut être un moment qui est un peu gênant, parce que justement, peut-être que ça fait des mois et des mois que tu fuis cette situation.
Mais justement, c'est important de les regarder et de voir ce qui les cause. que en faisant cela, tu vas peut-être te rendre compte que tu n'as pas à te sentir coupable, que tu n'as pas à avoir honte, que tu n'as rien fait de mal et que même si tu as fait des choses entre guillemets que tu regrettes d'un point de vue professionnel, il est possible de faire amende honorable et de voir comment on rattraper la situation. Mais ça, tu pourras pas le faire tant que tu fuiras ces émotions qui kiaffleurent. Et la deuxième étape.
qui suit aussi le processus de coaching, c'est comme si je te coachais en live à travers ce podcast, c'est de remonter à ce qui s'est factuellement passé. Qu'est-ce qui s'est passé qui a conduit à ce que tu t'arrêtes ? Je pense que ce qui crée beaucoup de honte, c'est la pensée ou le sentiment que c'est de notre faute, qu'on a mal géré quelque chose, qu'on a mal agi et que tout ceci c'était évitable. Mais j'aimerais rappeler qu'il a des personnes qui mettent leur business en pause pour des raisons qui n'ont rien à voir avec leur personne.
Quand tu as une opportunité qui ne se refuse pas, d'autant plus que tu sais qu'elle est temporaire. Si par exemple demain on te propose de partir vivre un an dans le pays de tes rêves, tout ferait payer pour une mission particulière ou pour suivre ton conjoint, même si tu aimes ce que tu fais, tu seras peut-être tenté de dire oui à cette opportunité. J'ai aussi dans mon entourage des personnes qui ont mis leur carré entre parenthèses parce qu'elles ont accueilli un bébé, parce qu'un membre de leur famille s'est trouvé malade et qu'elles ont souhaité s'en occuper à temps plein. Et c'était simplement une décision
Kasia (08:24.549)
basé sur ce que j'ai le plus envie de faire à cet instant. Qu'est-ce qui fait le plus sens pour moi ? Il est possible que toi aussi, à un moment, tu aies été cette personne qui avait besoin de soins, qui avait besoin de repos, qui avait besoin de prendre du temps off, et tu t'es simplement accordé cette option. Tu n'as pas à te sentir coupable de ça. L'une des choses les plus toxiques qu'on puisse faire, c'est nous tourner vers le passé et refaire une lecture globale avec des « j'aurais dû faire ça, si j'avais fait autrement, je serais peut-être à un autre endroit de ma vie, mon business aurait peut-être évolué différemment
et de passer en vue tous les scénarios alternatifs possibles et imaginables. Ça paraît anodin, parce que ça ne coûte rien, c'est juste une pensée, c'est juste un scénario qu'on se fait dans notre tête, mais c'est extrêmement toxique, puisqu'on ne pas changer les événements tels qu'ils se sont produits. C'est quelque chose qu'on a beaucoup de mal à accepter parce que notre mental peut assez facilement voir, imaginer, concevoir un scénario parallèle. Sauf que factuellement, ce n'est pas ce qui s'est passé. Factuellement, il s'est produit des choses, on ne pas faire en sorte qu'elles ne soient pas arrivées, on peut changer le sens qu'on leur donne,
On peut changer le niveau de gravité qu'on leur attribue, mais on ne peut pas fonciément faire en sorte que ça ne soit pas arrivé. Donc coupe-court à tous ces scénarios alternatifs qui te font du mal. C'est facile avec le regard rétrospectif de te dire « j'aurais dû faire ça, j'aurais dû faire ça », un peu comme quand tu regardes un film policier et la première fois que tu le regardes, t'es aussi surpris que les autres de découvrir le véritable assassin. Et puis quand tu le vois une deuxième fois, alors là les choses te paraissent claires. Là tu vois tous les indices, là tu vois tous les signes qui auraient dû t'alerter la première fois.
ça te paraît évident, mais uniquement parce que tu l'as déjà vu une première fois. Peut-être qu'aujourd'hui tu dis c'était évitable, j'aurais pu faire autrement, j'aurais dû faire ça, j'aurais pu essayer ça, mais non en fait. C'est que aujourd'hui, parce que tu as vécu ça, que tu peux te dire ce que tu aurais pu faire différemment. Si ça peut enlever un petit peu de cette charge, sache qu'un événement se produit très rarement à cause d'un seul facteur. Un événement qui se produit est toujours le résultat de plusieurs facteurs, de plusieurs forces en jeu. Quand on parle de révolution française, de la première guerre mondiale,
Il y a l'événement déclencheur comme l'assassinat de l'archiduc François Herdinand en 1914, mais ça c'est juste l'étincelle qui met le feu aux poudres. Parce que l'engrenage derrière il était déjà en place. Et si à un moment tu t'es senti acculé et la seule option possible c'était de lâcher l'affaire, crois-moi c'est parce qu'il n'y avait peut-être pas d'autres options qui étaient accessibles à toi à ce moment-là. Ce n'était pas envisageable ou tu n'aurais même pas pensé. Tu ce week-end j'ai essayé de faire des cinnamon rolls, c'est des petites brioches à la cannelle typiques de l'automne et donc j'ai suivi une recette.
Kasia (10:52.017)
sauf que ma pâte à brioche n'a jamais levé. Je ne pas ce qui s'est passé, j'ai appelé ma mère pour lui demander mais qu'est-ce qui se passe ? Elle dit que la pâte à gâteau levée c'est un peu différent de la pâte à pain, la pâte à brioche il faut la faire lever dans un endroit chaud et tu ne pas la faire lever plus d'une heure trente. J'ai quand même essayé de rattraper le coup comme elle m'a dit mais à la fin c'était franchement pas très bon. Bon c'était mangeable mais c'était pas dingue et c'était surtout pas ce que j'avais envie de faire. Et après je suis allée voir la levure de boulanger que j'ai utilisée et j'ai vu qu'elle était périmée depuis deux ans.
J'ai plein d'ingrédients chez moi, je ne sais même pas quand je les ai achetés. oui, quand je fais une recette, j'ai tendance à juste prendre ce qu'il dans mes placards sans réfléchir à mais ça se trouve ça fait 10 ans que c'est là. Et autant certaines choses comme les boîtes en conserve, tu peux les conserver longtemps, autant de la levure de boulanger avec des fermants qui sont censés être actifs et vivants. Je pense que les deux ans de deux ans et demi même, c'est plus de ans, c'est deux ans et demi passé à la date de prévention. Je pense que c'est un impact sur le fait que la pâte lève ou non. Si je raconte ça, uniquement pour montrer que tu peux aussi faire ce qu'il faut.
suivre la recette mais tu ne sais pas qu'il a un problème avec un ingrédient et finalement ça échoue, t'as l'impression que c'est ta faute, t'as fait quelque chose de mal. Alors oui, techniquement j'aurais pu vérifier la date de péremption de la levure mais on peut aussi se dire que c'était un petit peu une erreur inévitable. Donc j'espère que tous ces arguments vont à un moment t'aider aussi à adopter une nouvelle perspective sur les choses, à accepter que les choses se sont passées telles qu'elles se sont passées. C'est comme ça. Et aujourd'hui tu as envie de redémarrer et tu n'as pas besoin de porter la culpabilité de la première expérience dans la nouvelle.
finalement comme dans une relation amoureuse. Commencer une nouvelle histoire tout en portant le poids de la relation passée, c'est pas forcément la meilleure façon de lancer une nouvelle histoire, y compris si tu te remets avec un ex. Pour que ça marche, pour avoir une vraie chance, je pense qu'il faut à un moment faire abstraction du passé, pardonner ce qui été fait et commencer sur une feuille blanche. Si tu sens que ce n'est pas encore ton cas, passe un petit peu de temps avec tes émotions à faire ce processus que je t'ai montré en live. Et si tu te sens enfin prête à avancer, c'est parti pour l'étape 2.
L'étape 2, ça va être celle de l'évaluation. Il va être très difficile d'évaluer objectivement la situation si tu as encore de l'affecte par rapport à la situation. N'hésite pas à prendre ton temps, vraiment. Mais si c'est le cas, on va passer à l'étape de l'évaluation. Première évaluation, c'est l'évaluation des dégâts. Quel est le préjudice créé ? On va dire qu'il a deux types de préjudices. Il a le manque à gagner et le préjudice réel et avéré avec des conséquences dans le monde physique.
Kasia (13:16.743)
Le manque à gagner, sont tous les devis auxquels tu n'as pas répondu. Ce sont les opportunités que tu n'as pas saisies parce que tu as arrêté à ce moment-là. Et le manque à gagner, c'est un petit peu comme refaire le passé mais avec des scies. Si j'avais fait ça, si j'avais dit où est ce client, peut-être que j'aurais eu ce job ou peut-être que c'est moi maintenant qui ferais ce truc que je vois une autre personne faire. Ça n'importe pas grand-chose et ça fait du mal. Oui, hypothétiquement, tu as un manque à gagner d'argent que tu n'as pas gagné ou d'opportunités que tu n'as pas saisies. Mais j'ai envie de tous les jours tu passes à côté d'opportunités.
tous les jours tu laisses de l'argent sur la table, crois-moi. Tous les jours il y a des offres que tu ne fais pas, des clients que tu ne pas, parce que tu n'as pas fait l'action nécessaire à ce qu'ils te trouvent ou à ce qu'ils signent avec toi. Donc on va vraiment séparer ce préjudice-là de l'autre préjudice que j'estime plus tangible qui est le préjudice au client. Donc est-ce que ton arrêt a porté préjudice à tes clients ? Le cas le plus extrême je dirais c'est celui où tu n'as pas fini la mission alors que le client t'a payé et tu l'as laissé en plan avec un chantier qui n'est pas terminé. Ou bien...
tu as fait quelque chose qui a eu des conséquences très négatives pour le client, de type malfaçon involontaire, problème juridique. Du coup, déjà je voudrais savoir, est-ce qu'on est à ce niveau-là de préjudice ? Parce que si la réponse est non, si la réponse est juste que si j'ai fini mes contrats en cours, j'ai honoré tout ce que j'avais à faire, c'est juste que après je les ai laissés tomber, je n'ai pas donné de nouvelles, bien non, ce n'est pas un vrai préjudice, c'est un manque à gagner. Et on a vu le scénario du manque à gagner, c'est des si hypothétiques.
Tu crois que tu aurais fait plus de business ou que tu aurais eu d'autres opportunités, mais en fait on n'en sait rien. Donc déjà, s'il a pas eu de préjudice réel causé à tes clients, tu peux te détendre. Maintenant, s'il y a eu un préjudice, admettons, là aussi, va falloir neutraliser les émotions que tu peux avoir sur ce sujet parce que tu peux te sentir très mal à l'idée d'avoir entre guillemets merdé ou fait une tuile ou ne pas avoir été au top de ta forme. En tout cas, porter une culpabilité immense par rapport à ça. Et je voudrais juste te montrer que la culpabilité en fait ne sert à rien.
C'est une émotion vraiment habituelle, qu'on a l'habitude de ressentir. C'est un petit peu comme si en culpabilisant on faisait acte de contrition et que voilà, c'est notre punition qu'on s'implige à nous-mêmes de nous sentir coupables. Sauf que la personne envers laquelle tu as commis cette faute, peut-être ça peut la soulager de savoir que tu prends conscience de tes actes, mais concrètement ça va pas l'avancer à grand-chose. Tu vois ce qui est paradoxal, c'est plus on se sent coupable, moins on fait de choses pour réparer ce qu'on a potentiellement mal fait.
Kasia (15:40.119)
Parce que la culpabilité c'est aussi une émotion qui fout soit à nous cacher, soit à nous écraser complètement sans le moindre discernement. À prendre toute la faute sur nous en disant « oui je suis une mauvaise personne, une mauvaise professionnelle, j'ai vraiment mal géré le truc » alors que c'est pas nécessairement ce qui s'est passé non plus. Comme je démontrais dans la partie précédente, même si c'est toi qui as merdé admettons, c'est aussi probablement parce que derrière il y avait un système défaillant. Annuée donc que tu sois graphiste et tu as rendu un projet et le client n'était pas du tout satisfait. C'est tentant de te dire « là là j'ai merdé, j'ai mal fait mon travail »
Mais on part du principe de la bonne foi. Tu n'as pas intentionnellement fait du mauvais travail. Tu n'as pas saboté la mission du client. Si tu as développé cette piste-là, qui ne plaît pas finalement, c'est peut-être que tu n'as pas eu assez d'informations au côté client, donc le client a validé des projets qu'en fait, après coup, il n'aimait pas. Si le client n'a pas réussi à communiquer clairement ses attentes avec toi, ou si toi tu n'as pas réussi à extraire ces informations de ton client, sans doute aussi parce que tu n'avais pas à ce moment-là l'expérience nécessaire pour savoir qu'il faut aller chercher ce genre d'infos.
La responsabilité est un petit peu partagée. À nouveau, il plusieurs ingrédients dans une recette. Voilà, c'est ce que j'essaie de dire depuis tout l'heure avec ma métaphore des brioches. L'idée, c'est que tant que tu n'es pas arrivé à un point de auto-acceptation, c'est difficile de regarder ça avec neutralité. Après avoir évalué les préjudices et les dégâts, et fait le travail de comprendre comment on en arrivé là, tu vas faire aussi une évaluation de ton business dans sa version passée du moins. Qu'est-ce qui fonctionnait ?
qu'est-ce qui ne fonctionnait pas ? Qu'est-ce qui fonctionnait et que tu n'as plus envie de continuer parce que ça ne te sent plus aligné avec là où tu vas. Et c'est là que se recule du temps qui a passé de ta maturité parce que pendant cette pause, s'est passé plein de choses dans ta tête. Tu as énormément bougé, tu t'es informé, tu as discuté et sans doute ta perspective est très différente. Donc tu es capable à ce moment-là de voir avec beaucoup plus de détachement des choses qui fonctionnait pas dans ton business. Comme peut-être...
le fait d'avoir du contenu avec une jolie charte graphique, tu t'es rendu compte après coup que cet impératif-là de charte graphique est aussi la raison pour laquelle tu passais autant de temps sur la création de contenu et pas assez de temps sur le développement en business et la prospection. Tout ça, c'est des conclusions intéressantes à tirer à l'avenir. Je souhaite passer moins de temps en création de contenu et plus de temps en développement en business. Parce que finalement, quand je fais le bilan, bien cet aspect esthétique n'est pas si important. Ça peut être autre chose.
Kasia (18:04.311)
Ça peut être aussi une offre qui a vraiment bien marché dans le passé, mais que tu n'as pas envie de reprendre. J'ai une cliente par exemple qui travaille dans le milieu équestre et qui adore les chevaux et qui adore ce qu'elle fait, mais qui a quand même décidé de revendre son entreprise. Elle a redressé et maintenant elle la prépare à la vente. Certaines personnes pourraient dire, non mais c'est dommage, c'est dommage d'arrêter à ce moment là. Oui, mais en fait, elle n'a plus envie. Elle a commencé des études de psychologie et c'est là qu'elle a envie d'investir ses forces. C'est OK d'arrêter des choses qui ont fonctionné dans le passé si tu ne les vois pas dans ta vision d'avenir.
Et d'ailleurs, quelle est-elle ? Là aussi, recul que tu as pris a sans doute permis d'imaginer comment les choses pourraient être possibles. Qu'est-ce que tu voudrais changer à l'avenir dans ton business ? Dans quelle direction tu voudrais emmener ton activité ? Tout ce travail de comprendre comment on est arrivé là ne sert à rien si tu n'en tires pas les conclusions et si tu ne mets pas en place des nouveaux process, des nouveaux systèmes pour éviter de revivre ça à l'avenir. Admettons que tu es arrêté juste avant de tomber en burn-out. Et c'est d'ailleurs une problématique de coaching assez fréquente. C'est comment je fais en sorte
en relançant mon business, de ne pas me remettre en burn out. Et oui, le désir de te remettre est toujours là, mais différemment. Tu n'as envie de te coucher à 2h du matin. Tu n'as plus envie d'être disponible H24 pour tous tes clients. Tu as envie d'avoir une vie perso, une vie sociale et éventuellement aussi d'autres passions en dehors de celles qui constituent ton métier. Du coup, qu'est-ce qui est nécessaire ? Quelles sont les nouvelles règles que tu dois mettre en place ? Une règle qu'on a posé avec une de mes clientes, c'est 20h, fin du taf, quoi qu'il arrive.
Même si il une charrette chez le client, à 20h j'arrête. Parce que si je continue de bosser après 20h, après je n'arrive plus à dormir. C'est les paroles de ma cliente. Il aussi un autre élément qui ne relève pas forcément du protocole, c'est par exemple, je ne laisse pas les situations stressantes s'accumuler sans les gérer. Je ne plus mes émotions, parce que si je laisse le stress accumuler, ça peut me conduire au point où je déconnecte complètement. Pas aussi tangible que de s'arrêter de bosser à 20h, mais ça peut être par exemple d'avoir des garde-fous intérieurs.
de sentir que dès que tu es rentré dans la zone rouge, c'est le signal qu'il faut absolument prendre un petit peu de recul, que tu t'accords par exemple une demi-journée off pour réguler ton système nerveux, pour prendre du recul, parce que si tu continues, tu risques vraiment de te retrouver à nouveau dans la rouge. Donc si je récapitule, une fois que tes émotions par rapport à ton arrêt sont neutralisées, tu as évalué la situation dont les préjudices créent et tu comprends aussi comment tu en arrivé là, alors tu es prêt à l'étape 3 qui est de relancer concrètement ton business.
Kasia (20:32.663)
Et tu vas voir que, une fois que les émotions sont justement neutralisées, les actions vont apparaître d'elles-mêmes. Tu vas savoir quoi faire. Tu vas te dire, probablement, je vais reprendre contact avec plusieurs clients. Je vais reprendre contact avec mes partenaires. Je vais donner des signes de vie dans les réseaux sur lesquels je communiquais régulièrement. Et au passage, tu n'as pas besoin d'un communiqué officiel pour expliquer pourquoi tu étais parti. Parce que figure-toi qu'il a plein de gens qui n'ont même pas remarqué que tu t'étais absenté. Les personnes à qui peut-être...
ça vaut le coup d'offrir une explication, ce sont justement tes clients que tu as lâchés en milieu de projet. C'est peut-être de revenir vers eux et de donner un élément d'explication. encore. Tu vois, je le mets entre parenthèses comme une option, mais à mon sens, s'il n'y a pas de préjudice réel, ce n'est pas obligatoire. Moi, je le ferais, je pense, mais parce que moi, j'ai tendance à beaucoup communiquer et adopter le parti pris de la transparence. J'aime bien dire la vérité et être transparente parce que ça me simplifie la vie. Je n'ai pas besoin de réfléchir à ce que je dis à telle personne ou à telle autre.
Ça me permet d'être toujours droite dans mes bottes. Et si jamais j'ai fait une bêtise, oui je peux l'assumer parce que je m'autorise le droit à l'erreur. Si tu offres un élément d'explication, c'est par courtoisie ou par respect. Pas nécessairement par obligation. Et il en va de même sur le réseau. Oui, tu peux tout simplement poster une publication comme si tu ne t'étais jamais arrêté. Les nouvelles personnes qui vont te découvrir ne vont pas capter que ton dernier poste remonte à octobre 2024 et que le tout dernier c'est novembre 2025. Peut-être quelques personnes...
qui ont remarqué ton absence, vont être curieux, qui vont se demander mais qu'est-ce qui lui arrive. Mais là aussi tu ne leur dois pas d'explication. Tu n'es pas obligé de dire « j'ai fait une dépression postpartum, j'ai eu un décès dans la famille, c'était dévastateur et j'ai eu besoin de prendre du temps pour moi ». Tu as le droit de garder des choses intimes. Maintenant tu es là. C'est ça qui compte. Une fois que tu donné ces signes de vie, je dirais que la priorité numéro 1 c'est de signer des nouveaux clients. Parce qu'il n'y a rien de tel pour te relancer, pour te remettre en celle que de signer des nouveaux clients. Et d'ailleurs c'est souvent la solution. Beaucoup de problèmes.
En tout cas, il très peu de problèmes qui ne se résolvent pas avec plus de trésorerie. Mais là, en l'occurrence, ce n'est pas juste une question de cash flow, c'est aussi une question d'identité. Tu as arrêté depuis un moment. Je ne vais pas dire que tu es rouillé ou que tu as oublié les choses, mais ça va te faire du bien d'avoir à nouveau du travail, des choses sur lesquelles te concentrer. Voilà pourquoi. Une des stratégies que je te recommanderais, c'est de faire une offre irrésistible à toutes les personnes qui étaient déjà dans ton réseau, tes derniers clients, tes réseaux de partenaires, et de leur faire une offre à laquelle, honnêtement, peuvent pas dire non. Quelque chose dont tu sais qu'ils ont besoin.
Kasia (22:57.623)
Une offre irrésistible, par exemple, ça peut être aussi une disponibilité immédiate et totale, ça peut être un niveau de service supplémentaire. Ce n'est pas forcément un prix inférieur à ce que tu fais d'habitude, mais ça peut être ça aussi. Et bien sûr, l'idée, c'est que ce soit aligné avec ce que tu veux faire, avec ta vision de l'avenir. Troisième étape, et d'ailleurs, quand je réalise en 10 ans, ce n'est pas forcément un, trois dans l'ordre linéaire, c'est trois sujets qui peuvent coexister de façon parallèle sur lesquels tu avances séparément. Ça va être tout ce qui consiste à gérer les dégâts.
gérer les dégâts de revenir vers les clients envers lesquels tu as une ardoise pour faire amende honorable, mais aussi pour proposer une résolution, une solution compensatoire, voire un remboursement. J'ajoute qu'un autre type de préjudice très concret, que je n'ai pas mentionné dans la partie précédente mais qui est tout aussi tangible, c'est le préjudice administratif. Par exemple, si tu as oublié de faire des déclarations, si tu as oublié de te réinscrire à l'ordre de ta profession, tu peux avoir été radie entre temps, tu peux avoir des agios,
peux avoir des impayés qui s'accumulent et donc une dette à régler au démarrage. Ça aussi, fera partie de ce chantier nettoyage de la situation, te rapprocher des clients pour proposer une alternative ou une compensation et te rapprocher de l'administration, URSAF, impôts, banques, pour là aussi trouver une solution, se mettre d'accord sur un échéancier, en tout cas travailler vers une résolution. Et là, petit conseil, appel. Appel, voire déplace-toi en personne si possible, parce que derrière le bout du fil, tu as des êtres humains.
des êtres humains qui peuvent être sincèrement touchés par ta situation et qui peuvent avoir envie de t'aider et d'aller dans ton sens. Et au lieu de t'accabler en disant Madame, n'avez pas payé votre TVA depuis un an, vous vendez compte, c'est très grave », ils seront d'autant plus enclins à évaluer justement la situation que tu fais l'effort d'aller en personne et que tu présentes tous les signes de la meilleure volonté pour réparer les choses. Chaque fois qu'une cliente me rapporte justement un échange avec l'URSAF ou les impôts, la conclusion est super positive et la situation se lisse avec le temps. Et tu vois, en faisant tout ça,
avant même que tu ne t'en rendes compte, ton business est à nouveau en route. Le mot de la fin, avant qu'on se quitte, c'est de te rappeler, ou plutôt de te mettre en garde, contre l'influence de nos émotions, de nos humeurs sur notre lecture d'une situation. Pour être un peu scientifique, les zones cérébrales impliquées dans la génération du stress ou des émotions de survie ne sont absolument pas les mêmes que celles qui sont investies dans la création de solutions, dans la création tout court, dans la résolution de problèmes et dans la communication assertive.
Kasia (25:23.317)
Voilà pourquoi j'insiste autant sur le fait de d'abord appréhender l'émotion pour la neutraliser ou du moins la mettre à distance. C'est-à-dire qu'elle est toujours active mais elle ne domine plus absolument tout ce que tu fais, elle ne contamine plus tout ce que tu regardes. Parce que c'est tout à fait possible que maintenant avec l'occupe tu te dises à l'époque je stressais, j'avais l'impression que ça ne marchait pas mais maintenant avec la perspective, avec ce que je sais, je me rends compte qu'en fait ça marchait plutôt bien et que c'était mon regard qui était un peu mal ajusté et mes émotions qui contaminaient un peu mon regard.
Et ça doit faire partie des choses auxquelles tu fais attention à l'avenir. De ne pas prendre toutes tes décisions sous l'effet d'un état émotionnel. De challenger aussi tes envies. Pourquoi j'ai envie de faire ça ? Pourquoi j'ai d'aller dans cette direction ? Non pas pour paralyser l'action, mais juste pour comprendre qu'est-ce qui se joue derrière et éventuellement, aborder des petits correctifs. Voilà pourquoi je pense que tous les outils de Mindset et de coaching sont extrêmement bénéfiques quand on est indépendant, quand on a son propre business. Et si tu as l'impression que là-dessus tu as quelques lacunes, que tu as du mal,
apprendre de la distance par rapport à tes ressentis, apprendre des décisions stratégiques ou tout simplement à redémarrer l'action, j'ai créé un programme dans lequel justement tu vas apprendre tout ça et le mettre en pratique immédiatement. Ça s'appelle le Reset et c'est une expérience de coaching live. Donc ce n'est pas une formation en ligne avec des modules préenregistrés, c'est vraiment du coaching qui se déroule sur deux mois avec du coaching hebdomadaire, avec des challenges d'action, des outils de reporting de ces actions pour s'assurer que tu les fais. Et j'ai justement une session qui démarre
le 20 novembre. Donc je t'invite à aller sur mon site bienamoncom.com slash reset pour découvrir le programme et les modalités d'inscription. Et si tu as des questions, envoie-moi un email ou un message sur Instagram. C'est tout pour aujourd'hui. Je te souhaite une bonne semaine. Prends bien soin de toi et de ton business.
Pour encore plus de coaching, business et bien-être, abonne-toi à ma newsletter sur www.bienamoncont.com slash podcast. C'est là que je partage des stratégies et des ressources exclusives pour t'aider à prospérer. Et si tu veux aller encore plus loin et mettre ces stratégies en application, découvre Glow Up, mon programme d'accompagnement individuel, où on travaillera ensemble pour poser ou consolider les bases d'un business aligné, épanouissant et surtout rentable. Toutes les infos sont sur mon site www.bienamoncont.com
Kasia (27:37.574)
Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends bien soin de toi et de ton business.